17 septembre 2008

Bruxelles se penche (enfin) sur la situation des Roms


Bruxelles, le mardi 16 septembre 2008 –


Certains veulent croire que cette réunion marquera un tournant décisif dans la façon dont les vingt sept pays européens prennent en charge les populations « Roms ».


« Nous espérons (…) que ce sommet enverra un message fort quant à la détermination de la Commission européenne d’œuvrer en faveur de l’inclusion sociale des Roms », a ainsi déclaré Nicolae Gheorgue, que l’AFP présente comme un « militant rom ».


Mais d’autres observateurs ne cachent pas un certain fatalisme, tel l’avocat Henri Braun de la Ligue des droits de l’homme : « Je n’attends pas grand-chose de cette rencontre ». Il est à craindre en effet que Bruxelles ne se livre aujourd’hui qu’à un exercice de bonne conscience en proposant de se pencher sur la lutte contre les discriminations qui touchent ceux que l’on désigne également sous des vocables divers, tels que « gens du voyage » (alors qu’ils sont faiblement nomades !) ou encore « tziganes d’Europe de l’est ». C’est en effet la même Europe, qui n’a fait que peu de cas de la privation des droits de l’homme dont les Roms sont l’objet en Roumanie et en Bulgarie avant d’accepter ces pays en son sein, qui se plaît aujourd’hui à se montrer déterminée à faire évoluer la situation. C’est également la même Commission européenne, qui vient de valider la loi italienne qui met en place un fichage systématique des populations Roms, qui organise un sommet à leur intention d’aujourd’hui.


15 ans d’espérance de vie de moins en Roumanie et en Bulgarie

Celui-ci est sans doute une réponse un peu artificielle aux voix qui s’élèvent de plus en plus nombreuses pour dénoncer les conditions de vie des Roms en Europe. Ce vendredi, neuf associations ont en effet signé un appel commun demandant à l’Union européenne l’adoption d’une directive cadre destinée à garantir la « dignité » des 10 millions de Roms qui vivent en Europe et leur accès aux mêmes droits que les autres ressortissants de l’UE.
En effet, bien que souvent de nationalités roumaines ou bulgares, les Roms ne bénéficient pas des mêmes droits que les autres citoyens européens. Dans un rapport publié il y a près d’un an, Médecins du Monde a remarqué que l’adhésion à l’Union européenne de la Bulgarie et de la Roumanie aurait du permettre à ces populations d’accéder à une couverture maladie similaire à celle accordée à tous les autres européens. Des directives spécifiques ont cependant empêché cette généralisation, laissant la place à des situations diverses. « Les neuf premiers mois de 2007 ont vu tous les cas se côtoyer : des Roumains obtenaient sans souci la CMU comme tous les autres européens, d’autres (…) n’obtenaient carrément aucune couverture maladie, ni AME, ni CMU, enfin dans d’autres cas, seule l’AME leur était délivrée », témoignent Médecins du Monde.
Finalement, il a été décidé que c’est l’AME qui serait systématiquement allouée aux « ressortissants communautaires inactifs ». Cette cacophonie témoigne cependant du malaise de l’Europe et de la France face à l’intégration des populations Roms.

Mais c’est principalement en Roumanie et en Bulgarie, où les Roms représentent 10 % de la population, que la violation des droits de l’homme, qui devraient fonder le premier socle de l’Europe s’observe le plus durement. Les « Roms » vivent à la marge du reste de la population, privés d’éducation et de soins : leur espérance de vie est inférieure de 15 ans à la moyenne générale. La Roumanie a tenté de mettre en place un plan d’aide en 2001, mais les discriminations ancestrales restent les plus fortes.

En France, un enfant « rom » sur cinq vacciné contre le tétanos !
Il est difficile de définir combien de « Roms » compte la France : le chiffre de 400 000 personnes est avancé, mais, il ne permet pas de différencier les personnes venant d’Europe de l’Est et ceux qui se déclarent comme appartenant à la communauté des « gens du voyage » et qui refusent fortement d’être considérés comme des « roms ». Quels que soient leur nombre, les Roms sont le plus souvent parqués aux abords des grandes cités, dans de véritables « bidonvilles ».

Selon Médecins du Monde, la situation sanitaire est dans ces campements de fortune (53,2 % des Roms vivent dans des caravanes) similaire à celle des pays du Tiers Monde. L’espérance de vie ne dépasse pas la soixantaine d’années, les grossesses sont correctement prises en charge dans moins de 10 % des cas, la tuberculose et le saturnisme sont fréquents.

Le rapport de Médecins du Monde pointait en outre du doigt une couverture vaccinale très mauvaise : 18,5 % des moins de 7 ans sont vaccinés contre le tétanos et 21,7 % des enfants de 7 à 15 ans sont immunisés contre la poliomyélite. L’accès aux soins est par ailleurs souvent difficile : les discriminations existent en effet également fréquemment dans les structures sanitaires classiques.

Face à cette situation, la France observe une politique ambiguë : la mise en place de villages d’insertions modèles (ils sont trois aujourd’hui) dont les résultats sont très satisfaisants et en même temps une aide au retour au pays, qui représente souvent un retour vers des conditions de vie plus précaires encore.



L.C.
Jim.fr le 16 septembre 2008

15 septembre 2008

« De plus en plus de grossesses hors norme »


C’est ce que constate Le Parisien sur sa Une et une double page, remarquant que « de plus en plus de femmes veulent repousser les limites de la science et cherchent à avoir un enfant sur le tard ».

Le journal se penche sur deux « affaires [qui] relancent le débat sur les grossesses très tardives ».

Le quotidien fait ainsi savoir qu’« à Paris, une femme de 59 ans attend des triplés. Suivie de près à la maternité de l’hôpital Cochin, elle pourrait accoucher dans les prochains jours ».

« Du jamais-vu en France, peut-être même inédit dans le monde », remarque Le Parisien.
Le journal précise que « l’accouchement est prévu dans les jours à venir », indique que « la patiente aurait bénéficié d’un don d’ovocytes au Viêt Nam », et note que « l’âge avancé de la future maman a exigé de nombreux examens, de consultations, d’échographies ».

Le Parisien cite cependant Charles Brami, responsable du centre de fécondation in vitro à l’Hôpital américain à Neuilly, qui remarque qu’« un accouchement à plus de 50 ans est rarissime. Avoir des triplés pour une femme de 25 ans n’est pas facile, alors accoucher de trois enfants à cet âge-là… Les risques pour la mère ne sont pas négligeables ».

Le quotidien indique par ailleurs qu’« à Angers (Maine-et-Loire), une maman de 46 ans, qui a accouché en juin de triplés, est dans un coma profond et laisse un père seul avec trois enfants ».

Le journal observe que les enfants sont « nés à 27 semaines d’aménorrhées dans des conditions dramatiques. Des complications cardio-vasculaires sont survenues sur la mère. Elle est dans un état critique, mais ses trois bébés sont sains et saufs ».

Le Parisien estime que « cette terrible affaire illustre les dérives possibles du don d’ovocyte lorsqu’il est pratiqué dans des conditions limites ».

Le quotidien précise que « le couple avait décidé de pratiquer cet acte en Grèce, après que des refus successifs eurent été formulés en France ».

Mediscoop le jeudi 04 septembre 2008

09 septembre 2008

Grippe: les infirmières pourront renouveler un vaccin sans prescription médicale


Les infirmiers et infirmières sont désormais habilités à pratiquer l'injection du vaccin antigrippal sans prescription d'un médecin, à l'exception de la première injection et seulement pour certains patients, selon un décret paru mardi au Journal Officiel.

Les infirmières pouvaient déjà pratiquer cette injection de vaccin après une première injection, mais "à condition d'avoir une prescription médicale, ce qui n'est plus nécessaire", a précisé à l'AFP le ministère de la Santé.

