02 juin 2009

12 Juin 2009 : Prochaine journée thématique de l'association IDEES

Entrée gratuite sur inscription

Culture hospitalière et citoyenneté

Usagers et professionnels de santé : une difficile alliance

  • Au temps où les usagers n’existaient pas
  • L’émergence du concept « d’usagers » : origine et bataille de mots
  • Des chartes et des lois pour lui donner « corps » et « droits »
  • A l’hôpital, la difficile présence du « tiers »
  • Le « mouvement associatif en santé » aujourd’hui : entre force à l’extérieur et suspicion à l’intérieur

Quid alors de possibles partenariats ?

Intervenant :

Chantal DESCHAMPS

Médiatrice en santé

Vice-présidente de la commission nationale

d’agrément des associations d’usagers de la santé

Vendredi 12 juin 09 de 9 h 30 à 13 h 30

Centre de Formation Continue du Personnel Hospitalier (CFCPH)

IFSI- Salle A (algéco extérieur IFSI)

Enrichissement des soins infirmiers - Association IDEES

G.H Pitié Salpêtrière

47 Bd de l’hôpital 75013 PARIS

Déjeuner possible sur place

Confirmation de votre présence souhaitée par émail :

idees@cegetel.net ou sur notre répondeur : 06.07.15.00.80

Avicenne : le 9 juin 09 Santé et vie quotidienne dans les foyers de travailleurs migrants

Grand témoin - Costa Gavras * réalisateur

Journée migrant : Santé et vie quotidienne dans les foyers de travailleurs migrants

Organisé par l'hôpital Avicenne
Mardi 9 juin 2009 de 9 h à 17 h
Hôpital Avicenne
125, rue de Stalingrad - 93000 Bobigny
Tél. : 01 48 95 55 55

Télécharger le programme ici

12 mai 2009

Journée internationale des infirmières : l’Ile-de-France tournée vers l’avenir

Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville
Ministère de la Santé et des Sports
Préfecture de la région Ile-de-France
Direction Régionale Des Affaires Sanitaires et Sociales d’Ile-de-France

Communiqué de Presse

Mardi 12 mai 2009
Journée internationale des infirmières : l’Ile-de-France tournée vers l’avenir

Alors que la journée internationale des Infirmières célèbre leur rôle central dans l’innovation en santé, la DRASSIF souhaite mettre en lumière les actions entreprises par cette profession en Ile-de-France1.
En effet, leur implication dans l’amélioration du système de soins étant primordial, les pouvoirs publics sont engagés dans la valorisation de ce métier tandis que les professionnels se mobilisent autour de projets résolument tournés vers la qualité des soins apportés aux patients.

Un plan régional infirmier 2008- 2013.

En collaboration avec le Conseil régional, l’Agence Régionale de l’hospitalisation et la DRASS d’Ile-de-France ont élaboré un plan régional infirmier afin de répondre aux futurs besoins de recrutement et d’attirer les jeunes vers cette profession.

Conçu autour de trois grands axes : renforcer l’attractivité du métier auprès des jeunes et valoriser l’appareil de formation, accompagner les étudiants durant le parcours de formation et enfin, fidéliser les diplômés en Ile de-France, le Plan infirmier s’appuie sur la mobilisation des professionnels des établissements et des IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) qui multiplient les rendez-vous avec les jeunes afin de faire connaître leurs métiers. De nombreux forums et journées portes ouvertes sont ainsi organisés tout au long de l’année dont l’un organisé par le CRIPP2, acteur régional pour l’information des jeunes et des informateurs relais.

Des pratiques avancées en soins infirmiers

D’autre part, les professionnels se mobilisent aussi pour échanger sur leurs expériences et valoriser les pratiques innovantes en Ile-de-France. Ainsi, dans la même lignée que la journée internationale des infirmières intitulée : « Servir la collectivité et garantir la qualité: les infirmières s'engagent pour des soins innovants », la journée régionale des Directeurs des soins du 27 mai3 a pour thématique « Les pratiques avancées ». Des expériences telles que le suivi infirmier de patients atteints de sclérose en plaques au sein d’un réseau de soins, l’accompagnement à l’allaitement maternel ou le suivi de patients atteints de plaies chroniques illustreront ces innovations dans la qualité des soins. Enfin, les résultats d’une étude exploratoire régionale permettront de mesurer la contribution des infirmiers à l’amélioration du système de soins.
La Journée internationale est l’occasion de rappeler la diversité des actions entreprises par les infirmières en collaboration avec les pouvoirs publics ce qui témoigne de leur implication et de la vitalité du système de soins francilien, résolument tourné vers l’avenir.

Contact presse, DRASS Ile-de-France : Henriette Wembanyama : 01 44 84 22 14
dr75-communication@sante.gouv.fr

1 79 653 infirmiers sont en exercice en Ile-de-France dont 78% de salariés hospitaliers et 9% d’infirmiers libéraux.
(Insee, 1er janvier 2008)
2 CRIPP : Centre Régional d’Information sur les Professions Paramédicales
3 Journée Régionale des Directeurs de soins, 27 mai 2009, plus d’information sur www.ile-de-France.sante.gouv.fr

01 mai 2009

« Vive les infirmières ! »


Le Monde

Sandrine Blanchard estime dans Le Monde qu’« il y a vraiment quelque chose qui cloche dans notre système libéral de santé. Dès qu'un gouvernement tente de mieux organiser l'accès aux soins, il est accusé d'être un ennemi de la liberté. Comprenez liberté d'installation et liberté de pratiquer des dépassements d'honoraires ».
La journaliste rappelle que « tandis que les médecins libéraux bataillent, avec succès, pour que l'on ne touche pas à ces "deux piliers", les infirmières libérales sont, depuis ce week-end, les premiers professionnels de santé à ne plus pouvoir s'installer librement ».
Sandrine Blanchard note ainsi que les infirmières « ont accepté, en contrepartie de revalorisations tarifaires légitimes au regard de leurs honoraires (qui ne subissent jamais de "dépassements"), de corriger leur mauvaise répartition sur le territoire. […] L'information n'a pas fait la "une" des journaux ».
« Elles ne pourront s'installer dans les zones "surdotées" qu'à condition de compenser le départ d'une de leurs collègues et, à l'inverse, bénéficieront d'aide pour aller dans les zones "sous-dotées". Cela paraît simple et de bon sens, mais apparemment impossible à réaliser pour les médecins libéraux »,
remarque la journaliste.
Sandrine Blanchard observe en outre qu’en matière de dépassements d’honoraires des médecins, « dont la hausse continue est montrée du doigt dans des rapports de la Cour des comptes et de l'Inspection générale des affaires sociales, il n'est plus question d'y toucher ».
« Pendant ce temps, ce sont les patients qui trinquent »,
estime la journaliste, ajoutant que « tant que le système ne sera pas régulé en termes de tarifs et de répartition géographique des professionnels, le coût de la santé augmentera et les inégalités territoriales d'accès aux soins continueront à s'aggraver ».

Mediscoop du 30 avril 09

08 avril 2009

« La greffe n’est pas qu’une affaire de médecin »

L’Humanité revient sur la greffe du visage et des deux mains, réalisée sur un patient ce week-end à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, et note qu’« au-delà de l’exploit chirurgical et logistique, les associations rappellent que la greffe n’est pas qu’une affaire de médecin ».
Le journal relève que « la prouesse technique est bien évidemment à saluer, mais le Pr Laurent Lantiéri lui-même rappelle que «ces deux greffes n’ont été possibles que parce qu’il y a la générosité et l’altruisme des patients et de leurs familles ».
Le quotidien remarque en effet que « ce qui bloque les greffes aujourd’hui, ce ne sont pas les contraintes techniques mais le manque de donneurs ».
L’Humanité souligne que « le manque d’information et la confusion qui en découle ressortent lors d’événements comme cette double greffe. L’exploit des chirurgiens, s’il est salué par tous au nom du patient, semble faire peur à certains. Des porteurs de carte de donneur sont même revenus sur leur décision après cette nouvelle ».
Le journal livre les propos de Marie-Claire Paulet, présidente de l’association France ADOT, qui « reconnaît que la greffe du visage «pose des questions d‘éthique», mais rappelle que l’on peut de son vivant choisir les organes que l’on veut donner ou pas ».
De son côté, La Croix s’interroge : « Y a-t-il une limite au nombre d’organes que l’on peut greffer en même temps ? ».
Le journal pose la question au Pr Lantiéri, qui déclare que « les seules limites aux greffes multiples sont en quelque sorte celles de notre imagination ! ».
Le chirurgien explique que « celles-ci sont immunologiquement mieux tolérées que les greffes simples. […] En un premier temps, l’organisme réagit très vigoureusement, mais comme il se trouve en contact avec beaucoup de cellules étrangères en même temps, il se dit : s’il y en a tant, c’est que cela doit m’appartenir. Cela crée de la tolérance ».
Laurent Lantiéri indique que « la limite aux greffes multiples est donc plutôt d’ordre technique. […] Reste la question de la réappropriation du corps : le patient va-t-il s’habituer à avoir plusieurs organes externes, donc visibles, d’origine étrangère ? ».
Le spécialiste constate en outre que « le dernier facteur limitant la possibilité de greffes est le manque de donneurs », et déclare : « J’aimerais convaincre les familles de l’importance de donner la vie par-delà la mort ».

Revue de presse Mediscoop du 08/04/09

03 avril 2009

La cotisation au Conseil National de l’Ordre des Infirmiers est fixée

Paris, le 3 avril 2009

Construire l’avenir de la profession

En créant l’Ordre des infirmiers, le législateur a souhaité confier à une institution indépendante toutes latitudes pour lui permettre d’assurer la promotion et la défense de l’ensemble de la profession infirmière, quelle que soit sa pratique, son mode d’exercice, sa région. Afin de garantir son indépendance, d’assurer ses missions et d’assumer son fonctionnement, une cotisation annuelle est fixée. La cotisation est obligatoire pour tous les infirmiers et infirmières en exercice.

Après une journée d’échange avec les 100 présidents de départements, et les 23 présidents de régions, le montant de la cotisation a été voté par les conseillers nationaux ordinaux. Il est fixé à 75 euros par an, en séance de ce jour.

Ce montant va permettre de mettre en place une structure ordinale au service de tous les infirmiers, pour l’excellence des soins et d’engager rapidement le chantier fondateur de la profession : l’élaboration du code de déontologie.

L’Ordre porte également le projet de réforme « Licence, Master, Doctorat » et veut valoriser la filière en sciences infirmières, à l’instar des modèles européens et francophones.

Dans le cadre du projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires, dont les débats reprendront en mai au Sénat, la structure ordinale entend défendre et faire reconnaître les fonctions et les responsabilités croissantes des infirmières et infirmiers. L’Ordre est également l’interlocuteur officiel de la Haute Autorité de Santé, notamment sur le thème de la coopération entre les professionnels de santé.

Il entend aussi honorer au mieux sa mission d’entraide et de solidarité au service des infirmiers.

Les élus ordinaux vont s’adjoindre les services d’une équipe professionnelle qualifiée afin de mettre en oeuvre les missions légales de l’Ordre : maintenir l’éthique de la profession ; promouvoir la compétence des infirmiers ; contribuer à la qualité et à l’évolution de la réglementation par ses avis et propositions ; s’assurer de la qualité individuelle et collective des soins, de la diffusion des règles de bonnes pratiques et de la pertinence des conseils donnés ; réguler l’accès à la profession par l’inscription au tableau et suivre la démographie infirmière.

Par son choix le Conseil National de l’Ordre des Infirmiers, après une étude budgétaire précise a fixé cette cotisation calculée au plus juste de ses objectifs. Il entend répondre à son ambition d’être porteur de ses missions et de faire des professionnels infirmiers de vrais acteurs du système de santé de notre pays en toute indépendance.

Présidence

Contact presse

Tél. : 06 10 83 47 13

Courriel : ordre-infirmier.national@orange.fr

25 mars 2009

« La liste noire de la malbouffe »


Le Point, numéro 1905

Le Point consacre un article au livre que vient de sortir le Dr Laurent Chevallier, consultant en nutrition attaché au CHU de Montpellier, qui « explique comment survivre au désastre nutritionnel annoncé ».Les 100 meilleurs aliments pour votre santé et la planète », éditions Fayard)
Le magazine relève en effet que « chaque année en France, la malbouffe provoque 3 fois plus de morts que le tabac et 50 fois plus que les accidents de la route. Elle est en partie responsable de 30 % de nos cancers, de nos 500 000 insuffisants cardiaques, de 2 millions de diabétiques et de 8 millions d'obèses. Effarant ».
Le Dr Chevallier déclare ainsi : « Je tire la sonnette d'alarme parce que, lors de mes consultations, je suis confronté tous les jours aux victimes de la malbouffe ».
« Notre nourriture n'est plus adaptée à nos gènes. Non seulement on y a ajouté des substances chimiques mais on l'a bourrée de mauvais gras pas cher à produire, hypercalorique comme l'huile de palme. Et surtout de sucre et de sel »,
poursuit le praticien.
Laurent Chevallier ajoute : « N'ayons plus la naïveté de croire que si des ingrédients étaient nocifs on ne les trouverait pas dans les magasins. Régulièrement, des produits que nous avons consommés pendant des années sont retirés du marché ».
« La preuve, selon lui, que l'on nous met sur la table des aliments mal évalués »,
observe Le Point, qui se penche sur ces « marqueurs de malbouffe », « des ingrédients faciles à repérer sur l’étiquette, qui doivent faire office d’épouvantails ».
Le magazine conseille notamment : « Passez-vous des sodas, thés glacés et boissons aromatisées », ou encore : « Ne faites pas vos courses le ventre vide ». L’hebdomadaire explique que « grâce à un phénomène appelé «alliesthésie», le fait d’être rassasié anesthésie l’attirance pour les aliments. De quoi éviter les achats compulsifs ».

Revue de Presse Mediscoop du mercredi 25 mars 2009

17 mars 2009

Le Conseil de Paris a adopté son budget prévisionnel

Communiqué de presse du 16 mars 2009
Le Conseil de Paris a adopté son budget prévisionnel


Le département qui comporte le plus infirmières confirme ainsi qu’une cotisation annuelle de trente euros est viable pour le fonctionnement de l’Ordre des Infirmiers.

Le Conseil Départemental de l’Ordre des Infirmiers de Paris a adopté son budget prévisionnel lors de sa réunion du 5 mars 2009. L’aspect recettes sera fonction du montant de la cotisation, et de la part de celle-ci attribuée au niveau départemental, éléments qui relèvent d’une décision que le Conseil National doit prendre début avril, après consolidation des budgets prévisionnels des Conseils départementaux et régionaux, et élaboration du budget prévisionnel du Conseil National.

La ventilation des dépenses du budget prévisionnel du CDOI de Paris correspond à :
- 40 % de frais de personnel (deux secrétaires)
- 16 % de loyer (60m2, plus charges, assurances, impôts locaux,…)
- 15 % de frais postaux (mailing, courriers règlementaires,…)
- 8 % pour le fonctionnement de la Commission de Conciliation
- 7 % pour l’achat de matériel de bureau (informatique, photocopieur,…)
- 5 % pour l’indemnisation des élus libéraux (participation aux réunions ordinales)
- 5 % pour l’achat de mobilier de bureau (tables, chaises, armoires,…)
- 2 % de frais de téléphone et d’internet
- 2 % pour les fournitures de bureau

Le département de Paris comporte près de 30.000 infirmières : 21.076 du secteur public, 6.192 du secteur privé, et 2.225 du libéral. Ce budget correspond à une dépense départementale de 13,39 euros par cotisant. Il faudrait donc que la quotte part départementale soit de 45 % si le montant de 30 euros était retenu pour la cotisation.

