Cette association à but non lucratif, crée en 2001, a pour but de promouvoir la clinique infirmière, la formation continue, les échanges professionnels francophones et la recherche en soins infirmiers.
Les Echos note sur quelques lignes que le « procès intenté par la famille d'un ouvrier du bitume, mort en 2008 d'un cancer de la peau, pour «faute inexcusable» de son employeur, la société Eurovia, filiale du groupe Vinci et géant de la construction des routes, s'est ouvert hier à Bourg-en-Bresse ». Le quotidien relève que « l'avocat de la famille a souligné que «le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles a reconnu un lien direct entre la maladie de [son] client et son activité professionnelle» ».
« Selon lui, «plus de 4.000 salariés sont exposés chaque année aux émanations de bitume» », ajoute le journal. La Croix aborde également cette affaire, retenant que « le «cancer du bitume» [est] une maladie sous-estimée ». Le journal rappelle que « le cancer du bitume englobe le cancer de la peau, le cancer des poumons et celui de la vessie », et note aussi que « selon l’Institut national de recherche et de sécurité, 4 200 personnes sont exposées aux fumées de bitumes, à raison de 1 000 heures par an ».
Le Parisien se penche sur « le choix tragique que sont amenés à faire des Anglais, des Allemands ou encore des Français atteints de maladie incurable qui viennent recourir en Suisse au «suicide assisté» ».
Le quotidien constate que « ce «tourisme» si particulier suscite de plus en plus de réactions dans la classe politique suisse. Au niveau fédéral, une consultation réfléchit à mieux encadrer cette pratique ».
Le journal relève que « certains politiques vont jusqu’à réclamer l’instauration d’une «taxe sur la mort». Ils proposent d’imposer une amende de 50 000 F suisses (34 000 €) aux associations pour chaque suicide assisté d’étrangers qu’elles réalisent ».
Le Parisien remarque sur la même page qu’en France, « après des mois de travaux, la mission menée par Jean Leonetti et Gaétan Gorce [sur la fin de vie] a abouti à une proposition de loi visant à créer une allocation journalière d’accompagnement d’une personne «en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable» ».
Libération note sur quelques lignes que Régis Aubry, chef de service de soins palliatifs à l’hôpital de Besançon, « va être nommé président du tout nouvel Observatoire de la fin de vie créé par le ministère de la Santé ».
Le journal livre les propos du médecin, qui indique qu’« on ne sait pas comment et dans quelles conditions les gens meurent en France. Nous allons donc observer les conditions et les pratiques autour de la fin de vie. Mais aussi communiquer autour de la loi Leonetti ».
A propos de celle-ci, Régis Aubry remarque ainsi : « J’ai le sentiment qu’on progresse, en particulier dans les secteurs de la réanimation. Mais bien des questions demeurent, comme la chronicisation des maladies aiguës en neurologie et en cancérologie. Que faire ? Il faut réfléchir à la survie que l’on provoque ».
Le Monde revient quant à lui sur la nouvelle allocation d'accompagnement d'un proche en fin de vie. Le journal constate que « plusieurs points font débat, et surtout le fait que seul l'accompagnement à domicile sera rémunéré. Ce choix laissera de côté bon nombre de personnes, 75% des malades décédant à l'hôpital ».
« Si la volonté d'élargir la mesure à l'accompagnement à l'hôpital semble faire consensus parmi les députés, tout le monde sait que le coût, 20 millions d'euros par an, s'envolera... », remarque le quotidien.
Revue de Presse Mediscoop du jeudi 18 février 2010
Il ne vous reste plus qu’1 mois pour vous inscrire à notre journée régionale AFEDI, dont l’objectif est de mettre en lien les théories de soins infirmiers, les concepts, la pratique clinique infirmière et le raisonnement diagnostic que nous retrouvons dans le nouveau programme de formation ide.
Cette journée s'adresse tout particulièrement à ceux ou celles qui encadrent des étudiants, infirmières, tuteur de stage, cadre de santé ou formateur mais aussi à ceux qui souhaitent poursuivre un cursus universitaire...
Vous pourrez également échanger sur vos pratiques avec des confrères belges, suisses, canadiens...