Le décret, daté du 29 août, précise que cette injection peut se faire "sur certaines personnes dont les conditions d'âge et les pathologies dont elles peuvent souffrir sont précisées par arrêté".

Il s'agit des "personnes âgées de 65 ans et plus", ainsi que des personnes adultes atteintes d'une pathologie inscrite dans une liste (asthme, insuffisance cardiaque ou certains diabètes par exemple), selon l'arrêté en question, également daté du 29 août.

Le droit de prescrire un renouvellement de vaccination anti-grippale pour les personnes déjà vaccinées les années antérieures était une revendication de la profession.

Un rapport publié en avril par la Haute Autorité de Santé (HAS) recommandait de favoriser le transfert de certaines tâches réservées aux médecins à d'autres professionnels de santé, comme les infirmières, pour améliorer la qualité des soins et rendre les professions de santé plus attractives.


PARIS (AFP) le 3 septembre 08

01 septembre 2008

Rencontre entre la FNI et le directeur de cabinet de Roselyne Bachelot : doit-on suspecter des promesses de gascon ?


Paris, le vendredi 29 août 2008 – Alors que les négociations avec l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) venaient de se solder par un échec, la Fédération nationale des infirmiers (FNI) annonçait presque immédiatement sa volonté de multiplier les appels en direction du ministère de la Santé afin de faire évoluer rapidement et favorablement la situation. Cette stratégie basée sur "l’action politique", selon l’expression de l’organisation, a semblé se révéler payante, puisque les représentants du syndicat ont été reçus ce mardi 26 août par le directeur de cabinet de Roselyne Bachelot, Georges-François Leclerc.

Des finances publiques dans un « état déplorable »

Le récit de la rencontre qui fait l’objet d’un communiqué du syndicat daté du 28 août pourrait laisser aux infirmières libérales un goût d’inachevé et une certaine inquiétude. Il apparaît en effet qu’aucune promesse concrète n’ait été faite par le directeur de cabinet. Face au premier enjeu des discussions, à savoir la reprise des négociations conventionnelles et la signature d’un accord sur les revalorisations tarifaires et la répartition des infirmières libérales sur le territoire, les propos de Georges-François Leclerc n’ont ainsi pas été totalement complaisants à l’égard des professionnelles : « Il faut que vos infirmiers aient conscience de l’effort fait par le gouvernement dans un contexte où les finances publiques sont dans un état déplorable. Les négociations ont un prix élevé qui tient aussi d’une dimension politique car pour équilibrer des dépenses nouvelles, il faut collecter (des recettes) » a-t-il confié au président de la FNI, Philippe Tisserand. Est-ce à dire que les infirmières libérales ne doivent définitivement pas espérer des revalorisations plus larges que celles qui avaient été promises l’année dernière, si ce n’est un petit rattrapage concernant les indemnités kilométriques ? « Nous espérons tous qu’un accord sera trouvé rapidement » semble avoir conclu le directeur de cabinet du ministre, si l’on se réfère au communiqué du syndicat.

Incompréhension

Le second objet de la rencontre concernait les inquiétudes exprimées ces dernières semaines par la très grande majorité des organisations d’infirmières à propos d’une éventuelle modification de leur décret de compétence. Sur ce point encore, Georges-François Leclerc n’a pas semblé totalement prêt à atténuer le climat d’incompréhension qui règne entre les pouvoirs publics et les professionnelles de santé sur ces questions. Un projet de modification de l’article du code de la santé publique régissant les conditions d’exercice des infirmiers se proposerait de soumettre dorénavant « la liste des actes relatifs à l’exercice de la profession » à un simple arrêté ministériel. Pour les syndicats d’infirmières, cette mesure pourrait conduire à priver les infirmières d’un certain nombre d’actes : ils évoquent un risque de « déqualification ».
Aussi, une pétition avait-elle été lancée par la FNI et le Syndicat national des infirmiers professionnels (SNPI), tandis que douze organisations syndicales se sont également associées afin de défendre leur décret de compétence. Pour Georges-François Leclerc, cette réaction est difficilement compréhensible et il a réaffirmé le souhait du gouvernement « de faire évoluer de pair la tâche, la qualification, la responsabilité et la reconnaissance de cette responsabilité » des infirmières.

Une infirmière pour défendre les infirmières ?

Cependant, il a donné quelques motifs de soulagement à la FNI. Il a ainsi tout d’abord indiqué que le ministère envisageait « de mener une mission d’un mois sur cette question du partage de compétences et des délégations de tâches ». Cette mission pourrait être composée de quatre personnalités, dont Michèle Bressant, qui vient d’être nommée conseillère générale des établissements de santé et qui est la première infirmière à accéder à cette fonction. A l’occasion de sa nomination, Michèle Bressant qui était jusqu’alors directrice des soins de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) n’a pas caché sa volonté de se pencher sur le « dossier de la collaboration entre professionnels de santé ». « Egoïstement, ça m’intéresse beaucoup. J’ai envie de voir comment ça se passe dès le départ », avait-elle ajouté, citée par Espace Infirmier. Par ailleurs, Georges-François Leclerc a assuré que « le projet de modification du décret d’actes n’était pas inscrit à cette date dans le projet de loi Patients santé territoire » qui doit être présenté cet autonome. De cette déclaration, la FNI conclue (peut-être un peu trop rapidement) qu’elle « prend date de la confirmation par Georges-François Leclerc de l’absence dans le projet de loi « PST » de tout article modifiant le décret d’acte infirmiers et attend du ministère qu’il soit fidèle à sa parole ».

A.H. http://www.jim.fr le 29/08/08

21 août 2008

La souffrance du soignant : les médecins aussi sont touchés par le burn-out

Définitions

Le burn out est un syndrome touchant les personnes impliquées auprès d'autrui et tout particulièrement dans une relation de soin.

Il comporte trois dimensions :

- un épuisement émotionnel qui se traduit par une démotivation, une baisse d’énergie au travail, et un sentiment d’accablement qui fait que tout semble difficile, voire insurmontable.- une tendance à dépersonnaliser ses patients, qui sont considérés comme des objets, sans affect ni intérêt, voire avec cynisme.- une réduction de l'accomplissement personnel : le soignant se dévalue lui-même, se jugeant incompétent et inutile pour ses patients. Sans estime pour son travail, il le néglige et se laisse aller à l’épuisement.

Quelques Chiffres clés

Concernant les médecins libéraux :

- 14 % des causes de décès des médecins libéraux en activité sont le suicide (enquête du CNOM, 2003),- 38 % des causes d’invalidité chez les médecins sont liées à des affections psychiatriques (CARMF, 2005),- 47 % des médecins libéraux présentent les symptômes du syndrome d’épuisement professionnel ou burn-out (enquêtes URML Bourgogne 2001, Poitou-Charente 2003 et Champagne-Ardenne 2004), - 53 % des médecins libéraux se sentent menacés par le burn-out (enquête URML IDF, juin 2007), - 96 % des médecins évoquent la paperasserie comme première cause de l’épuisement professionnel (enquête URML IDF, juin 2007).


Quels sont les symptômes du BURN-OUT ?

Le syndrome de la souffrance du soignant, désignée par le terme de « burn out » comporte plusieurs niveaux d’intensité et progresse dans le temps souvent en s’aggravant. Parmi les nombreuses descriptions des symptômes du burn out, celle d’Edelwich et Brodsky a le mérite d’être simple. La voici :

Le professionnel de santé passe par 4 phases successives :

1) L’enthousiasme :

il est d’abord porté par un enthousiasme débordant qui lui fait tout voir en rose et lui donne le sentiment qu’il va faire de grandes choses. Il se dépense sans compter pour les patients et s’en trouve profondément gratifié.