A l’unanimité, le CDOI de Paris :
- a décidé de n’indemniser que les élus libéraux (les élus salariés peuvent participer aux réunions ordinales sur leur temps de travail)
- souhaite partager des locaux avec le CNOI et le CROI d’Ile de France par souci d’économies (mutualisation des frais au prorata de la surface occupée)

Le 30 mai 2008, lors de sa première réunion, le CDOI de Paris avait adoptée à l’unanimité la motion suivante : « Le Conseil Départemental de Paris s’engage à soutenir une cotisation ordinale d’un montant raisonnable pour l’ensemble des infirmiers, tout en garantissant l’indépendance et l’autonomie de l’ordre. Nous demandons au conseil national que cette cotisation annuelle soit de 30 euros. »
http://www.conseil-de-lordre-infirmier-de-paris.com/?p=448

14 mars 2009

« L'accès aux traitements antidouleur encore trop rare » dans le monde

Le Monde note en effet que « selon l'OMS, 80 % des habitants de la planète n'ont pas suffisamment accès aux soins palliatifs, et des dizaines de millions de personnes […] endurent chaque année de terribles douleurs ».
Le journal relève que « dans la plupart des cas, ces souffrances pourraient être soulagées, de manière efficace et à faible coût, par l'administration de substances opiacées, notamment de morphine. Mais celle-ci fait en général défaut dans les pharmacies comme dans les lieux de soins ».
Le quotidien constate notamment qu’« en Afrique, 32 pays ne bénéficient pratiquement d'aucune distribution de morphine. A Mexico, ville de 18 millions d'habitants, on ne la trouve que dans 9 pharmacies et hôpitaux ».
Le Monde cite l'association Human Rights Watch, qui remarque qu’« un grand nombre de pays ne considèrent pas les soins palliatifs et le traitement de la douleur comme des priorités en matière de santé ».
Le journal précise : « Au coeur du problème : les lois sur le contrôle des stupéfiants et leur mise en application, qui compliquent souvent inutilement l'accès aux analgésiques à base d'opiacés. A quoi s'ajoute, parfois, la force de l'habitude ».
Le Monde relève ainsi qu’« au Kenya, par exemple, les médecins voient si souvent leurs patients mourir dans la douleur qu'ils pensent que c'est ainsi qu'on doit mourir ».
Le quotidien observe que « certains pays semblent toutefois parvenir à briser ce cercle vicieux », se penchant sur le cas de la Roumanie, où la médecine palliative est devenue « un modèle pour plusieurs pays ».

Revue de presse Médiscoop du vendredi 13 mars 2009

10 mars 2009

« Endoscopie : les infirmières font aussi bien que les médecins »


Le Figaro relève qu’« en Grande-Bretagne, les infirmières réalisent des endoscopies digestives. […]

Une étude montre qu’elles obtiennent d’aussi bons résultats que les praticiens ».

Le journal rappelle en effet qu’outre-Manche, « pour diminuer la pression pesant sur les médecins et réduire les délais d’attente, les pouvoirs publics ont décidé il y a quelques années d’autoriser notamment des infirmières à réaliser des endoscopies digestives hautes (œsophage, estomac) et des sigmoïdoscopies évaluant la partie inférieure du côlon et le rectum ».
Le quotidien explique que selon deux études parues dans le British Medical Journal (enquête MINueT réalisée auprès de 1 800 patients), « les infirmières peuvent sans risque pour leur patient réaliser ce type d’examen ».
Le Figaro remarque notamment que « pour l’endoscopie haute, les résultats ont été considérés comme normaux dans 30 % des cas par les médecins et 18 % par les infirmières. Pour la sigmoïdoscopie, ces taux sont respectivement de 45 et 34 % ».
Le journal ajoute que « l’examen des vidéos a permis d’observer que les infirmières sont plus minutieuses lorsqu’elles examinent l’estomac et l’œsophage. En revanche, l’analyse économique globale semble indiquer que l’endoscopie effectuée par les médecins est d’un coût légèrement inférieur à celle pratiquée par l’infirmière ».
Le quotidien observe qu’« en France, malgré une réflexion en cours de la Haute Autorité de santé [et] la pénurie de praticiens […], la délégation de certains actes médicaux à des infirmières suscite une certaine réticence ».

Revue de presse Mediscoop du 09 mars 09

03 mars 2009

Nouvelle journée thématique de l'association IDEES le 27 mars 09 - "Soigner en milieu carcéral"

  • Est ce que la qualité des soins en milieu carcéral diffère de celle en milieu hospitalier ?
  • Prise en charge globale en milieu carcéral : est ce que cela signifie avoir connaissance du motif d'incarcération ?
  • Quelles sont les demandes des personnes détenues ?
  • Quels sont leurs besoins ?
  • Quel est le quotidien des personnes détenues ?
  • La France, pays des droits de l'homme, est elle en accord avec ses valeurs et ses ambitions ?
  • A-t-on les moyens de soigner et de prendre soin ?
  • Dans quelles conditions travaillent les soignants ?

Intervenants :

Gilles MARMIN - Cadre supérieur de santé - UCSA de Fresnes (94)
Evelyne LAUSERIE - Infirmière - UCSA de Fresnes (94)

Le 27 mars 09 de 10 h 30 à 13 h 30

Entrée gratuite sur inscription

Centre de Formation Continue du Personnel Hospitalier (CFCPH)

IFSI- Salle A (algéco extérieur IFSI)

Enrichissement des soins infirmiers - Association IDEES

G.H Pitié Salpêtrière

47 Bd de l’hôpital 75013 PARIS

Déjeuner possible sur place

Confirmation de votre présence souhaitée par émail :

idees@cegetel.net ou sur notre répondeur : 06.07.15.00.80

18 février 2009

Éloge du soin - Une éthique au cœur de la vie


Le 6 février 09, Philippe Svandra, cadre infirmier supérieur et docteur en philosophie, est intervenu pour l'association IDEES sur le thème de "La T2A ou la difficile rencontre de l'éthique du soin et de l'économie".



Aujourd'hui il publie aux éditions Séli Arslan "Éloge du soin : Une éthique au cœur de la vie - Sources philosophiques, pratique et conditions de l’engagement soignant"
.

Nous vous invitons à découvrir son ouvrage en cliquant sur le lien ci-dessous : http://storage.canalblog.com/15/75/70893/36035079.pdf

Pour le bureau de IDEES


Pascal Rautureau

03 février 2009

A propos des soins palliatifs en Europe

Le rapport sur les soins palliatifs du Dr Wolfgang Wodarg, médecin interniste qui siège non seulement au Bundestag, le parlement allemand, mais aussi à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, a été adopté la semaine dernière à Strasbourg. Il s'agit d'une réflexion sur l'avenir des systèmes de santé européen.
Pour le Dr Wodarg, il faut s'interroger sur le principe de "la guérison par l'innovation à tout prix", qui donne de faux espoirs aux malades, parfois au prix de leur qualité de vie. Il estime qu'il faut orienter la santé vers une conception plus "palliative" des soins répondant à des impératifs éthiques et sociaux.
Il dénonce que trop de pays européens voient dans la santé un marché axé sur l'expansion et la production plutôt qu'un service basé sur la solidarité et la dignité.


Le Dr Wodarg souhaite un vrai débat sur ces questions pour faire des soins palliatifs "un pilier essentiel des droits des patients".

© genethique.org

29 janvier 2009

Renforcer le professionnalisme et la qualité des soins infirmiers

Voici le nouveau programme de formation du CFCPH

"Renforcer le professionnalisme et la qualité des soins infirmiers"

Cette formation remplace "enrichissements des soins infirmiers"

Pascal Rautureau

--------------------------------------------------------------------------------------------------------

CODE GIPSIE
APH0006904900

FINALITE
Perfectionnement

ORIENTATION DE DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES
62 - Compétences métiers: filière soins

THEME
Compétences soignantes (divers)

PUBLIC
Infirmier, infirmier spécialisé
Conditions d’accès : valider l’inscription à un ou plusieurs modules de formation avec le cadre supérieur de santé et/ou le directeur de soins

OBJECTIFS
Consolider ses compétences cliniques en regard des enjeux et des orientations liés au cadre réglementaire, à la pratique, la réflexion, la formation, la recherche et la prospective dans le champ des soins infirmiers
Renforcer son professionnalisme et la qualité des soins auprès des personnes soignées et de leur entourage

PROGRAMME
Axe 1 : RENFORCER SA PRATIQUE CLINIQUE INFIRMIERE
Module 1 : Evolution et perspectives de l’environnement professionnel infirmier
Approches historique, socio-anthropologique et éthique du soin infirmier
Introduction à la pensée et à la discipline infirmières
Principes, méthodes, outils de la démarche clinique infirmière
Sensibilisation à la démarche d’évaluation des pratiques professionnelles (EPP)
Durée : 3 jours continus

Module 2 : Evolution des pratiques professionnelles
Démarche d’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) : principes, méthodes, outils
Démarche clinique et démarche qualité (gestion des risques)
Transfert de compétences, pratique clinique avancée, consultation infirmière
Sensibilisation à la recherche en soins infirmiers
Durée: 3 jours

Axe 2 : RENFORCER SES COMPETENCES RELATIONNELLES
Module 3 : Communication, écoute, relation d’aide
Pré-requis : avoir suivi le module 1
Méthodes et outils en communication
Attitudes aidantes, écoute active, entretien d’aide
Techniques spécifiques
Durée : 4 jours discontinus (2-2)

Module 4 : Accompagnement des personnes atteintes de maladies graves et/ou chroniques et de leur entourage
Pré-requis : avoir suivi les modules 1 et 3
Problématiques spécifiques (bio-psycho-socio-anthropologiques et éthiques) liées à la maladie grave et chronique
Annonce du diagnostic, situations de crise, processus de deuil, stratégies d’adaptation des patients, de leurs proches et des soignants
Accompagnement des patients et de leur entourage par l’équipe pluridisciplinaire
Consultation infirmière
Durée : 4 jours discontinus (2-2)

Axe 3 : DEVELOPPER SES COMPETENCES DANS LE CHAMP DE LA PREVENTION DE LA SANTE ET L'EDUCATION THERAPEUTIQUE
Module 5 : Education thérapeutique et soins infirmiers

Pré-requis : avoir suivi les modules 1, 3, 4. Perspective de mise en place d’un projet d’éducation thérapeutique
Processus de la démarche éducative
Méthodologies d’élaboration du projet éducatif jusqu’à son évaluation ; situations simulées pluridisciplinaires
Durée : 4 jours continus

Axe 4 : ANALYSER SA PRATIQUE PROFESSIONNELLE
Module 6 : Analyse des pratiques professionnelles infirmières
Pré-requis : avoir suivi les modules 1, 3, 4
Explicitation et analyse des situations de soins et de travail apportées par les participants
Elaboration de stratégies professionnelles individuelles et collectives pour renforcer ses pratiques de soins en équipe
Durée : session 1 : 2 jours discontinus (personnes formées avant 2008) ; session 2 : 5 jours discontinus (personnes formées en 2008)

DUREE
Formation modulaire au choix du participant (validé par le cadre supérieur). Il est possible de s’inscrire à un module indépendamment des autres sauf pour certains modules (pré-requis nécessaires)

RESPONSABLE PEDAGOGIQUE
Eric Zaoui, Fanny Male (CFCPH) : modules 1, 2, 3, 4, 6
Isabelle Bodart (CFCPH) : modules 2, 5

CENTRE ORGANISATEUR
CFCPH

NOMBRE DE PARTICIPANTS
25

NOMBRE DE SESSIONS PREVUES
6

CALENDRIER PREVISIONNEL
Module 1 : 30, 31 mars et 1er avril 2009
Module 2 : 09, 10, 11 juin 2009
Module 3 : 04, 05, 25, 26 mai 2009
Module 4 : 23, 24 septembre, 19, 20 octobre 2009
Module 5 : 30 novembre, 1, 2, 3 décembre 2009
Module 6 : session 1 : 2 jours discontinus (personnes formées avant 2008) :13 janvier, 12 février ; session 2 : 5 jours discontinus (personnes formées en 2008) : 05 mars, 27 avril, 28 mai 2009 + 2 dates à déterminer

21 janvier 2009

La T2A, ou la difficile rencontre de l’éthique du soin et de l’économie

L'association IDEES vous propose une nouvelle journée thématique :

le 6 février 09 de 9 h 30 à 13 h 30

Entrée gratuite sur inscription par émail

« Ce sont nos sociétés d’Occident qui ont fait de l’homme un animal économique. Mais nous ne sommes pas encore des êtres de ce genre. […] Nous sommes encore éloignés heureusement de ce constant et glacial calcul utilitaire » - Marcel Mauss (1872-1950)

Le contenu :

  • Tension entre une relation de soin et une exigence de solidarité : comment les soignants peuvent-ils concilier ces deux exigences ?
  • Comment passer :
    o du proche au prochain,
    o de la sollicitude à la solidarité
    o de l’éthique au politique ?
  • La notion de gouvernance : concept bien flou qui traduit en réalité le refus du politique au profit de la gestion et de la procédure.
  • La T2A : un outil de la gouvernance qui vise à toujours plus rationaliser et standardiser l’activité de soins. (l’exemple même d’une approche gestionnaire)
  • La Notion de don / contre don comme forme de relation non-marchande qui favorise la solidarité inter-communautaire.


Intervenant : Philippe SVANDRA - Cadre infirmier supérieur - Formateur consultant – Docteur en philosophie

Vendredi 6 Février 09 de 9 h 30 à 13 h 30

Centre de Formation Continue du Personnel Hospitalier (CFCPH)
IFSI- Salle A (algéco extérieur IFSI)
Enrichissement des soins infirmiers - Association IDEES
G.H Pitié Salpêtrière
47 Bd de l’hôpital 75013 PARIS
Déjeuner possible sur place

Confirmation de votre présence souhaitée par émail :

idees@cegetel.net ou sur notre répondeur : 06.07.15.00.80

Recherche en soins infirmiers - Formation - CFCPH

A partir de cette année, le CFCPH propose un nouveau séminaire de formation et un dispositif d’accompagnement des équipes hospitalières dans le domaine de la recherche en soins infirmiers, en partenariat avec la direction centrale des soins, Philippe Delmas (cadre expert en soins et docteur en sciences infirmières), des universitaires et des directeurs et promoteurs de recherche.
Nous reprenons l’initiative impulsée et portée, il y a quelques années, par l’IESCH.

Ce projet est en lien direct avec l’actualité professionnelle, les enjeux institutionnels et les demandes qui nous sont régulièrement adressées.

Dans l’élaboration de ce projet de formation, notre réflexion intègre :
Les enjeux posés à notre système de santé, entre autres :
  • l’amélioration qualitative, la rationalisation et l’évaluation des pratiques de soins
  • la recherche d’une meilleure adéquation entre les dispositifs de formation continue et de développement des compétences et les pratiques professionnelles en évolution.