Isabelle EL-KHIARI
Responsable du Secteur AFEDI IdF
Conseillère Départementale de l’Ordre IDE de l'ESSONNE
Infirmière Clinicienne, Sophrologue Caycédienne en EMSPD
Hôpital Joffre - Dupuytren
Service A3, Equipe Mobile Soins Palliatifs - Douleur
1 rue Eugène Delacroix 91210 DRAVEIL (FRANCE)
Tel : 01.69.83.62.06
Courriel : isabelle.elkhiari@jfr.aphp.fr
La bientraitance est un nouveau concept qui ne figure pas encore dans les dictionnaires, mais a déjà trouvé sa place dans le manuel de certification V2010 de la HAS et dans les recommandations de bonnes pratiques à destination du secteur social et médico-social de l'Anesm.
· Quelle peut en être l'intérêt concret pour des soignants qui ne manquent pas de ressources pour donner du sens à leur action ?
· Comment différencier la bientraitance de l'empathie, de la sollicitude ou du prendre soin ?
· Comment s'incarne la bientraitance entre soignants et patients, ou entre soignants et familles des patients, dans des moments où le projet de soin ne peut se faire sans eux ?
· Et dans cette recherche collective du "mieux possible" qu'est la bientraitance, quelle est la place réservée au soignant ?
· Peut-on parler de bientraitance des soignants, dans des institutions parfois si peu humaines envers eux ?
· Ce sont tous ces points qui seront soulevés, avec des propositions de concepts, des récits du quotidien et surtout, une grande place pour l'échange.
Intervenante :
Alice Casagrande – Philosophe –
Déléguée nationale qualité, gestion des risques et promotion de la bientraitance,
direction santé autonomie, Croix-Rouge française
Le vendredi 5 février 2010 de 9 h30 à 13 h 30
Amphithéâtre A 1er étage de l’école d’anesthésie –IADE – Bâtiment école de labo
Enrichissement des soins infirmiers - Association IDEES -
G.H Pitié Salpêtrière - 47 Bd de l’hôpital 75013 PARIS
Déjeuner possible sur place
Entrée gratuite sur inscription
Confirmation de votre présence souhaitée par émail : idees@cegetel.net
Le Figaro économie observe en effet que « les élèves infirmiers en formation depuis septembre seront les premiers titulaires d’une licence, à la fin de leur cursus, en 2012. Restait à en tirer les conséquences sur leur salaire à l’hôpital ».
Le journal note que « c’est le principal enjeu des négociations qui doivent s’achever demain soir entre Roselyne Bachelot et les syndicats ».
Le Figaro économie explique que « la grille que la ministre de la Santé leur propose revient, selon elle, à améliorer de 2 500 € par an le salaire de fin de carrière. […] Contrepartie il y a : la possibilité de départ en retraite à 55 ans est supprimée. Les futurs infirmiers seront alignés sur le droit commun – 60 ans en l’état actuel des choses ».
Le quotidien note qu’il n’y a pas de « risque fort de mobilisation car, reconnaissent les syndicats, les jeunes générations d’infirmiers sont plus sensibles aux hausses de salaires immédiates qu’aux changements de règles en matière de retraite, dont les conséquences leur semblent bien lointaines ».
Le Monde observe que « le voile se lève peu à peu sur le fonctionnement des hôpitaux. A compter de 2010 est rendue obligatoire la "mise à disposition du public" par les cliniques et les hôpitaux, chaque année, d'une série d'indicateurs de qualité et de sécurité des soins ». Le journal remarque cependant que « si les associations d'usagers reconnaissent une avancée, elles la jugent timide. Deux points posent question : le choix des indicateurs, et la forme que prendra leur publication ».
Christophe Le Guéhennec, d'UFC-Que choisir, déclare : « Nous regrettons que la publication arrive si tard, et qu'elle ne concerne que 10 indicateurs alors que, dans le cadre des accréditations d'établissements, la HAS dispose de bien plus ».
Le Monde note que le responsable « reproche la publication d'indicateurs de moyens et non de résultats. En bref, que soient données des indications sur l'utilisation de gel antimicrobien d'un établissement, mais pas sur son taux d'infections nosocomiales ou de mortalité ».