2) La stagnation :

quelques obstacles commencent à freiner cet enthousiasme. Le soignant est déçu par certains patients et fatigué de devoir se battre face à l’administration. Il compense ce déficit de plaisir par un surinvestissement qui s’avère contreproductif : sa santé s’altère, il dort mal, crée des tensions au sein de sa famille, néglige sa vie intime.

3) La désillusion, la frustration :
le soignant commence à douter du sens de son travail, de ses jugements et de ses compétences. Les patients lui apparaissent ingrats et pénibles, les collègues irrespectueux ou indifférents. Il se sent déconsidéré et devient irritable pour ses proches. Sa santé se dégrade. Il a recours à des médicaments qu’il s’auto administre et/ou se met à abuser de l’alcool, ce qui ne fait qu’accélérer le processus d’aliénation.

4) L’apathie, la démoralisation :

le soignant est dans l’impasse, il n’a plus aucune considération ni pour lui-même, ni pour les patients qui l’indiffèrent ou qu’il méprise. Son travail n’est plus qu’alimentaire et il s’y soumet avec un cynisme qui se retourne contre lui : il songe à tout arrêter, voire à se suicider. La dépression est grave et l’issue passe par des soins spécialisés.


Quelques ouvrages sur le burn out

14 août 2008

Qui bénéficie de l’AME ?

Paris, le mercredi 13 août 2008 – C’est un dispositif qui crée en France autant de fierté que de polémiques. L’Aide médicale d’Etat (AME) qui permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier de soins gratuits, confirme la générosité du système de soins français. Cependant, cette générosité elle-même n’a pas manqué d’être souvent critiquée pour son caractère potentiellement dispendieux et pour les détournements éventuels qu’elle pourrait susciter. Loin de ces considérations, la Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) vient de publier une étude destinée à mieux connaître les bénéficiaires de l’AME.

L’Afrique subsaharienne sur représentée
L’enquête révèle tout d’abord que les bénéficiaires de l’AME sont souvent jeunes : âgés de 20 à 39 ans dans 70 % des cas, ils résident pour 60 % d’entre eux en France depuis moins de cinq ans, bien qu’une proportion non négligeable (un tiers) affirme être présente sur le territoire français depuis plus de cinq ans, voire (pour 7 % des personnes interrogées) depuis plus de dix ans. Dans cette première approche, l’étude met en évidence que si les personnes recevant un titre de séjour sur le territoire Français sont ces dernières années majoritairement originaires du Maghreb (44 %), les bénéficiaires de l’AME viennent a contrario plus souvent d’Afrique subsaharienne (une personne sur deux) que des pays du Maghreb (17 %).

Un niveau d’étude souvent élevé
Plus surprenante est la révélation que les personnes titulaires de l’AME affirment avoir atteint un niveau d’étude souvent élevé : c’est ainsi que « seulement » 17 % des personnes interrogées (selon l’expression de la DRESS) n’ont jamais été scolarisées et que 30 % ont suivi des études supérieures. De même, il ne s’agit pas d’une population majoritairement inactive : huit hommes sur dix affirme avoir un emploi et six femmes sur dix font la même déclaration. Leur situation n’en reste pas moins précaire : dans la très grande majorité des cas, les bénéficiaires de l’AME n’ont pas de logements propres et vivent dans un foyer, un centre d’accueil, un hôtel quand ils n’ont pas la chance de pouvoir être accueilli par leur famille ou leurs amis.

Contrôle de police
Enfin, les données concernant l’accès aux soins des bénéficiaires de l’AME ne manquent pas d’être préoccupantes. Les renoncements aux soins sont fréquents : 38 % des hommes et 21 % des femmes ont choisi de ne pas consulter, principalement pour des raisons financières, au cours des 12 derniers mois. Chez certains sujets (4 %), cette attitude était liée à la crainte d’être contrôlé par la police lors de leurs recours aux systèmes de soins. Par ailleurs, si dans la population générale, les renoncements concernent presque exclusivement les soins d’optique ou dentaires, chez les titulaires de l’AME, ils concernent des soins de premier recours. On soulignera pour finir que « plus d’un bénéficiaire de l’AME sur trois a expérimenté un refus de la part d’un professionnel de santé le plus souvent un médecin ou un pharmacien », alors que l’on estime que 15 % des titulaires de la CMU se sont déjà heurtés à de tels refus.

Publié le 13/08/2008 sur jim.fr

11 août 2008

Les médicaments ne sont pas adaptés aux personnes âgées





C’est un travail de fourmi. Tous les matins, à la pharmacie de l’hôpital gérontologique Sainte-Périne à Paris, la pharmacienne Marie-Claude Guelfi entreprend un drôle de rituel : elle enlève les blisters qui entourent les médicaments, sort les comprimés, les découpe en deux ou en quatre, puis avec une machine spéciale, remet tout sous plastique… A raison de 400 000 plaquettes par an fabriquées pour 350 lits, c’est une véritable petite industrie ! Et quand ce n’est pas fait par la pharmacie, ce sont les infirmières qui se chargent de broyer les comprimés, d’ouvrir les gélules… pour reconditionner tous les médicaments impossibles à administrer en l’état aux patients âgés.

« Au moins un quart des médicaments doivent être coupés »Trop fortement dosées ou trop gros, les gélules et autres comprimés conduisent en effet à des accidents graves dits « iatrogènes » : des fausses routes et des accidents vasculaires cérébraux chez ces patients souvent handicapés par des troubles de la déglutition ou des syndromes confusionnels. Liés à une mauvaise absorption des médicaments, ces problèmes sont deux fois plus fréquents chez les plus de 65 ans que chez les autres patients.


« On galère, soupire Marie-Claude Guelfi. Couper un comprimé en deux, ça passe, mais en quatre, ça devient compliqué ! Certains sont friables… Et puis ça nous donne un boulot fou : au moins un quart des médicaments doivent être coupés. » Sans parler du mortier, tant utilisé par les infirmières qu’elles en ont des pathologies au poignet ! « Elles pulvérisent tout ça là-dedans, souvent tous les médicaments en même temps, et incorporent aux soupes et aux yaourts… qui ne sont pas finis. Les doses ne sont donc pas totalement absorbées. Bref, on perd en efficacité », déplore-t-elle.

Ces pratiques soulèvent beaucoup de questions, tant au niveau de l’administration des médicaments, de leur conditionnement ou de l’adaptation des posologies. Un tel système, pour le moins artisanal, peut-il continuer à exister sans un guide des bonnes pratiques professionnelles ? Le comprimé était-il vraiment sécable avec la même dose de chaque côté ? Récemment évoquées à l’Académie de médecine, ces questions font l’objet d’une étude en cours à la faculté de Paris-V. Le but ? Que l’industrie pharmaceutique prenne davantage en compte les besoins spécifiques de cette population âgée, celle qui consomme le plus de médicaments, en commercialisant des dosages plus adaptés à leurs besoins. Comprimés dispersibles dans l’eau, patchs, conditionnement à l’unité permettant d’avoir le nom du médicament sur chaque cachet… Autant de solutions qui permettraient d’éviter 60 % des accidents.


Le Parisien
le 09.08.2008

05 août 2008

« Le dossier médical contesté par le comité d'éthique » Le Figaro, La Croix


Le Figaro fait savoir que le Comité consultatif national d'éthique, « saisi par Roselyne Bachelot », « met en cause le principe même du dossier médical personnel ».

Le quotidien indique que le Comité « estime que «le DMP, tel qu'il est proposé, ne permettra pas d'atteindre le but poursuivi, à savoir d'associer une meilleure coordination des soins conduisant à l'amélioration de leur efficience et de leur qualité, avec une meilleure utilisation des dépenses de santé pour un coût identique ou diminué» ».