Les orientations nouvelles adoptées dans la réflexion, la pratique, la formation et la prospective en matière de soins infirmiers en France :

  • réflexion, expérimentations en matière de développement/transfert de compétences et du concept nord-américain de pratiques avancées
  • universitarisation de la formation (LMD)
  • développement du questionnement et de l’implication des soignants dans l’analyse, l’élaboration et la mise en œuvre de méthodes et d’outils afin d’améliorer la qualité des soins (conformément aux problématiques de santé publique) et stimuler l’esprit de recherche.

Une proportion de plus en plus large des infirmières et cadres infirmiers développent leurs compétences cliniques dans le champ de pratiques soignantes pointues et novatrices :

  • consultations infirmières, équipes soignantes transversales dans les domaines des soins palliatifs, de la douleur et des addictions
  • développement d’expertises cliniques (accompagnement de personnes atteintes de maladies graves, de maladies chroniques et de handicaps
  • développement de programmes d’éducation thérapeutique
  • participation à l’évolution de méthodes et de techniques de soins infirmiers spécialisés…)


Plus que jamais, en regard des orientations actuelles du système de santé français, les professionnels expriment souvent la nécessité de développer l’analyse, l’évaluation de leurs pratiques et de promouvoir la recherche en soin à un haut niveau.


Ce faisant, la finalité des dispositifs proposés, sera d’accroître le professionnalisme infirmier et la qualité des prestations soignantes à l’hôpital en s’inscrivant dans une dynamique de changement.

La formation s’adresse en priorité aux infirmières (iers) et aux cadres de santé (services de soins, IFSI) et cadres supérieurs de l’institution AP-HP.

Axes de travail Ces dispositifs sont ensembliers :

  • un axe formation comportant deux niveaux :
  • niveau 1 : Introduction à la démarche de recherche en soins infirmiers
  • niveau 2 : Approfondissement à la démarche de recherche en soins infirmiers
  • un axe conseil-expertise méthodologique auprès des équipes hospitalières souhaitant conduire une recherche en soins infirmiers (à venir)

Les inscriptions (CODE GIPSIE APH0006905801) sont à réaliser au plus vite (avant le 16 février) auprès du responsable de formation : valider au préalable l’inscription en formation et un éventuel pré-projet de recherche auprès du cadre supérieur et du directeur de soins.

Je reste bien évidemment disponible pour vous apporter toute précision complémentaire.
Bien cordialement


Eric Zaoui
Centre de Formation Continue du Personnel Hospitalier (CFCPH)
GH Pitié-Salpêtrière
47, bd de l'hôpital
1er étage IFSI
73013 Paris
Tél: 01 42 16 06 53 ou 06 58
Fax: 01 42 16 06 66
@: eric.zaoui@dfc.aphp.fr

12 janvier 2009

« Le médiateur de la République veut renforcer la sécurité des soins »

La Croix indique que « le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, vient de créer un Pôle santé et sécurité, dont la mission sera de trouver une solution aux problèmes rencontrés par les patients et leurs familles avec des hôpitaux, des cliniques ou des médecins de ville ».
Jean-Paul Delevoye déclare ainsi que « dans un contexte de défiance à l’égard du système de santé, il est apparu essentiel de proposer un dispositif de médiation indépendant de la sphère médical ».
Alain-Michel Ceretti, conseiller santé auprès du médiateur, ajoute : « Nous aurons les pouvoirs de contrôle et d’injonction du médiateur. Cela nous permettra d’exiger d’un établissement tous les éléments d’information nécessaires pour comprendre ce qui s’est passé en cas d’accident ».
Le quotidien précise toutefois que ce Pôle, « composé d’une équipe de 9 médecins », « n’entend pas s’inscrire dans une logique d’affrontement avec les institutions de santé ni encourager une «judiciarisation» de la médecine ».
(Plus d’informations sur www.securitesoins.fr)
Revue de presse Médiscoop le 12 janvier 09

07 janvier 2009

« Gare aux interventions chirurgicales inutiles »


Ca m’intéresse janvier 2009 N°335

« Opérations trop rapides, hors indication ou qui pourraient être évitées en privilégiant des traitements médicaux », note Ca m’intéresse, qui revient sur une enquête de la fédération hospitalière de France dont les premiers résultats viennent d’être rendus publics.

Les praticiens eux-mêmes et les pouvoirs publics tirent la sonnette d’alarme sur ces pratiques qui se multiplient « sous l’action combinées de trois facteurs » poursuit l’hebdomadaire. Première cause, « les avancées de la médecine ».

Comme l’explique Le Professeur Guy Vallencien, ancien chef du service d’urologie de l’Institut mutualiste Montsouris (Paris) « la baisse du risque opératoire, due aux progrès considérables, de l’anesthésie et de la chirurgie favorise les interventions abusives ». Autre facteur exposé par le Pr André Grimaldi, chef du service de diabétologie à la Pitié-Salpétrière « le nouveau mode de financement des établissements publics comme privés » qui « pousse à une augmentation aberrante d’activités jugées « rentables » comme pour la chirurgie ambulatoire ».

Enfin, « les seuils d’activité » favorisent également les abus et « pour pouvoir pratiquer certains actes, les établissements doivent en avoir réalisé un nombre minimum les années précédentes » . Du coup, comme le déplore le professeur Bertrand Millat, gastro-entérologue au cHU de Montpellier, membre du conseil scientifique de l’assurance maladie « certains , pour décrocher l’agrément, multiplient les interventions au détriment de la qualité ».

Le Dr Frédérique Pothier, chef du service de l’accréditation des médecins à la Haute Autorité de santé revient quant à elle, sur l’arrivée prochaine des « certificats d’accréditation » qui n’ont pas pour mission explique-t-elle de « mettre un gendarme derrière chaque médecin(..) mais d’améliorer la pratique médicale et de prévenir les accidents médicaux ou d’en réduire la gravité ».

Pour accréditer les praticiens précise le Dr Pothier, « nous leur demandons d’auto-analyser leurs méthodes de travail et de les comparer régulièrement aux recommandations de bonnes pratiques émises par les sociétés savantes »… Les noms de médecins accrédités seront bientôt « publiés sur le site de l’HAS »

Revue de presse médiscoop le 05 janvier 09

29 décembre 2008

Drame de St Vincent de Paul : réaction du Conseil Régional de l'Ordre Infirmier d’Ile de France

C’est avec émotion que le Conseil Régional de l’Ordre des Infirmiers d’Ile de France (CROI-IDF) a appris le décès d’un enfant de trois ans, hospitalisé à Saint-Vincent de Paul à Paris à la suite d’une erreur commise par l’infirmière en poste dans le service.

L’Ordre Régional des Infirmiers d’Ile de France et les 80 000 infirmières et infirmiers qu’il représente s’associe à la douleur de la famille dans ce drame terrible. L’Ordre Régional des Infirmiers d’Ile de France apporte son soutien à sa consœur aujourd’hui anéantie par les conséquences de son geste et le battage médiatique qui en est fait en pleine période de Noël.

Par respect envers l’enfant défunt, la souffrance de ses proches et notre consœur, le CROI IDF souhaite que la justice apporte des éléments de compréhension de cet accident afin que ce drame puisse trouver des réponses objectives le plus rapidement possible, et ce en toute sérénité.

Le CROI IDF dans son ensemble reste choqué par le choix d’une mise en garde à vue immédiate et prolongée d’une professionnelle reconnue, alors qu’elle a spontanément averti sa hiérarchie et signalé son erreur dans les moments qui ont immédiatement suivi le drame.

Sans minimiser l’erreur, ce choix touche toute une profession dont les valeurs et les actions sont avant tout de traiter, de soigner et d’accompagner les patients à toutes les heures du jour et de la nuit.

Ces activités infirmières très souvent à hauts risques, relevant d’un grand professionnalisme et d’une expertise constante, trop souvent réduites à de simples exécutions de « tâches », ne peuvent en ces périodes symboliques de fin d’année, être mises à mal de quelque façon que ce soit, et être utilisés à partir d’un évènement tragique et de manière passionnelle à des fins médiatiques, revendicatives et opportunistes.

Le CROI IDF va suivre avec beaucoup d’attention cette affaire et prendra dans les meilleurs délais rendez-vous avec Madame Bachelot Narquin, Ministre de la santé, des sports et de la vie associative pour faire le point dans le cadre de ses missions sur ce drame, sur la profession d’infirmière et son avenir dans l’intérêt des patients.
Publié le 27 décembre 08 sur le site du CROI IDF

La coopération médecins généralistes/infirmières améliore le suivi des patients diabétiques de type 2. (Cliquez ici)


ASALEE, Action de Santé Libérale En Equipe, associe, dans le département des Deux-Sèvres, 41 médecins généralistes et 8 infirmières afin d’améliorer la qualité des soins, notamment des patients atteints de maladies chroniques. Lancée en 2004, elle représente la seule expérimentation de coopération entre professionnels de santé portant sur les soins de premiers recours. Les infirmières se voient confier par les médecins la gestion informatique de certaines données du patient et des consultations d’éducation thérapeutique, selon un protocole bien défini.

Une évaluation médico-économique du dispositif ASALEE a été menée par l’IRDES. Centrée sur les patients atteints de diabète de type 2, qui représentent un tiers de l’activité des infirmières, l’étude montre que les patients inclus dans le dispositif voient leur équilibre glycémique s’améliorer davantage que dans le groupe témoin. Ils réalisent également plus systématiquement les examens de suivi et cela sans coût supplémentaire significatif pour l’Assurance maladie. Les modalités de l’étude imposent toutefois que ces résultats soient confirmés par des analyses complémentaires.
Questions d'économie de la santé IRDES n° 136. Novembre 2008 - Bourgueil Y., Le Fur P., Mousquès J., Yilmaz E.

17 décembre 2008

Les sept premières années de carrière des infirmiers diplômés en 1998

Dans cette étude nous analysons le parcours professionnel des infirmiers au cours des sept années suivant leur sortie de formation à partir des données de l’enquête Génération 98 du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CÉREQ).

Il en ressort que les infirmiers s’insèrent plus facilement que les autres diplômés de niveau proche ou équivalent et accèdent rapidement à des emplois stables. Pour accéder à l’emploi, ils sont rarement contraints à quitter leur région d’origine. À leur sortie de formation initiale, ils sont mieux rémunérés que les autres diplômés.

Cependant, leurs revenus réels évoluent plus faiblement. Ainsi, la rémunération constitue une des rares sources d’insatisfaction des infirmiers. Au sein de la profession, les infirmiers spécialisés (puéricultrices, infirmiers psychiatriques, autres spécialités) salariés du secteur public sont mieux rémunérés que ceux du privé. Les infirmiers sont, parmi les diplômés de niveau proche ou équivalent, ceux qui effectuent le moins de reconversions professionnelles. De fait, ils suivent moins de formations que les autres au cours des sept premières années de vie professionnelle.

Télécharger l'étude ici

Carine FERRETTI et Clémentine GARROUSTE
Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)
Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité
Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative
Ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique

08 décembre 2008

« Un fichage au parfum d’Edvige à l’hôpital »

L’Humanité consacre un article aux « questions que se pose le personnel de l’hôpital public de Niort (Deux-Sèvres), établissement dans lequel circule depuis le 1er novembre une enquête sur la précarité dans les établissements de santé ».

Le journal explique que « commandité par le ministère de la Santé, ce formulaire expérimental vise «à mieux connaître les situations de précarité des patients hospitalisés en court séjour» ».

L’Humanité note qu’« intégré au dossier du patient, ce formulaire comprend 11 critères, parmi lesquels l’illettrisme, la langue parlée, l’hygiène, le logement, l’absence de couverture sociale ou encore les minima sociaux ».

Le quotidien cite un membre du personnel, qui déclare : « Les personnes en grande précarité coûtent plus cher à l’hôpital. Essayer d’obtenir des financements supplémentaires du ministère pour leur prise en charge, ce n’est pas choquant. Ce qui est choquant, c’est la manière dont les items sont formulés et le fait qu’ils n’aient rien à voir avec les soins à prodiguer ».

Le salarié ajoute : « Nous sommes un certain nombre à refuser de remplir cette enquête. […] Qui centralise les données ? Pourquoi cette enquête n’est-elle pas anonyme ? ».
L’Humanité livre la réaction de la direction, qui a indiqué dans La Nouvelle République que « de nombreuses données non médicales sont déjà recueillies car elles sont nécessaires à la prise en charge médicale ».

Revue de presse Mediscoop le 8 décembre 08

02 décembre 2008

Jean Leonetti : « Il est inutile et dangereux d'introduire dans la loi l'exception d'euthanasie »

Le Figaro, Le Parisien, Libération, La Croix


Le Figaro revient sur le rapport de la mission Leonetti sur la fin de vie, remis aujourd’hui au premier ministre, et publie un entretien avec le député Jean Leonetti.
Le médecin déclare ainsi : « Lorsque le malade est en fin de vie, le dispositif légal actuel […] résout l'immense majorité des problèmes rencontrés. Il m'a semblé dans ce cas inutile et juridiquement dangereux d'introduire dans la loi une exception d'euthanasie ».
Jean Leonetti ajoute que « lorsque la personne qui demande la mort n'est pas en fin de vie et réclame une assistance au suicide, nous avons constaté que la loi française n'interdit pas formellement cette démarche mais évite, en interdisant la manipulation des personnes vulnérables et la provocation au suicide, les dérives que la Suisse constate et tente en vain de juguler ».

Le député remarque que « l'observatoire de la fin de vie réclamé de manière unanime est indispensable. Les études sont rares et inquiétantes, […] où l'on mesure l'importance de la solitude et la rareté de prescriptions d'antalgiques chez les mourants. Nous avons besoin de données objectives, d'une évaluation, non seulement de la loi, mais de la manière dont la fin de vie se déroule en France ».

Jean Leonetti se penche enfin sur l’« acharnement thérapeutique » : « Tout concours à cette attitude : le financement, la demande quelquefois des patients et des familles, la sécurité judiciaire, la valorisation morale de l'acte. Pourtant cette attitude est humainement inacceptable et coûteuse sur le plan financier ».

« En médecine, tout ce qui est possible n'est pas forcément souhaitable, et pas seulement en fin de vie. Cela nécessite que nous modifiions profondément notre façon de soigner et qu'en médecine la technique performante s'accompagne d'une dimension humaine équivalente », conclut le praticien.

Le Figaro observe sur la même page que « les associations en faveur de la légalisation ne désarment pas ».

Le Parisien note également que selon ce rapport parlementaire, « l’euthanasie n’a pas à être légalisée », tandis que La Croix rappelle « comment la France s’est dotée d’un modèle sur la fin de vie », avec la loi de 2005.

Libération consacre pour sa part près de 2 pages à ce nouveau rapport, et publie un entretien avec Jean Leonetti, qui « compare les législations de nos voisins » et déclare que « les critères flous ne sont pas respectés ».

Revue de presse Mediscoop le 2 décembre 08

01 décembre 2008

Conseil National de l’Ordre des Infirmiers : Résultat des élections.


Le 26 Novembre 2008 - (Infirmiers.com) : Les membres du conseil national de l'Ordre infirmier ont été élu mardi 25 novembre 2008. Le dépouillement de l’élection électronique s'est déroulé dans l’amphithéâtre LAROQUE du ministère de la santé devant une trentaine de personnes.