De son côté, Christian Saout, président du Collectif interassociatif sur la santé (CISS), remarque que « ce que comprennent les patients, ce sont les classements, comme ceux de la presse hebdomadaire. Le drame, c'est qu'ils ne sont pas réalisés par la puissance publique et que les Français ne sachent pas que certaines informations sont disponibles ».
« Malgré les débats, tous les acteurs s'accordent néanmoins sur un point fondamental : outre son information, la publication auprès du grand public devrait avoir pour effet, en faisant pression sur les établissements, l'amélioration des pratiques », continue Le Monde.
Cette formation s’inscrit dans une « approche qualité » centrée sur la personne soignée, avec la volonté :
D’être au plus proche des besoins des personnes soignées,
De proposer une démarche professionnelle rigoureuse, multidimensionnelle et éthique
D’accompagner le mouvement de professionnalisation des infirmières et des infirmiers
D’offrir la possibilité aux soignants d’optimiser des stratégies individuelles et collectives afin de prévenir l’épuisement professionnel
De renforcer la collaboration avec les différents acteurs de santé,
Elle repose sur des valeurs
Être respectueux de soi et des autres dans un esprit d’ouverture, de partage, d’authenticité et de rigueur professionnelle.
Finalité de cette formation
Elle contribue à renforcer le professionnalisme et la qualité des soins infirmiersauprès des personnes soignées et de leur entourage en visant tout particulièrement à consolider les compétences cliniques des professionnels en regard des enjeux et des orientations liés au cadre réglementaire, à la pratique, la réflexion, la formation, la recherche et la prospective dans le champ des soins infirmiers.
Ce dispositif, accessible à tout(e) infirmier(ière) englobe une formation discontinue modulaire au choix du participant :
modules 1 à 6, selon 4 axes, d’une durée totale de 18 jours au maximum sur l’année. Il est possible de s’inscrire (après validation du cadre supérieur de santé et/ou le directeur de soins) à un module indépendamment des autres, sauf pour certains modules (pré-requis nécessaires).
La Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos) a rappelé, dans un courrier adressé à la mi-octobre aux établissements de santé, les risques encourus par les infirmiers qui ne s'inscriraient pas à l'Ordre infirmier.
Cette lettre, adressée par la Dhos le 14 octobre aux chefs d'établissements et dont APM a eu copie, vise à préciser les "suite[s] à donner à la correspondance ordinale relative à l'inscription au tableau de l'Ordre des infirmiers".
La Dhos précise que "l'inscription au tableau de l'Ordre, à l'instar d'autres professions, conditionne aujourd'hui l'exercice légal de la profession infirmière".
"Cette inscription est en effet une obligation prévue au code de la santé publique à laquelle tout infirmier en exercice doit se conformer et qui pourrait, si elle n'était pas respectée, exposer le praticien à des sanctions pénales pour exercice illégal", poursuit la Dhos.
Ces praticiens "risquent de se voir opposer de la part des compagnies d'assurance un refus de couverture des dommages causés aux tiers dans le cadre de leur activité", souligne-t-elle.
"A l'issue de [la] campagne d'enregistrement, tout infirmier non inscrit au tableau pourra être considéré par l'Ordre comme exerçant illégalement la profession", ajoute la Dhos.
Elle rappelle en outre que le code pénal "punit le fait de retarder l'acheminement des correspondances". Elle invite donc les chefs d'établissements de santé "à assurer la diffusion du courrier ordinal auprès des infirmiers".
La Dhos leur demande par ailleurs d'observer "la plus grande prudence s'agissant des données [que les établissements] sont habilités à transmettre à l'Ordre des infirmiers".
En effet, si un des articles de la loi HPST autorise les établissements à "communiquer la liste nominative de [leurs] salariés (...) aux ordres paramédicaux en vue de permettre leur inscription automatique au tableau de l'Ordre", cette mise en oeuvre nécessite toutefois un décret en conseil d'Etat, avertit la Dhos, qui précise que la préparation de ce texte nécessite un travail avec la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil).