« Il soutient que le DMP, dans sa conception actuelle, ne peut être adopté pour chaque citoyen à l'échelle nationale, mais pourrait être proposé notamment dans certaines conditions aux personnes volontaires, atteintes de maladies nécessitant l'intervention de nombreux professionnels », poursuit le journal.


Le Figaro explique que « pour le comité d'éthique, le DMP tel qu'il est conçu présente certaines limites, notamment du fait de la possibilité de «masquage» d'informations par le patient, pourtant indispensable, car garante de sa liberté et de son autonomie ».

Le journal cite le CCNE, qui se demande « quelle serait l'utilité d'un dossier dont le titulaire aurait décidé d'effacer certaines informations qui pourraient être essentielles à sa prise en charge médicale ? ».

Le quotidien remarque par ailleurs que « si le malade est inconscient, le médecin peut s'arroger le droit de «bris de glace», c'est-à-dire de consultation de son dossier, sauf si le patient s'y était opposé lorsqu'il était conscient ».


Le CCNE estime que « le masquage et l'opposition au bris de glace sont des expressions d'un principe d'autonomie dont le respect peut, le cas échéant, aller à l'encontre de l'intérêt du patient ».

Le Figaro relève enfin que selon le Comité d’éthique, « en dépit des précautions prises par les concepteurs de programmes informatiques, des possibilités de subtilisation de données confidentielles existent ».

Le journal estime que « cette charge contre le dossier médical personnel pourrait lui être fatale ».


La Croix retient pour sa part que selon le CCNE, le DMP « «dans sa conception actuelle ne peut être adopté pour chaque citoyen à l’échelle nationale», car «son coût de mise en œuvre est très élevé» ».

Le quotidien observe que le projet « est actuellement en panne ».


Revue de presse Mediscoop du 13 juin 08

30 juin 2008

« Les longues maladies dans le collimateur de la Sécu »

Le Parisien, Libération, Le Figaro économie, La Croix, Le Monde, L’Humanité, La Tribune, Les Echos

Le Parisien constate en effet que « les propositions du patron de la Sécu, Frédéric Van Roekeghem, ont déclenché une jolie tempête », hier.

« Pour économiser 250 millions d'euros en 2009, il propose en effet que la Cnam ne rembourse plus qu'à 35 % au lieu de 100 % certains médicaments liés aux ALD et de modifier les critères d'accès à la prise en charge à 100 % », rappelle journal.

Le quotidien remarque que « le recadrage ne s'est pas fait attendre. «Il n'y a aucune remise en cause du remboursement à 100 % des affections longue durée», a immédiatement réagi Eric Woerth, ministre du Budget ».

Le Parisien relève que « près de 8 millions de personnes souffrent d'une trentaine de pathologies graves dûment listées par la Sécu. […] Avec une progression de 4 % par an, leur nombre passerait à... 12 millions de personnes à l'horizon 2015, selon les projections de la Cnam. Un choc pour la Sécurité sociale, qui peine toujours à réduire son déficit »

Le journal ajoute qu’« en 1992, les ALD représentaient la moitié des remboursements maladie. On en est à 60 % aujourd'hui, et ce chiffre ne cesse d'augmenter ».

Le quotidien note qu’au siège de la Cnam, on précise que « beaucoup de médicaments de confort sont mis dans la catégorie à 100 % alors qu'ils n'ont qu'un service médical rendu faible. Ce sont ces médicaments qui ne seraient plus remboursés qu'à 35 %, les mutuelles prenant en charge le reste ».

Le Parisien observe : « Encore faut-il que celles-ci soient d'accord. Pour faire passer la note, la Sécurité sociale leur propose en échange de baisser le prix de certains médicaments ».

Le journal relève que « du côté des associations de patients, on fait aussi la grimace », puis indique qu’« on s'alarme bien davantage de l'autre suggestion du directeur de la Cnam : «Réserver le bénéfice des ALD aux pathologies véritablement longues et coûteuses» ».

Le quotidien livre les propos de Gérard Raymond, président de l'Association française des diabétiques, qui déclare qu’« on va exclure 650 000 à 700 000 diabétiques, alors que cela ne va rapporter que 50 millions d'euros par an d'économies. C'est absurde et dangereux ».

La Croix retient pour sa part que « la Sécurité sociale vise les affections de longue durée », et note que « politiquement, le sujet est explosif ».

Le Figaro économie aborde les « tempêtes sur les projets d’économies de la Sécu », relevant que « l’assurance-maladie provoque un tollé ».

L’Humanité titre sur sa Une que « pour soigner la Sécu, ils saignent les malades », tandis que Libération parle de Sécurité sociale « en cure de déremboursement ».

Les Echos notent que « même limitée, la réforme suscite de vives réactions ».

La Tribune constate également que « le plan d’économies provoque un tollé », et indique que Roselyne Bachelot « a annoncé hier sur France 2 que le gouvernement tranchera «vers le 15 juillet» sur les propositions de l’assurance-maladie ». (Rapport de l'assurance-maladie à télécharger sur le site du Figaro)

Revue de presse Mediscoop le 25 juin 06

26 juin 2008

« Les militants pro-euthanasie se déchirent »


Le Parisien constate en effet que « le principal mouvement pro-euthanasie, l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, est le théâtre depuis quelque temps de grosses divisions ».
Le journal indique qu’« après la démission de plusieurs responsables, c’est désormais au tour de son vice-président, Gilles Antonowicz, de quitter le navire ».
Le quotidien remarque que l’avocat « dénonce les dérives de cette association ».
Le Parisien livre les propos de Gilles Antonowicz, qui déclare notamment : « Je ne suis plus du tout d’accord avec la ligne de l’ADMD. Il y a toujours eu deux courants au sein de l’association. Ceux qui, comme moi, sont pour l’euthanasie en fin de vie dans le cas de maladies incurables. Et ceux qui sont pour le droit au suicide assisté, quel que soit l’état de le personne qui le demande ».
« Depuis l’arrivée de Jean-Luc Romero [nommé à la tête de l’association en septembre 2007], le second courant a pris le dessus », poursuit l’avocat.Le quotidien relaie la réaction de Jean-luc Romero, qui déclare que « ce conflit idéologique est une fausse excuse » et « est plutôt une affaire de gros sous ». Gilles Antonowicz répond de son côté que « ce n’est pas une question d’argent ».

Revue de presse Mediscoop du jeudi 26 juin 2008

16 juin 2008

« Le donneur d'organes n'était pas mort »


Le Monde revient sur une page sur ce « dossier qui suscite émotion et réflexion chez les professionnels de la réanimation médicale et chez les responsables chargés de la bioéthique ».

Et qui « les oblige à se demander quels critères objectifs permettent de dire à partir de quand un malade sur lequel on pratique une réanimation peut être considéré comme un donneur d'organes ».

Le journal relève en effet que « début 2008, à Paris, un homme âgé de 45 ans présente, sur la voie publique, tous les symptômes d'un infarctus du myocarde massif. […] Intervention quasi immédiate du SAMU, qui confirme le diagnostic ».
Le Monde indique qu’« une réanimation est mise en oeuvre moins de 10 minutes après l'accident cardiaque. Elle ne permet pas d'obtenir une reprise spontanée des battements du coeur. La présence voisine du groupe hospitalier de La Pitié-Salpêtrière, où l'on peut pratiquer une dilatation des artères coronaires, fait que les médecins choisissent de poursuivre les manoeuvres de réanimation durant le transport en urgence vers le service spécialisé ».

Le quotidien note qu’« à l'arrivée, le coeur ne bat toujours pas et […] l'équipe des cardiologues estime que la dilatation coronarienne n'est techniquement pas réalisable. Les médecins commencent dès lors à considérer leur patient comme un donneur potentiel d'organes ».

