15 janvier 2010

Un climat de plus en plus dégradé dans les hôpitaux

Manque de tact des soignants ou agressivité des malades :
le médiateur est saisi de nombreuses plaintes.

A lire sur le lien Figaro -Santé du 12/01/10 - Delphine Chayet

http://www.lefigaro.fr/sante/2010/01/11/01004-20100111ARTFIG00671-un-climat-de-plus-en-plus-degrade-dans-les-hopitaux-.php

07 janvier 2010

Bien-traitance et soins infirmiers - le 5 février 2010 de 9 h 30 à 13 h30

La bientraitance est un nouveau concept qui ne figure pas encore dans les dictionnaires, mais a déjà trouvé sa place dans le manuel de certification V2010 de la HAS et dans les recommandations de bonnes pratiques à destination du secteur social et médico-social de l'Anesm.

· Quelle peut en être l'intérêt concret pour des soignants qui ne manquent pas de ressources pour donner du sens à leur action ?

· Comment différencier la bientraitance de l'empathie, de la sollicitude ou du prendre soin ?

· Comment s'incarne la bientraitance entre soignants et patients, ou entre soignants et familles des patients, dans des moments où le projet de soin ne peut se faire sans eux ?

· Et dans cette recherche collective du "mieux possible" qu'est la bientraitance, quelle est la place réservée au soignant ?

· Peut-on parler de bientraitance des soignants, dans des institutions parfois si peu humaines envers eux ?

· Ce sont tous ces points qui seront soulevés, avec des propositions de concepts, des récits du quotidien et surtout, une grande place pour l'échange.

Intervenante :

Alice Casagrande – Philosophe –

Déléguée nationale qualité, gestion des risques et promotion de la bientraitance,

direction santé autonomie, Croix-Rouge française


Le vendredi 5 février 2010 de 9 h30 à 13 h 30

Amphithéâtre A 1er étage de l’école d’anesthésie –IADE – Bâtiment école de labo

Enrichissement des soins infirmiers - Association IDEES -

G.H Pitié Salpêtrière - 47 Bd de l’hôpital 75013 PARIS


Déjeuner possible sur place
Entrée gratuite sur inscription
Confirmation de votre présence souhaitée par émail :

idees@cegetel.net

05 janvier 2010

« Les infirmiers auront une carrière plus longue mais mieux payée »

Le Figaro économie observe en effet que « les élèves infirmiers en formation depuis septembre seront les premiers titulaires d’une licence, à la fin de leur cursus, en 2012. Restait à en tirer les conséquences sur leur salaire à l’hôpital ».

Le journal note que « c’est le principal enjeu des négociations qui doivent s’achever demain soir entre Roselyne Bachelot et les syndicats ».

Le Figaro économie explique que « la grille que la ministre de la Santé leur propose revient, selon elle, à améliorer de 2 500 € par an le salaire de fin de carrière. […] Contrepartie il y a : la possibilité de départ en retraite à 55 ans est supprimée. Les futurs infirmiers seront alignés sur le droit commun – 60 ans en l’état actuel des choses ».

Le quotidien note qu’il n’y a pas de « risque fort de mobilisation car, reconnaissent les syndicats, les jeunes générations d’infirmiers sont plus sensibles aux hausses de salaires immédiates qu’aux changements de règles en matière de retraite, dont les conséquences leur semblent bien lointaines ».

Mediscoop le 4/01/10

« Transparence des hôpitaux : débat sur l'efficacité des indicateurs de qualité » Le Monde

Le Monde observe que « le voile se lève peu à peu sur le fonctionnement des hôpitaux. A compter de 2010 est rendue obligatoire la "mise à disposition du public" par les cliniques et les hôpitaux, chaque année, d'une série d'indicateurs de qualité et de sécurité des soins ».
Le journal remarque cependant que « si les associations d'usagers reconnaissent une avancée, elles la jugent timide. Deux points posent question : le choix des indicateurs, et la forme que prendra leur publication ».

Christophe Le Guéhennec, d'UFC-Que choisir, déclare : « Nous regrettons que la publication arrive si tard, et qu'elle ne concerne que 10 indicateurs alors que, dans le cadre des accréditations d'établissements, la HAS dispose de bien plus ».

Le Monde note que le responsable « reproche la publication d'indicateurs de moyens et non de résultats. En bref, que soient données des indications sur l'utilisation de gel antimicrobien d'un établissement, mais pas sur son taux d'infections nosocomiales ou de mortalité ».

De son côté, Christian Saout, président du Collectif interassociatif sur la santé (CISS), remarque que « ce que comprennent les patients, ce sont les classements, comme ceux de la presse hebdomadaire. Le drame, c'est qu'ils ne sont pas réalisés par la puissance publique et que les Français ne sachent pas que certaines informations sont disponibles ».

« Malgré les débats, tous les acteurs s'accordent néanmoins sur un point fondamental : outre son information, la publication auprès du grand public devrait avoir pour effet, en faisant pression sur les établissements, l'amélioration des pratiques », continue Le Monde.

Mediscoop le 5/01/10

18 décembre 2009

Renforcer le professionnalisme et la qualité des soins infirmiers : Formation du Centre de Formation Continue du Personnel Hospitalier

Cette formation s’inscrit dans une « approche qualité » centrée sur la personne soignée, avec la volonté :

  • D’être au plus proche des besoins des personnes soignées,
  • De proposer une démarche professionnelle rigoureuse, multidimensionnelle et éthique
  • D’accompagner le mouvement de professionnalisation des infirmières et des infirmiers
  • D’offrir la possibilité aux soignants d’optimiser des stratégies individuelles et collectives afin de prévenir l’épuisement professionnel
  • De renforcer la collaboration avec les différents acteurs de santé,

Elle repose sur des valeurs


Être respectueux de soi et des autres dans un esprit d’ouverture, de partage, d’authenticité et de rigueur professionnelle.

Finalité de cette formation

Elle contribue à renforcer le professionnalisme et la qualité des soins infirmiers auprès des personnes soignées et de leur entourage en visant tout particulièrement à consolider les compétences cliniques des professionnels en regard des enjeux et des orientations liés au cadre réglementaire, à la pratique, la réflexion, la formation, la recherche et la prospective dans le champ des soins infirmiers.
Ce dispositif, accessible à tout(e) infirmier(ière) englobe une formation discontinue modulaire au choix du participant :


  • modules 1 à 6, selon 4 axes, d’une durée totale de 18 jours au maximum sur l’année. Il est possible de s’inscrire (après validation du cadre supérieur de santé et/ou le directeur de soins) à un module indépendamment des autres, sauf pour certains modules (pré-requis nécessaires).

Responsables pédagogiques

Isabelle Bodart : 01.42.16.06.59 isabelle.bodart@dfc.aphp.fr

Fanny Male : 01.42.16.06.53 fanny.male@dfc.aphp.fr

Eric Zaoui : 01.42.16.06.58 ou 06 53 eric.zaoui@dfc.aphp.fr


Cliquez ici pour télécharger le programme et les dates de formations 2010

30 novembre 2009

Débat sur l'euthanasie

Pour ceux que ça intéresse : comment faire passer un message sur le manque de moyens en soins palliatifs à l'occasion d'un débat sur l'euthanasie ?

1'30 sur le JT de TF1 13 h pour raconter notre travail ... une gageure mais mission presque remplie ...

http://videos.tf1.fr/jt-13h/soins-palliatifs-le-droit-a-mourir-dans-la-dignite-5549147.html

Bon courage à toutes et tous

Bernard DEVALOIS

19 novembre 2009

Les infirmiers qui ne s'inscrivent pas à l'Ordre s'exposeraient à des sanctions pénales pour exercice illégal

La Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos) a rappelé, dans un courrier adressé à la mi-octobre aux établissements de santé, les risques encourus par les infirmiers qui ne s'inscriraient pas à l'Ordre infirmier.

Cette lettre, adressée par la Dhos le 14 octobre aux chefs d'établissements et dont APM a eu copie, vise à préciser les "suite[s] à donner à la correspondance ordinale relative à l'inscription au tableau de l'Ordre des infirmiers".

La Dhos précise que "l'inscription au tableau de l'Ordre, à l'instar d'autres professions, conditionne aujourd'hui l'exercice légal de la profession infirmière".

"Cette inscription est en effet une obligation prévue au code de la santé publique à laquelle tout infirmier en exercice doit se conformer et qui pourrait, si elle n'était pas respectée, exposer le praticien à des sanctions pénales pour exercice illégal", poursuit la Dhos.

Ces praticiens "risquent de se voir opposer de la part des compagnies d'assurance un refus de couverture des dommages causés aux tiers dans le cadre de leur activité", souligne-t-elle.

"A l'issue de [la] campagne d'enregistrement, tout infirmier non inscrit au tableau pourra être considéré par l'Ordre comme exerçant illégalement la profession", ajoute la Dhos.

Elle rappelle en outre que le code pénal "punit le fait de retarder l'acheminement des correspondances". Elle invite donc les chefs d'établissements de santé "à assurer la diffusion du courrier ordinal auprès des infirmiers".

La Dhos leur demande par ailleurs d'observer "la plus grande prudence s'agissant des données [que les établissements] sont habilités à transmettre à l'Ordre des infirmiers".

En effet, si un des articles de la loi HPST autorise les établissements à "communiquer la liste nominative de [leurs] salariés (...) aux ordres paramédicaux en vue de permettre leur inscription automatique au tableau de l'Ordre", cette mise en oeuvre nécessite toutefois un décret en conseil d'Etat, avertit la Dhos, qui précise que la préparation de ce texte nécessite un travail avec la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil).

Dans l'attente de ce décret, l'administration signale que les "seules données personnelles pouvant faire l'objet d'une transmission [par les établissements de santé] à l'Ordre infirmier à la suite de sa demande sont les noms et les prénoms des infirmiers".

Moyens juridiques d'abroger la loi

Le syndicat CFTC santé-sociaux a dénoncé mercredi dans un communiqué "le harcèlement moral" dont sont victimes les infirmières, incitées à cotiser à l'Ordre infirmier, à la suite notamment de la diffusion par la Dhos de cette lettre.

La CFTC se dit "scandalisée" par les méthodes de l'Ordre infirmier "pour racketter" les infirmières salariées qui ne paient pas la cotisation.

Le syndicat évoque ainsi des "pressions individuelle[s]", des "questionnaire[s] inquisiteur[s]", cette lettre "circulaire" de la Dhos "pour appuyer l'obligation de cotiser", mais aussi des "notes de services des directions d'établissements qui accompagnent les salaires des personnels infirmiers".

Contacté par APM, Bernard Sagez, président de la fédération CFTC santé-sociaux, a précisé que l'organisation étudiait également les moyens juridiques d'abroger la loi sur l'Ordre.

La CFTC rappelle aussi dans son communiqué qu'elle "démarche" actuellement les députés pour que ceux-ci modifient la loi.

La CGT précise, pour sa part, dans un communiqué publié jeudi qu'elle avait profité de la négociation mercredi sur la revalorisation des grilles salariales des paramédicaux pour interpeller une nouvelle fois le ministère de la santé sur le dossier de l'Ordre.

Elle dénonce les pressions, telles que des "menace[s] de radiation" ou des "injonction[s] de paiement de la cotisation par des sociétés privées de recouvrement", organisées vis-à-vis des infirmières, des kinésithérapeutes et pédicures-podologues et des directions d'établissements pour obliger les professionnels à s'inscrire aux ordres.

L'intersyndicale a prévu de se réunir lundi, a-t-on appris auprès de l'Unsa.

Contacté par APM, l'Ordre infirmier a indiqué qu'il préparait un premier bilan de la campagne d'inscription à l'Ordre, qui devrait être rendu public dans les jours à venir.

Paris, 9 novembre 2009 (APM)

Info du Collectif Plus Digne La Vie

Madame, Monsieur,

Deux propositions de loi se proposent de revoir les principes édictés dans la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie : la proposition de loi relative au droit de finir sa vie dans la dignité (enregistrée à la présidence de l’Assemblée nationale le 7 octobre 2009), la proposition de loi visant à mieux prendre en compte les demandes des malades en fin de vie exprimant une volonté de mourir (enregistrée à la présidence de l’Assemblée nationale le 5 novembre 2009). Une discussion de ces textes est prévue le 19 novembre.

Le Collectif Plus Digne La vie milite depuis sa création pour que la loi du 22 avril 2005 soit mise en oeuvre en bénéficiant des compétences et des moyens qu'elle justifie. Les évolutions qu'elle rend possible dans les pratiques du soin constitueront les meilleures avancées attendues : elles seront évaluées dans les prochaines années. Il sera temps alors d'envisager, si nécessaire était, des ajustements favorisant une plus juste prise en compte des droits de la personne jusqu'au terme de sa vie.

A retrouver des réactions et certains éléments du dossier dans la rubrique "DEBATS D'ACTUALITE"

http://www.plusdignelavie.com/

Bien cordialement,

Emmanuel Hirsch

A noter sur vos agenda : 10 décembre, 19H30, Assemblée nationale...

17 novembre 2009

« AP-HP : le projet de suppression de 1 000 postes par an inquiète »

Le Monde observe que « le malaise monte à l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris ».
Le journal remarque que « le Pr Pierre Coriat, président de la Commission médicale d'établissement, qui représente les médecins, a menacé, dimanche 15 novembre dans le Parisien, de démissionner si n'était pas revu à la baisse un projet de suppression de 1 150 postes, en 2010, qui pourrait nuire, selon lui, à la qualité des soins ».
« Cette suppression de postes pourrait entraîner, selon lui, une diminution d'activité donc une baisse des recettes de l'AP-HP et une nouvelle réduction d'effectifs »,
ajoute le quotidien.
Le Monde relève que « Roselyne Bachelot n'a pas nié l'existence d'un tel plan de réductions de postes, mais précisé que le chiffre était issu d'un document de travail de cadrage pluriannuel "non définitif" ».
La ministre de la Santé a précisé qu’« il ne s'agit que de réorganisations structurelles destinées à rétablir durablement la situation budgétaire de l'établissement ».
Le quotidien cite l’AP-HP, qui indique que « l'idée est de réussir à faire aussi bien avec moins de moyens », l’organisme « rappelant qu'il n'est pas question de licencier, car chaque année, il y a 6 000 à 7 000 départs naturels », poursuit Le Monde.
Le journal observe que « le personnel est sous le coup, déjà, d'une mesure de 700 suppressions de postes en 2009, qui provoque des tensions dans l'organisation du travail. […] Plusieurs suicides ont été recensés à l'AP-HP ces derniers mois. Ils interpellent sur la souffrance des personnels face aux réformes hospitalières qui ont instauré une culture de la performance ».

Mediscoop le 17 novembre 09

04 novembre 2009

« Proposition de loi sur l’euthanasie »

Le Parisien indique brièvement qu’« une proposition de loi sur l’euthanasie sera présentée le 19 novembre à l’Assemblée nationale par des élus socialistes ».
Le journal note que « les députés demandent que «l’on accède à la demande des personnes dont les souffrances sont telles qu’elles souhaitent une aide active de la part du personnel soignant pour mettre fin à leur vie» ».

Qui d'entre nous acceptera de "tuer" les personnes que nous avons soigner et accompagner pendant leur séjour hospitalier ? Il est toujours possible de soulager des souffrances sans se transformer en euthanasieur ! Pascal RAUTUREAU - Infirmier

Le Pr Marc Gentilini « très critique sur la mobilisation anti-grippe A »

La Croix publie un entretien avec le président honoraire de l’Académie de médecine, qui se montre « très critique sur la mobilisation anti-grippe A ». Le Pr Gentilini déclare ainsi que « cette campagne est disproportionnée par rapport à la réalité de la menace. Il y a d’autres priorités de santé publique en France ». « Je n’ai jamais pris cette grippe à la légère. Je regarde juste les faits : pour l’instant, le virus n’a fait, heureusement, qu’un nombre très limité de victimes », poursuit l’ancien chef du service des maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière. Marc Gentilini estime que « la vaccination ne s’impose que pour les gens «à risque». […] Je déplore que le ministère ait pris des décisions en n’écoutant que les experts qui prédisaient le pire à partir de modèles mathématiques. […] Dépenser autant d’argent contre la grippe A est d’une indécence absolue ». Le Monde constate de son côté que « les contrats avec les laboratoires [ont été] dévoilés ». Le quotidien note en effet que « l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires a rendu accessibles 3 des 4 contrats de commande de vaccins contre la grippe A (H1N1) ». Le journal indique que « le député Gérard Bapt, qui avait reproché à la ministre de la Santé un manque de transparence sur ces contrats, a indiqué que "la façon dont l'Eprus a répondu à la commande de l'Etat" lui paraissait "régulière" ». Le Monde note que « la question la plus épineuse reste l'étendue de la protection juridique conférée aux fabricants de vaccins. […] Dans le cas où le vaccin ne comporte pas de défaut et est conforme aux spécifications de son autorisation de mise sur le marché, "considérant les circonstances exceptionnelles", l'Etat "s'engage à garantir le titulaire contre les conséquences de toute réclamation ou action judiciaire" qui pourraient être engagées contre lui dans le cadre de la vaccination ». « Au ministère de la Santé, l'entourage de Mme Bachelot indique qu'en l'absence de faute, la survenue d'éventuels effets indésirables connus entrerait dans le cadre des accidents médicaux », poursuit le quotidien. Le Journal du Dimanche livre pour sa part un entretien avec Roselyne Bachelot, qui déclare : « Je n’ai pas de gourou à la solde des labos ». La ministre de la Santé remarque : « Comme nous le craignions, la maladie prend parfois des formes graves : plusieurs patients jeunes sont hospitalisés en réanimation ». « Certes, cette grippe est peu sévère mais elle est très contaminante et peut donc désorganiser une société comme la nôtre. […] Sur le plan éthique, proposer la vaccination à l’ensemble de la population était et reste parfaitement justifié », poursuit Roselyne Bachelot. Le Journal du Dimanche se penche également sur les contrats sur les vaccins. Le journal retient que « la transparence est loin d’être totale : des passages ont été caviardés à la demande des fabricants ».

Mediscoop le 02/11/09

20 octobre 2009

Salon infirmier 13 oct 2009 : discours de Madame BACHELOT- NARQUIN

Mesdames, messieurs,

Le salon infirmier appartient à ces rendez-vous que je me plais à honorer, comme en atteste ma fidélité depuis trois années.

J’y vois l’occasion privilégiée de vous exprimer, à vous qui exercez un métier qui est aussi une passion, l’intérêt que je porte à une profession pour laquelle j’ai une réelle admiration.

Cette année, je me réjouis tout particulièrement de vous rencontrer. L’an dernier, en effet, je vous avais dit que 2009 serait l’année des infirmières. J’ai tenu mes engagements et, si vous me le permettez, je voudrais revenir avec vous sur le chemin parcouru.

*

Premier chantier : je vous avais dit que nous mettrions en place le LMD. Nous y sommes.

La promotion d’élèves infirmiers qui a fait sa rentrée il y a un mois sortira en 2012 avec un diplôme d’Etat reconnu au grade de licence.

J’en ai conscience, ce calendrier était ambitieux et certains, je le sais, auraient préféré que nous attendions un an pour mettre en place cette réforme d’envergure.

Je crois que cette attente ne nous aurait pas été bénéfique. C’est la raison pour laquelle, avec le pragmatisme qui est le mien, j’ai voulu profiter de l’envie et de l’enthousiasme suscités, ainsi que du travail que nous avons mené.

Le nouveau référentiel a été validé et reconnu par l’université. Cette étape majeure réalisée, il nous fallait la concrétiser sur le terrain.

