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24 septembre 2010

Mireille Faugère officiellement nommée à la tête de l'AP-HP

C'est officiel, Mireille Faugère remplace Benoît Leclercq à la direction générale de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP). Sa nomination, sur proposition de la ministre de la Santé, a été annoncée en conseil des ministres ce mercredi 22 septembre.
Diplômée de l’École des hautes études commerciales (HEC) de Paris en 1978, Mireille Faugère intègre la SNCF en 1979 sur des postes opérationnels liés à l’exploitation ferroviaire. Elle gravit les échelons internes et participe au développement de la grande vitesse en prenant la tête de la branche Voyages en 2003, fonction qu'elle quitte en janvier dernier pour devenir conseillère du président de la SNCF Guillaume Pepy. Mireille Faugère est mariée et mère de deux enfants.
Benoît Leclercq, dont l'action à la direction générale de l'AP-HP a été immédiatement saluée dans un communiqué par la Fédération hospitalière de France (FHF), est quant à lui nommé conseiller maître en service extraordinaire à la Cour des comptes. Il quitte l'Assistance après quatre années de travail et de concertation, à l'issue desquelles un plan stratégique de réorganisation et de redressement des comptes de l'entité vient d'être adopté.
Le syndicat Sud santé de l'AP-HP indique dans un communiqué avoir pris acte de cette nomination et espère que "la nouvelle direction prendra la mesure du profond désarroi de l'ensemble de la communauté hospitalière sur l'évolution de [l']institution et son management maltraitant".


Hospimédia le 22/09/10

12 juillet 2010

« Le plan de casse des hôpitaux parisiens »

C’est ce que titre L’Humanité sur sa Une, en gros caractères. Le journal revient sur les « 5 000 emplois supprimés d’ici à 2014, les fermetures d’établissements, les regroupements autoritaires, la recherche affaiblie… ».
Le journal consacre ainsi 3 pages au « dépeçage sur ordonnance de l’AP-HP », parle de « flou artistique sur les restructurations », aborde les « points noirs des restructurations » ou encore remarque : « Exit les soins pour tous, place aux économies drastiques ».
Le quotidien se penche notamment sur l’hôpital Antoine-Béclère, à Clamart (Hauts-de-Seine), où « syndicats et médecins ont déposé un référé pour empêcher la fusion de l’hôpital avec Paul-Brousse et le Kremlin-Bicêtre ».
L’Humanité publie en outre un entretien avec le Pr Daniel Wassermann, ancien chef du centre des brulés de Cochin, « voué à la fermeture », qui « dénonce un gaspillage humain ».
« Tous les gens qui connaissent le traitement de cette pathologie le savent : le traitment d’un grand brulé, c’est l’accumulation d’expérience des personnels qui fait qu’il est performant ou pas. Alors qu’on avait à Cochin un centre reconnu mondialement comme performant, on le barre d’un coup de plume et on crée un nouveau centre sans récupérer les compétences. C’est une perte de chance pour les grands brulés », déclare le praticien.

Revue de Presse Mediscoop du vendredi 09 juillet 2010 

18 mai 2010

« La restructuration de l’hôpital affecte-t-elle la qualité des soins ? »

C’est ce que se demande Le Monde, qui publie sa « contre-enquête ». Le journal observe que « la restructuration de l’AP-HP fait grand bruit. Fronde de médecins, séquestrations de directeurs, pétitions, manifestations… […] Le chantier est immense ».
Le Monde relève notamment que « l’équilibre budgétaire est en vue mais contesté », ou encore aborde « l’immobilisme de l’AP-HP. Si les autres CHU retrouvent peu à peu l’équilibre, ce n’est pas le cas de l’AP-HP. […] Bien des facteurs rendent les changements plus lents qu’ailleurs. […] Pour la première fois, l’institution semble devoir rentrer dans le rang ».
Le quotidien ajoute que « les médecins alertent sur les pressions financières et les risques de suppressions de postes non justifiées médicalement. La tentation est en effet grande de jouer sur les emplois (70% des dépenses) ».
De son côté, La Croix fait savoir que « le conseil municipal vote le «sauvetage» des Hôpitaux de Paris ». Le journal cite en effet Bertrand Delanoë, maire de Paris et président du conseil d’administration de l’AP-HP, qui a déclaré hier que « l’hôpital public de la métropole parisienne est agressé ».
Le quotidien ajoute que « le conseil de Paris a voté un vœu demandant notamment un «plan d’investissement exceptionnel de 2 milliards d’euros supplémentaires sur 10 ans pour permettre la modernisation de l’AP-HP». Il a aussi demandé que «le gouvernement renonce à tout plan de suppressions d’emplois» ».
 