Le Monde remarque qu’après 1h30 de massage cardiaque « sans résultat apparent », les chirurgiens devant pratiquer les prélèvements d'organes « ont la très grande surprise de découvrir que leur patient présente des signes de respiration spontanée, une réactivité pupillaire et un début de réaction à la stimulation douloureuse ».

Le journal cite le compte rendu d'une réunion du groupe de travail sur les enjeux moraux des prélèvements d'organes "à coeur arrêté" au sein de l'"espace éthique" de l'AP-HP, qui note qu’« après plusieurs semaines émaillées de complications graves, le patient marche et parle, les détails concernant son état neurologique ne sont pas connus ».

Le quotidien note que « plusieurs autres réanimateurs […] évoquent des situations "où une personne dont chacun était convaincu du décès survivait après des manoeuvres de réanimation prolongées bien au-delà des durées habituelles" ».
Le Monde relève qu’« un tel cas n'aurait pas pu survenir avant 2007, quand la pratique des prélèvements "à coeur arrêté" n'était pas autorisée en France ».

Le journal cite l'Agence de la biomédecine, qui précise pour sa part que ce cas « est celui d'un patient pour lequel la mort n'a jamais été constatée », et qui indique que « cette pratique est instaurée depuis plusieurs années dans un certain nombre de pays étrangers ».

Le Monde relève qu’en France, depuis 2007, « le programme expérimental de prélèvement "à coeur arrêté" a permis de disposer d'une soixantaine de greffons supplémentaires.

Revue de presse Mediscoop du 11 juin 08

« 230 millions d'euros pour les soins palliatifs »

Le Figaro constate que « 3 ans après l'adoption de la loi Leonetti sur les droits des patients en fin de vie, la France accuse encore un important retard d'accompagnement des derniers moments des malades et du soulagement qui pourrait leur être apporté ».

« Dans ce contexte, le plan de Nicolas Sarkozy pour le développement des soins palliatifs était attendu avec une certaine impatience », remarque le journal.


Le quotidien indique qu’« aujourd'hui, [le chef de l’Etat] en dévoile les contours lors de sa visite au centre hospitalier de Bourges où le fonctionnement des équipes mobiles de soins palliatifs a été jugé exemplaire par l'Élysée ».

Le Figaro explique que « le premier objectif […] est de doubler la prise en charge des malades en soins palliatifs d'ici à […] 2012. 200 000 malades pourraient ainsi bénéficier de cette prise en charge ».
Le journal ajoute que « l'accompagnement se développera également grâce à la création de 75 équipes mobiles - elles sont actuellement 337 - capables d'intervenir dans les hôpitaux comme dans les maisons de retraite ou à domicile et des réseaux «soins palliatifs» ».

Le Figaro remarque que « ce déploiement de moyens et d'installations, chiffré à 230 millions d'euros et financé par la franchise médicale, devrait permettre de réduire les fortes inégalités régionales en matière de soins palliatifs. Mais il insiste aussi largement sur la diffusion de la culture des soins palliatifs ».

Le Parisien relève également, sur une page, que « le président promet de débloquer 230 millions d'euros, notamment pour augmenter le nombre d'unités de soins palliatifs. […] Pour l'instant, il n'en existe que 90 dans l'Hexagone, une dizaine de départements en sont dépourvus ».

Le quotidien se penche sur le cas d’une patiente de l'USP de l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne), qui « souffre d'un cancer très agressif », puis livre les propos du Dr Sylvain Pourchet, chef de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital, qui constate que « peu de gens connaissent la possibilité qu’offrent les soins palliatifs ».


Libération note aussi que « Sarkozy sort son plan «soins palliatifs », et relève que ce « plan s’inscrit totalement dans la logique actuelle que résume le Dr Régis Aubry, responsable du comité de suivi du développement des soins palliatifs ».

Le praticien a ainsi déclaré que « la course aux moyens n’est plus à l’ordre du jour. L’urgence est de réfléchir à un changement de culture. […] C’est la formation, et la formation encore et toujours. Et bien sûr la formation contre la douleur où il reste bien des progrès à réaliser ».

La Croix consacre aussi près d’une page à ce plan pour « des soins palliatifs hors des murs de l’hôpital », qui « vise à multiplier par deux l’offre ».

Revue de presse Mediscoop le 13 juin 08

L’appel ordinal pour défendre le décret d’actes infirmiers

L’ONI a été créé pour défendre les usagers et la qualité des soins qui leurs sont dispensés : le niveau départemental étant aujourd’hui le seul opérationnel, la voix des élus départementaux doit se faire entendre. C’est le sens de l’appel du Conseil Départemental de Paris.

Considérant que le rapport de la HAS sur « les conditions de nouvelles formes de coopération entre professionnels de santé » souhaite révolutionner l’encadrement juridique des professions réglementées (et particulièrement celle des infirmières) pour « dépasser l’approche nécessairement restrictive d’une liste d’actes autorisés par profession pour évoluer vers une logique de mission », et propose « d’éviter que la référence aux actes constitue le mode exclusif d’autorisation d’intervention des infirmiers » (p 33) en souhaitant la « perte d’importance du décret d’actes » (p 34), qui encadre et réglemente strictement les conditions d’exercice de notre profession, et garantit par là même au patient de recevoir des soins de qualité,

Considérant que sur ce dossier la Haute Autorité de Santé (HAS) a abandonné sa rigueur méthodologique habituelle :
- Consultation publique de la HAS de 286 répondants anonymes
- Experts choisis par la HAS, où les représentations infirmières sont cruellement absentes
- Experts chargés de valider au titre de la HAS des documents élaborés par eux-mêmes au titre de la DHOS
- Etats Généraux de l’Organisation des Soins (EGOS) qui se sont passés des avis des infirmiers

Considérant les propos tenus par le Cabinet de la Ministre, retranscris dans la dépêche APM (Agence de Presse Médicale) du 6 juin 2008, où le ministère de la santé confirme sa volonté de transformer le décret d’actes en décret décrivant les missions des infirmiers, ce qui supposerait une modification du code de la santé publique pouvant intervenir dans le cadre de la loi "santé, patients et territoires" qui sera présentée à l’automne,

Considérant la publication en août 2005, de deux textes permettant la mise en œuvre des épreuves de vérification des connaissances des aides opératoires et aides instrumentistes, bénévoles ou indépendantes (décret n°2005-975 du 10/08/05 et son arrêté) pour régulariser la situation des chirurgiens du privé qui font tenir le rôle d’aide opératoire et aide instrumentiste à leur épouse ou à leur secrétaire pour des raisons financières, en lieu et place d’IBODE,

Considérant les propos tenus lors de la journée nationale de la chirurgie organisée par la Fédération hospitalière de France (FHF) le 20 juin 2007, sur la réduction du nombre des IADE et IBODE, et la création de "techniciens de blocs opératoires" pour remplacer des IBODE, demande régulièrement reprise par les chirurgiens qui siègent dans les groupes de travail de ministère sur la VAE des IBODE et l’évolution des métiers hospitaliers,

Considérant les propos tenus dans "Hôpitaux Magazine" d’octobre 2007 par la Conseillère technique à la DHOS (Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins) qui indique (page 26) « faut-il créer de nouveaux métiers dans le domaine de la santé ? La distance importante entre le niveau exigé pour les études médicales et celui des études des paramédicaux laisse envisager des niveaux intermédiaires, dans des domaines différents, qui permettraient de donner à des professionnels des compétences pour exercer des activités utiles aux personnes »,

Considérant, pour le maintien à domicile des personnes, la création de métiers du social formés en quelques jours ou quelques semaines, mais néanmoins autorisés à distribuer des médicaments, sans qu’elles en aient les compétences, à l’exemple des auxiliaires de vie, (formation de 3 mois contre 3 ans et demi après le bac pour les Infirmiers),

Considérant l’annonce du plan Alzheimer par la chargée de mission à la DHOS, le 27 mai 2008, lors d’Hôpital Expo, selon laquelle la DHOS préfère créer de nouveaux métiers pour assurer la coordination des soins et se doter "d’assistants de gérontologie", nouveau concept n’existant dans aucun pays européen.