A cet égard, je tiens à nouveau à remercier les instituts de formation en soins infirmiers, directions et équipes pédagogiques qui se sont dépensées sans compter pour que le nouveau programme soit mis en place dans les meilleurs délais. Je veux également féliciter les infirmiers et les cadres des services qui vont être demain tuteurs, maîtres de stage, référents. Ainsi, ils vont perpétuer ce compagnonnage qui fait toute la richesse de la formation infirmière et que le monde universitaire a reconnu à sa juste valeur.

Je vous annonce d’ailleurs que le comité de suivi du LMD se réunira, pour la première fois, le 6 novembre, sous l’égide du ministère de la santé, avec vos représentants, professionnels et étudiants, et avec l’ensemble de nos partenaires : ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, régions, universités.

C’est donc bien l’ensemble de la filière infirmière qui va contribuer au succès de cette réforme. En la matière, comme toujours, je sais que je peux compter sur vous.

Parce que l’expérience est une richesse que nous devons valoriser, les infirmières qui n’auront pas suivi le nouveau cursus, c’est-à-dire les diplômées de 2011 et toutes celles qui les précédent, pourront suivre plus facilement qu’aujourd’hui, un cursus universitaire en master et en doctorat, pour celles qui le souhaitent.

Les conventions que les IFSI regroupés vont signer avec les universités permettront une meilleure connaissance réciproque des atouts des uns et des autres. Les universités vont pouvoir mesurer l’étendue de la formation délivrée par les IFSI aux infirmières et ceux-ci vont pouvoir approfondir les partenariats avec l’université.

Ensemble, nous allons définir les besoins de demain en pratiques avancées, et les universités proposeront, je le souhaite, les offres de masters correspondantes.

Ainsi, les liens tissés entre le monde infirmier et le monde universitaire bénéficieront à toutes les infirmières. Je m’en réjouis.

De fait, les infirmières spécialisées vont travailler, dans les prochaines semaines, en lien étroit avec mes services, à l’enrichissement de leur exercice afin que rapidement, nous ayons des infirmières anesthésistes, de bloc ou de puériculture de pratiques avancées, dont la pratique, les compétences et la formation auront été étendues. Ce n’est qu’un début, bien sûr, car nous devons explorer d’autres champs au travers des coopérations entre professionnels de santé.

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de multiplier les spécialités et de dévoyer les pratiques avancées.

Il s’agit, au contraire, de mieux répondre aux besoins de santé de la population. Et le champ est vaste.

De la même façon, j’ai chargé mes services de réfléchir aux moyens de mieux accompagner les infirmières qui souhaitent se lancer dans un doctorat, pendant leurs années de thèse et après. Car cette recherche infirmière qui aspire à se développer doit être nourrie et encouragée. C’est là tout le sens du programme hospitalier de recherche infirmière que j’ai lancé en septembre.

J’ai nommé Monique Rothan Tondeur, infirmière, professeur, titulaire de la chaire de recherche infirmière AP-HP EHESP, directeur du département de sciences infirmières et paramédicales à l’EHESP, comme présidente du comité de sélection de ce programme.

J’invite les équipes qui ont des projets de recherche et toutes celles et ceux qui militent depuis des années pour son développement à proposer leurs dossiers.

De la faculté à vous mobiliser, de la qualité de ces dossiers, dépendra en effet la pérennité de ce dispositif, et plus largement, l’essor d’une discipline.

La balle est, si j’ose dire, dans votre camp. A travers ces actions, je souhaite que nous disposions demain d’infirmières docteurs capables de créer la filière de soins infirmiers que j’appelle de mes vœux.

Cela passe par la recherche hospitalière, cela passe par des thèses dans des écoles doctorales existantes, qui sont exigeantes, prônent l’excellence, et se sont construites progressivement, comme la santé publique. Pour tout cela, j’ai besoin de vous, de candidats motivés et de très haut niveau, afin de convertir de manière fructueuse l’intérêt bienveillant des universités en intérêt à agir et à créer, à terme, une filière de soins infirmiers.

Deuxième chantier : je m’étais engagée à ce que nous lancions la négociation sur la revalorisation des infirmières.

J’entends par là les discussions sur les nouvelles grilles de l’ensemble des corps de la catégorie B et, bien sûr, l’accès des infirmiers à la catégorie A pour toutes celles qui le voudront.

Cette négociation, nous l’avons engagée en juin dernier, et je souhaite qu’elle se conclue par la signature d’un protocole à la fin de cette année.

La mise en œuvre de cette réforme s'appuie sur une discussion approfondie avec vos organisations syndicales. En effet, les enjeux sont très importants, tant pour votre évolution et pour celle de notre système de santé que sur le plan financier. Votre nouveau statut sera porteur d'une revalorisation réelle, et d'exigences nouvelles.

Nous en avons tous conscience, c’est du passage en catégorie A, de la reconnaissance des compétences, des responsabilités et de l’expertise des infirmières qu’il s’agit. C’est une étape décisive, qui marquera durablement l’histoire de votre profession.

Troisième chantier : je m’étais engagée à lancer une mission sur les cadres hospitaliers, et au premier chef les cadres de santé. Le 11 septembre dernier, Chantal de Singly m’a remis un travail remarquable, par l’ampleur de la concertation qui a été menée et par la justesse de l’analyse.

J’étudie actuellement les 36 propositions que formule son rapport, et je vous ferai part de mes premières conclusions prochainement.

Néanmoins, je peux d’ores et déjà vous dire que je souscris au fait que les cadres doivent être davantage impliqués dans les décisions de l’hôpital.

Par ailleurs, comme pour l’ensemble des infirmiers, la formation des cadres manageurs et formateurs doit être revue, compte-tenu de l’évolution de leurs missions. En cohérence, leurs responsabilités doivent être valorisées.

Ce terme de responsabilité, précisément, caractérise bien votre profession.

Aujourd’hui encore, face à la pandémie grippale, c’est bien à votre sens des responsabilités, à votre professionnalisme et à votre générosité que je fais appel. Parce que vous prenez soin au quotidien des patients, j'ai souhaité réunir toutes les conditions pour faciliter la vaccination contre la grippe A H1N1. Vous êtes, comme tous les professionnels de santé, particulièrement concernés. Je souhaite que vous puissiez vous protéger mais aussi protéger ceux qui vous entourent. Je vous demande donc de participer activement à la campagne de vaccination qui va commencer dans les prochaines semaines. Je compte sur vous.

Vous le voyez, comme je m’y étais engagée, l’année 2009 est celle de la mise en œuvre des grands chantiers, qui feront l’avenir de votre profession.

C’est dans cette voie que nous allons poursuivre, pour une meilleure reconnaissance de votre métier, qui doit faire votre honneur et votre fierté.

Je vous remercie.

13 octobre 2009

« Les aliments diététiques passés au crible »

Le Monde note que « l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu, jeudi 1er octobre, à la Commission européenne, un avis scientifique qui devrait contribuer à déterminer si les qualités revendiquées par les aliments diététiques et les compléments alimentaires sont scientifiquement avérées ».
Le journal indique que « l'EFSA a examiné 523 allégations de santé concernant plus de 200 aliments et composants, tels que les vitamines, les minéraux, les fibres alimentaires […]. Ces allégations concernent, entre autres, des valeurs nutritionnelles telles que : "light", "riche en fibres" ou "renforce les défenses naturelles de l'organisme" ».
Le Monde relève que « les évaluations se sont révélées favorables pour un tiers des propriétés vérifiées », principalement pour les « allégations qui concernent les fonctions des vitamines et des minéraux, les fibres alimentaires, les acides gras destinés à maintenir le niveau de cholestérol et les chewing-gums sans sucre destinés à préserver la santé dentaire ».
« En revanche, la moitié des allégations ont reçu un avis défavorable par manque d'information concernant la substance. C'est le cas des bactéries "probiotiques" et des substances botaniques »,
remarque le quotidien.

Revue de Presse Mediscoop du mardi 13 octobre 2009

29 septembre 2009

« Choisissez les bons gels hydroalcooliques »

Sur fond de grippe A, Le Parisien constate que « les gels hydroalcooliques ont détrôné les lunettes de soleil dans presque tous les sacs à main ».
« Mais le prix ne doit pas être le critère d’achat. C’est la composition qui compte »,
remarque le journal, qui indique que « l’Afssaps précise quelle norme et quels composants garantissent que le gel est réellement capable de tuer le virus H1N1 ».
Le Parisien explique ainsi que « si l’étiquette mentionne que le gel a été testé selon la norme NF EN 14476, cela signifie que le produit est capable de tuer facilement le H1N1 ».
Le quotidien ajoute que « si la bonne norme n’est pas indiquée, vérifiez que le gel contient au moins 60% d’alcool ».
Le journal note en outre que « sur Internet, de nombreux produits vantent les pouvoirs désinfectants de la rose sauvage, du citron bio ou de la bergamote. Contre un virus capable de survivre plusieurs jours sur une poignée de porte ou une rampe de métro, mieux vaut se tourner vers les solutions chimiques recommandées par l’Afssaps ».
Le Parisien cite enfin Catherine Desmares, directrice de l’Afssaps, qui estime qu’« il est vraiment préférable que les enfants se lavent les mains bien correctement à l’eau et au savon liquide ».
Le quotidien annonce par ailleurs que « les complémentaires santé financeront en partie la campagne de vaccination contre la grippe A, dont le coût devrait avoisiner le milliard d’euros ».
Le journal précise que celles-ci « devraient mettre sur la table entre 270 et 300 millions d‘euros. Leur contribution devrait être rendue officielle jeudi ».

Revue de presse Mediscoop du mardi 29 septembre 2009

07 septembre 2009

"L’heure des repas influe sur la prise de poids »


C’est ce que titre Le Figaro, notant que « pour prévenir l'obésité, il faut manger sainement, mais aussi à la bonne heure ».
Sandrine Cabut aborde ainsi des travaux de chercheurs américains parus dans Obesity, coordonnés par Fred Turek (neurobiologiste à l'université de Chicago, Illinois) : « Selon leurs expériences réalisées chez des souris, se nourrir très tard, à l'heure où l'on est censé dormir, pourrait contribuer singulièrement à une prise de poids, indépendamment de la composition du repas ».
La journaliste indique que « les chercheurs ont comparé deux groupes de souris soumises au même type d'alimentation (plutôt riche en graisses) mais à des horaires différents. Les unes étaient nourries sur la période de 12 heures correspondant à leur cycle naturel d'éveil (la nuit, puisqu'il s'agit d'animaux nocturnes), les autres pendant leur période habituelle de sommeil ».
Sandrine Cabut constate qu’« après 6 semaines de ce régime, les premières avaient augmenté leur poids de 20%, les secondes de 48% ».
Les auteurs de l’étude estiment qu’« une meilleure compréhension du rôle du rythme circadien sur la régulation du poids pourrait avoir des implications importantes dans la lutte contre l'épidémie actuelle d'obésité ».
Sandrine Cabut livre la réaction du Dr Alain Delabos, nutritionniste à Rouen, qui remarque que « l'important en nutrition, c'est de savoir manger le bon aliment, en bonne quantité, et, ce qui est le plus essentiel, au bon moment. […] Le petit déjeuner et le déjeuner sont des repas prévisionnels ou provisionnels. Le dîner est un repas complémentaire, il doit être léger. On pourrait même s'en passer ».
La journaliste souligne toutefois que « pour d'autres nutritionnistes et chercheurs, les bases scientifiques sur le sujet ne sont pas encore assez solides pour des applications en nutrition humaine ».
Sandrine Cabut note que Claude Gronfier, chronobiologiste à l'Inserm (Lyon), « pointe des faiblesses de l'étude. D'abord, son effectif est limité, et ces souris sont soumises à un régime particulier, très riche en graisses ».
Le spécialiste relève de plus : « On les force, ces souris, à manger à un “mauvais” moment, et on les expose également à de la lumière, ce qui peut contribuer à désynchroniser l'horloge biologique ».

Mediscoop le 04/09/09

02 septembre 2009

Supervisions infirmières et analyse de pratique

Cher(e)s collègues,

Nous avons le plaisir de vous communiquer les prochaines dates de nos supervisions infirmières (groupe d'analyse de pratique). Celles-ci nous permettent, depuis six années, d'enrichir notre pratique clinique infirmière et de donner du sens à quelques situations de travail éprouvantes ou incompréhensibles.
Nous serions heureux d'élargir notre groupe et nos échanges avec vous.
Nous vous proposons donc, une séance d'essai avant tout engagement.

Bonne rentrée à toutes et à tous

Pascal RAUTUREAU- Association IDEES


Supervisions infirmières et analyse de pratique


Objectifs : Accompagnement de la pratique clinique infirmière.

Public : Infirmier(e)s, cadres, étudiant(e)s infirmier(e)s

Programme : Analyse de situations cliniques permettant une prise de conscience quant à l’investissement personnel dans le cadre professionnel, puis une meilleure capacité à le gérer.
Discussion autour d’une situation qui questionne et/pose problème. (soignant -> patient, soignant -> soignant, soignant -> famille, soignant -> institution)
Repérage des mécanismes en jeux avec le groupe et hypothèse proposée par le superviseur.

Dates : 14 Septembre 09 – 12 octobre 09 – 9 novembre 09 – 14 décembre 09
(les séances de 2010 seront communiquées ultérieurement) de 18 h 00 à 20 h 00

Séance d’essai gratuite sur demande , ensuite nous demandons un engagement pour l’année 2009-2010.

Durée : Deux heures, une fois par mois de septembre 09 à juin 10 (10 séances par an )

Nombres de participants : Dix à quinze participants. Le groupe est constitué en début d’année avec possibilité d’intégration en cours d’année sur demande.

Lieu : Hôpital Pitié Salpetrière Bd de l’hôpital Paris 75013 – Bâtiment Antonin Gosset

Intervenant : Richard PEEL - Psychologue clinicien

Tarif : 15€ /séance (après une séance d’essai, un engagement pour l’année vous sera demandé)

Règlement en trois fois soit : 50 € en septembre 08, février 09 et juin 09

Confirmation de votre présence souhaitée

Email : idees@cegetel.net ou sur notre répondeur 06.80.00.80.10

27 août 2009

Enquête de la SRLF-SFAR et Espace Ethique de l’AP-HP auprès de professionnels de santé

Une enquête de la SRLF-SFAR et Espace Ethique de l’AP-HP, visant à connaître l’opinion de tous les soignants sur les modalités de la campagne de vaccination contre le virus A (H1N1), a lieu jusqu’au 06 septembre prochain.

Cette enquête :

Vise à recueillir votre avis sur certains aspects liés aux priorités dans la mise en place d’un programme de vaccination contre le virus A/H1N1v et la préparation à une probable vague épidémique
Comporte 2 parties : "les priorités" et "votre profil"
Se fait depuis ce questionnaire individuel en ligne, anonyme
Requiert une participation de 10 minutes environ


Les résultats de cette consultation seront mis en ligne sur les sites de l’Espace éthique / AP-HP (www.espace-ethique.org/fr/gr...), de la SFAR (www.sfar.org), et de la SRLF (www.srlf.org)

Pour participer : cliquer ici

Mot de passe : h1vaccins

02 juin 2009

12 Juin 2009 : Prochaine journée thématique de l'association IDEES

Entrée gratuite sur inscription

Culture hospitalière et citoyenneté

Usagers et professionnels de santé : une difficile alliance

  • Au temps où les usagers n’existaient pas
  • L’émergence du concept « d’usagers » : origine et bataille de mots
  • Des chartes et des lois pour lui donner « corps » et « droits »
  • A l’hôpital, la difficile présence du « tiers »
  • Le « mouvement associatif en santé » aujourd’hui : entre force à l’extérieur et suspicion à l’intérieur

Quid alors de possibles partenariats ?

Intervenant :

Chantal DESCHAMPS

Médiatrice en santé

Vice-présidente de la commission nationale

d’agrément des associations d’usagers de la santé

Vendredi 12 juin 09 de 9 h 30 à 13 h 30

Centre de Formation Continue du Personnel Hospitalier (CFCPH)

IFSI- Salle A (algéco extérieur IFSI)

Enrichissement des soins infirmiers - Association IDEES

G.H Pitié Salpêtrière

47 Bd de l’hôpital 75013 PARIS

Déjeuner possible sur place

Confirmation de votre présence souhaitée par émail :

idees@cegetel.net ou sur notre répondeur : 06.07.15.00.80

Avicenne : le 9 juin 09 Santé et vie quotidienne dans les foyers de travailleurs migrants

Grand témoin - Costa Gavras * réalisateur

Journée migrant : Santé et vie quotidienne dans les foyers de travailleurs migrants

Organisé par l'hôpital Avicenne
Mardi 9 juin 2009 de 9 h à 17 h
Hôpital Avicenne
125, rue de Stalingrad - 93000 Bobigny
Tél. : 01 48 95 55 55

Télécharger le programme ici

12 mai 2009

Journée internationale des infirmières : l’Ile-de-France tournée vers l’avenir

Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville
Ministère de la Santé et des Sports
Préfecture de la région Ile-de-France
Direction Régionale Des Affaires Sanitaires et Sociales d’Ile-de-France

Communiqué de Presse

Mardi 12 mai 2009
Journée internationale des infirmières : l’Ile-de-France tournée vers l’avenir

Alors que la journée internationale des Infirmières célèbre leur rôle central dans l’innovation en santé, la DRASSIF souhaite mettre en lumière les actions entreprises par cette profession en Ile-de-France1.
En effet, leur implication dans l’amélioration du système de soins étant primordial, les pouvoirs publics sont engagés dans la valorisation de ce métier tandis que les professionnels se mobilisent autour de projets résolument tournés vers la qualité des soins apportés aux patients.

Un plan régional infirmier 2008- 2013.

En collaboration avec le Conseil régional, l’Agence Régionale de l’hospitalisation et la DRASS d’Ile-de-France ont élaboré un plan régional infirmier afin de répondre aux futurs besoins de recrutement et d’attirer les jeunes vers cette profession.

Conçu autour de trois grands axes : renforcer l’attractivité du métier auprès des jeunes et valoriser l’appareil de formation, accompagner les étudiants durant le parcours de formation et enfin, fidéliser les diplômés en Ile de-France, le Plan infirmier s’appuie sur la mobilisation des professionnels des établissements et des IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) qui multiplient les rendez-vous avec les jeunes afin de faire connaître leurs métiers. De nombreux forums et journées portes ouvertes sont ainsi organisés tout au long de l’année dont l’un organisé par le CRIPP2, acteur régional pour l’information des jeunes et des informateurs relais.

Des pratiques avancées en soins infirmiers

D’autre part, les professionnels se mobilisent aussi pour échanger sur leurs expériences et valoriser les pratiques innovantes en Ile-de-France. Ainsi, dans la même lignée que la journée internationale des infirmières intitulée : « Servir la collectivité et garantir la qualité: les infirmières s'engagent pour des soins innovants », la journée régionale des Directeurs des soins du 27 mai3 a pour thématique « Les pratiques avancées ». Des expériences telles que le suivi infirmier de patients atteints de sclérose en plaques au sein d’un réseau de soins, l’accompagnement à l’allaitement maternel ou le suivi de patients atteints de plaies chroniques illustreront ces innovations dans la qualité des soins. Enfin, les résultats d’une étude exploratoire régionale permettront de mesurer la contribution des infirmiers à l’amélioration du système de soins.
La Journée internationale est l’occasion de rappeler la diversité des actions entreprises par les infirmières en collaboration avec les pouvoirs publics ce qui témoigne de leur implication et de la vitalité du système de soins francilien, résolument tourné vers l’avenir.