Dans l'attente de ce décret, l'administration signale que les "seules données personnelles pouvant faire l'objet d'une transmission [par les établissements de santé] à l'Ordre infirmier à la suite de sa demande sont les noms et les prénoms des infirmiers".
Moyens juridiques d'abroger la loi
Le syndicat CFTC santé-sociaux a dénoncé mercredi dans un communiqué "le harcèlement moral" dont sont victimes les infirmières, incitées à cotiser à l'Ordre infirmier, à la suite notamment de la diffusion par la Dhos de cette lettre.
La CFTC se dit "scandalisée" par les méthodes de l'Ordre infirmier "pour racketter" les infirmières salariées qui ne paient pas la cotisation.
Le syndicat évoque ainsi des "pressions individuelle[s]", des "questionnaire[s] inquisiteur[s]", cette lettre "circulaire" de la Dhos "pour appuyer l'obligation de cotiser", mais aussi des "notes de services des directions d'établissements qui accompagnent les salaires des personnels infirmiers".
Contacté par APM, Bernard Sagez, président de la fédération CFTC santé-sociaux, a précisé que l'organisation étudiait également les moyens juridiques d'abroger la loi sur l'Ordre.
La CFTC rappelle aussi dans son communiqué qu'elle "démarche" actuellement les députés pour que ceux-ci modifient la loi.
La CGT précise, pour sa part, dans un communiqué publié jeudi qu'elle avait profité de la négociation mercredi sur la revalorisation des grilles salariales des paramédicaux pour interpeller une nouvelle fois le ministère de la santé sur le dossier de l'Ordre.
Elle dénonce les pressions, telles que des "menace[s] de radiation" ou des "injonction[s] de paiement de la cotisation par des sociétés privées de recouvrement", organisées vis-à-vis des infirmières, des kinésithérapeutes et pédicures-podologues et des directions d'établissements pour obliger les professionnels à s'inscrire aux ordres.
L'intersyndicale a prévu de se réunir lundi, a-t-on appris auprès de l'Unsa.
Contacté par APM, l'Ordre infirmier a indiqué qu'il préparait un premier bilan de la campagne d'inscription à l'Ordre, qui devrait être rendu public dans les jours à venir.
Deux propositions de loi se proposent de revoir les principes édictés dans la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie : la proposition de loi relative au droit de finir sa vie dans la dignité (enregistrée à la présidence de l’Assemblée nationale le 7 octobre 2009), la proposition de loi visant à mieux prendre en compte les demandes des malades en fin de vie exprimant une volonté de mourir (enregistrée à la présidence de l’Assemblée nationale le 5 novembre 2009). Une discussion de ces textes est prévue le 19 novembre.
Le Collectif Plus Digne La vie milite depuis sa création pour que la loi du 22 avril 2005 soit mise en oeuvre en bénéficiant des compétences et des moyens qu'elle justifie. Les évolutions qu'elle rend possible dans les pratiques du soin constitueront les meilleures avancées attendues : elles seront évaluées dans les prochaines années. Il sera temps alors d'envisager, si nécessaire était, des ajustements favorisant une plus juste prise en compte des droits de la personne jusqu'au terme de sa vie.
A retrouver des réactions et certains éléments du dossier dans la rubrique "DEBATS D'ACTUALITE"
Le Monde observe que « le malaise monte à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris ». Le journal remarque que « le Pr Pierre Coriat, président de la Commission médicale d'établissement, qui représente les médecins, a menacé, dimanche 15 novembre dans le Parisien, de démissionner si n'était pas revu à la baisse un projet de suppression de 1 150 postes, en 2010, qui pourrait nuire, selon lui, à la qualité des soins ». « Cette suppression de postes pourrait entraîner, selon lui, une diminution d'activité donc une baisse des recettes de l'AP-HP et une nouvelle réduction d'effectifs », ajoute le quotidien. Le Monde relève que « Roselyne Bachelot n'a pas nié l'existence d'un tel plan de réductions de postes, mais précisé que le chiffre était issu d'un document de travail de cadrage pluriannuel "non définitif" ». La ministre de la Santé a précisé qu’« il ne s'agit que de réorganisations structurelles destinées à rétablir durablement la situation budgétaire de l'établissement ». Le quotidien cite l’AP-HP, qui indique que « l'idée est de réussir à faire aussi bien avec moins de moyens », l’organisme « rappelant qu'il n'est pas question de licencier, car chaque année, il y a 6 000 à 7 000 départs naturels », poursuit Le Monde. Le journal observe que « le personnel est sous le coup, déjà, d'une mesure de 700 suppressions de postes en 2009, qui provoque des tensions dans l'organisation du travail. […] Plusieurs suicides ont été recensés à l'AP-HP ces derniers mois. Ils interpellent sur la souffrance des personnels face aux réformes hospitalières qui ont instauré une culture de la performance ».