Les « grands électeurs » (conseillers titulaires régionaux) ont désignés les 52 membres titulaires et suppléants du Conseil National de l’Ordre des Infirmiers :
  • 24 titulaires pour le collège du secteur public
  • 16 titulaires pour le collège du secteur privé
  • 12 titulaires pour le collège du secteur libéral

Chaque électeur votait pour les candidats de son secteur (région ou inter région) de sa catégorie (libéral, public, privé). Ainsi un infirmier libéral titulaire au conseil régional de Picardie votait uniquement pour son représentant libéral du secteur 6 : Nord Pas-de-Calais Picardie Champagne-Ardenne.

Le taux de participation a été de 91,92% avec inscrits 433 inscrits et 398 bulletins exprimés.

Les secteurs étaient :
  • Secteur 1: Ile-de-France Antilles Guyane Réunion
  • Secteur 2: PACA Corse
  • Secteur 3: Rhône-Alpes
  • Secteur 4: Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées
  • Secteur 5: Pays de Loire Centre Poitou-Charentes
  • Secteur 6: Nord Pas-de-Calais Picardie Champagne-Ardenne
  • Secteur 7: Lorraine Alsace Franche-Comté Bourgogne
  • Secteur 8: Aquitaine Limousin Auvergne
  • Secteur 9: Bretagne Normandie


Les premières conclusions :

- Certains représentants syndicaux ont été élus comme Chantal LEVASSEUR (Coordination nationale infirmière), Thierry AMOUROUX (Syndicat National des Professionnels Infirmiers) Philippe TISSERAND (Fédération nationale des infirmiers)

- Des fervents militants en faveur de l’ordre n’ont pas été élus. Il s'agit notamment de Jean-Jacques SCHARFF, porte-parole du groupe Sainte-Anne (organisation réunissant une quarantaine d'associations et de syndicats et dont l'objectif était la création de l'Ordre). Contacté mardi par l'APM, Jean-Jacques SCHARFF a précisé qu'il s'est déclaré « déçu » de ne pouvoir être présent au conseil national, mais a souligné qu'il participerait tout de même à la mise en place de l'Ordre, en tant que président du conseil départemental des Alpes-Maritimes et conseiller régional PACA.

- Parmi les personnes « battues » on peut noter :
  • Christophe DEBOUT président de l'Association nationale française des infirmières et infirmiers diplômés et étudiants (ANFIIDE) et Brigitte LECOINTRE sa vice présidente
  • Marcel AFFERGAN, président de Convergence infirmière

  • Jeanine DORBES, Edith PLANTEFEVE et Emmanuelle LEFEVRE MAYER de l’ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices diplômées et des Etudiantes)
  • Régine CLEMENT de l’APOIIF (Association pour un Ordre des infirmières et infirmiers de France)


- Parmi les personnes « élues », on peut voir :
  • Christiane VEYER de AFDS (Association française des directeurs de soins)
  • Didier BORNICHE de l’AFIDTN (Association Française des Infirmiers et Infirmières de Dialyse, Transplantation et Néphrologie)


Et après ?

Conformément à l’article R.4125-7 du code de la santé publique, il faut attendre 15 jours (délai de recours) pour que ce vote soit entériné par le Ministère.

Le conseil national va ensuite se réunir pour élire son bureau. Il ne sera opérationnel que début 2009. Il devra se positionner sur de nombreux dossiers :
  • Fonctionnement interne de l’ordre des infirmiers avec rapport entre les différents niveaux (departement, région, national), budget, et donc cotisation
  • LMD (License, master doctorat), décret d’actes, code de déontologie, mise en place des EPP (évaluations des pratiques professionnelles), reconnaissance du diplôme d’infirmier québécois en France, etc.…

Le travail ne va pas manquer. Nous souhaitons bon courage à ce tout premier conseil national qui devra bien sûr « essuyer » les plâtres !

Guy ISAMBART
Rédacteur en chef
Http://www.infirmiers.com
Guy.isambart@infirmiers.com



Webographie

- Elections du Conseil National de l’Ordre des Infirmiers, Novembre 2008 - Résultats non-officiels

- Résultat des élections du Conseil National de l’Ordre des Infirmiers (SNPI)


Liste des 52 élus titulaires (ordre alphabétique)

ADAIN EMMANUEL
AMOUROUX THIERRY
BAC née BONNET ISABELLE
BERGER MARTINE
BLASCO CARMEN
BODIN CHRISTOPHE
BOIVENT PHILIPPE
BONAFOUS MONIQUE
BORASO MARIE-ANGE
BORNICHE DIDIER
BORRAS ISABELLE
BOUCHET CHRISTOPHE
BOULARAND EMMANUEL
BOURSEAUD-LAPORTE CORINNE
CARATY MICHEL
CAYET née PHILIPPE CECILE
COCULET ERIC
COVES née BERTHOD DOMINIQUE
DEMARSON ARNAUD
DEVIGNES ARMAND
DRIGNY OLIVIER
ETIENNE née MORA MARTINE
FARDINI ELIEZER
FAURE-GEORS-TROJANI née KYPREOS MICHELLE
FERRE SONIA
FLAMENT MICHELE
GARNIER JEAN-YVES
GENTILHOMME JEAN-YVES
GERNELLE KARINE
GUILLAUME MARIE-PIERRE
IPHAINE GILBERTE
LAC SYLVIE
LANGELY LAURENCE
LE BOEUF DOMINIQUE
LE DU BRUNO
LEVASSEUR CHANTAL
MAMERI KARIM
MAUREL VERONIQUE
MUNINI THIERRY
PECNARD née PASQUES MARILYNE
PETIT née KRANICH MYRIAM
PLUMET MARIE-PIERRE
POULET FRANCOISE
ROMAN CHRISTOPHE
ROUALIN JEAN CLAUDE
ROUVIERE FREDERIC
SEGARD JEAN
SOUBAYA CAMATCHY ARIGUELOU GUY
TISSERAND PHILIPPE
VASSEUR DAVID
VEYER CHRISTIANE
VIGNIER GREGORY

23 novembre 2008

Culture et soins infirmiers « Expériences infirmières dans la prise en charge des patients migrants d’origine Africaine »


Histoire de la migration
  • Origine et motif
Qui sont ces migrants ?
  • Définition de l’ethnomédecine et de la culture
Médecines parallèles
  • Représentation de la maladie
  • Le secret de la maladie
  • Médecine traditionnelle
  • Sorcellerie, magie, marabout…
Thèmes abordés avec des cas concrets :
  • Soigner quand le patient ne parle pas notre langue !
  • La symbolique du sang
  • L’éducation alimentaire (chez les musulmans d’Afrique du nord)
  • Les rites funéraires à connaître

Présentation de l’association « Les femmes médiatrices » de Pantin

Présentation de l’association « Démé » par Pierrette Labailly (vice-présidente)

Présentation du « groupe migrants » de l’hôpital Avicenne

Intervenante : Delphine LECLERC - Infirmière – Membre du groupe migrants – Service
des maladies infectieuses - Hôpital Avicenne – Bobigny (93)

Vendredi 12 Décembre 08 - 9 h 30 à 13 h 30
IFSI - Salpêtrière
G.H Pitié Salpêtrière
47 Bd de l’hôpital 75013 PARIS
Déjeuner possible sur place
Confirmation de votre présence par émail :idees@cegetel.net

Accompagner dans la durée : un défi pour la clinique - 1ère journée des infirmiers cliniciens

21 janvier 2009
Centre Hospitalier Sainte Anne Bâtiment C
1, rue Cabanis 75674 PARIS Cedex 14 Tél. : 01.45.65.73.15 Fax : 01.45.65.73.58
www.ch-sainte-anne

Actuellement la pratique clinique se diversifie et se développe en France façon importante. Afin de partager leurs expériences, de communiquer sur les travaux réalisés, et d’éclairer une réflexion appuyée théoriquement des rencontres régulières entre cliniciens apparaissent comme incontournables.
Le thème a été choisi en référence aux difficultés spécifiques de certains secteurs, face notamment à la complexité des soins dispensés aux patients atteints d’affections de longue durée.
Nous avons voulu partager avec d’autres
ces expériences enrichissantes et sensibles : c’est la raison de cette journée.

9h00 Accueil

9h30

Soigner dans le temps : le challenge quotidien des infirmiers cliniciens
Rosette Poletti : Docteur en Sciences infirmières
Questions et débats avec la salle

11h00

Comment utiliser ses ressources internes dans l'accompagnement de longue durée
Anne Marie Filliozat : psychanalyste, psychosomaticienne
Questions et débats avec la salle

12h30 - 14h00 : Déjeuner libre


14h à
15h45 Ateliers :
Présentation par les infirmières cliniciennes "L'accompagnement dans tous ses états"

1er Atelier :

Champ des personnes âgées (problématique de douleur)
Intervenante :
Isabelle El Khiari
Animatrice :
Ursula Reinfelder

2ème Atelier :

Champ des soins palliatifs (problématique de positionnement)
Intervenante :
Bénédicte Bellart
Animatrice :
Jacqueline Burton

3ème Atelier :

Champ de la psychiatrie (problématique familiale)
Intervenants : Florent Dulong et Christelle Duqueff
Animatrice : Béatrice Veissière

16h00 Retour ensemble


Pratique pour ancrer ses ressources

Anne Marie Filliozat : psychanalyste, psychosomaticienne

16h30

Conclusion

Responsables pédagogiques
: Mireille Saint Etienne et Philippe Svandra

Bulletin d'inscription: cliquez ici

19 novembre 2008

AP-HP : « On mange mal, mais on est bien soigné »

Le Parisien note dans ses pages locales que « 4 500 patients ont été interrogés sur leur séjour dans 24 hôpitaux de l’AP-HP », en novembre et décembre 2007.
Le journal publie les résultats de cette enquête dénommée Saphora, et retient que « la qualité des repas [est] toujours bonne dernière ».
« Des aliments qui n’ont pas de goût, servis en trop petite quantité et souvent froids… Les repas n’ont jamais été le point fort de l’AP-HP et c’est encore pire cette année », observe le quotidien.
Le Parisien indique ainsi que « seules 6 % des personnes interrogées jugent «très positive» la qualité des repas. Ils étaient 8 % en 2004. Idem pour la variété des plats… Seuls 9 % la considèrent comme «très satisfaisante», contre 11 % ».
Le journal relève en outre que « seuls 24 % des patients qui ont transité par un service des urgences du réseau AP-HP se déclarent «très satisfaits» de l’accueil. Et ils ne sont que 26 % à juger bonne la qualité des soins dans ces services ».
Le Parisien note cependant que « la qualité des soins [est] jugée excellente ».
Le quotidien remarque que « 72 % des patients jugent très bon le comportement des médecins et 71 % celui du personnel. 69 % apprécient la politesse et l’amabilité de ces derniers. La compétence des médecins est jugée très bonne à 52 % ».
« Et dans un domaine pointu comme la chirurgie, 74 % des patients estiment avoir très bien compris les informations données par le praticien », ajoute le journal.
Le Parisien publie la liste des « mieux notés » et des « moins bien notés », Rothschild (Paris XIIème) figurant en première place avec 75/100, et Foix-Rostang (Ivry-sur-Seine) en dernier avec 66/100. Le quotidien explique que « trois critères ont été retenus : la qualité des soins, le confort et l’organisation de la sortie ».
Le journal observe enfin que « pour que l’indice de satisfaction soit meilleur à l’avenir, l’AP-HP a décidé d’améliorer l’accueil, le confort et la restauration. Et de regrouper toutes les bonnes initiatives de ses établissements sous une marque AP-HP pour que les patients puissent bien les identifier ».

Mediscoop le 18 novembre 08

13 novembre 2008

Canada - Lancement d’une nouvelle philosophie de soins :

Les infirmières adoptent le Caring


Alma, le 12 novembre 2008 - / LBR.ca / -

Le Conseil des infirmières et infirmiers du Centre de santé et des services sociaux de Lac-Saint-Jean-Est lançait, hier, la nouvelle philosophie de soins de l’établissement, le Caring, philosophie issue d’un mouvement de pensée correspondant davantage à la pratique d’aujourd’hui.

Effectivement, le Caring prône une approche respectueuse de la personne comme étant un tout indivisible et unique, ne pouvant être dissociée de son environnement. Cette philosophie met en valeur la nécessité de construire une relation de confiance et d’harmonie entre l’infirmière, le patient et sa famille.

Selon Caroline Guay, directrice des services cliniques et des soins infirmiers, « le temps était venu, pour notre établissement, de moderniser nos pratiques de soins. La demande a émergé du personnel infirmier qui souhaitait s’identifier à une culture de soins prenant davantage en considération la relation qui s’établit entre l’infirmière, le patient mais également l’entourage de ce dernier pour être en mesure d’adapter les soins et services offerts au mode de vie de chaque patient. »

Pour sa part, Audrey Émond, présidente du Conseil des infirmières et infirmiers de l’établissement, soulignait que « l’adoption de cette philosophie vient appuyer et inciter le personnel soignant dans ses capacités à aller au-delà de ses connaissances scientifiques en utilisant son expérience clinique, son intuition et sa connaissance du vécu du patient pour mieux saisir tout changement dans son état et y réagir adéquatement. Nos membres sont fiers de s’identifier à cette nouvelle philosophie de soins beaucoup plus axée sur les êtres humains que nous sommes, tant du côté des patients que des soignants. »

Les infirmières et infirmiers porteront dès la semaine prochaine une nouvelle carte d’identification arborant les couleurs de cette nouvelle philosophie. Les usagers du CSSS sont invités à poser des questions aux membres du personnel identifiés au Caring pour en connaître davantage sur les changements encourus par son application.


Source :
Marie-Karlynn Laflamme
Conseillère en communication
CSSS de Lac-Saint-Jean-Est - Canada

03 novembre 2008

« Des Français mettent au point le premier coeur artificiel »


Les Echos consacrent un article à un « événement mondial en chirurgie ».
Le journal indique en effet qu’« une équipe française fait battre le premier coeur artificiel ».
Le quotidien explique que « depuis 15 ans, Alain Carpentier travaille en secret avec EADS sur ce concept révolutionnaire. Le chercheur a combiné des matériaux biocompatibles avec une électronique embarquée de pointe pour imiter l'organe humain ».
Les Echos notent qu’« il s'agit du premier prototype de coeur artificiel implantable qui imite à la quasi-perfection […] le fonctionnement de l'organe humain ».
Le journal cite le Pr Carpentier, directeur du Laboratoire d'études des greffes et prothèses cardiaques de l'Hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris, qui déclare : « Je ne supportais plus de voir des hommes mourir à la quarantaine d'un infarctus du myocarde massif. Nous avons bien sûr la solution de la transplantation cardiaque, mais elle ne répond pas au grand nombre de besoins, notamment en raison du manque de greffons ».
Le quotidien indique que « fruit de 20 ans de recherche et développement, ce coeur artificiel, protégé par une série de brevets, va désormais battre en toute indépendance au sein de la nouvelle société Carmat », issue d’EADS et qui « vient de lever une quarantaine de millions d'euros pour financer en France le développement de ce cœur ».
« Il pourrait être évalué sur l'homme dans 2 ans »,
poursuivent Les Echos.
Le journal explique notamment qu’« il a fallu 4 ans pour trouver la forme et la taille optimales de la bioprothèse humaine, afin de reproduire le plus fidèlement possible la physiologie normale ».
« Grâce à des capteurs électroniques très sophistiqués, […] ce coeur artificiel a la capacité de réagir automatiquement à tout changement des besoins de l'organisme par des variations du débit, de la fréquence cardiaque ou de la pression artérielle »,
continue le quotidien.