Contact presse, DRASS Ile-de-France : Henriette Wembanyama : 01 44 84 22 14
dr75-communication@sante.gouv.fr

1 79 653 infirmiers sont en exercice en Ile-de-France dont 78% de salariés hospitaliers et 9% d’infirmiers libéraux.
(Insee, 1er janvier 2008)
2 CRIPP : Centre Régional d’Information sur les Professions Paramédicales
3 Journée Régionale des Directeurs de soins, 27 mai 2009, plus d’information sur www.ile-de-France.sante.gouv.fr

01 mai 2009

« Vive les infirmières ! »


Le Monde

Sandrine Blanchard estime dans Le Monde qu’« il y a vraiment quelque chose qui cloche dans notre système libéral de santé. Dès qu'un gouvernement tente de mieux organiser l'accès aux soins, il est accusé d'être un ennemi de la liberté. Comprenez liberté d'installation et liberté de pratiquer des dépassements d'honoraires ».
La journaliste rappelle que « tandis que les médecins libéraux bataillent, avec succès, pour que l'on ne touche pas à ces "deux piliers", les infirmières libérales sont, depuis ce week-end, les premiers professionnels de santé à ne plus pouvoir s'installer librement ».
Sandrine Blanchard note ainsi que les infirmières « ont accepté, en contrepartie de revalorisations tarifaires légitimes au regard de leurs honoraires (qui ne subissent jamais de "dépassements"), de corriger leur mauvaise répartition sur le territoire. […] L'information n'a pas fait la "une" des journaux ».
« Elles ne pourront s'installer dans les zones "surdotées" qu'à condition de compenser le départ d'une de leurs collègues et, à l'inverse, bénéficieront d'aide pour aller dans les zones "sous-dotées". Cela paraît simple et de bon sens, mais apparemment impossible à réaliser pour les médecins libéraux »,
remarque la journaliste.
Sandrine Blanchard observe en outre qu’en matière de dépassements d’honoraires des médecins, « dont la hausse continue est montrée du doigt dans des rapports de la Cour des comptes et de l'Inspection générale des affaires sociales, il n'est plus question d'y toucher ».
« Pendant ce temps, ce sont les patients qui trinquent »,
estime la journaliste, ajoutant que « tant que le système ne sera pas régulé en termes de tarifs et de répartition géographique des professionnels, le coût de la santé augmentera et les inégalités territoriales d'accès aux soins continueront à s'aggraver ».

Mediscoop du 30 avril 09

08 avril 2009

« La greffe n’est pas qu’une affaire de médecin »

L’Humanité revient sur la greffe du visage et des deux mains, réalisée sur un patient ce week-end à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, et note qu’« au-delà de l’exploit chirurgical et logistique, les associations rappellent que la greffe n’est pas qu’une affaire de médecin ».
Le journal relève que « la prouesse technique est bien évidemment à saluer, mais le Pr Laurent Lantiéri lui-même rappelle que «ces deux greffes n’ont été possibles que parce qu’il y a la générosité et l’altruisme des patients et de leurs familles ».
Le quotidien remarque en effet que « ce qui bloque les greffes aujourd’hui, ce ne sont pas les contraintes techniques mais le manque de donneurs ».
L’Humanité souligne que « le manque d’information et la confusion qui en découle ressortent lors d’événements comme cette double greffe. L’exploit des chirurgiens, s’il est salué par tous au nom du patient, semble faire peur à certains. Des porteurs de carte de donneur sont même revenus sur leur décision après cette nouvelle ».
Le journal livre les propos de Marie-Claire Paulet, présidente de l’association France ADOT, qui « reconnaît que la greffe du visage «pose des questions d‘éthique», mais rappelle que l’on peut de son vivant choisir les organes que l’on veut donner ou pas ».
De son côté, La Croix s’interroge : « Y a-t-il une limite au nombre d’organes que l’on peut greffer en même temps ? ».
Le journal pose la question au Pr Lantiéri, qui déclare que « les seules limites aux greffes multiples sont en quelque sorte celles de notre imagination ! ».
Le chirurgien explique que « celles-ci sont immunologiquement mieux tolérées que les greffes simples. […] En un premier temps, l’organisme réagit très vigoureusement, mais comme il se trouve en contact avec beaucoup de cellules étrangères en même temps, il se dit : s’il y en a tant, c’est que cela doit m’appartenir. Cela crée de la tolérance ».
Laurent Lantiéri indique que « la limite aux greffes multiples est donc plutôt d’ordre technique. […] Reste la question de la réappropriation du corps : le patient va-t-il s’habituer à avoir plusieurs organes externes, donc visibles, d’origine étrangère ? ».
Le spécialiste constate en outre que « le dernier facteur limitant la possibilité de greffes est le manque de donneurs », et déclare : « J’aimerais convaincre les familles de l’importance de donner la vie par-delà la mort ».

Revue de presse Mediscoop du 08/04/09

03 avril 2009

La cotisation au Conseil National de l’Ordre des Infirmiers est fixée

Paris, le 3 avril 2009

Construire l’avenir de la profession

En créant l’Ordre des infirmiers, le législateur a souhaité confier à une institution indépendante toutes latitudes pour lui permettre d’assurer la promotion et la défense de l’ensemble de la profession infirmière, quelle que soit sa pratique, son mode d’exercice, sa région. Afin de garantir son indépendance, d’assurer ses missions et d’assumer son fonctionnement, une cotisation annuelle est fixée. La cotisation est obligatoire pour tous les infirmiers et infirmières en exercice.

Après une journée d’échange avec les 100 présidents de départements, et les 23 présidents de régions, le montant de la cotisation a été voté par les conseillers nationaux ordinaux. Il est fixé à 75 euros par an, en séance de ce jour.

Ce montant va permettre de mettre en place une structure ordinale au service de tous les infirmiers, pour l’excellence des soins et d’engager rapidement le chantier fondateur de la profession : l’élaboration du code de déontologie.

L’Ordre porte également le projet de réforme « Licence, Master, Doctorat » et veut valoriser la filière en sciences infirmières, à l’instar des modèles européens et francophones.

Dans le cadre du projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires, dont les débats reprendront en mai au Sénat, la structure ordinale entend défendre et faire reconnaître les fonctions et les responsabilités croissantes des infirmières et infirmiers. L’Ordre est également l’interlocuteur officiel de la Haute Autorité de Santé, notamment sur le thème de la coopération entre les professionnels de santé.

Il entend aussi honorer au mieux sa mission d’entraide et de solidarité au service des infirmiers.

Les élus ordinaux vont s’adjoindre les services d’une équipe professionnelle qualifiée afin de mettre en oeuvre les missions légales de l’Ordre : maintenir l’éthique de la profession ; promouvoir la compétence des infirmiers ; contribuer à la qualité et à l’évolution de la réglementation par ses avis et propositions ; s’assurer de la qualité individuelle et collective des soins, de la diffusion des règles de bonnes pratiques et de la pertinence des conseils donnés ; réguler l’accès à la profession par l’inscription au tableau et suivre la démographie infirmière.

Par son choix le Conseil National de l’Ordre des Infirmiers, après une étude budgétaire précise a fixé cette cotisation calculée au plus juste de ses objectifs. Il entend répondre à son ambition d’être porteur de ses missions et de faire des professionnels infirmiers de vrais acteurs du système de santé de notre pays en toute indépendance.

Présidence

Contact presse

Tél. : 06 10 83 47 13

Courriel : ordre-infirmier.national@orange.fr

25 mars 2009

« La liste noire de la malbouffe »


Le Point, numéro 1905

Le Point consacre un article au livre que vient de sortir le Dr Laurent Chevallier, consultant en nutrition attaché au CHU de Montpellier, qui « explique comment survivre au désastre nutritionnel annoncé ».Les 100 meilleurs aliments pour votre santé et la planète », éditions Fayard)
Le magazine relève en effet que « chaque année en France, la malbouffe provoque 3 fois plus de morts que le tabac et 50 fois plus que les accidents de la route. Elle est en partie responsable de 30 % de nos cancers, de nos 500 000 insuffisants cardiaques, de 2 millions de diabétiques et de 8 millions d'obèses. Effarant ».
Le Dr Chevallier déclare ainsi : « Je tire la sonnette d'alarme parce que, lors de mes consultations, je suis confronté tous les jours aux victimes de la malbouffe ».
« Notre nourriture n'est plus adaptée à nos gènes. Non seulement on y a ajouté des substances chimiques mais on l'a bourrée de mauvais gras pas cher à produire, hypercalorique comme l'huile de palme. Et surtout de sucre et de sel »,
poursuit le praticien.
Laurent Chevallier ajoute : « N'ayons plus la naïveté de croire que si des ingrédients étaient nocifs on ne les trouverait pas dans les magasins. Régulièrement, des produits que nous avons consommés pendant des années sont retirés du marché ».
« La preuve, selon lui, que l'on nous met sur la table des aliments mal évalués »,
observe Le Point, qui se penche sur ces « marqueurs de malbouffe », « des ingrédients faciles à repérer sur l’étiquette, qui doivent faire office d’épouvantails ».
Le magazine conseille notamment : « Passez-vous des sodas, thés glacés et boissons aromatisées », ou encore : « Ne faites pas vos courses le ventre vide ». L’hebdomadaire explique que « grâce à un phénomène appelé «alliesthésie», le fait d’être rassasié anesthésie l’attirance pour les aliments. De quoi éviter les achats compulsifs ».

Revue de Presse Mediscoop du mercredi 25 mars 2009

17 mars 2009

Le Conseil de Paris a adopté son budget prévisionnel

Communiqué de presse du 16 mars 2009
Le Conseil de Paris a adopté son budget prévisionnel


Le département qui comporte le plus infirmières confirme ainsi qu’une cotisation annuelle de trente euros est viable pour le fonctionnement de l’Ordre des Infirmiers.

Le Conseil Départemental de l’Ordre des Infirmiers de Paris a adopté son budget prévisionnel lors de sa réunion du 5 mars 2009. L’aspect recettes sera fonction du montant de la cotisation, et de la part de celle-ci attribuée au niveau départemental, éléments qui relèvent d’une décision que le Conseil National doit prendre début avril, après consolidation des budgets prévisionnels des Conseils départementaux et régionaux, et élaboration du budget prévisionnel du Conseil National.

La ventilation des dépenses du budget prévisionnel du CDOI de Paris correspond à :
- 40 % de frais de personnel (deux secrétaires)
- 16 % de loyer (60m2, plus charges, assurances, impôts locaux,…)
- 15 % de frais postaux (mailing, courriers règlementaires,…)
- 8 % pour le fonctionnement de la Commission de Conciliation
- 7 % pour l’achat de matériel de bureau (informatique, photocopieur,…)
- 5 % pour l’indemnisation des élus libéraux (participation aux réunions ordinales)
- 5 % pour l’achat de mobilier de bureau (tables, chaises, armoires,…)
- 2 % de frais de téléphone et d’internet
- 2 % pour les fournitures de bureau

Le département de Paris comporte près de 30.000 infirmières : 21.076 du secteur public, 6.192 du secteur privé, et 2.225 du libéral. Ce budget correspond à une dépense départementale de 13,39 euros par cotisant. Il faudrait donc que la quotte part départementale soit de 45 % si le montant de 30 euros était retenu pour la cotisation.

A l’unanimité, le CDOI de Paris :
- a décidé de n’indemniser que les élus libéraux (les élus salariés peuvent participer aux réunions ordinales sur leur temps de travail)
- souhaite partager des locaux avec le CNOI et le CROI d’Ile de France par souci d’économies (mutualisation des frais au prorata de la surface occupée)

Le 30 mai 2008, lors de sa première réunion, le CDOI de Paris avait adoptée à l’unanimité la motion suivante : « Le Conseil Départemental de Paris s’engage à soutenir une cotisation ordinale d’un montant raisonnable pour l’ensemble des infirmiers, tout en garantissant l’indépendance et l’autonomie de l’ordre. Nous demandons au conseil national que cette cotisation annuelle soit de 30 euros. »
http://www.conseil-de-lordre-infirmier-de-paris.com/?p=448

14 mars 2009

« L'accès aux traitements antidouleur encore trop rare » dans le monde

Le Monde note en effet que « selon l'OMS, 80 % des habitants de la planète n'ont pas suffisamment accès aux soins palliatifs, et des dizaines de millions de personnes […] endurent chaque année de terribles douleurs ».
Le journal relève que « dans la plupart des cas, ces souffrances pourraient être soulagées, de manière efficace et à faible coût, par l'administration de substances opiacées, notamment de morphine. Mais celle-ci fait en général défaut dans les pharmacies comme dans les lieux de soins ».
Le quotidien constate notamment qu’« en Afrique, 32 pays ne bénéficient pratiquement d'aucune distribution de morphine. A Mexico, ville de 18 millions d'habitants, on ne la trouve que dans 9 pharmacies et hôpitaux ».
Le Monde cite l'association Human Rights Watch, qui remarque qu’« un grand nombre de pays ne considèrent pas les soins palliatifs et le traitement de la douleur comme des priorités en matière de santé ».
Le journal précise : « Au coeur du problème : les lois sur le contrôle des stupéfiants et leur mise en application, qui compliquent souvent inutilement l'accès aux analgésiques à base d'opiacés. A quoi s'ajoute, parfois, la force de l'habitude ».
Le Monde relève ainsi qu’« au Kenya, par exemple, les médecins voient si souvent leurs patients mourir dans la douleur qu'ils pensent que c'est ainsi qu'on doit mourir ».
Le quotidien observe que « certains pays semblent toutefois parvenir à briser ce cercle vicieux », se penchant sur le cas de la Roumanie, où la médecine palliative est devenue « un modèle pour plusieurs pays ».

Revue de presse Médiscoop du vendredi 13 mars 2009

10 mars 2009

« Endoscopie : les infirmières font aussi bien que les médecins »


Le Figaro relève qu’« en Grande-Bretagne, les infirmières réalisent des endoscopies digestives. […]

Une étude montre qu’elles obtiennent d’aussi bons résultats que les praticiens ».

Le journal rappelle en effet qu’outre-Manche, « pour diminuer la pression pesant sur les médecins et réduire les délais d’attente, les pouvoirs publics ont décidé il y a quelques années d’autoriser notamment des infirmières à réaliser des endoscopies digestives hautes (œsophage, estomac) et des sigmoïdoscopies évaluant la partie inférieure du côlon et le rectum ».
Le quotidien explique que selon deux études parues dans le British Medical Journal (enquête MINueT réalisée auprès de 1 800 patients), « les infirmières peuvent sans risque pour leur patient réaliser ce type d’examen ».
Le Figaro remarque notamment que « pour l’endoscopie haute, les résultats ont été considérés comme normaux dans 30 % des cas par les médecins et 18 % par les infirmières. Pour la sigmoïdoscopie, ces taux sont respectivement de 45 et 34 % ».
Le journal ajoute que « l’examen des vidéos a permis d’observer que les infirmières sont plus minutieuses lorsqu’elles examinent l’estomac et l’œsophage. En revanche, l’analyse économique globale semble indiquer que l’endoscopie effectuée par les médecins est d’un coût légèrement inférieur à celle pratiquée par l’infirmière ».
Le quotidien observe qu’« en France, malgré une réflexion en cours de la Haute Autorité de santé [et] la pénurie de praticiens […], la délégation de certains actes médicaux à des infirmières suscite une certaine réticence ».

Revue de presse Mediscoop du 09 mars 09

03 mars 2009

Nouvelle journée thématique de l'association IDEES le 27 mars 09 - "Soigner en milieu carcéral"

  • Est ce que la qualité des soins en milieu carcéral diffère de celle en milieu hospitalier ?
  • Prise en charge globale en milieu carcéral : est ce que cela signifie avoir connaissance du motif d'incarcération ?
  • Quelles sont les demandes des personnes détenues ?
  • Quels sont leurs besoins ?
  • Quel est le quotidien des personnes détenues ?
  • La France, pays des droits de l'homme, est elle en accord avec ses valeurs et ses ambitions ?
  • A-t-on les moyens de soigner et de prendre soin ?
  • Dans quelles conditions travaillent les soignants ?

Intervenants :

Gilles MARMIN - Cadre supérieur de santé - UCSA de Fresnes (94)
Evelyne LAUSERIE - Infirmière - UCSA de Fresnes (94)

Le 27 mars 09 de 10 h 30 à 13 h 30

Entrée gratuite sur inscription

Centre de Formation Continue du Personnel Hospitalier (CFCPH)

IFSI- Salle A (algéco extérieur IFSI)

Enrichissement des soins infirmiers - Association IDEES

G.H Pitié Salpêtrière

47 Bd de l’hôpital 75013 PARIS

Déjeuner possible sur place

Confirmation de votre présence souhaitée par émail :

idees@cegetel.net ou sur notre répondeur : 06.07.15.00.80

18 février 2009

Éloge du soin - Une éthique au cœur de la vie


Le 6 février 09, Philippe Svandra, cadre infirmier supérieur et docteur en philosophie, est intervenu pour l'association IDEES sur le thème de "La T2A ou la difficile rencontre de l'éthique du soin et de l'économie".



Aujourd'hui il publie aux éditions Séli Arslan "Éloge du soin : Une éthique au cœur de la vie - Sources philosophiques, pratique et conditions de l’engagement soignant"
.

Nous vous invitons à découvrir son ouvrage en cliquant sur le lien ci-dessous : http://storage.canalblog.com/15/75/70893/36035079.pdf

Pour le bureau de IDEES


Pascal Rautureau

03 février 2009

A propos des soins palliatifs en Europe

Le rapport sur les soins palliatifs du Dr Wolfgang Wodarg, médecin interniste qui siège non seulement au Bundestag, le parlement allemand, mais aussi à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, a été adopté la semaine dernière à Strasbourg. Il s'agit d'une réflexion sur l'avenir des systèmes de santé européen.
Pour le Dr Wodarg, il faut s'interroger sur le principe de "la guérison par l'innovation à tout prix", qui donne de faux espoirs aux malades, parfois au prix de leur qualité de vie. Il estime qu'il faut orienter la santé vers une conception plus "palliative" des soins répondant à des impératifs éthiques et sociaux.
Il dénonce que trop de pays européens voient dans la santé un marché axé sur l'expansion et la production plutôt qu'un service basé sur la solidarité et la dignité.


Le Dr Wodarg souhaite un vrai débat sur ces questions pour faire des soins palliatifs "un pilier essentiel des droits des patients".