Le Parisien indique brièvement qu’« une proposition de loi sur l’euthanasie sera présentée le 19 novembre à l’Assemblée nationale par des élus socialistes ». Le journal note que « les députés demandent que «l’on accède à la demande des personnes dont les souffrances sont telles qu’elles souhaitent une aide active de la part du personnel soignant pour mettre fin à leur vie» ».
Qui d'entre nous acceptera de "tuer" les personnes que nous avons soigner et accompagner pendant leur séjour hospitalier ? Il est toujours possible de soulager des souffrances sans se transformer en euthanasieur ! Pascal RAUTUREAU - Infirmier
La Croix publie un entretien avec le président honoraire de l’Académie de médecine, qui se montre « très critique sur la mobilisation anti-grippe A ».Le Pr Gentilini déclare ainsi que « cette campagne est disproportionnée par rapport à la réalité de la menace. Il y a d’autres priorités de santé publique en France ».« Je n’ai jamais pris cette grippe à la légère. Je regarde juste les faits : pour l’instant, le virus n’a fait, heureusement, qu’un nombre très limité de victimes », poursuit l’ancien chef du service des maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière.Marc Gentilini estime que « la vaccination ne s’impose que pour les gens «à risque». […] Je déplore que le ministère ait pris des décisions en n’écoutant que les experts qui prédisaient le pire à partir de modèles mathématiques. […] Dépenser autant d’argent contre la grippe A est d’une indécence absolue ».Le Monde constate de son côté que « les contrats avec les laboratoires [ont été] dévoilés ».Le quotidien note en effet que « l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires a rendu accessibles 3 des 4 contrats de commande de vaccins contre la grippe A (H1N1) ».Le journal indique que « le député Gérard Bapt, qui avait reproché à la ministre de la Santé un manque de transparence sur ces contrats, a indiqué que "la façon dont l'Eprus a répondu à la commande de l'Etat" lui paraissait "régulière" ».Le Monde note que « la question la plus épineuse reste l'étendue de la protection juridique conférée aux fabricants de vaccins. […] Dans le cas où le vaccin ne comporte pas de défaut et est conforme aux spécifications de son autorisation de mise sur le marché, "considérant les circonstances exceptionnelles", l'Etat "s'engage à garantir le titulaire contre les conséquences de toute réclamation ou action judiciaire" qui pourraient être engagées contre lui dans le cadre de la vaccination ».« Au ministère de la Santé, l'entourage de Mme Bachelot indique qu'en l'absence de faute, la survenue d'éventuels effets indésirables connus entrerait dans le cadre des accidents médicaux », poursuit le quotidien.Le Journal du Dimanche livre pour sa part un entretien avec Roselyne Bachelot, qui déclare : « Je n’ai pas de gourou à la solde des labos ».La ministre de la Santé remarque : « Comme nous le craignions, la maladie prend parfois des formes graves : plusieurs patients jeunes sont hospitalisés en réanimation ».« Certes, cette grippe est peu sévère mais elle est très contaminante et peut donc désorganiser une société comme la nôtre. […] Sur le plan éthique, proposer la vaccination à l’ensemble de la population était et reste parfaitement justifié », poursuit Roselyne Bachelot.Le Journal du Dimanche se penche également sur les contrats sur les vaccins. Le journal retient que « la transparence est loin d’être totale : des passages ont été caviardés à la demande des fabricants ».