Considérant qu’il n’y a aucune urgence à modifier de manière précipitée (et aussi définitive) notre Décret d’acte, dont la dernière réactualisation date du 29 juillet 2004, à moins qu’il ne s’agisse de légiférer avant la mise en place effective de l’Ordre National des Infirmiers, l’élection du premier Conseil National de l’ONI étant programmée pour le 25 novembre 2008,

Le Conseil Départemental de l’Ordre Infirmier de Paris :

- condamne cette perte d’importance du décret d’actes, donc la disparition de toute référence à des actes techniques et du contour définit de l’exercice illégal de la profession d’infirmier, ce qui rendrait possible toutes les dérives, en permettant à ce que des personnes non qualifiées puissent désormais pratiquer des soins infirmiers.

- dénonce cette volonté de créer de nouveaux métiers moins qualifiés et moins rémunérés pour des raisons uniquement comptables, au détriment de l’intérêt et de la sécurité du patient : brader ainsi les soins infirmiers n’est pas la meilleure solution pour concilier les impératifs d’économies de la santé, avec les droits du patient à se faire soigner par du personnel qualifié et de qualité.

- estime que le ministère veut faire passer à la « va vite » une réforme qui menace directement l’exercice même de notre profession et par là même l’intérêt des patients, avant de laisser le temps à notre profession de s’organiser par elle-même, via la création du Conseil de l’Ordre des Infirmiers,

- demande donc à la Ministre de retirer cette réforme de son projet de loi « Patients, Santé et territoire » (dite loi Bachelot), qui doit être soumis au vote du Parlement d’ici l’automne prochain,

- invite des autres Conseils Départementaux de l’ONI à se prononcer sur cette réforme, à communiquer leur position, à intervenir auprès des parlementaires de leurs départements, et à écrire au Conseil d’Etat pour informer des dangers de cette mesure. L’ONI a été créé pour défendre les usagers et la qualité des soins qui leurs sont dispensés : le niveau départemental étant aujourd’hui le seul opérationnel, la voix des élus départementaux doit se faire entendre.

- souhaite que les infirmières écrivent au ministère et à leurs parlementaires pour empêcher la disparition de ce garde-fou qui interdit à des personnes non titulaires d’un diplôme d’infirmier de prodiguer des soins infirmiers, et garantit par là-même aux patients de recevoir des soins de qualité.



Envoyé par ordre.infirmier75 à Association IDEES le 15 juin, 2008

05 juin 2008

« On attend encore trop aux urgences »


C’est ce que constate Le Parisien sur sa Une, notant que « 16 millions de personnes ont été admis l'an dernier dans l'un des 625 services d'urgences ».

Le journal relève que selon un sondage TNS Sofres pour la SFMU (Société francophone de médecine d'urgence), dévoilé aujourd’hui lors du deuxième congrès des urgentistes, à Paris, « 91 % [des Français] disent accorder une confiance massive aux structures d'urgences de soins ».

« Mais, quand on les interroge sur ce qui cloche, ils ne pointent que l'attente, ils sont 46 % à souligner âprement ce problème... », poursuit le quotidien.

Le Parisien remarque que « pourtant, la situation s’est sensiblement améliorée depuis 10 ans dans beaucoup d’établissements », et note que « les médecins urgentistes veulent dire stop aux idées reçues tout en revendiquant le rôle essentiel qu'ils jouent au sein de l'hôpital ».Le journal se penche sur la « médicalisation de services d'urgences, la généralisation du «réflexe» 15, la création de parcours de soins propres à chaque maladie, l’apparition d'une spécialité «médecine de l'urgence»... ».


Le quotidien indique que « pour faire connaître cette organisation complexe, les médecins présentent au congrès leur nouveau concept, le «juste soin» ».Patrick Goldstein, président de la SFMU, déclare à ce sujet : « Il faut que les patients sachent que notre but est de les emmener au bon endroit et au bon moment, même s'il faut faire des kilomètres. Ils gagnent du temps et des chances de survie. C'est ça le juste soin, adapté et efficace ».


Le Parisien livre en outre les propos du Pr Bruno Riou, chef du service des urgences à la Pitié-Salpêtrière (Paris), qui note que « les urgences sont les piliers du bon fonctionnement de l’hôpital », et indique qu’améliorer le temps d’attente « ne passera pas forcément par une augmentation des lits, mais par une meilleure gestion de ceux déjà existants ».


Revue de presse Mediscoop du mercredi 04 juin 2008

04 juin 2008

"Les Mots des derniers soins" - La démarche palliative dans la médecine contemporaine


Les Mots des derniers soins
La démarche palliative dans la médecine contemporaine

Quels soins donne-t-on à un malade qui va mourir ? Et que dit-on que l'on fait ? Que dit-il, lui, qui est placé dans l'incertitude profonde de son sort ? L'entend-on ? Comment l'entendre ? Et que lui répondre ? Bien souvent les questions qui se posent à l'approche de la mort sont laissées au non-dit. Et les silences se creusent entre pudeur et impuissance, respect et fuite, compréhension et angoisse.

Pour briser le silence, sans imposer un discours, ce livre manifeste une attention originale : en donnant largement la parole aux soignants et aux malades, il rappelle inlassablement la dissymétrie de leurs situations, insurmontable par principe. Mais ce faisant, il interroge ce qui se dit de part et d'autre, libérant ainsi une autre voie, celle de l'écoute comme possibilité et foyer de relations porteuses de sens.

De ces rapprochements de paroles et des multiples hésitations des soignants à définir leurs actes et leurs objectifs, il ressort que la mission même de la médecine demande à être repensée afin de fonder une « médecine de l'incurable », appelée à orienter la prise en charge d'un nombre grandissant de patients âgés ou malades chroniques pour lesquels la médecine n'a pas de certitude ou n'a plus d'espoir de guérison.

Un livre inhabituel donc, et d'autant plus nécessaire pour tous les acteurs du soin, à la fois immergés dans le pragmatisme de leur travail et confrontés à l'intime d'une existence unique exposée à l'épreuve abyssale de sa mort.

Langue français
Éditeur Les Belles Lettres
354 p. Index. Bibliographie. (2008)
ISBN-10 2251430199
ISBN-13 978-2-251-43019-5
Prix 21,00 €

03 juin 2008

On achève bien nos vieux !




Ce livre est un cri de colère et de révolte, le témoignage vivant d’un homme qui nous fait partager l’horreur, les souffrances et les émotions d’une maison de retraite banale. Jamais la vérité n’avait ainsi été dite.

Depuis plus de vingt-cinq ans, Jean-Charles Escribano est infirmier, au service des personnes âgées dépendantes. Sa compétence en organisation des soins est reconnue de tous.


Un jour de 2000, il est recruté dans un nouvel établissement. Très vite, son travail devient un combat quotidien : obtenir qu’on respecte les pensionnaires en actes et en paroles (que le personnel les vouvoie, tout simplement !), qu’on tienne leurs chambres propres et eux avec, qu’on veille à ce qu’ils mangent chaud...