Revue de presse Medisccop le 27 octobre 08

« Les embryons hybrides bientôt autorisés en Grande-Bretagne »


La Croix remarque sur près d’une page que « dans la quasi-indifférence générale, les députés britanniques ont autorisé mercredi des scientifiques à créer des embryons hybrides, issus de l’intégration d’ADN humain dans des ovules d’animaux, dédiés à la recherche médicale ».
Le journal indique que « le texte […] pourrait entrer en vigueur en novembre. La Grande-Bretagne accentuera alors sa distinction du reste de l’Europe ou des États-Unis, en permettant aux scientifiques des expériences interdites ailleurs ».
La Croix précise que « la recherche sur les embryons hybrides sera très contrôlée. […] L’objectif scientifique avancé est de pousser la recherche sur des maladies génétiques comme Alzheimer ou Parkinson ».
Le journal rappelle en effet que « pour créer des embryons, il faut des ovules. Mais les scientifiques en manquent ».
Le quotidien explique que « les scientifiques ont donc eu l’idée d’utiliser des ovules d’animaux en substitut. Leur noyau est complètement vidé et l’embryon résultant possède, à terme, 99,8 % d’ADN humain. Les scientifiques peuvent alors récolter les cellules souches et étudier leur comportement ».
Le quotidien précise que « la loi autorise trois changements particulièrement controversés : les expériences sur les embryons hybrides, la naissance de «bébés médicaments» et l’autorisation de fécondation in vitro pour les femmes célibataires et les couples de femmes homosexuelles ».
La Croix observe que « les opposants […] sont scandalisés », mais note que « le paradoxe de cette loi est qu’elle ne va quasiment rien changer puisqu’elle ne fait qu’entériner des pratiques déjà en place ».

Revue de presse Mediscoop le 24 octobre 08

15 octobre 2008

Fin de vie : fin des auditions de la mission d'évaluation de la loi Leonetti

La mission parlementaire d'évaluation de la loi Leonetti sur la fin de vie a mis un terme mardi à 6 mois d'audition en recevant Roselyne Bachelot, qui a plaidé pour un maintien de la loi en l'état avec un renforcement de la formation des soignants et la création d'un observatoire des pratiques.
La mission, présidée par Jean Leonetti (UMP, Alpes-Maritimes), auteur de la loi de 2005 qui a instauré un droit au "laisser mourir" mais pas à l'euthanasie active, était composée en outre de Michel Vaxès (PCF, Bouches-du-Rhône), Gaétan Gorce (PS, Nièvre) et Olivier Jardé (Nouveau centre, Somme).
Elle a reçu 58 témoignages et s'est rendue aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. Elle doit encore se rendre en Belgique et en Suisse, avant de remettre son rapport, théoriquement en novembre.
La ministre de la Santé a estimé lors de son audition que "la première des urgences" était d'"affranchir la personne en fin de vie de la souffrance" sans "application déraisonnable des soins". Et si la mort peut être "une conséquence" de cette attitude, elle ne peut pas être un "projet auquel le corps médical pourrait être associé", a-t-elle dit.
Pour elle, "la loi dit exactement ce qui doit être dit dans ce domaine", et son équilibre doit "être préservé".
Se disant favorable à "la diffusion de la culture palliative", elle a proposé de "poursuivre l'offre de soins palliatifs à l'hôpital et en ville", de former au service de soins palliatifs et d'améliorer l'accompagnement des proches.
Elle a indiqué à cet égard qu'une étude était en cours sur la possibilité de rémunérer un proche qui accompagnerait un malade à domicile, un plan qui pourrait représenter une charge annuelle de "5 à 64 millions d'euros".
La ministre s'est dite favorable à la création d'un "observatoire de la fin de vie" qui ferait "un suivi analytique des pratiques", refusant cependant, comme le proposait Gaétan Gorce, qu'il ait une mission de "conseil".
Elle a indiqué aussi ne pouvoir, comme le demandait le député de la Nièvre, organiser un débat public sur le sujet alors que le débat sur la loi de bioéthique devrait commencer "dans quelques semaines" et prendre "six mois".
Jean Leonetti avait été chargé de cette mission d'évaluation de la loi à la suite du cas de Chantal Sébire, qui demandait qu'on l'aide à mourir et qui finalement s'est donné la mort.

(©AFP / 14 octobre 2008 19h42)

Réforme des études infirmières : tu parles d’une reconnaissance !

Dans le cadre de l’harmonisation des études supérieures en Europe, à travers la mise en place générale du système « LMD » (licence master doctorat), les infirmières, les sages femmes et les représentants de nombreuses professions médicales appellent depuis plusieurs années à une refonte de leurs formations et diplômes. Cette réforme permettrait en outre d’apporter une nouvelle reconnaissance à des professions souvent en proie à un important malaise. Ne pouvant plus reculer devant d’une part les exigences européennes, d’autre part les attentes des syndicats, le gouvernement a demandé à plusieurs instances un rapport sur « la reconnaissance des diplômes d’Etat professionnels paramédicaux et de sages femmes par référence au schéma universitaire européen Licence Master Doctorat ». Celui-ci, notamment rédigé par l’IGAS, a été remis à Roselyne Bachelot et Valérie Pécresse (ministre de l’Enseignement supérieur) ce mardi 7 octobre. Il y rappelle en guise d’introduction qu’au vu de la situation européenne, la « France serait de plus en plus isolée si elle se maintenait dans un système sans aucun lien avec l’université et le dispositif LMD ». Aussi, encourage-t-elle cette réforme « ambitieuse » mais également « délicate ».

Jargons et déceptions

Le caractère délicat de l’affaire est lié à « l’universitarisation » ( !) des diplômes jusqu’alors existants. Dans ce domaine, la mission ne prône pas un passage total des formations assurées dans les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) et des études préparant aux professions paramédicales à l’université. Elle plaide pour un « conventionnement entre universités et organismes de formation ». Puis, ses solutions sont déclinées pour les différentes professions concernées. C’est ainsi que pour les sages femmes, il est proposé que le diplôme d’état de maïeutique soit reconnu au niveau master 2 (cinq années d’études).

Pour les infirmières, c’est l’idée d’une licence professionnelle et non d’une licence universitaire qui est retenue par les auteurs du rapport. « Ce schéma doit permettre de conserver le contenu et la finalité professionnels de la formation tout en favorisant l’élargissement des compétences et des possibilités de mobilité des étudiants » peut-on lire. Cette option est très loin de satisfaire les organisations d’infirmières.

A travers le système LMD, ces professionnelles espéraient en effet pouvoir accéder plus facilement à de nouveaux diplômes et à l’espace de la recherche. Le caractère professionnel de la licence qui leur est promise met fin à ces espérances. Pire encore, pour les organisations, le détail du rapport se révèle particulièrement méprisant pour les infirmières.

La Fédération nationale des infirmières (FNI) (majoritaire chez les libéraux) relève ainsi que la mission préconise d’écarter « toute formule qui ferait courir le risque d’une formation élitiste ou trop abstraite », une terminologie qui est très peu appréciée par l’organisation !

De son côté le Syndicat national des infirmiers conseillers de santé (SNICS) estime qu’un licence universitaire aurait tout autant vocation à prendre en compte « la dimension professionnelle » de la formation infirmière.

Enfin, le syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) (minoritaire à l’hôpital) épingle cette licence professionnelle « recommandée généreusement par la mission » qu’elle décrit comme « une sous-licence proposée aux cendrillons des soins ». Le ministre de la Santé a annoncé que la concertation avec les organisations représentatives débutera le 17 novembre : elle promet déjà d’être particulièrement tendue !


A.H Jim.fr le 10 octobre 08

12 octobre 2008

Découverte d’un antidouleur « plus puissant que la morphine »

Le Figaro fait savoir que « des chercheurs de l’université de Caroline du Nord (Etats-Unis) ont découvert un antalgique naturel 8 fois plus puissant que la morphine ».
Le journal remarque qu’« il s’agit d’une enzyme connue depuis 1938 », la phosphatase acide prostatique, « utilisée chez l’homme pour la surveillance et la détection des cancers de la prostate ».
Le quotidien explique ainsi que l’équipe de Mark Zylka, qui a mené cette étude sur la souris et relate ses travaux dans Neuron, « est la première à montrer qu’en agissant sur les neurones qui transmettent la douleur vers la moelle épinière, la PAP supprime la douleur aussi bien et 8 fois plus longtemps que la morphine ».
Le Figaro précise que cette enzyme « aurait l’avantage de ne pas déclencher de dépression respiratoire, une des limitations de l’usage de la morphine ».

Revue de presse mediscoop

02 octobre 2008

Exclusif : la publication des taux de mortalité de chaque hôpital rejetée en bloc par les professionnels de santé

« Il faut que soient rendus publics, pour chaque établissement de santé, quelques indicateurs simples, comme le taux de mortalité » a lancé lors de son discours sur la réforme de l’hôpital, le Président de la République, Nicolas Sarkozy.

Le Chef de l’Etat avait-il en tête en lançant cet appel, la phrase de Leonard de Vinci qui affirmait que : « La simplicité est la sophistication suprême » ?

Les professionnels de santé hospitaliers ne peuvent que l’espérer, car ils savent, qu’en matière de publications des taux de mortalité dans les hôpitaux, les choses ne sont nullement aussi « simples » qu’elles en ont l’air.

Un fort taux de mortalité ne veut rien dire
Dès l’annonce présidentielle, le professeur Alain Pavie, chef du service de chirurgie cardiovasculaire de la Pitié Salpêtrière mettait ainsi immédiatement en garde sur la nécessité de remettre chaque chiffre dans son contexte, en tenant notamment compte de la lourdeur des pathologies prises en charge, car soulignait-il au micro d’Europe 1 : « Les services médicaux ou chirurgicaux de pointe, qui ont les mortalités les plus importantes, peuvent être les meilleurs ». L’effet contre productif de ces indicateurs avait déjà été observé à la faveur du palmarès des hôpitaux 2006 publiés par Le Point. Face à des chiffres souvent élevés, les professeurs de chirurgie avaient pratiquement tous avancé la même analyse : la lourdeur des interventions pratiquées et la fragilité des patients pris en charge par leurs services expliquent sans conteste ces taux a priori alarmants. « Tous ceux qui pratiquent des exérèses du poumon et prétendent ne pas avoir eu de décès sont de gros menteurs », avait lancé en guise d’explication lapidaire le professeur Philippe Dartevelle, chef du service de chirurgie thoracique du centre Marie Lannelongue, cité par Le Point en 2006. Même dans les pays anglo-saxons, où cette transparence si chère aux yeux des pouvoirs publics serait pratiquée, cette difficulté a émergé. Aussi, les résultats sont-ils le plus souvent publiés chirurgien par chirurgien, avec une grande insistance sur le contexte. Par ailleurs, des outils ont été mis en place pour « ajuster les résultats en fonction des risques » comme l’explique Sarah Boseley, rédactrice en chef du quotidien britannique The Guardian.

Des professionnels de santé majoritairement réticents
L’ensemble de ces considérations n’a nullement échappé aux professionnels de santé qui ont répondu à
notre sondage la semaine passée et qui se sont massivement (75 %) opposés à l’idée d’une publication des taux de mortalité de chaque hôpital. Seules 22 % des personnes ayant souhaité répondre à l’enquête réalisée du mardi 23 septembre au lundi 29 septembre se sont déclarées en faveur de la proposition du Président de la République, tandis que 4 % de professionnels de santé, estimant sans doute nécessaire d’en savoir davantage sur la façon dont serait mis en œuvre un tel dispositif ont choisi de ne pas se prononcer.

A.H. Jim.fr le mercredi 1er octobre 2008


Sondage réalisé du mardi 23 septembre au lundi 29 septembre auprès de 493 professionnels de santé internautes

01 octobre 2008

« Vers un dossier médical individuel aux Hôpitaux de Paris »


L’Humanité indique en bref que « l’AP-HP veut doter d’ici 2013 tous ses patients d’un dossier médical individuel informatisé «garantissant la confidentialité et la sécurité des données» ».

Le journal ajoute que « le «dossier hospitalier patient» sera «ouvert sur l’extérieur, vers le médecin de ville et le patient» et se mettra progressivement en place «entre 2009 et 2013» ».

Le Parisien consacre également quelques lignes, dans ses pages locales, à cette « vaste opération d’informatisation ».

Le quotidien relève que « dans 2 ans, chaque malade aura une seule et même référence pour les 37 hôpitaux de l’AP-HP. Toutes les informations concernant le patient seront consignées par informatique et consultables par tous les services de l’AP-HP 24 heures sur 24 ».

« Ce dossier sera même accessible par le médecin traitant qui recevra directement par messagerie électronique sécurisée les comptes rendus des examens réalisés en milieu hospitalier », poursuit Le Parisien.
Revue de presse Mediscoop du mercredi 01 octobre 2008

29 septembre 2008

L'humanitude pour une meilleure relation soignant-soigné




A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer, Le journal télévisé de TF1 a consacré un reportage à une nouvelle technique de soins et d'attentions envers les personnes âgées dépendantes : l'humanitude.




Dans une maison de retraite située à Montauban-de-Bretagne en Ille-et-Vilaine, on applique cette méthode toute simple visant à pacifier la relation soignant-soigné par le regard, la parole et le toucher. Ce sont les soins qui s'adaptent au malade et non le contraire. Plutôt que d'attacher dans son lit une personne qui fait des chutes régulières pendant son sommeil, on lui propose de placer son matelas à même le sol. La toilette est un moment délicat car une mauvaise manipulation peut engendrer des souffrances physiques et psychiques.

Formateur en gérontologie, Yves Gineste a mis au point la méthode de l'humanitude. Il explique que « l'angoisse qui génère tous les problèmes rencontrés dans les soins avec les patients atteints d'Alzheimer vient de gestes extraordinairement simples mais qu'il faut savoir identifier : par exemple, le fait de prendre le poignet pour bouger quelqu'un va être ressenti en mémoire affective comme un geste d'une agression extrême ».
La maltraitance involontaire trouve donc sa source dans un manque de technique et une mauvaise appréciation du ressenti des soins. Attacher une personne âgée dans son bain pour la sécuriser pendant la toilette peut être vécu comme une situation d'une dangerosité terrible, la sensation pour le malade que l'on cherche à le noyer.
Véritable philosophie de soins, l'humanitude fait ses preuves en France et à l'étranger : plus calmes et sereins, les patients prennent moins de médicaments, présentent moins souvent de comportements agressifs et retrouvent même parfois un peu d'autonomie.
Actualités médicales - Univadis - Vendredi 26 Septembre 2008
TF1, journal télévisé, dimanche 21 septembre, wwwvideos.tf1.fr












« 145 000 hospitalisations liées aux médicaments »


Martine Perez note dans Le Figaro qu’une nouvelle étude dévoilée par l’Afssaps « vient de montrer que, contrairement à ce que l'on aurait pu croire, le pourcentage en France d'hospitalisations consécutives à une complication médicamenteuse n'a pas diminué ».