Le salon infirmier appartient à ces rendez-vous que je me plais à honorer, comme en atteste ma fidélité depuis trois années.
J’y vois l’occasion privilégiée de vous exprimer, à vous qui exercez un métier qui est aussi une passion, l’intérêt que je porte à une profession pour laquelle j’ai une réelle admiration.
Cette année, je me réjouis tout particulièrement de vous rencontrer. L’an dernier, en effet, je vous avais dit que 2009 serait l’année des infirmières. J’ai tenu mes engagements et, si vous me le permettez, je voudrais revenir avec vous sur le chemin parcouru.
*
Premier chantier : je vous avais dit que nous mettrions en place le LMD. Nous y sommes.
La promotion d’élèves infirmiers qui a fait sa rentrée il y a un mois sortira en 2012 avec un diplôme d’Etat reconnu au grade de licence.
J’en ai conscience, ce calendrier était ambitieux et certains, je le sais, auraient préféré que nous attendions un an pour mettre en place cette réforme d’envergure.
Je crois que cette attente ne nous aurait pas été bénéfique. C’est la raison pour laquelle, avec le pragmatisme qui est le mien, j’ai voulu profiter de l’envie et de l’enthousiasme suscités, ainsi que du travail que nous avons mené.
Le nouveau référentiel a été validé et reconnu par l’université. Cette étape majeure réalisée, il nous fallait la concrétiser sur le terrain.
A cet égard, je tiens à nouveau à remercier les instituts de formation en soins infirmiers, directions et équipes pédagogiques qui se sont dépensées sans compter pour que le nouveau programme soit mis en place dans les meilleurs délais. Je veux également féliciter les infirmiers et les cadres des services qui vont être demain tuteurs, maîtres de stage, référents. Ainsi, ils vont perpétuer ce compagnonnage qui fait toute la richesse de la formation infirmière et que le monde universitaire a reconnu à sa juste valeur.
Je vous annonce d’ailleurs que le comité de suivi du LMD se réunira, pour la première fois, le 6 novembre, sous l’égide du ministère de la santé, avec vos représentants, professionnels et étudiants, et avec l’ensemble de nos partenaires : ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, régions, universités.
C’est donc bien l’ensemble de la filière infirmière qui va contribuer au succès de cette réforme. En la matière, comme toujours, je sais que je peux compter sur vous.
Parce que l’expérience est une richesse que nous devons valoriser, les infirmières qui n’auront pas suivi le nouveau cursus, c’est-à-dire les diplômées de 2011 et toutes celles qui les précédent, pourront suivre plus facilement qu’aujourd’hui, un cursus universitaire en master et en doctorat, pour celles qui le souhaitent.
Les conventions que les IFSI regroupés vont signer avec les universités permettront une meilleure connaissance réciproque des atouts des uns et des autres. Les universités vont pouvoir mesurer l’étendue de la formation délivrée par les IFSI aux infirmières et ceux-ci vont pouvoir approfondir les partenariats avec l’université.
Ensemble, nous allons définir les besoins de demain en pratiques avancées,et les universités proposeront, je le souhaite, les offres de masters correspondantes.
Ainsi, les liens tissés entre le monde infirmier et le monde universitaire bénéficieront à toutes les infirmières. Je m’en réjouis.
De fait, les infirmières spécialisées vont travailler, dans les prochaines semaines, en lien étroit avec mes services, à l’enrichissement de leur exercice afin que rapidement, nous ayons des infirmières anesthésistes, de bloc ou de puériculture de pratiques avancées, dont la pratique, les compétences et la formation auront été étendues. Ce n’est qu’un début, bien sûr, car nous devons explorer d’autres champs au travers des coopérations entre professionnels de santé.
Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de multiplier les spécialités et de dévoyer les pratiques avancées.
Il s’agit, au contraire, de mieux répondre aux besoins de santé de la population. Et le champ est vaste.
De la même façon, j’ai chargé mes services de réfléchir aux moyens de mieux accompagner les infirmières qui souhaitent se lancer dans un doctorat, pendant leurs années de thèse et après. Car cette recherche infirmière qui aspire à se développer doit être nourrie et encouragée. C’est là tout le sens du programme hospitalier de recherche infirmière que j’ai lancé en septembre.