© genethique.org

29 janvier 2009

Renforcer le professionnalisme et la qualité des soins infirmiers

Voici le nouveau programme de formation du CFCPH

"Renforcer le professionnalisme et la qualité des soins infirmiers"

Cette formation remplace "enrichissements des soins infirmiers"

Pascal Rautureau

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CODE GIPSIE
APH0006904900

FINALITE
Perfectionnement

ORIENTATION DE DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES
62 - Compétences métiers: filière soins

THEME
Compétences soignantes (divers)

PUBLIC
Infirmier, infirmier spécialisé
Conditions d’accès : valider l’inscription à un ou plusieurs modules de formation avec le cadre supérieur de santé et/ou le directeur de soins

OBJECTIFS
Consolider ses compétences cliniques en regard des enjeux et des orientations liés au cadre réglementaire, à la pratique, la réflexion, la formation, la recherche et la prospective dans le champ des soins infirmiers
Renforcer son professionnalisme et la qualité des soins auprès des personnes soignées et de leur entourage

PROGRAMME
Axe 1 : RENFORCER SA PRATIQUE CLINIQUE INFIRMIERE
Module 1 : Evolution et perspectives de l’environnement professionnel infirmier
Approches historique, socio-anthropologique et éthique du soin infirmier
Introduction à la pensée et à la discipline infirmières
Principes, méthodes, outils de la démarche clinique infirmière
Sensibilisation à la démarche d’évaluation des pratiques professionnelles (EPP)
Durée : 3 jours continus

Module 2 : Evolution des pratiques professionnelles
Démarche d’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) : principes, méthodes, outils
Démarche clinique et démarche qualité (gestion des risques)
Transfert de compétences, pratique clinique avancée, consultation infirmière
Sensibilisation à la recherche en soins infirmiers
Durée: 3 jours

Axe 2 : RENFORCER SES COMPETENCES RELATIONNELLES
Module 3 : Communication, écoute, relation d’aide
Pré-requis : avoir suivi le module 1
Méthodes et outils en communication
Attitudes aidantes, écoute active, entretien d’aide
Techniques spécifiques
Durée : 4 jours discontinus (2-2)

Module 4 : Accompagnement des personnes atteintes de maladies graves et/ou chroniques et de leur entourage
Pré-requis : avoir suivi les modules 1 et 3
Problématiques spécifiques (bio-psycho-socio-anthropologiques et éthiques) liées à la maladie grave et chronique
Annonce du diagnostic, situations de crise, processus de deuil, stratégies d’adaptation des patients, de leurs proches et des soignants
Accompagnement des patients et de leur entourage par l’équipe pluridisciplinaire
Consultation infirmière
Durée : 4 jours discontinus (2-2)

Axe 3 : DEVELOPPER SES COMPETENCES DANS LE CHAMP DE LA PREVENTION DE LA SANTE ET L'EDUCATION THERAPEUTIQUE
Module 5 : Education thérapeutique et soins infirmiers

Pré-requis : avoir suivi les modules 1, 3, 4. Perspective de mise en place d’un projet d’éducation thérapeutique
Processus de la démarche éducative
Méthodologies d’élaboration du projet éducatif jusqu’à son évaluation ; situations simulées pluridisciplinaires
Durée : 4 jours continus

Axe 4 : ANALYSER SA PRATIQUE PROFESSIONNELLE
Module 6 : Analyse des pratiques professionnelles infirmières
Pré-requis : avoir suivi les modules 1, 3, 4
Explicitation et analyse des situations de soins et de travail apportées par les participants
Elaboration de stratégies professionnelles individuelles et collectives pour renforcer ses pratiques de soins en équipe
Durée : session 1 : 2 jours discontinus (personnes formées avant 2008) ; session 2 : 5 jours discontinus (personnes formées en 2008)

DUREE
Formation modulaire au choix du participant (validé par le cadre supérieur). Il est possible de s’inscrire à un module indépendamment des autres sauf pour certains modules (pré-requis nécessaires)

RESPONSABLE PEDAGOGIQUE
Eric Zaoui, Fanny Male (CFCPH) : modules 1, 2, 3, 4, 6
Isabelle Bodart (CFCPH) : modules 2, 5

CENTRE ORGANISATEUR
CFCPH

NOMBRE DE PARTICIPANTS
25

NOMBRE DE SESSIONS PREVUES
6

CALENDRIER PREVISIONNEL
Module 1 : 30, 31 mars et 1er avril 2009
Module 2 : 09, 10, 11 juin 2009
Module 3 : 04, 05, 25, 26 mai 2009
Module 4 : 23, 24 septembre, 19, 20 octobre 2009
Module 5 : 30 novembre, 1, 2, 3 décembre 2009
Module 6 : session 1 : 2 jours discontinus (personnes formées avant 2008) :13 janvier, 12 février ; session 2 : 5 jours discontinus (personnes formées en 2008) : 05 mars, 27 avril, 28 mai 2009 + 2 dates à déterminer

21 janvier 2009

La T2A, ou la difficile rencontre de l’éthique du soin et de l’économie

L'association IDEES vous propose une nouvelle journée thématique :

le 6 février 09 de 9 h 30 à 13 h 30

Entrée gratuite sur inscription par émail

« Ce sont nos sociétés d’Occident qui ont fait de l’homme un animal économique. Mais nous ne sommes pas encore des êtres de ce genre. […] Nous sommes encore éloignés heureusement de ce constant et glacial calcul utilitaire » - Marcel Mauss (1872-1950)

Le contenu :

  • Tension entre une relation de soin et une exigence de solidarité : comment les soignants peuvent-ils concilier ces deux exigences ?
  • Comment passer :
    o du proche au prochain,
    o de la sollicitude à la solidarité
    o de l’éthique au politique ?
  • La notion de gouvernance : concept bien flou qui traduit en réalité le refus du politique au profit de la gestion et de la procédure.
  • La T2A : un outil de la gouvernance qui vise à toujours plus rationaliser et standardiser l’activité de soins. (l’exemple même d’une approche gestionnaire)
  • La Notion de don / contre don comme forme de relation non-marchande qui favorise la solidarité inter-communautaire.


Intervenant : Philippe SVANDRA - Cadre infirmier supérieur - Formateur consultant – Docteur en philosophie

Vendredi 6 Février 09 de 9 h 30 à 13 h 30

Centre de Formation Continue du Personnel Hospitalier (CFCPH)
IFSI- Salle A (algéco extérieur IFSI)
Enrichissement des soins infirmiers - Association IDEES
G.H Pitié Salpêtrière
47 Bd de l’hôpital 75013 PARIS
Déjeuner possible sur place

Confirmation de votre présence souhaitée par émail :

idees@cegetel.net ou sur notre répondeur : 06.07.15.00.80

Recherche en soins infirmiers - Formation - CFCPH

A partir de cette année, le CFCPH propose un nouveau séminaire de formation et un dispositif d’accompagnement des équipes hospitalières dans le domaine de la recherche en soins infirmiers, en partenariat avec la direction centrale des soins, Philippe Delmas (cadre expert en soins et docteur en sciences infirmières), des universitaires et des directeurs et promoteurs de recherche.
Nous reprenons l’initiative impulsée et portée, il y a quelques années, par l’IESCH.

Ce projet est en lien direct avec l’actualité professionnelle, les enjeux institutionnels et les demandes qui nous sont régulièrement adressées.

Dans l’élaboration de ce projet de formation, notre réflexion intègre :
Les enjeux posés à notre système de santé, entre autres :
  • l’amélioration qualitative, la rationalisation et l’évaluation des pratiques de soins
  • la recherche d’une meilleure adéquation entre les dispositifs de formation continue et de développement des compétences et les pratiques professionnelles en évolution.

Les orientations nouvelles adoptées dans la réflexion, la pratique, la formation et la prospective en matière de soins infirmiers en France :

  • réflexion, expérimentations en matière de développement/transfert de compétences et du concept nord-américain de pratiques avancées
  • universitarisation de la formation (LMD)
  • développement du questionnement et de l’implication des soignants dans l’analyse, l’élaboration et la mise en œuvre de méthodes et d’outils afin d’améliorer la qualité des soins (conformément aux problématiques de santé publique) et stimuler l’esprit de recherche.

Une proportion de plus en plus large des infirmières et cadres infirmiers développent leurs compétences cliniques dans le champ de pratiques soignantes pointues et novatrices :

  • consultations infirmières, équipes soignantes transversales dans les domaines des soins palliatifs, de la douleur et des addictions
  • développement d’expertises cliniques (accompagnement de personnes atteintes de maladies graves, de maladies chroniques et de handicaps
  • développement de programmes d’éducation thérapeutique
  • participation à l’évolution de méthodes et de techniques de soins infirmiers spécialisés…)


Plus que jamais, en regard des orientations actuelles du système de santé français, les professionnels expriment souvent la nécessité de développer l’analyse, l’évaluation de leurs pratiques et de promouvoir la recherche en soin à un haut niveau.


Ce faisant, la finalité des dispositifs proposés, sera d’accroître le professionnalisme infirmier et la qualité des prestations soignantes à l’hôpital en s’inscrivant dans une dynamique de changement.

La formation s’adresse en priorité aux infirmières (iers) et aux cadres de santé (services de soins, IFSI) et cadres supérieurs de l’institution AP-HP.

Axes de travail Ces dispositifs sont ensembliers :

  • un axe formation comportant deux niveaux :
  • niveau 1 : Introduction à la démarche de recherche en soins infirmiers
  • niveau 2 : Approfondissement à la démarche de recherche en soins infirmiers
  • un axe conseil-expertise méthodologique auprès des équipes hospitalières souhaitant conduire une recherche en soins infirmiers (à venir)

Les inscriptions (CODE GIPSIE APH0006905801) sont à réaliser au plus vite (avant le 16 février) auprès du responsable de formation : valider au préalable l’inscription en formation et un éventuel pré-projet de recherche auprès du cadre supérieur et du directeur de soins.

Je reste bien évidemment disponible pour vous apporter toute précision complémentaire.
Bien cordialement


Eric Zaoui
Centre de Formation Continue du Personnel Hospitalier (CFCPH)
GH Pitié-Salpêtrière
47, bd de l'hôpital
1er étage IFSI
73013 Paris
Tél: 01 42 16 06 53 ou 06 58
Fax: 01 42 16 06 66
@: eric.zaoui@dfc.aphp.fr

12 janvier 2009

« Le médiateur de la République veut renforcer la sécurité des soins »

La Croix indique que « le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, vient de créer un Pôle santé et sécurité, dont la mission sera de trouver une solution aux problèmes rencontrés par les patients et leurs familles avec des hôpitaux, des cliniques ou des médecins de ville ».
Jean-Paul Delevoye déclare ainsi que « dans un contexte de défiance à l’égard du système de santé, il est apparu essentiel de proposer un dispositif de médiation indépendant de la sphère médical ».
Alain-Michel Ceretti, conseiller santé auprès du médiateur, ajoute : « Nous aurons les pouvoirs de contrôle et d’injonction du médiateur. Cela nous permettra d’exiger d’un établissement tous les éléments d’information nécessaires pour comprendre ce qui s’est passé en cas d’accident ».
Le quotidien précise toutefois que ce Pôle, « composé d’une équipe de 9 médecins », « n’entend pas s’inscrire dans une logique d’affrontement avec les institutions de santé ni encourager une «judiciarisation» de la médecine ».
(Plus d’informations sur www.securitesoins.fr)
Revue de presse Médiscoop le 12 janvier 09

07 janvier 2009

« Gare aux interventions chirurgicales inutiles »


Ca m’intéresse janvier 2009 N°335

« Opérations trop rapides, hors indication ou qui pourraient être évitées en privilégiant des traitements médicaux », note Ca m’intéresse, qui revient sur une enquête de la fédération hospitalière de France dont les premiers résultats viennent d’être rendus publics.

Les praticiens eux-mêmes et les pouvoirs publics tirent la sonnette d’alarme sur ces pratiques qui se multiplient « sous l’action combinées de trois facteurs » poursuit l’hebdomadaire. Première cause, « les avancées de la médecine ».

Comme l’explique Le Professeur Guy Vallencien, ancien chef du service d’urologie de l’Institut mutualiste Montsouris (Paris) « la baisse du risque opératoire, due aux progrès considérables, de l’anesthésie et de la chirurgie favorise les interventions abusives ». Autre facteur exposé par le Pr André Grimaldi, chef du service de diabétologie à la Pitié-Salpétrière « le nouveau mode de financement des établissements publics comme privés » qui « pousse à une augmentation aberrante d’activités jugées « rentables » comme pour la chirurgie ambulatoire ».

Enfin, « les seuils d’activité » favorisent également les abus et « pour pouvoir pratiquer certains actes, les établissements doivent en avoir réalisé un nombre minimum les années précédentes » . Du coup, comme le déplore le professeur Bertrand Millat, gastro-entérologue au cHU de Montpellier, membre du conseil scientifique de l’assurance maladie « certains , pour décrocher l’agrément, multiplient les interventions au détriment de la qualité ».

Le Dr Frédérique Pothier, chef du service de l’accréditation des médecins à la Haute Autorité de santé revient quant à elle, sur l’arrivée prochaine des « certificats d’accréditation » qui n’ont pas pour mission explique-t-elle de « mettre un gendarme derrière chaque médecin(..) mais d’améliorer la pratique médicale et de prévenir les accidents médicaux ou d’en réduire la gravité ».

Pour accréditer les praticiens précise le Dr Pothier, « nous leur demandons d’auto-analyser leurs méthodes de travail et de les comparer régulièrement aux recommandations de bonnes pratiques émises par les sociétés savantes »… Les noms de médecins accrédités seront bientôt « publiés sur le site de l’HAS »

Revue de presse médiscoop le 05 janvier 09

29 décembre 2008

Drame de St Vincent de Paul : réaction du Conseil Régional de l'Ordre Infirmier d’Ile de France

C’est avec émotion que le Conseil Régional de l’Ordre des Infirmiers d’Ile de France (CROI-IDF) a appris le décès d’un enfant de trois ans, hospitalisé à Saint-Vincent de Paul à Paris à la suite d’une erreur commise par l’infirmière en poste dans le service.

L’Ordre Régional des Infirmiers d’Ile de France et les 80 000 infirmières et infirmiers qu’il représente s’associe à la douleur de la famille dans ce drame terrible. L’Ordre Régional des Infirmiers d’Ile de France apporte son soutien à sa consœur aujourd’hui anéantie par les conséquences de son geste et le battage médiatique qui en est fait en pleine période de Noël.

Par respect envers l’enfant défunt, la souffrance de ses proches et notre consœur, le CROI IDF souhaite que la justice apporte des éléments de compréhension de cet accident afin que ce drame puisse trouver des réponses objectives le plus rapidement possible, et ce en toute sérénité.

Le CROI IDF dans son ensemble reste choqué par le choix d’une mise en garde à vue immédiate et prolongée d’une professionnelle reconnue, alors qu’elle a spontanément averti sa hiérarchie et signalé son erreur dans les moments qui ont immédiatement suivi le drame.

Sans minimiser l’erreur, ce choix touche toute une profession dont les valeurs et les actions sont avant tout de traiter, de soigner et d’accompagner les patients à toutes les heures du jour et de la nuit.

Ces activités infirmières très souvent à hauts risques, relevant d’un grand professionnalisme et d’une expertise constante, trop souvent réduites à de simples exécutions de « tâches », ne peuvent en ces périodes symboliques de fin d’année, être mises à mal de quelque façon que ce soit, et être utilisés à partir d’un évènement tragique et de manière passionnelle à des fins médiatiques, revendicatives et opportunistes.

Le CROI IDF va suivre avec beaucoup d’attention cette affaire et prendra dans les meilleurs délais rendez-vous avec Madame Bachelot Narquin, Ministre de la santé, des sports et de la vie associative pour faire le point dans le cadre de ses missions sur ce drame, sur la profession d’infirmière et son avenir dans l’intérêt des patients.
Publié le 27 décembre 08 sur le site du CROI IDF

La coopération médecins généralistes/infirmières améliore le suivi des patients diabétiques de type 2. (Cliquez ici)


ASALEE, Action de Santé Libérale En Equipe, associe, dans le département des Deux-Sèvres, 41 médecins généralistes et 8 infirmières afin d’améliorer la qualité des soins, notamment des patients atteints de maladies chroniques. Lancée en 2004, elle représente la seule expérimentation de coopération entre professionnels de santé portant sur les soins de premiers recours. Les infirmières se voient confier par les médecins la gestion informatique de certaines données du patient et des consultations d’éducation thérapeutique, selon un protocole bien défini.

Une évaluation médico-économique du dispositif ASALEE a été menée par l’IRDES. Centrée sur les patients atteints de diabète de type 2, qui représentent un tiers de l’activité des infirmières, l’étude montre que les patients inclus dans le dispositif voient leur équilibre glycémique s’améliorer davantage que dans le groupe témoin. Ils réalisent également plus systématiquement les examens de suivi et cela sans coût supplémentaire significatif pour l’Assurance maladie. Les modalités de l’étude imposent toutefois que ces résultats soient confirmés par des analyses complémentaires.
Questions d'économie de la santé IRDES n° 136. Novembre 2008 - Bourgueil Y., Le Fur P., Mousquès J., Yilmaz E.

17 décembre 2008

Les sept premières années de carrière des infirmiers diplômés en 1998

Dans cette étude nous analysons le parcours professionnel des infirmiers au cours des sept années suivant leur sortie de formation à partir des données de l’enquête Génération 98 du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CÉREQ).

Il en ressort que les infirmiers s’insèrent plus facilement que les autres diplômés de niveau proche ou équivalent et accèdent rapidement à des emplois stables. Pour accéder à l’emploi, ils sont rarement contraints à quitter leur région d’origine. À leur sortie de formation initiale, ils sont mieux rémunérés que les autres diplômés.

Cependant, leurs revenus réels évoluent plus faiblement. Ainsi, la rémunération constitue une des rares sources d’insatisfaction des infirmiers. Au sein de la profession, les infirmiers spécialisés (puéricultrices, infirmiers psychiatriques, autres spécialités) salariés du secteur public sont mieux rémunérés que ceux du privé. Les infirmiers sont, parmi les diplômés de niveau proche ou équivalent, ceux qui effectuent le moins de reconversions professionnelles. De fait, ils suivent moins de formations que les autres au cours des sept premières années de vie professionnelle.

Télécharger l'étude ici

Carine FERRETTI et Clémentine GARROUSTE
Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)
Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité
Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative
Ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique

08 décembre 2008

« Un fichage au parfum d’Edvige à l’hôpital »

L’Humanité consacre un article aux « questions que se pose le personnel de l’hôpital public de Niort (Deux-Sèvres), établissement dans lequel circule depuis le 1er novembre une enquête sur la précarité dans les établissements de santé ».

Le journal explique que « commandité par le ministère de la Santé, ce formulaire expérimental vise «à mieux connaître les situations de précarité des patients hospitalisés en court séjour» ».

L’Humanité note qu’« intégré au dossier du patient, ce formulaire comprend 11 critères, parmi lesquels l’illettrisme, la langue parlée, l’hygiène, le logement, l’absence de couverture sociale ou encore les minima sociaux ».

Le quotidien cite un membre du personnel, qui déclare : « Les personnes en grande précarité coûtent plus cher à l’hôpital. Essayer d’obtenir des financements supplémentaires du ministère pour leur prise en charge, ce n’est pas choquant. Ce qui est choquant, c’est la manière dont les items sont formulés et le fait qu’ils n’aient rien à voir avec les soins à prodiguer ».

Le salarié ajoute : « Nous sommes un certain nombre à refuser de remplir cette enquête. […] Qui centralise les données ? Pourquoi cette enquête n’est-elle pas anonyme ? ».
L’Humanité livre la réaction de la direction, qui a indiqué dans La Nouvelle République que « de nombreuses données non médicales sont déjà recueillies car elles sont nécessaires à la prise en charge médicale ».

Revue de presse Mediscoop le 8 décembre 08

02 décembre 2008

Jean Leonetti : « Il est inutile et dangereux d'introduire dans la loi l'exception d'euthanasie »

Le Figaro, Le Parisien, Libération, La Croix


Le Figaro revient sur le rapport de la mission Leonetti sur la fin de vie, remis aujourd’hui au premier ministre, et publie un entretien avec le député Jean Leonetti.
Le médecin déclare ainsi : « Lorsque le malade est en fin de vie, le dispositif légal actuel […] résout l'immense majorité des problèmes rencontrés. Il m'a semblé dans ce cas inutile et juridiquement dangereux d'introduire dans la loi une exception d'euthanasie ».
Jean Leonetti ajoute que « lorsque la personne qui demande la mort n'est pas en fin de vie et réclame une assistance au suicide, nous avons constaté que la loi française n'interdit pas formellement cette démarche mais évite, en interdisant la manipulation des personnes vulnérables et la provocation au suicide, les dérives que la Suisse constate et tente en vain de juguler ».

Le député remarque que « l'observatoire de la fin de vie réclamé de manière unanime est indispensable. Les études sont rares et inquiétantes, […] où l'on mesure l'importance de la solitude et la rareté de prescriptions d'antalgiques chez les mourants. Nous avons besoin de données objectives, d'une évaluation, non seulement de la loi, mais de la manière dont la fin de vie se déroule en France ».

Jean Leonetti se penche enfin sur l’« acharnement thérapeutique » : « Tout concours à cette attitude : le financement, la demande quelquefois des patients et des familles, la sécurité judiciaire, la valorisation morale de l'acte. Pourtant cette attitude est humainement inacceptable et coûteuse sur le plan financier ».