02 juin 2008

Délais et durées d’action des doses de secours opioïdes chez les patients cancéreux

Par Laurent Labrèze (Bordeaux) Article commenté : Opioids for cancer breakthrough pain: a pilot study reporting patient assessment of time to meaningful pain relief.
Zeppetella G J of Pain and Symp Manag 2008 (35): 563-67.
Quel est le délai d’action moyen et la durée d’action des opioïdes à libération immédiate utilisés quotidiennement par les patients cancéreux souffrant de douleurs chroniques nociceptives ? Telle est la question posée pour cette étude rétrospective anglaise ayant concerné une cinquantaine de patients cancéreux (poumon, sein, prostate).
Ils ont été répartis en cinq groupes de 10 en fonction du traitement des ADP (accès douloureux paroxystiques) : morphine, oxycodone, hydromorphone, méthadone et fentanyl. L’évaluation de l’efficacité a été faite par une échelle de soulagement à 11 points (0 à 10). Les sites douloureux les plus fréquents étaient la région lombaire, le dos, le thorax, l’abdomen et la ceinture scapulaire.
Le nombre moyen d’ADP est de 4 par jour (de 1 à 8). La durée moyenne des ADP était de 35,2 min (de 15 à 60). Soixante huit pour cent apparaissaient soudainement, 57% étaient décrits comme sévères et 59% d’entre eux étaient imprévisibles.
La dose moyenne de libération immédiate (LI) utilisée était de 18% de la dose LP. Le délai d’action efficace des LI était de 31 min (de 5 à 75 min). Le délai d’action du fentanyl transmuqueux est apparu comme étant significativement plus rapide que les autres produits. Aucune différence significative n’a été retrouvée en termes de délai entre la morphine, l’oxycodone et l’hydromorphone.
La méthadone était significativement plus rapide que la morphine. Comme le souligne l’auteur, cette étude souffre de plusieurs biais. Le nombre de patients inclus dans chaque groupe est insuffisant et l’étude est rétrospective. Mais elle met en évidence (et confirme) que ces inter-doses sont mal utilisées ou incomplètement par les patients qui tendent, dans la grande majorité des cas, à attendre le dernier moment (douleur devenant sévère à très sévère) pour prendre leur produits LI. Si bien qu’il est difficile de dire si la sédation de la douleur est due à l’inter-dose ou à la résolution spontanée de l’épisode. Comme conclut l’auteur, de nouvelles études utilisant une « titration » préalable sont nécessaires pour faire la part des choses. Une homogénéisation des groupes par les sites douloureux est aussi nécessaire.

Date de publication : 28-05-2008

« Mort sur facture » en Suisse - Le Nouvel Observateur, numéro 2273


Le Nouvel Observateur livre sur 2 pages un reportage sur « l’aide au suicide » en Suisse.
Un reportage réalisé à Zurich, où « l'association Dignitas promet une fin «digne», mais aussi expéditive. Une demi-heure pour passer de vie à trépas. Une activité légale et hautement lucrative », note le magazine.
Le Nouvel Observateur remarque que « la Suisse est l'unique pays au monde qui autorise l'aide au suicide. Quatre associations en ont fait leur mission. Mais Dignitas est la seule qui accepte massivement les étrangers », et « réclame la coquette somme de 6 000 euros à tous ceux qui veulent quitter ce monde ».
L’hebdomadaire s’interroge : « La Suisse, paradis du suicide ? Ou enfer ? ».
Le magazine note ainsi que « là-bas, le tourisme de la mort atteint le rythme d'un nouvel arrivant tous les deux, trois jours et commence à faire grincer des dents. Politiques, magistrats, ils sont de plus en plus nombreux à réclamer «une vraie loi» sur l'aide au suicide ».
Le Nouvel Observateur indique en effet que « les textes helvétiques sont plutôt sommaires. Juste trois ou quatre lignes dans le Code pénal. […] Même si une sorte de «jurisprudence» s'est mise en place (les postulants doivent être lucides, atteints d'un mal incurable et suffisamment valides pour boire eux-mêmes le barbiturique), la voie est ouverte aux apprentis sorciers ».
L’hebdomadaire relève que faute de local depuis l’été dernier, les deux dernières personnes « aidées » par Dignitas ont rendu l’âme « sur un parking ».Le magazine constate par ailleurs qu’« aussi incroyable que cela puisse paraître, Ludwig A. Minelli [le fondateur de l’association] a décidé de remplacer le pentobarbital par le suicide au gaz. Ou plus exactement, par l'étouffement avec un sac en plastique rempli d'hélium. «L'intérêt» ? Pas besoin de prescription médicale ».
Le Nouvel Observateur note que « plus de la moitié des Suisses sont désormais opposés à ce tourisme de mort ».
Revue de presse Mediscoop du vendredi 30 mai 2008

01 juin 2008

Info de l'A.R.S.I (Association de Recherche en Soins Infirmiers)

Bonjour

Nous vous informons que l’A.R.S.I (Association de Recherche en Soins Infirmiers) va changer de siège social. A compter du 01 juin 2008 : La nouvelle adresse sera :
A.R.S.I (Association de Recherche en Soins Infirmiers)
109, Rue Negreneys
31200 – TOULOUSE –
Tel : 05.61.47.27.31
Les cordonnées internet restent identiques :
http://www.arsi.asso.fr
guy.isambart@arsi.asso.fr

Afin de mieux vous informer, l'ARSI crée une lettre d'information trimestrielle réservée à ses adhérents. Celle ci vous renseigne sur les activités de l'association, les différentes manifestations et congres nationaux et internationaux sur la recherche. Cette lettre sera envoyée par courriel aux adhérents à jour de leur cotisation. L'adhésion à l'association permet également de bénéficier de tarifs préférentiels pour les formations et journées d'étude. Si vous désirez adhérer à l’ARSI, il vous suffit de nous faire parvenir le bulletin
http://www.arsi.asso.fr/adh.doc
avec votre règlement de 30,5 euros.

L'ARSI propose également deux nouvelles formations :
Aider les soignants à développer des compétences dans l’accompagnement des personnes atteintes de maladies chroniques
http://www.arsi.asso.fr/fcaccom.htm
Et
Tuteurs, professionnels de terrain et étudiants : la relation d’accompagnement en stage
http://www.arsi.asso.fr/fctut.htm

Le pré programme (sous réserve de modifications) de nos prochaines journées d’étude sur le thème : « Discipline infirmière et Sciences humaines : savoirs intégrés ou connaissances juxtaposées » est en ligne
http://www.arsi.asso.fr/jearsi.htm

Jeudi 22 Janvier 2009
- 8 h 30 - 9 h 15 Accueil des participants
- 9 h 15 - 9 h 30 Présentation des journées d'étude
• Ljiljana JOVIC, Présidente de l'ARSI.
- 9 h 30 - 11 h 00 Construction des sciences et des disciplines scientifiques
• Intervenant pressenti Dominique VINCK, Professeur, Université Pierre Mendès-France, Grenoble
- 11 h 00 - 11 h 30 Pause
- 11 h 30 – 12 h 30 Sciences humaines, sciences de l’homme : intérêts et limites Jean François DORTIER, Rédacteur en chef de la Revue Sciences Humaines
- 12 h 30 - 14 h 00 Repas libre
- 14 h 00 – 15 h 30 L’intégration des sciences humaines dans les sciences infirmières (liens avec les pratiques/la praxis) Christophe DEBOUT, Président de l’ANFIIDE et du GIPSI
- 15 h 30 - 16 h 00 Pause
- 16 h 00 – 16 h 30 Présentation de recherche :
- 16 h 30 - 17 h 00 Présentation de recherche :

Vendredi 23 Janvier 2009
- 8 h 30 - 9 h 00 Accueil des participants
- 9 h 00 - 10 h 30 Connaissances, savoirs et disciplines scientifiques : comment transformer les connaissances en savoirs. Approche épistémologique. Paul MENGAL Professeur et Roberto POMA Maître de conférence, Université Paris 12 - Val de Marne, Créteil
- 10 h 30 - 11 h 00 Pause
- 11 h 00 - 11 h 30 Présentation de recherche :
- 11 h 30 - 12 h 00 Présentation de recherche :
- 12 h 00 - 12 h 30 Présentation de recherche :
- 12 h 30 - 14 h 00 Repas libre
- 14 h 00 - 14 h 30 Processus de conceptualisation et théorisation dans la pratique et la pédagogie des soins infirmiers - Processus de transposition des concepts dans les soins infirmiers : comment un concept devient-il opératoire ?
- 14 h 30 – 16 h 00 Approche du processus à partir de quelques concepts-clés : Développement et déclinaison de quelques concepts-clés fondamentaux dans les soins infirmiers : soigner et prendre soin (care et caring), corps et corporéité, empathie, …..)
- 16 h 00 - 16 h 30 Clôture des journées Ljiljana JOVIC, Présidente de l'ARSI