La journaliste indique ainsi que « 3,6% des hospitalisations en France seraient la conséquence directe d'un accident lié à un produit de santé ».Martine Perez rappelle qu’« il y a 10 ans, une enquête similaire avait mis en évidence un taux d'hospitalisation de l'ordre de 3,1% ».
La journaliste se penche ainsi sur cette étude, baptisée Emir (Effets indésirables des médicaments, incidences et risques), « menée par les centres régionaux de pharmacovigilance, en 2007, auprès de 2 692 malades âgés de 52,3 ans en moyenne ».

Martine Perez explique notamment que « si 70% de ces hospitalisations concernent des effets indésirables proprement dits, 30% sont consécutives à des interactions médicamenteuses malencontreuses, notamment entre antalgiques et antibiotiques ».

« Les troubles en cause sont des atteintes vasculaires (en particulier des hémorragies), des troubles neurologiques, des problèmes gastro-intestinaux », précise la journaliste, qui note que « selon les enquêteurs qui ont réévalué chaque cas, la moitié des effets indésirables paraissent évitables, une partie provenant d'erreurs, de professionnels ou de patients ».

Martine Perez ajoute que « sur les 167 médicaments mis en cause, les anticoagulants antivitamine K, […] particulièrement délicats à utiliser, sont au tout premier rang, avec 12,3% des cas d'effets indésirables menant à une hospitalisation ».

La journaliste indique que « si l'on extrapole ces données à l'ensemble de la population hospitalisée en service de médecine, c'est 143 915 personnes qui se retrouveraient à l'hôpital chaque année à cause d'un médicament ».

Martine Perez fait savoir que « de nouvelles actions devraient être relancées dans les semaines qui viennent sur le bon usage des antivitamines K ».

Revue de presse Medisccop du vendredi 26 septembre 2008

26 septembre 2008

Entretien exclusif avec Philippe DELMAS : pour une recherche en soins infirmiers


Il y a actuellement une montée en puissance de la revendication des infirmières à être reconnues comme n´étant pas que des auxiliaires médicales.

Comment définir l´infirmière du XXIe siècle ?

Elle est d´abord l´héritière d´un long passé, qui n´est pas uniquement religieux, contrairement à ce qui est souvent affirmé. L´origine des soins est très ancienne et remonte à la préhistoire où la femme avait déja desfonctions d´entretien de la vie. Les fondements scientifiques de la profession ont été posés au XIXe siècle par Florence Nightingale : les soins infirmiers envisagent la santé dans toutes ses potentialités alors que les soins médicaux portent d´abord sur l´organe malade. Ce sont les infirmières qui ont introduit des concepts comme ceux de stress, de bien-être, de qualité de vie, développés conjointement dans d´autres disciplines comme la psychologie puis, plus récemment, par les médecins. La plus-value qu´elles apportent est l´étude et l´opérationnalité de ces concepts dans les soins. Les pays anglo-saxons ont adopté très tôt les idées de Florence Nightingale, dès les années 1930, mais ce n´est que bien plus tard, dans les années 1960, que les premiers modèles conceptuels sont apparus, permettant de proposer une ligne de conduite pour les soins infirmiers. Il y en a actuellement une vingtaine, surtout d´origine anglo-saxonne. Tous les pays européens ont mis en place – ou vont le faire – une filière universitaire infirmière, conformément aux accords de Bologne de 2002 sur la réforme de la formation universitaire.
Et en France ?
La France est restée très à l´écart de cette évolution internationale. La profession y est sous l´emprise de la médecine. En effet, les médecins ont très tôt pris le pouvoir dans les hôpitaux, qui se sont organisés autour de l´examen clinique et de la visite médicale, avec les succès que l´on sait. Ils avaient besoin d´un personnel restant au chevet des patients, afin de surveiller les paramètres biologiques. Ces auxiliaires médicales furent et sont les infirmières.
Il existe pourtant un décret de compétences qui définit le « rôle propre » de l´infirmière.

Oui, mais en pratique, il est très peu appliqué. Le champ d´investigation propre à l´infirmière est double : la promotion de la santé et la prévention. Ainsi les programmes d´éducation thérapeutique les plus pertinents ont été développés et évalués à partir de modèles issus à la fois de la psychologie, de la sociologie et des sciences infirmières. Par exemple, notre association de recherche (Unité de formation et de recherche en sciences infirmières [UFRSI]) est en train d´évaluer deux programmes qu´elle a construits pour l´éducation du diabétique, l´un portant sur le déclenchement du comportement observant (readiness), l´autre sur les facteurs psychosociaux qui peuvent soit freiner, soit faciliter l´observance.
L´observance est du ressort des infirmières ?
Non, elle concerne tous les professionnels qui collaborent pour le bénéfice du patient. Mais les grilles de lecture de l´infirmière et celles du médecin ne sont pas les mêmes. Le médecin s´intéresse plutôt à l´information sur le traitement, par exemple sur ses effets secondaires. L´infirmière part de modèles psychosociaux pour s´intéresser à la qualité de vie, au bien-être, concepts que la profession manie depuis longtemps, aux stratégies utilisées par les patients pour observer ou au contraire fuir le traitement, aux phénomènes de déni, etc. Ces modèles, et son expérience, lui permettent d´anticiper le comportement de tel patient.
Qu´est-ce qui empêche le médecin d´en faire autant ?
C´est une question de formation et de temps. Le médecin est formé à lutter contre les maladies au moyen d´un modèle biomédical, issu des sciences biologiques et statistiques et obéissant à une logique qui remonte des effets aux causes, des symptômes au diagnostic, et de là au traitement. Ce modèle est incontestablement efficace, mais il réduit la santé à l´absence de maladie. Dans les pays anglo-saxons, les rôles du physician et de la nurse sont bien répartis (ce qui ne veut évidemment pas dire que leurs systèmes de santé sont meilleurs que le nôtre) : les médecins pratiquent l´approche du cure pour soigner les patients, les infirmières s´inspirent de celle du care pour développer leur intervention. Ces deux attitudes sont complémentaires et favorisent une prise en charge holistique du patient. Cela ne pose de problème à personne et n´a pas empêché le développement d´un fort courant de médecine « humaniste » depuis les années 1970, issu des sciences humaines. En France, on peut envisager des recherches communes aux généralistes et aux infirmières, par exemple sur les facteurs d´observance.
Vous venez pourtant de dire que les infirmières françaises sont soumises au modèle médical.
Les sciences infirmières explorent un champ de pratiques. Même si elles tiennent compte des connaissances du modèle médical, les infirmières développent leurs compétences propres au fur et à mesure de leur expérience, mais avec une perte de temps, d´énergie et d´efficacité considérable parce qu´elles ne bénéficient pas, en France, de l´apport des théories infirmières, marginales ici, académiques partout ailleurs. Elles ne savent pas exprimer et approfondir ce qu´elles observent. C´est pour cela que l´instauration d´une filière universitaire infirmière est capitale : elle permet à la fois la reconnaissance par es pairs et par les autres professionnels. Dans les hôpitaux anglo-saxons, les directrices de soins sont d´autant plus respectées qu´elles font une carrière universitaire et des travaux de recherche de bon niveau.
Que pensez-vous des projets de maisons de santé pluridisciplinaires ?
Ils vont dans le bon sens, mais ces maisons restent dirigées par des médecins. Il faut ici aussi s´inspirer des pays anglo-saxons et créer des centres de santé communautaires, axés sur les besoins de la population locale. Comprenant un personnel infirmier et social hautement qualifié et dirigés par un administratif, ils se chargent de débroussailler les problèmes et organisent des programmes d´éducation à la santé. Les cas qui dépassent leurs compétences sont orientés vers un médecin, qui peut exercer ou non dans une maison médicale. Non seulement ils permettent à chacun de faire ce qu´il sait faire et d´améliorer la prise en charge des patients, mais ils dégagent aussi des économies financières très importantes.
Quatre infirmières sur cinq exercent actuellement à l´hôpital. Faut-il inverser la proportion ?
C´est une question très complexe, qui demande une réflexion collective, notamment au sein du Conseil de l´Ordre des infirmières. La France est un des pays qui a le plus d´infirmières à l´hôpital et en même temps qui en manque en ville. Mais les hôpitaux ne savent pas garder les leurs en l´absence d´une politique d´attraction et de fidélisation. En outre, elles sont mal rémunérées et n´ont quasiment aucune perspective de carrière autrement que hiérarchique. La pénurie devient alarmante dans certaines régions comme l´Île-de-France, mais à l´heure actuelle rien n´est fait pour les retenir. Le défi de la prise en charge des maladies chroniques, et de celle des personnes âgées nécessite de repenser l´organisation des soins sur le territoire. Il n´a jamais été aussi important de travailler en collaboration entre professionnels pour le bien de la population. Dans ce champ d´investigation, l´apport autonome des infirmières est important, il suffit d´ailleurs de se référer à la littérature. En France, si nous voulons avoir le même type de prestation, il faudra leur laisser la place et le pouvoir.
Êtes-vous favorable aux transferts de compétences préconisés par la HAS ?
C´est un sujet d´actualité brûlant que nous ne pouvons pas ignorer. Ce qui est sûr, c´est que la profession ne veut pas d´un transfert de tâche médicale renforçant la perception d´être « la petite main du médecin. » Mais il me semble prématuré d´en parler avant la mise en place d´une filière universitaire infirmière et que l´Ordre des infirmières et celui des médecins puissent y travailler ensemble. ●

Perspectives pour la profession
Les premières élections départementales et régionales au tout nouvel Ordre des infirmières ont eu lieu cette année. Les élections au Conseil national auront lieu en novembre 2008. La création d´une filière licence-master-doctorat (LMD) en sciences infirmières est une revendication ancienne de la profession, qui s´appuie sur les recommandations européennes émises à Bologne en 2002. Un rapport de l´IGAS sur l´instauration du LMD pour les professions de santé sera remis à Valérie Pécresse (ministre de l´Enseignement supérieur et de la Recherche) le 24 septembre.

“ Cet entretien est paru dans la Revue du praticien médecine générale numéro 805 du 16 septembre 2008. Sa version complète est disponible sur Carnets de santé à l’adresse : http://www.carnetsdesante.fr/spip.php?article262

Propos recueillis par Serge Cannasse - Egora.fr - Mercredi 24 Septembre 2008




25 septembre 2008

Prônée par l’Elysée, la coopération entre professionnels de santé inquiète les infirmières

Lors de son déplacement à Bletterans dans le Jura, Nicolas Sarkozy n’a oublié aucun des principaux acteurs de notre système de santé. C’est ainsi que certaines de ces déclarations ont concerné le rôle des infirmières.

Il aura ainsi martelé : « Pour répondre aux attentes des Français, la coopération entre les professionnels de santé est indispensable ». Il a notamment estimé que les infirmières avaient un rôle accru à jouer en ce qui concerne le « suivi de routine pour les personnes atteintes de maladies chroniques ». En cette matière, il apparaît essentiel pour le chef de l’Etat de passer à l’acte : « L’expérimentation, c’était nécessaire, mais maintenant on va passer à la généralisation » a-t-il ainsi asséné. Pour ce faire, le Président de la République estime que les maisons de santé représentent un cadre idéal. Ces structures « à l’image de celle que je viens de visiter à Bletterans sont le lieu parfait de la coopération entre professionnels de santé », a souligné Nicolas Sarkozy.


N’importe qui !
Si le Chef de l’Etat a dressé un portrait idyllique de la coopération entre professionnels de santé, sur le terrain législatif et syndical, les choses ne sont pas si simples. Les difficultés surgissent tout d’abord lorsqu’on s’intéresse aux choix des termes. Nicolas Sarkozy a ainsi clairement invité dans son discours à un nouveau partage des tâches entre « l’infirmier » et le « médecin ». Cependant, dans les textes, ces deux acteurs bien connus disparaissent pour laisser la place à un vocable plus large, celui de « professionnels de santé ». Cette imprécision ne laisse pas d’inquiéter certaines organisations d’infirmières. C’est ainsi que le jour même où Nicolas Sarkozy prononçait son discours à Bletterans, la Fédération nationale des infirmière (FNI, majoritaire chez les libérales) adressait à Roselyne Bachelot une lettre peu amère concernant la rédaction de la loi Hôpital patients santé territoire (HPST). Déplorant tout d’abord de façon générale un manque inquiétant de concertation avec les organisations représentatives, la FNI pointe par ailleurs du doigt le fait qu’un des articles du projet de loi (sujet à de nombreuses variations ces dernières semaines) institue un « principe pérenne de coopération entre professionnels de santé », ce qui pour le syndicat revient à créer un « droit pour « n’importe qui » de faire « n’importe quoi », « n’importe comment » sans jamais prendre aucun avis des institutions professionnelles concernées ». L’imprudence du gouvernement ne serait cependant pas si grande. L’exposé des motifs affirme en effet que l’extension du principe de coopération entre professionnel de santé hors du champ expérimental, doit répondre à certaines garanties. Parmi elles, l’argumentaire du ministère insiste : « le professionnel ne pourra intervenir dans les domaines qui dépassent ses connaissances et son expérience ». Il est par ailleurs souligné que « les coopérations seront encadrées par des protocoles nationaux élaborés par la HAS ». Il est vrai cependant que les institutions professionnelles ne sont pas citées dans cet exposé.


Mission expresse
Les inquiétudes suscitées par la rédaction (très délicate) du projet de loi HPST témoigne en tout état de cause que Roselyne Bachelot ne pourra faire sur ce sujet l’économie d’une réelle concertation. On retiendra à ce titre que débutent actuellement les entretiens et les auditions de la Mission coopération entre professionnels de santé, dirigée par Michèle Bressand (conseillère générale des établissements de santé) dont les propositions sont attendues avant le 1er novembre 2008 !


A.H. sur Jim.fr le 24 septembre 2008

24 septembre 2008

Nicolas Sarkozy présente le projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoire"

Lors d’un déplacement dans une maison de santé à Bletterans (Jura), le président de la République a prononcé un discours sur "la politique de santé et la réforme du système de soins" mettant en perspective le projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoire", transmis au Conseil d’État le 18 septembre et qui sera discuté au Parlement, début octobre.


Le chef de l’État a dégagé plusieurs priorités :
L’équilibre financier de l’assurance maladie "Assurer le financement des dépenses de santé, c’est un défi pour demain qui se joue aujourd’hui. Je souhaite que l’assurance maladie revienne à l’équilibre en 2011", a déclaré Nicolas Sarkozy. Les dépenses de santé en France, de 200 milliards d’euros aujourd’hui, vont "s’accroître de plusieurs milliards d’euros d’ici à 2025", à l’instar d’autres pays, a précisé Nicolas Sarkozy. Pour être en mesure de maintenir un système de santé solidaire, "il faut prendre nos responsabilités".


Dans cette optique, le chef de l’État a rappelé un certain nombre de points :



tout d’abord la mise en place des franchises médicales, le 1er janvier 2008, avec la déduction d’un certain pourcentage sur le remboursement des médicaments, des actes paramédicaux et des transports sanitaires. L’argent dégagé sert à financer les investissements consacrés à la lutte contre le cancer, la maladie d’Alzheimer et l’amélioration des soins palliatifs ;
Les complémentaires santé devront désormais contribuer à la gestion du risque et à la maîtrise des dépenses de santé. Elles seront dorénavant associées aux négociations entre l’assurance maladie et les professionnels de santé, notamment dans les secteurs où elles garantissent une prise en charge importante, en particulier l’optique et le dentaire ;
la maîtrise médicalisée des prescriptions : Nicolas Sarkozy a souhaité que les "professionnels de santé, en ville et à l’hôpital, s’impliquent davantage dans la maîtrise médicalisée des prescriptions". Il souhaite pour cela que soient instaurées des référentiels de bonnes pratiques, notamment dans les secteurs où sont constatées de "profondes divergences dans le recours aux soins".