Mediscoop le 11 mai 2010

17 novembre 2009

« AP-HP : le projet de suppression de 1 000 postes par an inquiète »

Le Monde observe que « le malaise monte à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris ».
Le journal remarque que « le Pr Pierre Coriat, président de la Commission médicale d'établissement, qui représente les médecins, a menacé, dimanche 15 novembre dans le Parisien, de démissionner si n'était pas revu à la baisse un projet de suppression de 1 150 postes, en 2010, qui pourrait nuire, selon lui, à la qualité des soins ».
« Cette suppression de postes pourrait entraîner, selon lui, une diminution d'activité donc une baisse des recettes de l'AP-HP et une nouvelle réduction d'effectifs »,
ajoute le quotidien.
Le Monde relève que « Roselyne Bachelot n'a pas nié l'existence d'un tel plan de réductions de postes, mais précisé que le chiffre était issu d'un document de travail de cadrage pluriannuel "non définitif" ».
La ministre de la Santé a précisé qu’« il ne s'agit que de réorganisations structurelles destinées à rétablir durablement la situation budgétaire de l'établissement ».
Le quotidien cite l’AP-HP, qui indique que « l'idée est de réussir à faire aussi bien avec moins de moyens », l’organisme « rappelant qu'il n'est pas question de licencier, car chaque année, il y a 6 000 à 7 000 départs naturels », poursuit Le Monde.
Le journal observe que « le personnel est sous le coup, déjà, d'une mesure de 700 suppressions de postes en 2009, qui provoque des tensions dans l'organisation du travail. […] Plusieurs suicides ont été recensés à l'AP-HP ces derniers mois. Ils interpellent sur la souffrance des personnels face aux réformes hospitalières qui ont instauré une culture de la performance ».

Mediscoop le 17 novembre 09

19 novembre 2008

AP-HP : « On mange mal, mais on est bien soigné »

Le Parisien note dans ses pages locales que « 4 500 patients ont été interrogés sur leur séjour dans 24 hôpitaux de l’AP-HP », en novembre et décembre 2007.
Le journal publie les résultats de cette enquête dénommée Saphora, et retient que « la qualité des repas [est] toujours bonne dernière ».
« Des aliments qui n’ont pas de goût, servis en trop petite quantité et souvent froids… Les repas n’ont jamais été le point fort de l’AP-HP et c’est encore pire cette année », observe le quotidien.
Le Parisien indique ainsi que « seules 6 % des personnes interrogées jugent «très positive» la qualité des repas. Ils étaient 8 % en 2004. Idem pour la variété des plats… Seuls 9 % la considèrent comme «très satisfaisante», contre 11 % ».
Le journal relève en outre que « seuls 24 % des patients qui ont transité par un service des urgences du réseau AP-HP se déclarent «très satisfaits» de l’accueil. Et ils ne sont que 26 % à juger bonne la qualité des soins dans ces services ».
Le Parisien note cependant que « la qualité des soins [est] jugée excellente ».
Le quotidien remarque que « 72 % des patients jugent très bon le comportement des médecins et 71 % celui du personnel. 69 % apprécient la politesse et l’amabilité de ces derniers. La compétence des médecins est jugée très bonne à 52 % ».
« Et dans un domaine pointu comme la chirurgie, 74 % des patients estiment avoir très bien compris les informations données par le praticien », ajoute le journal.
Le Parisien publie la liste des « mieux notés » et des « moins bien notés », Rothschild (Paris XIIème) figurant en première place avec 75/100, et Foix-Rostang (Ivry-sur-Seine) en dernier avec 66/100. Le quotidien explique que « trois critères ont été retenus : la qualité des soins, le confort et l’organisation de la sortie ».
Le journal observe enfin que « pour que l’indice de satisfaction soit meilleur à l’avenir, l’AP-HP a décidé d’améliorer l’accueil, le confort et la restauration. Et de regrouper toutes les bonnes initiatives de ses établissements sous une marque AP-HP pour que les patients puissent bien les identifier ».

Mediscoop le 18 novembre 08