« En médecine, tout ce qui est possible n'est pas forcément souhaitable, et pas seulement en fin de vie. Cela nécessite que nous modifiions profondément notre façon de soigner et qu'en médecine la technique performante s'accompagne d'une dimension humaine équivalente », conclut le praticien.

Le Figaro observe sur la même page que « les associations en faveur de la légalisation ne désarment pas ».

Le Parisien note également que selon ce rapport parlementaire, « l’euthanasie n’a pas à être légalisée », tandis que La Croix rappelle « comment la France s’est dotée d’un modèle sur la fin de vie », avec la loi de 2005.

Libération consacre pour sa part près de 2 pages à ce nouveau rapport, et publie un entretien avec Jean Leonetti, qui « compare les législations de nos voisins » et déclare que « les critères flous ne sont pas respectés ».

Revue de presse Mediscoop le 2 décembre 08

01 décembre 2008

Conseil National de l’Ordre des Infirmiers : Résultat des élections.


Le 26 Novembre 2008 - (Infirmiers.com) : Les membres du conseil national de l'Ordre infirmier ont été élu mardi 25 novembre 2008. Le dépouillement de l’élection électronique s'est déroulé dans l’amphithéâtre LAROQUE du ministère de la santé devant une trentaine de personnes.

Les « grands électeurs » (conseillers titulaires régionaux) ont désignés les 52 membres titulaires et suppléants du Conseil National de l’Ordre des Infirmiers :
  • 24 titulaires pour le collège du secteur public
  • 16 titulaires pour le collège du secteur privé
  • 12 titulaires pour le collège du secteur libéral

Chaque électeur votait pour les candidats de son secteur (région ou inter région) de sa catégorie (libéral, public, privé). Ainsi un infirmier libéral titulaire au conseil régional de Picardie votait uniquement pour son représentant libéral du secteur 6 : Nord Pas-de-Calais Picardie Champagne-Ardenne.

Le taux de participation a été de 91,92% avec inscrits 433 inscrits et 398 bulletins exprimés.

Les secteurs étaient :
  • Secteur 1: Ile-de-France Antilles Guyane Réunion
  • Secteur 2: PACA Corse
  • Secteur 3: Rhône-Alpes
  • Secteur 4: Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées
  • Secteur 5: Pays de Loire Centre Poitou-Charentes
  • Secteur 6: Nord Pas-de-Calais Picardie Champagne-Ardenne
  • Secteur 7: Lorraine Alsace Franche-Comté Bourgogne
  • Secteur 8: Aquitaine Limousin Auvergne
  • Secteur 9: Bretagne Normandie


Les premières conclusions :

- Certains représentants syndicaux ont été élus comme Chantal LEVASSEUR (Coordination nationale infirmière), Thierry AMOUROUX (Syndicat National des Professionnels Infirmiers) Philippe TISSERAND (Fédération nationale des infirmiers)

- Des fervents militants en faveur de l’ordre n’ont pas été élus. Il s'agit notamment de Jean-Jacques SCHARFF, porte-parole du groupe Sainte-Anne (organisation réunissant une quarantaine d'associations et de syndicats et dont l'objectif était la création de l'Ordre). Contacté mardi par l'APM, Jean-Jacques SCHARFF a précisé qu'il s'est déclaré « déçu » de ne pouvoir être présent au conseil national, mais a souligné qu'il participerait tout de même à la mise en place de l'Ordre, en tant que président du conseil départemental des Alpes-Maritimes et conseiller régional PACA.

- Parmi les personnes « battues » on peut noter :
  • Christophe DEBOUT président de l'Association nationale française des infirmières et infirmiers diplômés et étudiants (ANFIIDE) et Brigitte LECOINTRE sa vice présidente
  • Marcel AFFERGAN, président de Convergence infirmière

  • Jeanine DORBES, Edith PLANTEFEVE et Emmanuelle LEFEVRE MAYER de l’ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices diplômées et des Etudiantes)
  • Régine CLEMENT de l’APOIIF (Association pour un Ordre des infirmières et infirmiers de France)


- Parmi les personnes « élues », on peut voir :
  • Christiane VEYER de AFDS (Association française des directeurs de soins)
  • Didier BORNICHE de l’AFIDTN (Association Française des Infirmiers et Infirmières de Dialyse, Transplantation et Néphrologie)


Et après ?

Conformément à l’article R.4125-7 du code de la santé publique, il faut attendre 15 jours (délai de recours) pour que ce vote soit entériné par le Ministère.

Le conseil national va ensuite se réunir pour élire son bureau. Il ne sera opérationnel que début 2009. Il devra se positionner sur de nombreux dossiers :
  • Fonctionnement interne de l’ordre des infirmiers avec rapport entre les différents niveaux (departement, région, national), budget, et donc cotisation
  • LMD (License, master doctorat), décret d’actes, code de déontologie, mise en place des EPP (évaluations des pratiques professionnelles), reconnaissance du diplôme d’infirmier québécois en France, etc.…

Le travail ne va pas manquer. Nous souhaitons bon courage à ce tout premier conseil national qui devra bien sûr « essuyer » les plâtres !

Guy ISAMBART
Rédacteur en chef
Http://www.infirmiers.com
Guy.isambart@infirmiers.com



Webographie

- Elections du Conseil National de l’Ordre des Infirmiers, Novembre 2008 - Résultats non-officiels

- Résultat des élections du Conseil National de l’Ordre des Infirmiers (SNPI)


Liste des 52 élus titulaires (ordre alphabétique)

ADAIN EMMANUEL
AMOUROUX THIERRY
BAC née BONNET ISABELLE
BERGER MARTINE
BLASCO CARMEN
BODIN CHRISTOPHE
BOIVENT PHILIPPE
BONAFOUS MONIQUE
BORASO MARIE-ANGE
BORNICHE DIDIER
BORRAS ISABELLE
BOUCHET CHRISTOPHE
BOULARAND EMMANUEL
BOURSEAUD-LAPORTE CORINNE
CARATY MICHEL
CAYET née PHILIPPE CECILE
COCULET ERIC
COVES née BERTHOD DOMINIQUE
DEMARSON ARNAUD
DEVIGNES ARMAND
DRIGNY OLIVIER
ETIENNE née MORA MARTINE
FARDINI ELIEZER
FAURE-GEORS-TROJANI née KYPREOS MICHELLE
FERRE SONIA
FLAMENT MICHELE
GARNIER JEAN-YVES
GENTILHOMME JEAN-YVES
GERNELLE KARINE
GUILLAUME MARIE-PIERRE
IPHAINE GILBERTE
LAC SYLVIE
LANGELY LAURENCE
LE BOEUF DOMINIQUE
LE DU BRUNO
LEVASSEUR CHANTAL
MAMERI KARIM
MAUREL VERONIQUE
MUNINI THIERRY
PECNARD née PASQUES MARILYNE
PETIT née KRANICH MYRIAM
PLUMET MARIE-PIERRE
POULET FRANCOISE
ROMAN CHRISTOPHE
ROUALIN JEAN CLAUDE
ROUVIERE FREDERIC
SEGARD JEAN
SOUBAYA CAMATCHY ARIGUELOU GUY
TISSERAND PHILIPPE
VASSEUR DAVID
VEYER CHRISTIANE
VIGNIER GREGORY

23 novembre 2008

Culture et soins infirmiers « Expériences infirmières dans la prise en charge des patients migrants d’origine Africaine »


Histoire de la migration
  • Origine et motif
Qui sont ces migrants ?
  • Définition de l’ethnomédecine et de la culture
Médecines parallèles
  • Représentation de la maladie
  • Le secret de la maladie
  • Médecine traditionnelle
  • Sorcellerie, magie, marabout…
Thèmes abordés avec des cas concrets :
  • Soigner quand le patient ne parle pas notre langue !
  • La symbolique du sang
  • L’éducation alimentaire (chez les musulmans d’Afrique du nord)
  • Les rites funéraires à connaître

Présentation de l’association « Les femmes médiatrices » de Pantin

Présentation de l’association « Démé » par Pierrette Labailly (vice-présidente)

Présentation du « groupe migrants » de l’hôpital Avicenne

Intervenante : Delphine LECLERC - Infirmière – Membre du groupe migrants – Service
des maladies infectieuses - Hôpital Avicenne – Bobigny (93)

Vendredi 12 Décembre 08 - 9 h 30 à 13 h 30
IFSI - Salpêtrière
G.H Pitié Salpêtrière
47 Bd de l’hôpital 75013 PARIS
Déjeuner possible sur place
Confirmation de votre présence par émail :idees@cegetel.net

Accompagner dans la durée : un défi pour la clinique - 1ère journée des infirmiers cliniciens

21 janvier 2009
Centre Hospitalier Sainte Anne Bâtiment C
1, rue Cabanis 75674 PARIS Cedex 14 Tél. : 01.45.65.73.15 Fax : 01.45.65.73.58
www.ch-sainte-anne

Actuellement la pratique clinique se diversifie et se développe en France façon importante. Afin de partager leurs expériences, de communiquer sur les travaux réalisés, et d’éclairer une réflexion appuyée théoriquement des rencontres régulières entre cliniciens apparaissent comme incontournables.
Le thème a été choisi en référence aux difficultés spécifiques de certains secteurs, face notamment à la complexité des soins dispensés aux patients atteints d’affections de longue durée.
Nous avons voulu partager avec d’autres
ces expériences enrichissantes et sensibles : c’est la raison de cette journée.

9h00 Accueil

9h30

Soigner dans le temps : le challenge quotidien des infirmiers cliniciens
Rosette Poletti : Docteur en Sciences infirmières
Questions et débats avec la salle

11h00

Comment utiliser ses ressources internes dans l'accompagnement de longue durée
Anne Marie Filliozat : psychanalyste, psychosomaticienne
Questions et débats avec la salle

12h30 - 14h00 : Déjeuner libre


14h à
15h45 Ateliers :
Présentation par les infirmières cliniciennes "L'accompagnement dans tous ses états"

1er Atelier :

Champ des personnes âgées (problématique de douleur)
Intervenante :
Isabelle El Khiari
Animatrice :
Ursula Reinfelder

2ème Atelier :

Champ des soins palliatifs (problématique de positionnement)
Intervenante :
Bénédicte Bellart
Animatrice :
Jacqueline Burton

3ème Atelier :

Champ de la psychiatrie (problématique familiale)
Intervenants : Florent Dulong et Christelle Duqueff
Animatrice : Béatrice Veissière

16h00 Retour ensemble


Pratique pour ancrer ses ressources

Anne Marie Filliozat : psychanalyste, psychosomaticienne

16h30

Conclusion

Responsables pédagogiques
: Mireille Saint Etienne et Philippe Svandra

Bulletin d'inscription: cliquez ici

19 novembre 2008

AP-HP : « On mange mal, mais on est bien soigné »

Le Parisien note dans ses pages locales que « 4 500 patients ont été interrogés sur leur séjour dans 24 hôpitaux de l’AP-HP », en novembre et décembre 2007.
Le journal publie les résultats de cette enquête dénommée Saphora, et retient que « la qualité des repas [est] toujours bonne dernière ».
« Des aliments qui n’ont pas de goût, servis en trop petite quantité et souvent froids… Les repas n’ont jamais été le point fort de l’AP-HP et c’est encore pire cette année », observe le quotidien.
Le Parisien indique ainsi que « seules 6 % des personnes interrogées jugent «très positive» la qualité des repas. Ils étaient 8 % en 2004. Idem pour la variété des plats… Seuls 9 % la considèrent comme «très satisfaisante», contre 11 % ».
Le journal relève en outre que « seuls 24 % des patients qui ont transité par un service des urgences du réseau AP-HP se déclarent «très satisfaits» de l’accueil. Et ils ne sont que 26 % à juger bonne la qualité des soins dans ces services ».
Le Parisien note cependant que « la qualité des soins [est] jugée excellente ».
Le quotidien remarque que « 72 % des patients jugent très bon le comportement des médecins et 71 % celui du personnel. 69 % apprécient la politesse et l’amabilité de ces derniers. La compétence des médecins est jugée très bonne à 52 % ».
« Et dans un domaine pointu comme la chirurgie, 74 % des patients estiment avoir très bien compris les informations données par le praticien », ajoute le journal.
Le Parisien publie la liste des « mieux notés » et des « moins bien notés », Rothschild (Paris XIIème) figurant en première place avec 75/100, et Foix-Rostang (Ivry-sur-Seine) en dernier avec 66/100. Le quotidien explique que « trois critères ont été retenus : la qualité des soins, le confort et l’organisation de la sortie ».
Le journal observe enfin que « pour que l’indice de satisfaction soit meilleur à l’avenir, l’AP-HP a décidé d’améliorer l’accueil, le confort et la restauration. Et de regrouper toutes les bonnes initiatives de ses établissements sous une marque AP-HP pour que les patients puissent bien les identifier ».

Mediscoop le 18 novembre 08

13 novembre 2008

Canada - Lancement d’une nouvelle philosophie de soins :

Les infirmières adoptent le Caring


Alma, le 12 novembre 2008 - / LBR.ca / -

Le Conseil des infirmières et infirmiers du Centre de santé et des services sociaux de Lac-Saint-Jean-Est lançait, hier, la nouvelle philosophie de soins de l’établissement, le Caring, philosophie issue d’un mouvement de pensée correspondant davantage à la pratique d’aujourd’hui.

Effectivement, le Caring prône une approche respectueuse de la personne comme étant un tout indivisible et unique, ne pouvant être dissociée de son environnement. Cette philosophie met en valeur la nécessité de construire une relation de confiance et d’harmonie entre l’infirmière, le patient et sa famille.

Selon Caroline Guay, directrice des services cliniques et des soins infirmiers, « le temps était venu, pour notre établissement, de moderniser nos pratiques de soins. La demande a émergé du personnel infirmier qui souhaitait s’identifier à une culture de soins prenant davantage en considération la relation qui s’établit entre l’infirmière, le patient mais également l’entourage de ce dernier pour être en mesure d’adapter les soins et services offerts au mode de vie de chaque patient. »

Pour sa part, Audrey Émond, présidente du Conseil des infirmières et infirmiers de l’établissement, soulignait que « l’adoption de cette philosophie vient appuyer et inciter le personnel soignant dans ses capacités à aller au-delà de ses connaissances scientifiques en utilisant son expérience clinique, son intuition et sa connaissance du vécu du patient pour mieux saisir tout changement dans son état et y réagir adéquatement. Nos membres sont fiers de s’identifier à cette nouvelle philosophie de soins beaucoup plus axée sur les êtres humains que nous sommes, tant du côté des patients que des soignants. »

Les infirmières et infirmiers porteront dès la semaine prochaine une nouvelle carte d’identification arborant les couleurs de cette nouvelle philosophie. Les usagers du CSSS sont invités à poser des questions aux membres du personnel identifiés au Caring pour en connaître davantage sur les changements encourus par son application.


Source :
Marie-Karlynn Laflamme
Conseillère en communication
CSSS de Lac-Saint-Jean-Est - Canada

03 novembre 2008

« Des Français mettent au point le premier coeur artificiel »


Les Echos consacrent un article à un « événement mondial en chirurgie ».
Le journal indique en effet qu’« une équipe française fait battre le premier coeur artificiel ».
Le quotidien explique que « depuis 15 ans, Alain Carpentier travaille en secret avec EADS sur ce concept révolutionnaire. Le chercheur a combiné des matériaux biocompatibles avec une électronique embarquée de pointe pour imiter l'organe humain ».
Les Echos notent qu’« il s'agit du premier prototype de coeur artificiel implantable qui imite à la quasi-perfection […] le fonctionnement de l'organe humain ».
Le journal cite le Pr Carpentier, directeur du Laboratoire d'études des greffes et prothèses cardiaques de l'Hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris, qui déclare : « Je ne supportais plus de voir des hommes mourir à la quarantaine d'un infarctus du myocarde massif. Nous avons bien sûr la solution de la transplantation cardiaque, mais elle ne répond pas au grand nombre de besoins, notamment en raison du manque de greffons ».
Le quotidien indique que « fruit de 20 ans de recherche et développement, ce coeur artificiel, protégé par une série de brevets, va désormais battre en toute indépendance au sein de la nouvelle société Carmat », issue d’EADS et qui « vient de lever une quarantaine de millions d'euros pour financer en France le développement de ce cœur ».
« Il pourrait être évalué sur l'homme dans 2 ans »,
poursuivent Les Echos.
Le journal explique notamment qu’« il a fallu 4 ans pour trouver la forme et la taille optimales de la bioprothèse humaine, afin de reproduire le plus fidèlement possible la physiologie normale ».
« Grâce à des capteurs électroniques très sophistiqués, […] ce coeur artificiel a la capacité de réagir automatiquement à tout changement des besoins de l'organisme par des variations du débit, de la fréquence cardiaque ou de la pression artérielle »,
continue le quotidien.

Revue de presse Medisccop le 27 octobre 08

« Les embryons hybrides bientôt autorisés en Grande-Bretagne »


La Croix remarque sur près d’une page que « dans la quasi-indifférence générale, les députés britanniques ont autorisé mercredi des scientifiques à créer des embryons hybrides, issus de l’intégration d’ADN humain dans des ovules d’animaux, dédiés à la recherche médicale ».
Le journal indique que « le texte […] pourrait entrer en vigueur en novembre. La Grande-Bretagne accentuera alors sa distinction du reste de l’Europe ou des États-Unis, en permettant aux scientifiques des expériences interdites ailleurs ».
La Croix précise que « la recherche sur les embryons hybrides sera très contrôlée. […] L’objectif scientifique avancé est de pousser la recherche sur des maladies génétiques comme Alzheimer ou Parkinson ».
Le journal rappelle en effet que « pour créer des embryons, il faut des ovules. Mais les scientifiques en manquent ».
Le quotidien explique que « les scientifiques ont donc eu l’idée d’utiliser des ovules d’animaux en substitut. Leur noyau est complètement vidé et l’embryon résultant possède, à terme, 99,8 % d’ADN humain. Les scientifiques peuvent alors récolter les cellules souches et étudier leur comportement ».
Le quotidien précise que « la loi autorise trois changements particulièrement controversés : les expériences sur les embryons hybrides, la naissance de «bébés médicaments» et l’autorisation de fécondation in vitro pour les femmes célibataires et les couples de femmes homosexuelles ».
La Croix observe que « les opposants […] sont scandalisés », mais note que « le paradoxe de cette loi est qu’elle ne va quasiment rien changer puisqu’elle ne fait qu’entériner des pratiques déjà en place ».