Pour les médecins d’hôpital, une convention nationale "pourrait poser les fondements d’une meilleure régulation des prescriptions", a-t-il encore précisé ;
le chef de l’État a "invité l’assurance maladie à intensifier la lutte contre les gaspillages, les abus et les fraudes" et a annoncé l’instauration de "pénalités planchers" contre les fraudeurs à l’assurance maladie en 2009 : "un mécanisme de pénalités planchers sera institué à compter de l’an prochain, sur le modèle de celui en vigueur pour lutter contre le travail illégal", a-t-il déclaré.
Une meilleure répartition de l’offre de soins de premier recours "L’objet du projet de loi "hôpital, patients, santé et territoires (...) est d’engager les réformes qui s’imposent pour préparer l’avenir", "il favorisera une meilleure répartition de l’offre de soins", a déclaré le chef de l’État.
Afin que le nombre de médecins en exercice soit proportionnel aux besoins, Nicolas Sarkozy souhaite la mise en place d’un système de régulation où chaque région devra déterminer ses besoins de formation médicale par spécialité, en fonction de la démographie médicale. Le chef de l’État a rappelé que la France compte 3,3 médecins en activité pour 1 000 habitants, alors que la moyenne de l’OCDE est de 3.
Le président de la République entend également garantir un tarif différent à un médecin exerçant dans "une zone rurale fragile ou une banlieue difficile". Il a demandé pour la fin de l’année "des mesures opérationnelles permettant d’accroître l’offre médicale dans les zones qui en ont le plus besoin".
La coopération entre médecins et paramédicaux est "indispensable", "je crois beaucoup au rôle des paramédicaux, en particulier des infirmières, pour les soins de premier recours. (...) Le médecin pourra se recentrer sur l’acte qualifié, l’infirmier pourra mieux prendre en charge le patient", a fait valoir Nicolas Sarkozy.
Le président de la République a plaidé pour une politique de proximité où les maisons de santé seront "l’ossature du système de santé de demain". "Les ressources de l’assurance maladie seront orientées prioritairement vers ces structures", a-t-il déclaré exhortant les partenaires conventionnels à apporter des solutions afin de diversifier l’offre de soins de premier recours, citant entres autres "les cabinets secondaires, les vacations, les remplacements".
Enfin, la question des honoraires médicaux a été abordée. Nicolas Sarkozy a demandé que les acteurs de santé définissent "avant la fin de l’année les modalités d’un secteur optionnel pour le chirurgiens, les obstétriciens et les anesthésistes du secteur 2." permettant un meilleur encadrement des tarifs. Il a également évoqué une "forme de régulation adaptée" pour les honoraires des médecins de secteur 2 afin d’apporter des "solutions concrètes aux difficultés d’accès aux soins" des Français.



La sécurité et la qualité des soins


C’est la recherche qui conditionne "la qualité et la sécurité des soins", a souligné Nicolas Sarkozy, plaidant pour une "recherche biomédicale d’excellence". Le chef de l’État a annoncé le réexamen du modèle du centre hospitalier et universitaire (CHU) afin qu’il puisse répondre de manière adapté à la triple mission qui lui est assignée : enseignement, recherche et soins. Le plan Alzheimer et le plan cancer sont emblématiques, selon le président de la République, des liens entre la recherche biomédicale et les soins. Ils permettent l’usage de bonnes pratiques avec "la diffusion de diagnostics fiables et de prise en charge de qualité".
Dans le souci d’une démarche qualité, le président de la République a souhaité la publication par les hôpitaux des taux de mortalité et d’infection afin que "chaque établissement analyse avec attention les causes des accidents liés aux soins prodigués en son sein. Il faut, a-t-il ajouté, "que soient rendus publics, pour chaque établissement de santé, quelques indicateurs simples comme le taux de mortalité ou le taux d’infections. Je veux des résultats concrets".


La prévention


Alors que 7 % des dépenses de santé sont aujourd’hui consacrés à la prévention, le chef de l’État a souhaité que l’investissement dépasse les "10 % d’ici à 2012." La politique de prévention doit être notamment le "fer de lance du combat contre l’obésité", a affirmé le chef de l’État. Elle doit aussi permettre de "réduire le nombre de décès avant 65 ans". Enfin Nicolas Sarkozy a plaidé pour soient étendues à d’autres maladies les campagnes organisées pour le dépistage du cancer du sein.



La réforme de l’hôpital


Lors de son discours à Neufchâteau, en avril dernier, le président de la République avait défini le contenu de la réforme : évolution de la gouvernance ; accroissement des pouvoirs des directeurs d’établissement pour qu’il n’y ait qu’"un patron et un seul." ouverture du recrutement des directeurs ; choix possible pour les praticiens entre leur statut public, avec une rémunération selon l’activité, ou un contrat qui s’inspirerait du droit du travail du secteur privé regroupements des hôpitaux au sein de communautés hospitalières de territoires ; souplesse de gestion en matière de marchés publics ou de gestion immobilière.
Constatant "l’éparpillement des ressources médicales et paramédicales", le chef de l’État a souhaité que l’hôpital se réorganise "pour privilégier les soins de recours et donner corps à de véritables filières de soins." "


Certains sites hospitaliers pourraient se réorienter vers la prise en charge du grand âge ou du handicap adulte."
"Les libertés nouvelles de gestion des hôpitaux auront pour nécessaire contrepartie une plus grande responsabilité", a souligné Nicolas Sarkozy qui demande que "les comptes des hôpitaux fassent l’objet d’une certification. (...) on peut avoir des comptes certifiés, vérifiés, contrôlés. Je veux que les situations de déficit ne soient plus tolérées", a affirmé le chef de l’État.
Nicolas Sarkozy a également plaidé pour une redistribution des excédents financiers aux personnels hospitaliers : "pourquoi ne pas permettre aux hôpitaux qui sont en équilibre, grâce aux efforts de tous leurs personnels, de redistribuer une partie des excédents à leurs salariés au travers d’une politique du personnel médical et paramédical ?"



Le pilotage du système de santé


Les agences régionales de santé (ARS) sont la "première pierre d’une recomposition plus large de notre système sanitaire". Ce sera le rôle des futures ARS - qui seront mises en place en 2009 - de créer les conditions d’une bonne interaction entre les acteurs. Afin de désengorger les urgences, ce sont ces mêmes agences régionales de santé qui devront rationaliser la gestion des urgences médicales et la permanence des soins. "J’attends (...) que [les ARS] réconcilient l’organisation des soins et la maîtrise de la dépense : mieux organiser pour dépenser moins et apporter plus aux patients", a déclaré le président de la République qui a affirmé sa "détermination absolue" de conduire cette "difficile" réforme.

Pour en savoir plus http://www.premier-ministre.gouv.fr/

22 septembre 2008

La mission « fin de vie » en visite au Royaume-Uni, « pays des soins palliatifs »

La Croix remarque en effet, sur près d’une page, que « les députés français, chargés d'évaluer la loi de 2005 sur la fin de vie, se sont rendus au Royaume-Uni, où l'euthanasie est proscrite et les soins palliatifs développés ».


Le journal explique que les députés « ont voulu aller voir de plus près de quelle manière l’Angleterre, qui en a fait une de ses priorités de santé publique, organise, finance et développe son système de soins palliatifs ».


Le quotidien relève qu’« alors qu’environ 500.000 personnes meurent chaque année en Angleterre et au pays de Galles, ce nombre devrait s’accroître pour atteindre les 590.000 personnes par an en 2030. Or, contrairement à ce que souhaite la majorité des citoyens anglais (entre 56% et 74%, selon les études citées par le ministère), désireux de mourir chez eux, 58% des décès ont lieu à l’hôpital ».


La Croix note en outre que « l'accès aux soins palliatifs est très inégal sur le territoire britannique », et explique que le gouvernement « s’est fixé 3 objectifs : permettre à ceux qui le souhaitent de mourir à domicile dans de bonnes conditions, mieux respecter les croyances personnelles et garantir, partout dans le pays, l’accès à un accompagnement de qualité ».


Le journal relève que les députés, « convaincus, qu’il n’est pas opportun de légaliser l’euthanasie en France, […] savent que le développement des soins palliatifs est crucial et qu’il faut des moyens ».


Mediscoop le vendredi 19 septembre 2008

19 septembre 2008

Les présidents des Conseils Départementaux de l’Ordre des Infirmiers n’ont pas été reçus au Ministère.

Communiqué de presse


Répondant à l’initiative du Chef de Cabinet de la Ministre Roselyne BACHELOT (lettre du 8 août 2008). Les présidents des CDOI sont venus à Paris le 19 septembre 2009 pour être entendues par Madame MOUNIER, conseillère technique auprès du Cabinet du Ministre.

Madame MOUNIER a demandé aux élus ordinaux de sortir du hall du Ministère pour choisir seulement dix représentants.

Les élus ordinaux, refusant d’être considérés comme une délégation de manifestants, ont demandé à être tous entendus.

Madame MOUNIER est venue sur le trottoir expliquer aux élus ordinaux qu’elle refusait de recevoir l’ensemble des présidents départementaux. Ces derniers ont décidé d’adopter une position unanime et ordinale, refusant cette proposition du fait de la légitimité de chacun.

Lors d’une réunion de travail, les présidents départementaux ont élaborés la résolution suivante :

L'appel des présidents départementaux de l'ordre infirmier

« Les Présidents des Conseils Départementaux et Régionaux présents ou représentés le 19 septembre 2008 à Paris demandent expressément à Madame la Ministre de la Santé, Mme Bachelot-Narquin, qu’aucune décision et ou modification relative à notre actuel Décret d’actes infirmiers, à la formation et/ou à l’exercice professionnel ne soient engagées, avant que le Conseil National de l’Ordre des Infirmier ne soit opérationnel.

L’Ordre des Infirmiers, en cours de constitution, est l’interlocuteur légitime et privilégié pour l’élaboration de ces modifications, car seul représentant issu d’élections caractérisant les choix de l’ensemble de la profession infirmière (article L 4312 – 1 et suivants du Code de la Santé Publique).

Nous demandons que la Mission Bressand auditionne le Conseil National de l’Ordre Infirmier dès son installation, pour tout ce qui concerne le volet infirmier et avant de rendre toutes ses conclusions. »

17 septembre 2008

Bruxelles se penche (enfin) sur la situation des Roms


Bruxelles, le mardi 16 septembre 2008 –


Certains veulent croire que cette réunion marquera un tournant décisif dans la façon dont les vingt sept pays européens prennent en charge les populations « Roms ».


« Nous espérons (…) que ce sommet enverra un message fort quant à la détermination de la Commission européenne d’œuvrer en faveur de l’inclusion sociale des Roms », a ainsi déclaré Nicolae Gheorgue, que l’AFP présente comme un « militant rom ».


Mais d’autres observateurs ne cachent pas un certain fatalisme, tel l’avocat Henri Braun de la Ligue des droits de l’homme : « Je n’attends pas grand-chose de cette rencontre ». Il est à craindre en effet que Bruxelles ne se livre aujourd’hui qu’à un exercice de bonne conscience en proposant de se pencher sur la lutte contre les discriminations qui touchent ceux que l’on désigne également sous des vocables divers, tels que « gens du voyage » (alors qu’ils sont faiblement nomades !) ou encore « tziganes d’Europe de l’est ». C’est en effet la même Europe, qui n’a fait que peu de cas de la privation des droits de l’homme dont les Roms sont l’objet en Roumanie et en Bulgarie avant d’accepter ces pays en son sein, qui se plaît aujourd’hui à se montrer déterminée à faire évoluer la situation. C’est également la même Commission européenne, qui vient de valider la loi italienne qui met en place un fichage systématique des populations Roms, qui organise un sommet à leur intention d’aujourd’hui.


15 ans d’espérance de vie de moins en Roumanie et en Bulgarie

Celui-ci est sans doute une réponse un peu artificielle aux voix qui s’élèvent de plus en plus nombreuses pour dénoncer les conditions de vie des Roms en Europe. Ce vendredi, neuf associations ont en effet signé un appel commun demandant à l’Union européenne l’adoption d’une directive cadre destinée à garantir la « dignité » des 10 millions de Roms qui vivent en Europe et leur accès aux mêmes droits que les autres ressortissants de l’UE.
En effet, bien que souvent de nationalités roumaines ou bulgares, les Roms ne bénéficient pas des mêmes droits que les autres citoyens européens. Dans un rapport publié il y a près d’un an, Médecins du Monde a remarqué que l’adhésion à l’Union européenne de la Bulgarie et de la Roumanie aurait du permettre à ces populations d’accéder à une couverture maladie similaire à celle accordée à tous les autres européens. Des directives spécifiques ont cependant empêché cette généralisation, laissant la place à des situations diverses. « Les neuf premiers mois de 2007 ont vu tous les cas se côtoyer : des Roumains obtenaient sans souci la CMU comme tous les autres européens, d’autres (…) n’obtenaient carrément aucune couverture maladie, ni AME, ni CMU, enfin dans d’autres cas, seule l’AME leur était délivrée », témoignent Médecins du Monde.
Finalement, il a été décidé que c’est l’AME qui serait systématiquement allouée aux « ressortissants communautaires inactifs ». Cette cacophonie témoigne cependant du malaise de l’Europe et de la France face à l’intégration des populations Roms.

Mais c’est principalement en Roumanie et en Bulgarie, où les Roms représentent 10 % de la population, que la violation des droits de l’homme, qui devraient fonder le premier socle de l’Europe s’observe le plus durement. Les « Roms » vivent à la marge du reste de la population, privés d’éducation et de soins : leur espérance de vie est inférieure de 15 ans à la moyenne générale. La Roumanie a tenté de mettre en place un plan d’aide en 2001, mais les discriminations ancestrales restent les plus fortes.

En France, un enfant « rom » sur cinq vacciné contre le tétanos !
Il est difficile de définir combien de « Roms » compte la France : le chiffre de 400 000 personnes est avancé, mais, il ne permet pas de différencier les personnes venant d’Europe de l’Est et ceux qui se déclarent comme appartenant à la communauté des « gens du voyage » et qui refusent fortement d’être considérés comme des « roms ». Quels que soient leur nombre, les Roms sont le plus souvent parqués aux abords des grandes cités, dans de véritables « bidonvilles ».

Selon Médecins du Monde, la situation sanitaire est dans ces campements de fortune (53,2 % des Roms vivent dans des caravanes) similaire à celle des pays du Tiers Monde. L’espérance de vie ne dépasse pas la soixantaine d’années, les grossesses sont correctement prises en charge dans moins de 10 % des cas, la tuberculose et le saturnisme sont fréquents.

Le rapport de Médecins du Monde pointait en outre du doigt une couverture vaccinale très mauvaise : 18,5 % des moins de 7 ans sont vaccinés contre le tétanos et 21,7 % des enfants de 7 à 15 ans sont immunisés contre la poliomyélite. L’accès aux soins est par ailleurs souvent difficile : les discriminations existent en effet également fréquemment dans les structures sanitaires classiques.

Face à cette situation, la France observe une politique ambiguë : la mise en place de villages d’insertions modèles (ils sont trois aujourd’hui) dont les résultats sont très satisfaisants et en même temps une aide au retour au pays, qui représente souvent un retour vers des conditions de vie plus précaires encore.