31 mai 2008

Vidéos des auditions sur la mission d’évaluation de la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie


En cliquant sur le lien de l'assemblée nationale, ci-dessous, vous pouvez avoir accès aux auditions de la mission chargée d'évaluer la loi Léonetti. Passionnant.

http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/commissions-videos.asp


Mission d’évaluation de la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie

Mercredi 28 mai 2008

- Audition de M. et Mme Pierra
- Audition de Mme Marie de Hennezel, psychologue, auteur du rapport « La France palliative », septembre 2007


Jeudi 22 mai 2008
-
Audition de proches d’un patient de 39 ans atteint d’une sclérose latérale amyothophique (LSA)


Mercredi 7 mai 2008


- Audition de Mme Suzanne Rameix, maître de conférences au CHU Henri-Mondor,
université de Paris XII (département d'éthique médicale)


mercredi 30 avril 2008 :

- Audition de M. Alain Grimfeld, président du Comité consultatif national d'éthique
- Audition de M. Régis Aubry, président du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l'accompagnement

- Audition de Mme Marie–Frédérique Bacqué, professeur à l’université Robert Schuman à Strasbourg
- Audition de M. Guy Benamozig, psychanalyste, spécialiste du deuil en milieu hospitalier.


mercredi 16 avril 2008 :

- Audition de M. Axel Kahn, président de Paris V, généticien
- Audition de M. Patrick Baudry, professeur de sociologie à Bordeaux III
[Dossier]

Bonne lecture

Pascal Rautureau

30 mai 2008

« Acupuncture et chances de grossesse » Sciences et Avenir, mai 2008



Sciences et Avenir note que « l'acupuncture augmente notablement les chances de grossesse évolutives chez les femmes ayant recours à la fécondation in vitro ».
Le mensuel indique que « telle est la conclusion de sept études menées dans quatre pays occidentaux différents », parues dans le British Medical Journal.Le magazine explique qu’« il s'agit d'essais contrôlés randomisés, comparant des séances d'acupuncture vraie à des séances factices effectuées immédiatement avant ou après le transfert d'embryons chez plus de 1 300 femmes participant à des programmes d'assistance médicale à la procréation ».
Sciences et Avenir ajoute que « le nombre d'enfants viables est lui aussi plus important lorsque la FIV est associée à l'acupuncture ».

Revue de presse Médiscoop le 26 mai 08

29 mai 2008

« On sait pourquoi c’est si dur de rester mince »




C’est ce qu’indique Le Parisien, qui relaie une étude de chercheurs de l’Institut Karolinska, à Stockholm (Suède), parue dans Nature.

Le journal relève ainsi que « chez certains d’entre nous, [les régimes] n’ont guère de chances de marcher ! Car, quoi qu’on fasse, notre nombre de cellules graisseuses, dites aussi adipocytes, est non seulement défini pendant l’enfance, mais reste également constant toute notre vie ».

« Quelques kilos en moins n’y changeront rien : de nouvelles cellules se formeront inexorablement pour compenser celles perdues à coups de légumes verts et de sachets protéinés », poursuit le quotidien.


Le Parisien cite Peter Arner, coauteur avec Kirsty Spalding de l’étude, qui indique que « les cellules fixant la graisse, générées pendant et après la réduction de poids, ont besoin de s’enrichir rapidement en lipides. Ce qui explique, partiellement, pourquoi il est difficile de maintenir le poids auquel on est arrivé après avoir maigri ».


Le journal ajoute que « cette étude confirme que la majeure partie des adultes obèses l’est depuis l’enfance. Plus des trois quarts des enfants obèses le sont en effet restés une fois adultes, alors que seulement 10 % des enfants d’un poids normal sont devenus obèses par la suite ».


Le quotidien relève que « les adipocytes commencent à se développer plus tôt chez les obèses (vers l’âge de 2 ans) que chez les personnes d’un poids normal (entre 5 et 6 ans), et leur augmentation est 2 fois plus rapide chez les obèses, mais s’arrête aussi plus tôt (16 ans et demi contre 18 ans et demi chez les autres) ».

Le Parisien retient que « ces données inédites ouvrent de nouvelles pistes thérapeutiques contre l’obésité : il sera désormais question d’agir dès l’enfance pour limiter le nombre des adipocytes, ou dans l’âge adulte pour freiner le remplacement des cellules mortes par de nouvelles cellules ».


Le Figaro se penche aussi sur « l’étonnante capacité de renouvellement des cellules graisseuses ».

Le quotidien retient que « notre organisme fabrique chaque année autant de cellules adipeuses qu’il en perd. D’où la difficulté de maintenir son poids après avoir maigri ».



Revue de presse Mediscoop du 5 mai 08

28 mai 2008

Roselyne Bachelot veut "accroître les ressources des hôpitaux accueillant les défavorisés"

Le Monde indique que Roselyne Bachelot « a présenté de nouvelles mesures face aux difficultés financières des hôpitaux lors du Forum de l'hôpital public, qui se tient jusqu'au 30 mai à Paris ».
Le journal publie un entretien avec la ministre de la Santé, qui déclare qu’elle va « accroître les ressources des établissements ayant une proportion importante de bénéficiaires de la CMU, de l'aide médicale de l'Etat, du RMI ou qui sont sans solution de logement stable et durable ».
Roselyne Bachelot précise que ces mesures valent aussi pour les cliniques privées, « et notamment pour celles qui sont en situation de monopole sur un territoire et qui ont signé un contrat de service public », puis indique que « l'activité libérale à l'hôpital sera aussi davantage encadrée ».
La ministre ajoute que « l'hôpital de proximité a tout à fait son utilité. Et contrairement à ce que disent un certain nombre de personnes qui défilent derrière des banderoles, nous ne voulons pas tous les transformer en maisons de retraite. L'hôpital de proximité, c'est d'abord l'urgence, les soins courants et les soins de suite ».
Roselyne Bachelot déclare que « ce sont les problèmes de sécurité récurrents qui vont faire mourir ces établissements. […] C'est la politique de restructuration que je mets en œuvre qui peut sauver ces petits hôpitaux ».
Le Monde remarque cependant que « les CHU, déficitaires pour la plupart, craignent des suppressions d'emplois ».
Le journal s’interroge : « L’annonce d'un ajustement de la tarification à l'activité prenant mieux en compte la situation sociale des patients, sera-t-elle en mesure de calmer les inquiétudes des hospitaliers ? ».
Le Figaro observe également dans ses pages saumon que « Bachelot promet davantage de ressources aux hôpitaux accueillant des patients précaires ».Le quotidien note que « la mesure sera mise en œuvre en 2009 », et ajoute que « les cas les plus lourds seront mieux tarifés ».
La Croix retient de son côté que « les établissements hospitaliers devront apprendre à coordonner leur offre de soins », tandis que Les Echos titrent un article sur l’activité libérale des médecins hospitaliers qui « va être «encadrée» ».
Le journal cite Roselyne Bachelot, qui a déclaré : « Peut-on admettre qu’un patient doive attendre plus d’un mois pour une intervention à l’hôpital et qu’il lui soit proposé de la faire très rapidement s’il a recours au secteur privé, dans ce même hôpital ? ».
Revue de presse mediscoop le 28 mai 08