Revue de presse Mediscoop le 24 octobre 08

15 octobre 2008

Fin de vie : fin des auditions de la mission d'évaluation de la loi Leonetti

La mission parlementaire d'évaluation de la loi Leonetti sur la fin de vie a mis un terme mardi à 6 mois d'audition en recevant Roselyne Bachelot, qui a plaidé pour un maintien de la loi en l'état avec un renforcement de la formation des soignants et la création d'un observatoire des pratiques.
La mission, présidée par Jean Leonetti (UMP, Alpes-Maritimes), auteur de la loi de 2005 qui a instauré un droit au "laisser mourir" mais pas à l'euthanasie active, était composée en outre de Michel Vaxès (PCF, Bouches-du-Rhône), Gaétan Gorce (PS, Nièvre) et Olivier Jardé (Nouveau centre, Somme).
Elle a reçu 58 témoignages et s'est rendue aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. Elle doit encore se rendre en Belgique et en Suisse, avant de remettre son rapport, théoriquement en novembre.
La ministre de la Santé a estimé lors de son audition que "la première des urgences" était d'"affranchir la personne en fin de vie de la souffrance" sans "application déraisonnable des soins". Et si la mort peut être "une conséquence" de cette attitude, elle ne peut pas être un "projet auquel le corps médical pourrait être associé", a-t-elle dit.
Pour elle, "la loi dit exactement ce qui doit être dit dans ce domaine", et son équilibre doit "être préservé".
Se disant favorable à "la diffusion de la culture palliative", elle a proposé de "poursuivre l'offre de soins palliatifs à l'hôpital et en ville", de former au service de soins palliatifs et d'améliorer l'accompagnement des proches.
Elle a indiqué à cet égard qu'une étude était en cours sur la possibilité de rémunérer un proche qui accompagnerait un malade à domicile, un plan qui pourrait représenter une charge annuelle de "5 à 64 millions d'euros".
La ministre s'est dite favorable à la création d'un "observatoire de la fin de vie" qui ferait "un suivi analytique des pratiques", refusant cependant, comme le proposait Gaétan Gorce, qu'il ait une mission de "conseil".
Elle a indiqué aussi ne pouvoir, comme le demandait le député de la Nièvre, organiser un débat public sur le sujet alors que le débat sur la loi de bioéthique devrait commencer "dans quelques semaines" et prendre "six mois".
Jean Leonetti avait été chargé de cette mission d'évaluation de la loi à la suite du cas de Chantal Sébire, qui demandait qu'on l'aide à mourir et qui finalement s'est donné la mort.

(©AFP / 14 octobre 2008 19h42)

Réforme des études infirmières : tu parles d’une reconnaissance !

Dans le cadre de l’harmonisation des études supérieures en Europe, à travers la mise en place générale du système « LMD » (licence master doctorat), les infirmières, les sages femmes et les représentants de nombreuses professions médicales appellent depuis plusieurs années à une refonte de leurs formations et diplômes. Cette réforme permettrait en outre d’apporter une nouvelle reconnaissance à des professions souvent en proie à un important malaise. Ne pouvant plus reculer devant d’une part les exigences européennes, d’autre part les attentes des syndicats, le gouvernement a demandé à plusieurs instances un rapport sur « la reconnaissance des diplômes d’Etat professionnels paramédicaux et de sages femmes par référence au schéma universitaire européen Licence Master Doctorat ». Celui-ci, notamment rédigé par l’IGAS, a été remis à Roselyne Bachelot et Valérie Pécresse (ministre de l’Enseignement supérieur) ce mardi 7 octobre. Il y rappelle en guise d’introduction qu’au vu de la situation européenne, la « France serait de plus en plus isolée si elle se maintenait dans un système sans aucun lien avec l’université et le dispositif LMD ». Aussi, encourage-t-elle cette réforme « ambitieuse » mais également « délicate ».

Jargons et déceptions

Le caractère délicat de l’affaire est lié à « l’universitarisation » ( !) des diplômes jusqu’alors existants. Dans ce domaine, la mission ne prône pas un passage total des formations assurées dans les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) et des études préparant aux professions paramédicales à l’université. Elle plaide pour un « conventionnement entre universités et organismes de formation ». Puis, ses solutions sont déclinées pour les différentes professions concernées. C’est ainsi que pour les sages femmes, il est proposé que le diplôme d’état de maïeutique soit reconnu au niveau master 2 (cinq années d’études).

Pour les infirmières, c’est l’idée d’une licence professionnelle et non d’une licence universitaire qui est retenue par les auteurs du rapport. « Ce schéma doit permettre de conserver le contenu et la finalité professionnels de la formation tout en favorisant l’élargissement des compétences et des possibilités de mobilité des étudiants » peut-on lire. Cette option est très loin de satisfaire les organisations d’infirmières.

A travers le système LMD, ces professionnelles espéraient en effet pouvoir accéder plus facilement à de nouveaux diplômes et à l’espace de la recherche. Le caractère professionnel de la licence qui leur est promise met fin à ces espérances. Pire encore, pour les organisations, le détail du rapport se révèle particulièrement méprisant pour les infirmières.

La Fédération nationale des infirmières (FNI) (majoritaire chez les libéraux) relève ainsi que la mission préconise d’écarter « toute formule qui ferait courir le risque d’une formation élitiste ou trop abstraite », une terminologie qui est très peu appréciée par l’organisation !

De son côté le Syndicat national des infirmiers conseillers de santé (SNICS) estime qu’un licence universitaire aurait tout autant vocation à prendre en compte « la dimension professionnelle » de la formation infirmière.

Enfin, le syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) (minoritaire à l’hôpital) épingle cette licence professionnelle « recommandée généreusement par la mission » qu’elle décrit comme « une sous-licence proposée aux cendrillons des soins ». Le ministre de la Santé a annoncé que la concertation avec les organisations représentatives débutera le 17 novembre : elle promet déjà d’être particulièrement tendue !


A.H Jim.fr le 10 octobre 08

12 octobre 2008

Découverte d’un antidouleur « plus puissant que la morphine »

Le Figaro fait savoir que « des chercheurs de l’université de Caroline du Nord (Etats-Unis) ont découvert un antalgique naturel 8 fois plus puissant que la morphine ».
Le journal remarque qu’« il s’agit d’une enzyme connue depuis 1938 », la phosphatase acide prostatique, « utilisée chez l’homme pour la surveillance et la détection des cancers de la prostate ».
Le quotidien explique ainsi que l’équipe de Mark Zylka, qui a mené cette étude sur la souris et relate ses travaux dans Neuron, « est la première à montrer qu’en agissant sur les neurones qui transmettent la douleur vers la moelle épinière, la PAP supprime la douleur aussi bien et 8 fois plus longtemps que la morphine ».
Le Figaro précise que cette enzyme « aurait l’avantage de ne pas déclencher de dépression respiratoire, une des limitations de l’usage de la morphine ».

Revue de presse mediscoop

02 octobre 2008

Exclusif : la publication des taux de mortalité de chaque hôpital rejetée en bloc par les professionnels de santé

« Il faut que soient rendus publics, pour chaque établissement de santé, quelques indicateurs simples, comme le taux de mortalité » a lancé lors de son discours sur la réforme de l’hôpital, le Président de la République, Nicolas Sarkozy.

Le Chef de l’Etat avait-il en tête en lançant cet appel, la phrase de Leonard de Vinci qui affirmait que : « La simplicité est la sophistication suprême » ?

Les professionnels de santé hospitaliers ne peuvent que l’espérer, car ils savent, qu’en matière de publications des taux de mortalité dans les hôpitaux, les choses ne sont nullement aussi « simples » qu’elles en ont l’air.

Un fort taux de mortalité ne veut rien dire
Dès l’annonce présidentielle, le professeur Alain Pavie, chef du service de chirurgie cardiovasculaire de la Pitié Salpêtrière mettait ainsi immédiatement en garde sur la nécessité de remettre chaque chiffre dans son contexte, en tenant notamment compte de la lourdeur des pathologies prises en charge, car soulignait-il au micro d’Europe 1 : « Les services médicaux ou chirurgicaux de pointe, qui ont les mortalités les plus importantes, peuvent être les meilleurs ». L’effet contre productif de ces indicateurs avait déjà été observé à la faveur du palmarès des hôpitaux 2006 publiés par Le Point. Face à des chiffres souvent élevés, les professeurs de chirurgie avaient pratiquement tous avancé la même analyse : la lourdeur des interventions pratiquées et la fragilité des patients pris en charge par leurs services expliquent sans conteste ces taux a priori alarmants. « Tous ceux qui pratiquent des exérèses du poumon et prétendent ne pas avoir eu de décès sont de gros menteurs », avait lancé en guise d’explication lapidaire le professeur Philippe Dartevelle, chef du service de chirurgie thoracique du centre Marie Lannelongue, cité par Le Point en 2006. Même dans les pays anglo-saxons, où cette transparence si chère aux yeux des pouvoirs publics serait pratiquée, cette difficulté a émergé. Aussi, les résultats sont-ils le plus souvent publiés chirurgien par chirurgien, avec une grande insistance sur le contexte. Par ailleurs, des outils ont été mis en place pour « ajuster les résultats en fonction des risques » comme l’explique Sarah Boseley, rédactrice en chef du quotidien britannique The Guardian.

Des professionnels de santé majoritairement réticents
L’ensemble de ces considérations n’a nullement échappé aux professionnels de santé qui ont répondu à
notre sondage la semaine passée et qui se sont massivement (75 %) opposés à l’idée d’une publication des taux de mortalité de chaque hôpital. Seules 22 % des personnes ayant souhaité répondre à l’enquête réalisée du mardi 23 septembre au lundi 29 septembre se sont déclarées en faveur de la proposition du Président de la République, tandis que 4 % de professionnels de santé, estimant sans doute nécessaire d’en savoir davantage sur la façon dont serait mis en œuvre un tel dispositif ont choisi de ne pas se prononcer.

A.H. Jim.fr le mercredi 1er octobre 2008


Sondage réalisé du mardi 23 septembre au lundi 29 septembre auprès de 493 professionnels de santé internautes

01 octobre 2008

« Vers un dossier médical individuel aux Hôpitaux de Paris »


L’Humanité indique en bref que « l’AP-HP veut doter d’ici 2013 tous ses patients d’un dossier médical individuel informatisé «garantissant la confidentialité et la sécurité des données» ».

Le journal ajoute que « le «dossier hospitalier patient» sera «ouvert sur l’extérieur, vers le médecin de ville et le patient» et se mettra progressivement en place «entre 2009 et 2013» ».

Le Parisien consacre également quelques lignes, dans ses pages locales, à cette « vaste opération d’informatisation ».

Le quotidien relève que « dans 2 ans, chaque malade aura une seule et même référence pour les 37 hôpitaux de l’AP-HP. Toutes les informations concernant le patient seront consignées par informatique et consultables par tous les services de l’AP-HP 24 heures sur 24 ».

« Ce dossier sera même accessible par le médecin traitant qui recevra directement par messagerie électronique sécurisée les comptes rendus des examens réalisés en milieu hospitalier », poursuit Le Parisien.
Revue de presse Mediscoop du mercredi 01 octobre 2008

29 septembre 2008

L'humanitude pour une meilleure relation soignant-soigné




A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer, Le journal télévisé de TF1 a consacré un reportage à une nouvelle technique de soins et d'attentions envers les personnes âgées dépendantes : l'humanitude.




Dans une maison de retraite située à Montauban-de-Bretagne en Ille-et-Vilaine, on applique cette méthode toute simple visant à pacifier la relation soignant-soigné par le regard, la parole et le toucher. Ce sont les soins qui s'adaptent au malade et non le contraire. Plutôt que d'attacher dans son lit une personne qui fait des chutes régulières pendant son sommeil, on lui propose de placer son matelas à même le sol. La toilette est un moment délicat car une mauvaise manipulation peut engendrer des souffrances physiques et psychiques.

Formateur en gérontologie, Yves Gineste a mis au point la méthode de l'humanitude. Il explique que « l'angoisse qui génère tous les problèmes rencontrés dans les soins avec les patients atteints d'Alzheimer vient de gestes extraordinairement simples mais qu'il faut savoir identifier : par exemple, le fait de prendre le poignet pour bouger quelqu'un va être ressenti en mémoire affective comme un geste d'une agression extrême ».
La maltraitance involontaire trouve donc sa source dans un manque de technique et une mauvaise appréciation du ressenti des soins. Attacher une personne âgée dans son bain pour la sécuriser pendant la toilette peut être vécu comme une situation d'une dangerosité terrible, la sensation pour le malade que l'on cherche à le noyer.
Véritable philosophie de soins, l'humanitude fait ses preuves en France et à l'étranger : plus calmes et sereins, les patients prennent moins de médicaments, présentent moins souvent de comportements agressifs et retrouvent même parfois un peu d'autonomie.
Actualités médicales - Univadis - Vendredi 26 Septembre 2008
TF1, journal télévisé, dimanche 21 septembre, wwwvideos.tf1.fr












« 145 000 hospitalisations liées aux médicaments »


Martine Perez note dans Le Figaro qu’une nouvelle étude dévoilée par l’Afssaps « vient de montrer que, contrairement à ce que l'on aurait pu croire, le pourcentage en France d'hospitalisations consécutives à une complication médicamenteuse n'a pas diminué ».

La journaliste indique ainsi que « 3,6% des hospitalisations en France seraient la conséquence directe d'un accident lié à un produit de santé ».Martine Perez rappelle qu’« il y a 10 ans, une enquête similaire avait mis en évidence un taux d'hospitalisation de l'ordre de 3,1% ».
La journaliste se penche ainsi sur cette étude, baptisée Emir (Effets indésirables des médicaments, incidences et risques), « menée par les centres régionaux de pharmacovigilance, en 2007, auprès de 2 692 malades âgés de 52,3 ans en moyenne ».

Martine Perez explique notamment que « si 70% de ces hospitalisations concernent des effets indésirables proprement dits, 30% sont consécutives à des interactions médicamenteuses malencontreuses, notamment entre antalgiques et antibiotiques ».

« Les troubles en cause sont des atteintes vasculaires (en particulier des hémorragies), des troubles neurologiques, des problèmes gastro-intestinaux », précise la journaliste, qui note que « selon les enquêteurs qui ont réévalué chaque cas, la moitié des effets indésirables paraissent évitables, une partie provenant d'erreurs, de professionnels ou de patients ».

Martine Perez ajoute que « sur les 167 médicaments mis en cause, les anticoagulants antivitamine K, […] particulièrement délicats à utiliser, sont au tout premier rang, avec 12,3% des cas d'effets indésirables menant à une hospitalisation ».

La journaliste indique que « si l'on extrapole ces données à l'ensemble de la population hospitalisée en service de médecine, c'est 143 915 personnes qui se retrouveraient à l'hôpital chaque année à cause d'un médicament ».

Martine Perez fait savoir que « de nouvelles actions devraient être relancées dans les semaines qui viennent sur le bon usage des antivitamines K ».

Revue de presse Medisccop du vendredi 26 septembre 2008

26 septembre 2008

Entretien exclusif avec Philippe DELMAS : pour une recherche en soins infirmiers


Il y a actuellement une montée en puissance de la revendication des infirmières à être reconnues comme n´étant pas que des auxiliaires médicales.

Comment définir l´infirmière du XXIe siècle ?

Elle est d´abord l´héritière d´un long passé, qui n´est pas uniquement religieux, contrairement à ce qui est souvent affirmé. L´origine des soins est très ancienne et remonte à la préhistoire où la femme avait déja desfonctions d´entretien de la vie. Les fondements scientifiques de la profession ont été posés au XIXe siècle par Florence Nightingale : les soins infirmiers envisagent la santé dans toutes ses potentialités alors que les soins médicaux portent d´abord sur l´organe malade. Ce sont les infirmières qui ont introduit des concepts comme ceux de stress, de bien-être, de qualité de vie, développés conjointement dans d´autres disciplines comme la psychologie puis, plus récemment, par les médecins. La plus-value qu´elles apportent est l´étude et l´opérationnalité de ces concepts dans les soins. Les pays anglo-saxons ont adopté très tôt les idées de Florence Nightingale, dès les années 1930, mais ce n´est que bien plus tard, dans les années 1960, que les premiers modèles conceptuels sont apparus, permettant de proposer une ligne de conduite pour les soins infirmiers. Il y en a actuellement une vingtaine, surtout d´origine anglo-saxonne. Tous les pays européens ont mis en place – ou vont le faire – une filière universitaire infirmière, conformément aux accords de Bologne de 2002 sur la réforme de la formation universitaire.
Et en France ?
La France est restée très à l´écart de cette évolution internationale. La profession y est sous l´emprise de la médecine. En effet, les médecins ont très tôt pris le pouvoir dans les hôpitaux, qui se sont organisés autour de l´examen clinique et de la visite médicale, avec les succès que l´on sait. Ils avaient besoin d´un personnel restant au chevet des patients, afin de surveiller les paramètres biologiques. Ces auxiliaires médicales furent et sont les infirmières.
Il existe pourtant un décret de compétences qui définit le « rôle propre » de l´infirmière.

Oui, mais en pratique, il est très peu appliqué. Le champ d´investigation propre à l´infirmière est double : la promotion de la santé et la prévention. Ainsi les programmes d´éducation thérapeutique les plus pertinents ont été développés et évalués à partir de modèles issus à la fois de la psychologie, de la sociologie et des sciences infirmières. Par exemple, notre association de recherche (Unité de formation et de recherche en sciences infirmières [UFRSI]) est en train d´évaluer deux programmes qu´elle a construits pour l´éducation du diabétique, l´un portant sur le déclenchement du comportement observant (readiness), l´autre sur les facteurs psychosociaux qui peuvent soit freiner, soit faciliter l´observance.
L´observance est du ressort des infirmières ?
Non, elle concerne tous les professionnels qui collaborent pour le bénéfice du patient. Mais les grilles de lecture de l´infirmière et celles du médecin ne sont pas les mêmes. Le médecin s´intéresse plutôt à l´information sur le traitement, par exemple sur ses effets secondaires. L´infirmière part de modèles psychosociaux pour s´intéresser à la qualité de vie, au bien-être, concepts que la profession manie depuis longtemps, aux stratégies utilisées par les patients pour observer ou au contraire fuir le traitement, aux phénomènes de déni, etc. Ces modèles, et son expérience, lui permettent d´anticiper le comportement de tel patient.
Qu´est-ce qui empêche le médecin d´en faire autant ?
C´est une question de formation et de temps. Le médecin est formé à lutter contre les maladies au moyen d´un modèle biomédical, issu des sciences biologiques et statistiques et obéissant à une logique qui remonte des effets aux causes, des symptômes au diagnostic, et de là au traitement. Ce modèle est incontestablement efficace, mais il réduit la santé à l´absence de maladie. Dans les pays anglo-saxons, les rôles du physician et de la nurse sont bien répartis (ce qui ne veut évidemment pas dire que leurs systèmes de santé sont meilleurs que le nôtre) : les médecins pratiquent l´approche du cure pour soigner les patients, les infirmières s´inspirent de celle du care pour développer leur intervention. Ces deux attitudes sont complémentaires et favorisent une prise en charge holistique du patient. Cela ne pose de problème à personne et n´a pas empêché le développement d´un fort courant de médecine « humaniste » depuis les années 1970, issu des sciences humaines. En France, on peut envisager des recherches communes aux généralistes et aux infirmières, par exemple sur les facteurs d´observance.
Vous venez pourtant de dire que les infirmières françaises sont soumises au modèle médical.
Les sciences infirmières explorent un champ de pratiques. Même si elles tiennent compte des connaissances du modèle médical, les infirmières développent leurs compétences propres au fur et à mesure de leur expérience, mais avec une perte de temps, d´énergie et d´efficacité considérable parce qu´elles ne bénéficient pas, en France, de l´apport des théories infirmières, marginales ici, académiques partout ailleurs. Elles ne savent pas exprimer et approfondir ce qu´elles observent. C´est pour cela que l´instauration d´une filière universitaire infirmière est capitale : elle permet à la fois la reconnaissance par es pairs et par les autres professionnels. Dans les hôpitaux anglo-saxons, les directrices de soins sont d´autant plus respectées qu´elles font une carrière universitaire et des travaux de recherche de bon niveau.
Que pensez-vous des projets de maisons de santé pluridisciplinaires ?
Ils vont dans le bon sens, mais ces maisons restent dirigées par des médecins. Il faut ici aussi s´inspirer des pays anglo-saxons et créer des centres de santé communautaires, axés sur les besoins de la population locale. Comprenant un personnel infirmier et social hautement qualifié et dirigés par un administratif, ils se chargent de débroussailler les problèmes et organisent des programmes d´éducation à la santé. Les cas qui dépassent leurs compétences sont orientés vers un médecin, qui peut exercer ou non dans une maison médicale. Non seulement ils permettent à chacun de faire ce qu´il sait faire et d´améliorer la prise en charge des patients, mais ils dégagent aussi des économies financières très importantes.
Quatre infirmières sur cinq exercent actuellement à l´hôpital. Faut-il inverser la proportion ?
C´est une question très complexe, qui demande une réflexion collective, notamment au sein du Conseil de l´Ordre des infirmières. La France est un des pays qui a le plus d´infirmières à l´hôpital et en même temps qui en manque en ville. Mais les hôpitaux ne savent pas garder les leurs en l´absence d´une politique d´attraction et de fidélisation. En outre, elles sont mal rémunérées et n´ont quasiment aucune perspective de carrière autrement que hiérarchique. La pénurie devient alarmante dans certaines régions comme l´Île-de-France, mais à l´heure actuelle rien n´est fait pour les retenir. Le défi de la prise en charge des maladies chroniques, et de celle des personnes âgées nécessite de repenser l´organisation des soins sur le territoire. Il n´a jamais été aussi important de travailler en collaboration entre professionnels pour le bien de la population. Dans ce champ d´investigation, l´apport autonome des infirmières est important, il suffit d´ailleurs de se référer à la littérature. En France, si nous voulons avoir le même type de prestation, il faudra leur laisser la place et le pouvoir.
Êtes-vous favorable aux transferts de compétences préconisés par la HAS ?
C´est un sujet d´actualité brûlant que nous ne pouvons pas ignorer. Ce qui est sûr, c´est que la profession ne veut pas d´un transfert de tâche médicale renforçant la perception d´être « la petite main du médecin. » Mais il me semble prématuré d´en parler avant la mise en place d´une filière universitaire infirmière et que l´Ordre des infirmières et celui des médecins puissent y travailler ensemble. ●

Perspectives pour la profession
Les premières élections départementales et régionales au tout nouvel Ordre des infirmières ont eu lieu cette année. Les élections au Conseil national auront lieu en novembre 2008. La création d´une filière licence-master-doctorat (LMD) en sciences infirmières est une revendication ancienne de la profession, qui s´appuie sur les recommandations européennes émises à Bologne en 2002. Un rapport de l´IGAS sur l´instauration du LMD pour les professions de santé sera remis à Valérie Pécresse (ministre de l´Enseignement supérieur et de la Recherche) le 24 septembre.