J’ai nommé Monique Rothan Tondeur, infirmière, professeur, titulaire de la chaire de recherche infirmière AP-HP EHESP, directeur du département de sciences infirmières et paramédicales à l’EHESP, comme présidente du comité de sélection de ce programme.
J’invite les équipes qui ont des projets de recherche et toutes celles et ceux qui militent depuis des années pour son développement à proposer leurs dossiers.
De la faculté à vous mobiliser, de la qualité de ces dossiers, dépendra en effet la pérennité de ce dispositif, et plus largement, l’essor d’une discipline.
La balle est, si j’ose dire, dans votre camp. A travers ces actions, je souhaite que nous disposions demain d’infirmières docteurs capables de créer la filière de soins infirmiers que j’appelle de mes vœux.
Cela passe par la recherche hospitalière, cela passe par des thèses dans des écoles doctorales existantes, qui sont exigeantes, prônent l’excellence, et se sont construites progressivement, comme la santé publique. Pour tout cela, j’ai besoin de vous, de candidats motivés et de très haut niveau, afin de convertir de manière fructueuse l’intérêt bienveillant des universités en intérêt à agir et à créer, à terme, une filière de soins infirmiers.
Deuxième chantier : je m’étais engagée à ce que nous lancions la négociation sur la revalorisation des infirmières.
J’entends par là les discussions sur les nouvelles grilles de l’ensemble des corps de la catégorie B et, bien sûr, l’accès des infirmiers à la catégorie A pour toutes celles qui le voudront.
Cette négociation, nous l’avons engagée en juin dernier, et je souhaite qu’elle se conclue par la signature d’un protocole à la fin de cette année.
La mise en œuvre de cette réforme s'appuie sur une discussion approfondie avec vos organisations syndicales. En effet, les enjeux sont très importants, tant pour votre évolution et pour celle de notre système de santé que sur le plan financier. Votre nouveau statut sera porteur d'une revalorisation réelle, et d'exigences nouvelles.
Nous en avons tous conscience, c’est du passage en catégorie A, de la reconnaissance des compétences, des responsabilités et de l’expertise des infirmières qu’il s’agit. C’est une étape décisive, qui marquera durablement l’histoire de votre profession.
Troisième chantier : je m’étais engagée à lancer une mission sur les cadres hospitaliers, et au premier chef les cadres de santé. Le 11 septembre dernier, Chantal de Singly m’a remis un travail remarquable, par l’ampleur de la concertation qui a été menée et par la justesse de l’analyse.
J’étudie actuellement les 36 propositions que formule son rapport, et je vous ferai part de mes premières conclusions prochainement.
Néanmoins, je peux d’ores et déjà vous dire que je souscris au fait que les cadres doivent être davantage impliqués dans les décisions de l’hôpital.
Par ailleurs, comme pour l’ensemble des infirmiers, la formation des cadres manageurs et formateurs doit être revue, compte-tenu de l’évolution de leurs missions. En cohérence, leurs responsabilités doivent être valorisées.
Ce terme de responsabilité, précisément, caractérise bien votre profession.
Aujourd’hui encore, face à la pandémie grippale, c’est bien à votre sens des responsabilités, à votre professionnalisme et à votre générosité que je fais appel. Parce que vous prenez soin au quotidien des patients, j'ai souhaité réunir toutes les conditions pour faciliter la vaccination contre la grippe A H1N1. Vous êtes, comme tous les professionnels de santé, particulièrement concernés. Je souhaite que vous puissiez vous protéger mais aussi protéger ceux qui vous entourent. Je vous demande donc de participer activement à la campagne de vaccination qui va commencer dans les prochaines semaines. Je compte sur vous.
Vous le voyez, comme je m’y étais engagée, l’année 2009 est celle de la mise en œuvre des grands chantiers, qui feront l’avenir de votre profession.
C’est dans cette voie que nous allons poursuivre, pour une meilleure reconnaissance de votre métier, qui doit faire votre honneur et votre fierté.