“ Cet entretien est paru dans la Revue du praticien médecine générale numéro 805 du 16 septembre 2008. Sa version complète est disponible sur Carnets de santé à l’adresse : http://www.carnetsdesante.fr/spip.php?article262

Propos recueillis par Serge Cannasse - Egora.fr - Mercredi 24 Septembre 2008




25 septembre 2008

Prônée par l’Elysée, la coopération entre professionnels de santé inquiète les infirmières

Lors de son déplacement à Bletterans dans le Jura, Nicolas Sarkozy n’a oublié aucun des principaux acteurs de notre système de santé. C’est ainsi que certaines de ces déclarations ont concerné le rôle des infirmières.

Il aura ainsi martelé : « Pour répondre aux attentes des Français, la coopération entre les professionnels de santé est indispensable ». Il a notamment estimé que les infirmières avaient un rôle accru à jouer en ce qui concerne le « suivi de routine pour les personnes atteintes de maladies chroniques ». En cette matière, il apparaît essentiel pour le chef de l’Etat de passer à l’acte : « L’expérimentation, c’était nécessaire, mais maintenant on va passer à la généralisation » a-t-il ainsi asséné. Pour ce faire, le Président de la République estime que les maisons de santé représentent un cadre idéal. Ces structures « à l’image de celle que je viens de visiter à Bletterans sont le lieu parfait de la coopération entre professionnels de santé », a souligné Nicolas Sarkozy.


N’importe qui !
Si le Chef de l’Etat a dressé un portrait idyllique de la coopération entre professionnels de santé, sur le terrain législatif et syndical, les choses ne sont pas si simples. Les difficultés surgissent tout d’abord lorsqu’on s’intéresse aux choix des termes. Nicolas Sarkozy a ainsi clairement invité dans son discours à un nouveau partage des tâches entre « l’infirmier » et le « médecin ». Cependant, dans les textes, ces deux acteurs bien connus disparaissent pour laisser la place à un vocable plus large, celui de « professionnels de santé ». Cette imprécision ne laisse pas d’inquiéter certaines organisations d’infirmières. C’est ainsi que le jour même où Nicolas Sarkozy prononçait son discours à Bletterans, la Fédération nationale des infirmière (FNI, majoritaire chez les libérales) adressait à Roselyne Bachelot une lettre peu amère concernant la rédaction de la loi Hôpital patients santé territoire (HPST). Déplorant tout d’abord de façon générale un manque inquiétant de concertation avec les organisations représentatives, la FNI pointe par ailleurs du doigt le fait qu’un des articles du projet de loi (sujet à de nombreuses variations ces dernières semaines) institue un « principe pérenne de coopération entre professionnels de santé », ce qui pour le syndicat revient à créer un « droit pour « n’importe qui » de faire « n’importe quoi », « n’importe comment » sans jamais prendre aucun avis des institutions professionnelles concernées ». L’imprudence du gouvernement ne serait cependant pas si grande. L’exposé des motifs affirme en effet que l’extension du principe de coopération entre professionnel de santé hors du champ expérimental, doit répondre à certaines garanties. Parmi elles, l’argumentaire du ministère insiste : « le professionnel ne pourra intervenir dans les domaines qui dépassent ses connaissances et son expérience ». Il est par ailleurs souligné que « les coopérations seront encadrées par des protocoles nationaux élaborés par la HAS ». Il est vrai cependant que les institutions professionnelles ne sont pas citées dans cet exposé.


Mission expresse
Les inquiétudes suscitées par la rédaction (très délicate) du projet de loi HPST témoigne en tout état de cause que Roselyne Bachelot ne pourra faire sur ce sujet l’économie d’une réelle concertation. On retiendra à ce titre que débutent actuellement les entretiens et les auditions de la Mission coopération entre professionnels de santé, dirigée par Michèle Bressand (conseillère générale des établissements de santé) dont les propositions sont attendues avant le 1er novembre 2008 !


A.H. sur Jim.fr le 24 septembre 2008

24 septembre 2008

Nicolas Sarkozy présente le projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoire"

Lors d’un déplacement dans une maison de santé à Bletterans (Jura), le président de la République a prononcé un discours sur "la politique de santé et la réforme du système de soins" mettant en perspective le projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoire", transmis au Conseil d’État le 18 septembre et qui sera discuté au Parlement, début octobre.


Le chef de l’État a dégagé plusieurs priorités :
L’équilibre financier de l’assurance maladie "Assurer le financement des dépenses de santé, c’est un défi pour demain qui se joue aujourd’hui. Je souhaite que l’assurance maladie revienne à l’équilibre en 2011", a déclaré Nicolas Sarkozy. Les dépenses de santé en France, de 200 milliards d’euros aujourd’hui, vont "s’accroître de plusieurs milliards d’euros d’ici à 2025", à l’instar d’autres pays, a précisé Nicolas Sarkozy. Pour être en mesure de maintenir un système de santé solidaire, "il faut prendre nos responsabilités".


Dans cette optique, le chef de l’État a rappelé un certain nombre de points :



tout d’abord la mise en place des franchises médicales, le 1er janvier 2008, avec la déduction d’un certain pourcentage sur le remboursement des médicaments, des actes paramédicaux et des transports sanitaires. L’argent dégagé sert à financer les investissements consacrés à la lutte contre le cancer, la maladie d’Alzheimer et l’amélioration des soins palliatifs ;
Les complémentaires santé devront désormais contribuer à la gestion du risque et à la maîtrise des dépenses de santé. Elles seront dorénavant associées aux négociations entre l’assurance maladie et les professionnels de santé, notamment dans les secteurs où elles garantissent une prise en charge importante, en particulier l’optique et le dentaire ;
la maîtrise médicalisée des prescriptions : Nicolas Sarkozy a souhaité que les "professionnels de santé, en ville et à l’hôpital, s’impliquent davantage dans la maîtrise médicalisée des prescriptions". Il souhaite pour cela que soient instaurées des référentiels de bonnes pratiques, notamment dans les secteurs où sont constatées de "profondes divergences dans le recours aux soins".


Pour les médecins d’hôpital, une convention nationale "pourrait poser les fondements d’une meilleure régulation des prescriptions", a-t-il encore précisé ;
le chef de l’État a "invité l’assurance maladie à intensifier la lutte contre les gaspillages, les abus et les fraudes" et a annoncé l’instauration de "pénalités planchers" contre les fraudeurs à l’assurance maladie en 2009 : "un mécanisme de pénalités planchers sera institué à compter de l’an prochain, sur le modèle de celui en vigueur pour lutter contre le travail illégal", a-t-il déclaré.
Une meilleure répartition de l’offre de soins de premier recours "L’objet du projet de loi "hôpital, patients, santé et territoires (...) est d’engager les réformes qui s’imposent pour préparer l’avenir", "il favorisera une meilleure répartition de l’offre de soins", a déclaré le chef de l’État.
Afin que le nombre de médecins en exercice soit proportionnel aux besoins, Nicolas Sarkozy souhaite la mise en place d’un système de régulation où chaque région devra déterminer ses besoins de formation médicale par spécialité, en fonction de la démographie médicale. Le chef de l’État a rappelé que la France compte 3,3 médecins en activité pour 1 000 habitants, alors que la moyenne de l’OCDE est de 3.
Le président de la République entend également garantir un tarif différent à un médecin exerçant dans "une zone rurale fragile ou une banlieue difficile". Il a demandé pour la fin de l’année "des mesures opérationnelles permettant d’accroître l’offre médicale dans les zones qui en ont le plus besoin".
La coopération entre médecins et paramédicaux est "indispensable", "je crois beaucoup au rôle des paramédicaux, en particulier des infirmières, pour les soins de premier recours. (...) Le médecin pourra se recentrer sur l’acte qualifié, l’infirmier pourra mieux prendre en charge le patient", a fait valoir Nicolas Sarkozy.
Le président de la République a plaidé pour une politique de proximité où les maisons de santé seront "l’ossature du système de santé de demain". "Les ressources de l’assurance maladie seront orientées prioritairement vers ces structures", a-t-il déclaré exhortant les partenaires conventionnels à apporter des solutions afin de diversifier l’offre de soins de premier recours, citant entres autres "les cabinets secondaires, les vacations, les remplacements".
Enfin, la question des honoraires médicaux a été abordée. Nicolas Sarkozy a demandé que les acteurs de santé définissent "avant la fin de l’année les modalités d’un secteur optionnel pour le chirurgiens, les obstétriciens et les anesthésistes du secteur 2." permettant un meilleur encadrement des tarifs. Il a également évoqué une "forme de régulation adaptée" pour les honoraires des médecins de secteur 2 afin d’apporter des "solutions concrètes aux difficultés d’accès aux soins" des Français.



La sécurité et la qualité des soins


C’est la recherche qui conditionne "la qualité et la sécurité des soins", a souligné Nicolas Sarkozy, plaidant pour une "recherche biomédicale d’excellence". Le chef de l’État a annoncé le réexamen du modèle du centre hospitalier et universitaire (CHU) afin qu’il puisse répondre de manière adapté à la triple mission qui lui est assignée : enseignement, recherche et soins. Le plan Alzheimer et le plan cancer sont emblématiques, selon le président de la République, des liens entre la recherche biomédicale et les soins. Ils permettent l’usage de bonnes pratiques avec "la diffusion de diagnostics fiables et de prise en charge de qualité".
Dans le souci d’une démarche qualité, le président de la République a souhaité la publication par les hôpitaux des taux de mortalité et d’infection afin que "chaque établissement analyse avec attention les causes des accidents liés aux soins prodigués en son sein. Il faut, a-t-il ajouté, "que soient rendus publics, pour chaque établissement de santé, quelques indicateurs simples comme le taux de mortalité ou le taux d’infections. Je veux des résultats concrets".


La prévention


Alors que 7 % des dépenses de santé sont aujourd’hui consacrés à la prévention, le chef de l’État a souhaité que l’investissement dépasse les "10 % d’ici à 2012." La politique de prévention doit être notamment le "fer de lance du combat contre l’obésité", a affirmé le chef de l’État. Elle doit aussi permettre de "réduire le nombre de décès avant 65 ans". Enfin Nicolas Sarkozy a plaidé pour soient étendues à d’autres maladies les campagnes organisées pour le dépistage du cancer du sein.



La réforme de l’hôpital


Lors de son discours à Neufchâteau, en avril dernier, le président de la République avait défini le contenu de la réforme : évolution de la gouvernance ; accroissement des pouvoirs des directeurs d’établissement pour qu’il n’y ait qu’"un patron et un seul." ouverture du recrutement des directeurs ; choix possible pour les praticiens entre leur statut public, avec une rémunération selon l’activité, ou un contrat qui s’inspirerait du droit du travail du secteur privé regroupements des hôpitaux au sein de communautés hospitalières de territoires ; souplesse de gestion en matière de marchés publics ou de gestion immobilière.
Constatant "l’éparpillement des ressources médicales et paramédicales", le chef de l’État a souhaité que l’hôpital se réorganise "pour privilégier les soins de recours et donner corps à de véritables filières de soins." "


Certains sites hospitaliers pourraient se réorienter vers la prise en charge du grand âge ou du handicap adulte."
"Les libertés nouvelles de gestion des hôpitaux auront pour nécessaire contrepartie une plus grande responsabilité", a souligné Nicolas Sarkozy qui demande que "les comptes des hôpitaux fassent l’objet d’une certification. (...) on peut avoir des comptes certifiés, vérifiés, contrôlés. Je veux que les situations de déficit ne soient plus tolérées", a affirmé le chef de l’État.
Nicolas Sarkozy a également plaidé pour une redistribution des excédents financiers aux personnels hospitaliers : "pourquoi ne pas permettre aux hôpitaux qui sont en équilibre, grâce aux efforts de tous leurs personnels, de redistribuer une partie des excédents à leurs salariés au travers d’une politique du personnel médical et paramédical ?"



Le pilotage du système de santé


Les agences régionales de santé (ARS) sont la "première pierre d’une recomposition plus large de notre système sanitaire". Ce sera le rôle des futures ARS - qui seront mises en place en 2009 - de créer les conditions d’une bonne interaction entre les acteurs. Afin de désengorger les urgences, ce sont ces mêmes agences régionales de santé qui devront rationaliser la gestion des urgences médicales et la permanence des soins. "J’attends (...) que [les ARS] réconcilient l’organisation des soins et la maîtrise de la dépense : mieux organiser pour dépenser moins et apporter plus aux patients", a déclaré le président de la République qui a affirmé sa "détermination absolue" de conduire cette "difficile" réforme.

Pour en savoir plus http://www.premier-ministre.gouv.fr/

22 septembre 2008

La mission « fin de vie » en visite au Royaume-Uni, « pays des soins palliatifs »

La Croix remarque en effet, sur près d’une page, que « les députés français, chargés d'évaluer la loi de 2005 sur la fin de vie, se sont rendus au Royaume-Uni, où l'euthanasie est proscrite et les soins palliatifs développés ».


Le journal explique que les députés « ont voulu aller voir de plus près de quelle manière l’Angleterre, qui en a fait une de ses priorités de santé publique, organise, finance et développe son système de soins palliatifs ».


Le quotidien relève qu’« alors qu’environ 500.000 personnes meurent chaque année en Angleterre et au pays de Galles, ce nombre devrait s’accroître pour atteindre les 590.000 personnes par an en 2030. Or, contrairement à ce que souhaite la majorité des citoyens anglais (entre 56% et 74%, selon les études citées par le ministère), désireux de mourir chez eux, 58% des décès ont lieu à l’hôpital ».


La Croix note en outre que « l'accès aux soins palliatifs est très inégal sur le territoire britannique », et explique que le gouvernement « s’est fixé 3 objectifs : permettre à ceux qui le souhaitent de mourir à domicile dans de bonnes conditions, mieux respecter les croyances personnelles et garantir, partout dans le pays, l’accès à un accompagnement de qualité ».


Le journal relève que les députés, « convaincus, qu’il n’est pas opportun de légaliser l’euthanasie en France, […] savent que le développement des soins palliatifs est crucial et qu’il faut des moyens ».


Mediscoop le vendredi 19 septembre 2008

19 septembre 2008

Les présidents des Conseils Départementaux de l’Ordre des Infirmiers n’ont pas été reçus au Ministère.

Communiqué de presse


Répondant à l’initiative du Chef de Cabinet de la Ministre Roselyne BACHELOT (lettre du 8 août 2008). Les présidents des CDOI sont venus à Paris le 19 septembre 2009 pour être entendues par Madame MOUNIER, conseillère technique auprès du Cabinet du Ministre.

Madame MOUNIER a demandé aux élus ordinaux de sortir du hall du Ministère pour choisir seulement dix représentants.

Les élus ordinaux, refusant d’être considérés comme une délégation de manifestants, ont demandé à être tous entendus.

Madame MOUNIER est venue sur le trottoir expliquer aux élus ordinaux qu’elle refusait de recevoir l’ensemble des présidents départementaux. Ces derniers ont décidé d’adopter une position unanime et ordinale, refusant cette proposition du fait de la légitimité de chacun.

Lors d’une réunion de travail, les présidents départementaux ont élaborés la résolution suivante :

L'appel des présidents départementaux de l'ordre infirmier

« Les Présidents des Conseils Départementaux et Régionaux présents ou représentés le 19 septembre 2008 à Paris demandent expressément à Madame la Ministre de la Santé, Mme Bachelot-Narquin, qu’aucune décision et ou modification relative à notre actuel Décret d’actes infirmiers, à la formation et/ou à l’exercice professionnel ne soient engagées, avant que le Conseil National de l’Ordre des Infirmier ne soit opérationnel.

L’Ordre des Infirmiers, en cours de constitution, est l’interlocuteur légitime et privilégié pour l’élaboration de ces modifications, car seul représentant issu d’élections caractérisant les choix de l’ensemble de la profession infirmière (article L 4312 – 1 et suivants du Code de la Santé Publique).

Nous demandons que la Mission Bressand auditionne le Conseil National de l’Ordre Infirmier dès son installation, pour tout ce qui concerne le volet infirmier et avant de rendre toutes ses conclusions. »

17 septembre 2008

Bruxelles se penche (enfin) sur la situation des Roms


Bruxelles, le mardi 16 septembre 2008 –


Certains veulent croire que cette réunion marquera un tournant décisif dans la façon dont les vingt sept pays européens prennent en charge les populations « Roms ».


« Nous espérons (…) que ce sommet enverra un message fort quant à la détermination de la Commission européenne d’œuvrer en faveur de l’inclusion sociale des Roms », a ainsi déclaré Nicolae Gheorgue, que l’AFP présente comme un « militant rom ».


Mais d’autres observateurs ne cachent pas un certain fatalisme, tel l’avocat Henri Braun de la Ligue des droits de l’homme : « Je n’attends pas grand-chose de cette rencontre ». Il est à craindre en effet que Bruxelles ne se livre aujourd’hui qu’à un exercice de bonne conscience en proposant de se pencher sur la lutte contre les discriminations qui touchent ceux que l’on désigne également sous des vocables divers, tels que « gens du voyage » (alors qu’ils sont faiblement nomades !) ou encore « tziganes d’Europe de l’est ». C’est en effet la même Europe, qui n’a fait que peu de cas de la privation des droits de l’homme dont les Roms sont l’objet en Roumanie et en Bulgarie avant d’accepter ces pays en son sein, qui se plaît aujourd’hui à se montrer déterminée à faire évoluer la situation. C’est également la même Commission européenne, qui vient de valider la loi italienne qui met en place un fichage systématique des populations Roms, qui organise un sommet à leur intention d’aujourd’hui.


15 ans d’espérance de vie de moins en Roumanie et en Bulgarie

Celui-ci est sans doute une réponse un peu artificielle aux voix qui s’élèvent de plus en plus nombreuses pour dénoncer les conditions de vie des Roms en Europe. Ce vendredi, neuf associations ont en effet signé un appel commun demandant à l’Union européenne l’adoption d’une directive cadre destinée à garantir la « dignité » des 10 millions de Roms qui vivent en Europe et leur accès aux mêmes droits que les autres ressortissants de l’UE.
En effet, bien que souvent de nationalités roumaines ou bulgares, les Roms ne bénéficient pas des mêmes droits que les autres citoyens européens. Dans un rapport publié il y a près d’un an, Médecins du Monde a remarqué que l’adhésion à l’Union européenne de la Bulgarie et de la Roumanie aurait du permettre à ces populations d’accéder à une couverture maladie similaire à celle accordée à tous les autres européens. Des directives spécifiques ont cependant empêché cette généralisation, laissant la place à des situations diverses. « Les neuf premiers mois de 2007 ont vu tous les cas se côtoyer : des Roumains obtenaient sans souci la CMU comme tous les autres européens, d’autres (…) n’obtenaient carrément aucune couverture maladie, ni AME, ni CMU, enfin dans d’autres cas, seule l’AME leur était délivrée », témoignent Médecins du Monde.
Finalement, il a été décidé que c’est l’AME qui serait systématiquement allouée aux « ressortissants communautaires inactifs ». Cette cacophonie témoigne cependant du malaise de l’Europe et de la France face à l’intégration des populations Roms.

Mais c’est principalement en Roumanie et en Bulgarie, où les Roms représentent 10 % de la population, que la violation des droits de l’homme, qui devraient fonder le premier socle de l’Europe s’observe le plus durement. Les « Roms » vivent à la marge du reste de la population, privés d’éducation et de soins : leur espérance de vie est inférieure de 15 ans à la moyenne générale. La Roumanie a tenté de mettre en place un plan d’aide en 2001, mais les discriminations ancestrales restent les plus fortes.

En France, un enfant « rom » sur cinq vacciné contre le tétanos !
Il est difficile de définir combien de « Roms » compte la France : le chiffre de 400 000 personnes est avancé, mais, il ne permet pas de différencier les personnes venant d’Europe de l’Est et ceux qui se déclarent comme appartenant à la communauté des « gens du voyage » et qui refusent fortement d’être considérés comme des « roms ». Quels que soient leur nombre, les Roms sont le plus souvent parqués aux abords des grandes cités, dans de véritables « bidonvilles ».

Selon Médecins du Monde, la situation sanitaire est dans ces campements de fortune (53,2 % des Roms vivent dans des caravanes) similaire à celle des pays du Tiers Monde. L’espérance de vie ne dépasse pas la soixantaine d’années, les grossesses sont correctement prises en charge dans moins de 10 % des cas, la tuberculose et le saturnisme sont fréquents.

Le rapport de Médecins du Monde pointait en outre du doigt une couverture vaccinale très mauvaise : 18,5 % des moins de 7 ans sont vaccinés contre le tétanos et 21,7 % des enfants de 7 à 15 ans sont immunisés contre la poliomyélite. L’accès aux soins est par ailleurs souvent difficile : les discriminations existent en effet également fréquemment dans les structures sanitaires classiques.

Face à cette situation, la France observe une politique ambiguë : la mise en place de villages d’insertions modèles (ils sont trois aujourd’hui) dont les résultats sont très satisfaisants et en même temps une aide au retour au pays, qui représente souvent un retour vers des conditions de vie plus précaires encore.



L.C.
Jim.fr le 16 septembre 2008

15 septembre 2008

« De plus en plus de grossesses hors norme »


C’est ce que constate Le Parisien sur sa Une et une double page, remarquant que « de plus en plus de femmes veulent repousser les limites de la science et cherchent à avoir un enfant sur le tard ».

Le journal se penche sur deux « affaires [qui] relancent le débat sur les grossesses très tardives ».

Le quotidien fait ainsi savoir qu’« à Paris, une femme de 59 ans attend des triplés. Suivie de près à la maternité de l’hôpital Cochin, elle pourrait accoucher dans les prochains jours ».

« Du jamais-vu en France, peut-être même inédit dans le monde », remarque Le Parisien.
Le journal précise que « l’accouchement est prévu dans les jours à venir », indique que « la patiente aurait bénéficié d’un don d’ovocytes au Viêt Nam », et note que « l’âge avancé de la future maman a exigé de nombreux examens, de consultations, d’échographies ».

Le Parisien cite cependant Charles Brami, responsable du centre de fécondation in vitro à l’Hôpital américain à Neuilly, qui remarque qu’« un accouchement à plus de 50 ans est rarissime. Avoir des triplés pour une femme de 25 ans n’est pas facile, alors accoucher de trois enfants à cet âge-là… Les risques pour la mère ne sont pas négligeables ».

Le quotidien indique par ailleurs qu’« à Angers (Maine-et-Loire), une maman de 46 ans, qui a accouché en juin de triplés, est dans un coma profond et laisse un père seul avec trois enfants ».

Le journal observe que les enfants sont « nés à 27 semaines d’aménorrhées dans des conditions dramatiques. Des complications cardio-vasculaires sont survenues sur la mère. Elle est dans un état critique, mais ses trois bébés sont sains et saufs ».

Le Parisien estime que « cette terrible affaire illustre les dérives possibles du don d’ovocyte lorsqu’il est pratiqué dans des conditions limites ».

Le quotidien précise que « le couple avait décidé de pratiquer cet acte en Grèce, après que des refus successifs eurent été formulés en France ».

Mediscoop le jeudi 04 septembre 2008

09 septembre 2008

Grippe: les infirmières pourront renouveler un vaccin sans prescription médicale


Les infirmiers et infirmières sont désormais habilités à pratiquer l'injection du vaccin antigrippal sans prescription d'un médecin, à l'exception de la première injection et seulement pour certains patients, selon un décret paru mardi au Journal Officiel.

Les infirmières pouvaient déjà pratiquer cette injection de vaccin après une première injection, mais "à condition d'avoir une prescription médicale, ce qui n'est plus nécessaire", a précisé à l'AFP le ministère de la Santé.

Le décret, daté du 29 août, précise que cette injection peut se faire "sur certaines personnes dont les conditions d'âge et les pathologies dont elles peuvent souffrir sont précisées par arrêté".

Il s'agit des "personnes âgées de 65 ans et plus", ainsi que des personnes adultes atteintes d'une pathologie inscrite dans une liste (asthme, insuffisance cardiaque ou certains diabètes par exemple), selon l'arrêté en question, également daté du 29 août.

Le droit de prescrire un renouvellement de vaccination anti-grippale pour les personnes déjà vaccinées les années antérieures était une revendication de la profession.

Un rapport publié en avril par la Haute Autorité de Santé (HAS) recommandait de favoriser le transfert de certaines tâches réservées aux médecins à d'autres professionnels de santé, comme les infirmières, pour améliorer la qualité des soins et rendre les professions de santé plus attractives.


PARIS (AFP) le 3 septembre 08

01 septembre 2008

Rencontre entre la FNI et le directeur de cabinet de Roselyne Bachelot : doit-on suspecter des promesses de gascon ?


Paris, le vendredi 29 août 2008 – Alors que les négociations avec l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) venaient de se solder par un échec, la Fédération nationale des infirmiers (FNI) annonçait presque immédiatement sa volonté de multiplier les appels en direction du ministère de la Santé afin de faire évoluer rapidement et favorablement la situation. Cette stratégie basée sur "l’action politique", selon l’expression de l’organisation, a semblé se révéler payante, puisque les représentants du syndicat ont été reçus ce mardi 26 août par le directeur de cabinet de Roselyne Bachelot, Georges-François Leclerc.

Des finances publiques dans un « état déplorable »

Le récit de la rencontre qui fait l’objet d’un communiqué du syndicat daté du 28 août pourrait laisser aux infirmières libérales un goût d’inachevé et une certaine inquiétude. Il apparaît en effet qu’aucune promesse concrète n’ait été faite par le directeur de cabinet. Face au premier enjeu des discussions, à savoir la reprise des négociations conventionnelles et la signature d’un accord sur les revalorisations tarifaires et la répartition des infirmières libérales sur le territoire, les propos de Georges-François Leclerc n’ont ainsi pas été totalement complaisants à l’égard des professionnelles : « Il faut que vos infirmiers aient conscience de l’effort fait par le gouvernement dans un contexte où les finances publiques sont dans un état déplorable. Les négociations ont un prix élevé qui tient aussi d’une dimension politique car pour équilibrer des dépenses nouvelles, il faut collecter (des recettes) » a-t-il confié au président de la FNI, Philippe Tisserand. Est-ce à dire que les infirmières libérales ne doivent définitivement pas espérer des revalorisations plus larges que celles qui avaient été promises l’année dernière, si ce n’est un petit rattrapage concernant les indemnités kilométriques ? « Nous espérons tous qu’un accord sera trouvé rapidement » semble avoir conclu le directeur de cabinet du ministre, si l’on se réfère au communiqué du syndicat.

Incompréhension

Le second objet de la rencontre concernait les inquiétudes exprimées ces dernières semaines par la très grande majorité des organisations d’infirmières à propos d’une éventuelle modification de leur décret de compétence. Sur ce point encore, Georges-François Leclerc n’a pas semblé totalement prêt à atténuer le climat d’incompréhension qui règne entre les pouvoirs publics et les professionnelles de santé sur ces questions. Un projet de modification de l’article du code de la santé publique régissant les conditions d’exercice des infirmiers se proposerait de soumettre dorénavant « la liste des actes relatifs à l’exercice de la profession » à un simple arrêté ministériel. Pour les syndicats d’infirmières, cette mesure pourrait conduire à priver les infirmières d’un certain nombre d’actes : ils évoquent un risque de « déqualification ».
Aussi, une pétition avait-elle été lancée par la FNI et le Syndicat national des infirmiers professionnels (SNPI), tandis que douze organisations syndicales se sont également associées afin de défendre leur décret de compétence. Pour Georges-François Leclerc, cette réaction est difficilement compréhensible et il a réaffirmé le souhait du gouvernement « de faire évoluer de pair la tâche, la qualification, la responsabilité et la reconnaissance de cette responsabilité » des infirmières.

Une infirmière pour défendre les infirmières ?

Cependant, il a donné quelques motifs de soulagement à la FNI. Il a ainsi tout d’abord indiqué que le ministère envisageait « de mener une mission d’un mois sur cette question du partage de compétences et des délégations de tâches ». Cette mission pourrait être composée de quatre personnalités, dont Michèle Bressant, qui vient d’être nommée conseillère générale des établissements de santé et qui est la première infirmière à accéder à cette fonction. A l’occasion de sa nomination, Michèle Bressant qui était jusqu’alors directrice des soins de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) n’a pas caché sa volonté de se pencher sur le « dossier de la collaboration entre professionnels de santé ». « Egoïstement, ça m’intéresse beaucoup. J’ai envie de voir comment ça se passe dès le départ », avait-elle ajouté, citée par Espace Infirmier. Par ailleurs, Georges-François Leclerc a assuré que « le projet de modification du décret d’actes n’était pas inscrit à cette date dans le projet de loi Patients santé territoire » qui doit être présenté cet autonome. De cette déclaration, la FNI conclue (peut-être un peu trop rapidement) qu’elle « prend date de la confirmation par Georges-François Leclerc de l’absence dans le projet de loi « PST » de tout article modifiant le décret d’acte infirmiers et attend du ministère qu’il soit fidèle à sa parole ».

A.H. http://www.jim.fr le 29/08/08

21 août 2008

La souffrance du soignant : les médecins aussi sont touchés par le burn-out

Définitions

Le burn out est un syndrome touchant les personnes impliquées auprès d'autrui et tout particulièrement dans une relation de soin.

Il comporte trois dimensions :

- un épuisement émotionnel qui se traduit par une démotivation, une baisse d’énergie au travail, et un sentiment d’accablement qui fait que tout semble difficile, voire insurmontable.- une tendance à dépersonnaliser ses patients, qui sont considérés comme des objets, sans affect ni intérêt, voire avec cynisme.- une réduction de l'accomplissement personnel : le soignant se dévalue lui-même, se jugeant incompétent et inutile pour ses patients. Sans estime pour son travail, il le néglige et se laisse aller à l’épuisement.

Quelques Chiffres clés

Concernant les médecins libéraux :

- 14 % des causes de décès des médecins libéraux en activité sont le suicide (enquête du CNOM, 2003),- 38 % des causes d’invalidité chez les médecins sont liées à des affections psychiatriques (CARMF, 2005),- 47 % des médecins libéraux présentent les symptômes du syndrome d’épuisement professionnel ou burn-out (enquêtes URML Bourgogne 2001, Poitou-Charente 2003 et Champagne-Ardenne 2004), - 53 % des médecins libéraux se sentent menacés par le burn-out (enquête URML IDF, juin 2007), - 96 % des médecins évoquent la paperasserie comme première cause de l’épuisement professionnel (enquête URML IDF, juin 2007).


Quels sont les symptômes du BURN-OUT ?

Le syndrome de la souffrance du soignant, désignée par le terme de « burn out » comporte plusieurs niveaux d’intensité et progresse dans le temps souvent en s’aggravant. Parmi les nombreuses descriptions des symptômes du burn out, celle d’Edelwich et Brodsky a le mérite d’être simple. La voici :

Le professionnel de santé passe par 4 phases successives :

1) L’enthousiasme :

il est d’abord porté par un enthousiasme débordant qui lui fait tout voir en rose et lui donne le sentiment qu’il va faire de grandes choses. Il se dépense sans compter pour les patients et s’en trouve profondément gratifié.

2) La stagnation :

quelques obstacles commencent à freiner cet enthousiasme. Le soignant est déçu par certains patients et fatigué de devoir se battre face à l’administration. Il compense ce déficit de plaisir par un surinvestissement qui s’avère contreproductif : sa santé s’altère, il dort mal, crée des tensions au sein de sa famille, néglige sa vie intime.

3) La désillusion, la frustration :
le soignant commence à douter du sens de son travail, de ses jugements et de ses compétences. Les patients lui apparaissent ingrats et pénibles, les collègues irrespectueux ou indifférents. Il se sent déconsidéré et devient irritable pour ses proches. Sa santé se dégrade. Il a recours à des médicaments qu’il s’auto administre et/ou se met à abuser de l’alcool, ce qui ne fait qu’accélérer le processus d’aliénation.

4) L’apathie, la démoralisation :

le soignant est dans l’impasse, il n’a plus aucune considération ni pour lui-même, ni pour les patients qui l’indiffèrent ou qu’il méprise. Son travail n’est plus qu’alimentaire et il s’y soumet avec un cynisme qui se retourne contre lui : il songe à tout arrêter, voire à se suicider. La dépression est grave et l’issue passe par des soins spécialisés.


Quelques ouvrages sur le burn out

14 août 2008

Qui bénéficie de l’AME ?

Paris, le mercredi 13 août 2008 – C’est un dispositif qui crée en France autant de fierté que de polémiques. L’Aide médicale d’Etat (AME) qui permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier de soins gratuits, confirme la générosité du système de soins français. Cependant, cette générosité elle-même n’a pas manqué d’être souvent critiquée pour son caractère potentiellement dispendieux et pour les détournements éventuels qu’elle pourrait susciter. Loin de ces considérations, la Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) vient de publier une étude destinée à mieux connaître les bénéficiaires de l’AME.

L’Afrique subsaharienne sur représentée
L’enquête révèle tout d’abord que les bénéficiaires de l’AME sont souvent jeunes : âgés de 20 à 39 ans dans 70 % des cas, ils résident pour 60 % d’entre eux en France depuis moins de cinq ans, bien qu’une proportion non négligeable (un tiers) affirme être présente sur le territoire français depuis plus de cinq ans, voire (pour 7 % des personnes interrogées) depuis plus de dix ans. Dans cette première approche, l’étude met en évidence que si les personnes recevant un titre de séjour sur le territoire Français sont ces dernières années majoritairement originaires du Maghreb (44 %), les bénéficiaires de l’AME viennent a contrario plus souvent d’Afrique subsaharienne (une personne sur deux) que des pays du Maghreb (17 %).

Un niveau d’étude souvent élevé
Plus surprenante est la révélation que les personnes titulaires de l’AME affirment avoir atteint un niveau d’étude souvent élevé : c’est ainsi que « seulement » 17 % des personnes interrogées (selon l’expression de la DRESS) n’ont jamais été scolarisées et que 30 % ont suivi des études supérieures. De même, il ne s’agit pas d’une population majoritairement inactive : huit hommes sur dix affirme avoir un emploi et six femmes sur dix font la même déclaration. Leur situation n’en reste pas moins précaire : dans la très grande majorité des cas, les bénéficiaires de l’AME n’ont pas de logements propres et vivent dans un foyer, un centre d’accueil, un hôtel quand ils n’ont pas la chance de pouvoir être accueilli par leur famille ou leurs amis.

Contrôle de police
Enfin, les données concernant l’accès aux soins des bénéficiaires de l’AME ne manquent pas d’être préoccupantes. Les renoncements aux soins sont fréquents : 38 % des hommes et 21 % des femmes ont choisi de ne pas consulter, principalement pour des raisons financières, au cours des 12 derniers mois. Chez certains sujets (4 %), cette attitude était liée à la crainte d’être contrôlé par la police lors de leurs recours aux systèmes de soins. Par ailleurs, si dans la population générale, les renoncements concernent presque exclusivement les soins d’optique ou dentaires, chez les titulaires de l’AME, ils concernent des soins de premier recours. On soulignera pour finir que « plus d’un bénéficiaire de l’AME sur trois a expérimenté un refus de la part d’un professionnel de santé le plus souvent un médecin ou un pharmacien », alors que l’on estime que 15 % des titulaires de la CMU se sont déjà heurtés à de tels refus.

Publié le 13/08/2008 sur jim.fr

11 août 2008

Les médicaments ne sont pas adaptés aux personnes âgées





C’est un travail de fourmi. Tous les matins, à la pharmacie de l’hôpital gérontologique Sainte-Périne à Paris, la pharmacienne Marie-Claude Guelfi entreprend un drôle de rituel : elle enlève les blisters qui entourent les médicaments, sort les comprimés, les découpe en deux ou en quatre, puis avec une machine spéciale, remet tout sous plastique… A raison de 400 000 plaquettes par an fabriquées pour 350 lits, c’est une véritable petite industrie ! Et quand ce n’est pas fait par la pharmacie, ce sont les infirmières qui se chargent de broyer les comprimés, d’ouvrir les gélules… pour reconditionner tous les médicaments impossibles à administrer en l’état aux patients âgés.

« Au moins un quart des médicaments doivent être coupés »Trop fortement dosées ou trop gros, les gélules et autres comprimés conduisent en effet à des accidents graves dits « iatrogènes » : des fausses routes et des accidents vasculaires cérébraux chez ces patients souvent handicapés par des troubles de la déglutition ou des syndromes confusionnels. Liés à une mauvaise absorption des médicaments, ces problèmes sont deux fois plus fréquents chez les plus de 65 ans que chez les autres patients.


« On galère, soupire Marie-Claude Guelfi. Couper un comprimé en deux, ça passe, mais en quatre, ça devient compliqué ! Certains sont friables… Et puis ça nous donne un boulot fou : au moins un quart des médicaments doivent être coupés. » Sans parler du mortier, tant utilisé par les infirmières qu’elles en ont des pathologies au poignet ! « Elles pulvérisent tout ça là-dedans, souvent tous les médicaments en même temps, et incorporent aux soupes et aux yaourts… qui ne sont pas finis. Les doses ne sont donc pas totalement absorbé