L.C.
Jim.fr le 16 septembre 2008

15 septembre 2008

« De plus en plus de grossesses hors norme »


C’est ce que constate Le Parisien sur sa Une et une double page, remarquant que « de plus en plus de femmes veulent repousser les limites de la science et cherchent à avoir un enfant sur le tard ».

Le journal se penche sur deux « affaires [qui] relancent le débat sur les grossesses très tardives ».

Le quotidien fait ainsi savoir qu’« à Paris, une femme de 59 ans attend des triplés. Suivie de près à la maternité de l’hôpital Cochin, elle pourrait accoucher dans les prochains jours ».

« Du jamais-vu en France, peut-être même inédit dans le monde », remarque Le Parisien.
Le journal précise que « l’accouchement est prévu dans les jours à venir », indique que « la patiente aurait bénéficié d’un don d’ovocytes au Viêt Nam », et note que « l’âge avancé de la future maman a exigé de nombreux examens, de consultations, d’échographies ».

Le Parisien cite cependant Charles Brami, responsable du centre de fécondation in vitro à l’Hôpital américain à Neuilly, qui remarque qu’« un accouchement à plus de 50 ans est rarissime. Avoir des triplés pour une femme de 25 ans n’est pas facile, alors accoucher de trois enfants à cet âge-là… Les risques pour la mère ne sont pas négligeables ».

Le quotidien indique par ailleurs qu’« à Angers (Maine-et-Loire), une maman de 46 ans, qui a accouché en juin de triplés, est dans un coma profond et laisse un père seul avec trois enfants ».

Le journal observe que les enfants sont « nés à 27 semaines d’aménorrhées dans des conditions dramatiques. Des complications cardio-vasculaires sont survenues sur la mère. Elle est dans un état critique, mais ses trois bébés sont sains et saufs ».

Le Parisien estime que « cette terrible affaire illustre les dérives possibles du don d’ovocyte lorsqu’il est pratiqué dans des conditions limites ».

Le quotidien précise que « le couple avait décidé de pratiquer cet acte en Grèce, après que des refus successifs eurent été formulés en France ».

Mediscoop le jeudi 04 septembre 2008

09 septembre 2008

Grippe: les infirmières pourront renouveler un vaccin sans prescription médicale


Les infirmiers et infirmières sont désormais habilités à pratiquer l'injection du vaccin antigrippal sans prescription d'un médecin, à l'exception de la première injection et seulement pour certains patients, selon un décret paru mardi au Journal Officiel.

Les infirmières pouvaient déjà pratiquer cette injection de vaccin après une première injection, mais "à condition d'avoir une prescription médicale, ce qui n'est plus nécessaire", a précisé à l'AFP le ministère de la Santé.

Le décret, daté du 29 août, précise que cette injection peut se faire "sur certaines personnes dont les conditions d'âge et les pathologies dont elles peuvent souffrir sont précisées par arrêté".

Il s'agit des "personnes âgées de 65 ans et plus", ainsi que des personnes adultes atteintes d'une pathologie inscrite dans une liste (asthme, insuffisance cardiaque ou certains diabètes par exemple), selon l'arrêté en question, également daté du 29 août.

Le droit de prescrire un renouvellement de vaccination anti-grippale pour les personnes déjà vaccinées les années antérieures était une revendication de la profession.

Un rapport publié en avril par la Haute Autorité de Santé (HAS) recommandait de favoriser le transfert de certaines tâches réservées aux médecins à d'autres professionnels de santé, comme les infirmières, pour améliorer la qualité des soins et rendre les professions de santé plus attractives.


PARIS (AFP) le 3 septembre 08

01 septembre 2008

Rencontre entre la FNI et le directeur de cabinet de Roselyne Bachelot : doit-on suspecter des promesses de gascon ?


Paris, le vendredi 29 août 2008 – Alors que les négociations avec l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) venaient de se solder par un échec, la Fédération nationale des infirmiers (FNI) annonçait presque immédiatement sa volonté de multiplier les appels en direction du ministère de la Santé afin de faire évoluer rapidement et favorablement la situation. Cette stratégie basée sur "l’action politique", selon l’expression de l’organisation, a semblé se révéler payante, puisque les représentants du syndicat ont été reçus ce mardi 26 août par le directeur de cabinet de Roselyne Bachelot, Georges-François Leclerc.

Des finances publiques dans un « état déplorable »

Le récit de la rencontre qui fait l’objet d’un communiqué du syndicat daté du 28 août pourrait laisser aux infirmières libérales un goût d’inachevé et une certaine inquiétude. Il apparaît en effet qu’aucune promesse concrète n’ait été faite par le directeur de cabinet. Face au premier enjeu des discussions, à savoir la reprise des négociations conventionnelles et la signature d’un accord sur les revalorisations tarifaires et la répartition des infirmières libérales sur le territoire, les propos de Georges-François Leclerc n’ont ainsi pas été totalement complaisants à l’égard des professionnelles : « Il faut que vos infirmiers aient conscience de l’effort fait par le gouvernement dans un contexte où les finances publiques sont dans un état déplorable. Les négociations ont un prix élevé qui tient aussi d’une dimension politique car pour équilibrer des dépenses nouvelles, il faut collecter (des recettes) » a-t-il confié au président de la FNI, Philippe Tisserand. Est-ce à dire que les infirmières libérales ne doivent définitivement pas espérer des revalorisations plus larges que celles qui avaient été promises l’année dernière, si ce n’est un petit rattrapage concernant les indemnités kilométriques ? « Nous espérons tous qu’un accord sera trouvé rapidement » semble avoir conclu le directeur de cabinet du ministre, si l’on se réfère au communiqué du syndicat.

Incompréhension

Le second objet de la rencontre concernait les inquiétudes exprimées ces dernières semaines par la très grande majorité des organisations d’infirmières à propos d’une éventuelle modification de leur décret de compétence. Sur ce point encore, Georges-François Leclerc n’a pas semblé totalement prêt à atténuer le climat d’incompréhension qui règne entre les pouvoirs publics et les professionnelles de santé sur ces questions. Un projet de modification de l’article du code de la santé publique régissant les conditions d’exercice des infirmiers se proposerait de soumettre dorénavant « la liste des actes relatifs à l’exercice de la profession » à un simple arrêté ministériel. Pour les syndicats d’infirmières, cette mesure pourrait conduire à priver les infirmières d’un certain nombre d’actes : ils évoquent un risque de « déqualification ».
Aussi, une pétition avait-elle été lancée par la FNI et le Syndicat national des infirmiers professionnels (SNPI), tandis que douze organisations syndicales se sont également associées afin de défendre leur décret de compétence. Pour Georges-François Leclerc, cette réaction est difficilement compréhensible et il a réaffirmé le souhait du gouvernement « de faire évoluer de pair la tâche, la qualification, la responsabilité et la reconnaissance de cette responsabilité » des infirmières.

Une infirmière pour défendre les infirmières ?

Cependant, il a donné quelques motifs de soulagement à la FNI. Il a ainsi tout d’abord indiqué que le ministère envisageait « de mener une mission d’un mois sur cette question du partage de compétences et des délégations de tâches ». Cette mission pourrait être composée de quatre personnalités, dont Michèle Bressant, qui vient d’être nommée conseillère générale des établissements de santé et qui est la première infirmière à accéder à cette fonction. A l’occasion de sa nomination, Michèle Bressant qui était jusqu’alors directrice des soins de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) n’a pas caché sa volonté de se pencher sur le « dossier de la collaboration entre professionnels de santé ». « Egoïstement, ça m’intéresse beaucoup. J’ai envie de voir comment ça se passe dès le départ », avait-elle ajouté, citée par Espace Infirmier. Par ailleurs, Georges-François Leclerc a assuré que « le projet de modification du décret d’actes n’était pas inscrit à cette date dans le projet de loi Patients santé territoire » qui doit être présenté cet autonome. De cette déclaration, la FNI conclue (peut-être un peu trop rapidement) qu’elle « prend date de la confirmation par Georges-François Leclerc de l’absence dans le projet de loi « PST » de tout article modifiant le décret d’acte infirmiers et attend du ministère qu’il soit fidèle à sa parole ».

A.H. http://www.jim.fr le 29/08/08

21 août 2008

La souffrance du soignant : les médecins aussi sont touchés par le burn-out

Définitions

Le burn out est un syndrome touchant les personnes impliquées auprès d'autrui et tout particulièrement dans une relation de soin.

Il comporte trois dimensions :

- un épuisement émotionnel qui se traduit par une démotivation, une baisse d’énergie au travail, et un sentiment d’accablement qui fait que tout semble difficile, voire insurmontable.- une tendance à dépersonnaliser ses patients, qui sont considérés comme des objets, sans affect ni intérêt, voire avec cynisme.- une réduction de l'accomplissement personnel : le soignant se dévalue lui-même, se jugeant incompétent et inutile pour ses patients. Sans estime pour son travail, il le néglige et se laisse aller à l’épuisement.

Quelques Chiffres clés

Concernant les médecins libéraux :

- 14 % des causes de décès des médecins libéraux en activité sont le suicide (enquête du CNOM, 2003),- 38 % des causes d’invalidité chez les médecins sont liées à des affections psychiatriques (CARMF, 2005),- 47 % des médecins libéraux présentent les symptômes du syndrome d’épuisement professionnel ou burn-out (enquêtes URML Bourgogne 2001, Poitou-Charente 2003 et Champagne-Ardenne 2004), - 53 % des médecins libéraux se sentent menacés par le burn-out (enquête URML IDF, juin 2007), - 96 % des médecins évoquent la paperasserie comme première cause de l’épuisement professionnel (enquête URML IDF, juin 2007).


Quels sont les symptômes du BURN-OUT ?

Le syndrome de la souffrance du soignant, désignée par le terme de « burn out » comporte plusieurs niveaux d’intensité et progresse dans le temps souvent en s’aggravant. Parmi les nombreuses descriptions des symptômes du burn out, celle d’Edelwich et Brodsky a le mérite d’être simple. La voici :

Le professionnel de santé passe par 4 phases successives :

1) L’enthousiasme :

il est d’abord porté par un enthousiasme débordant qui lui fait tout voir en rose et lui donne le sentiment qu’il va faire de grandes choses. Il se dépense sans compter pour les patients et s’en trouve profondément gratifié.

2) La stagnation :

quelques obstacles commencent à freiner cet enthousiasme. Le soignant est déçu par certains patients et fatigué de devoir se battre face à l’administration. Il compense ce déficit de plaisir par un surinvestissement qui s’avère contreproductif : sa santé s’altère, il dort mal, crée des tensions au sein de sa famille, néglige sa vie intime.

3) La désillusion, la frustration :
le soignant commence à douter du sens de son travail, de ses jugements et de ses compétences. Les patients lui apparaissent ingrats et pénibles, les collègues irrespectueux ou indifférents. Il se sent déconsidéré et devient irritable pour ses proches. Sa santé se dégrade. Il a recours à des médicaments qu’il s’auto administre et/ou se met à abuser de l’alcool, ce qui ne fait qu’accélérer le processus d’aliénation.

4) L’apathie, la démoralisation :

le soignant est dans l’impasse, il n’a plus aucune considération ni pour lui-même, ni pour les patients qui l’indiffèrent ou qu’il méprise. Son travail n’est plus qu’alimentaire et il s’y soumet avec un cynisme qui se retourne contre lui : il songe à tout arrêter, voire à se suicider. La dépression est grave et l’issue passe par des soins spécialisés.


Quelques ouvrages sur le burn out

14 août 2008

Qui bénéficie de l’AME ?

Paris, le mercredi 13 août 2008 – C’est un dispositif qui crée en France autant de fierté que de polémiques. L’Aide médicale d’Etat (AME) qui permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier de soins gratuits, confirme la générosité du système de soins français. Cependant, cette générosité elle-même n’a pas manqué d’être souvent critiquée pour son caractère potentiellement dispendieux et pour les détournements éventuels qu’elle pourrait susciter. Loin de ces considérations, la Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) vient de publier une étude destinée à mieux connaître les bénéficiaires de l’AME.

L’Afrique subsaharienne sur représentée
L’enquête révèle tout d’abord que les bénéficiaires de l’AME sont souvent jeunes : âgés de 20 à 39 ans dans 70 % des cas, ils résident pour 60 % d’entre eux en France depuis moins de cinq ans, bien qu’une proportion non négligeable (un tiers) affirme être présente sur le territoire français depuis plus de cinq ans, voire (pour 7 % des personnes interrogées) depuis plus de dix ans. Dans cette première approche, l’étude met en évidence que si les personnes recevant un titre de séjour sur le territoire Français sont ces dernières années majoritairement originaires du Maghreb (44 %), les bénéficiaires de l’AME viennent a contrario plus souvent d’Afrique subsaharienne (une personne sur deux) que des pays du Maghreb (17 %).

Un niveau d’étude souvent élevé
Plus surprenante est la révélation que les personnes titulaires de l’AME affirment avoir atteint un niveau d’étude souvent élevé : c’est ainsi que « seulement » 17 % des personnes interrogées (selon l’expression de la DRESS) n’ont jamais été scolarisées et que 30 % ont suivi des études supérieures. De même, il ne s’agit pas d’une population majoritairement inactive : huit hommes sur dix affirme avoir un emploi et six femmes sur dix font la même déclaration. Leur situation n’en reste pas moins précaire : dans la très grande majorité des cas, les bénéficiaires de l’AME n’ont pas de logements propres et vivent dans un foyer, un centre d’accueil, un hôtel quand ils n’ont pas la chance de pouvoir être accueilli par leur famille ou leurs amis.

Contrôle de police
Enfin, les données concernant l’accès aux soins des bénéficiaires de l’AME ne manquent pas d’être préoccupantes. Les renoncements aux soins sont fréquents : 38 % des hommes et 21 % des femmes ont choisi de ne pas consulter, principalement pour des raisons financières, au cours des 12 derniers mois. Chez certains sujets (4 %), cette attitude était liée à la crainte d’être contrôlé par la police lors de leurs recours aux systèmes de soins. Par ailleurs, si dans la population générale, les renoncements concernent presque exclusivement les soins d’optique ou dentaires, chez les titulaires de l’AME, ils concernent des soins de premier recours. On soulignera pour finir que « plus d’un bénéficiaire de l’AME sur trois a expérimenté un refus de la part d’un professionnel de santé le plus souvent un médecin ou un pharmacien », alors que l’on estime que 15 % des titulaires de la CMU se sont déjà heurtés à de tels refus.

Publié le 13/08/2008 sur jim.fr

11 août 2008

Les médicaments ne sont pas adaptés aux personnes âgées





C’est un travail de fourmi. Tous les matins, à la pharmacie de l’hôpital gérontologique Sainte-Périne à Paris, la pharmacienne Marie-Claude Guelfi entreprend un drôle de rituel : elle enlève les blisters qui entourent les médicaments, sort les comprimés, les découpe en deux ou en quatre, puis avec une machine spéciale, remet tout sous plastique… A raison de 400 000 plaquettes par an fabriquées pour 350 lits, c’est une véritable petite industrie ! Et quand ce n’est pas fait par la pharmacie, ce sont les infirmières qui se chargent de broyer les comprimés, d’ouvrir les gélules… pour reconditionner tous les médicaments impossibles à administrer en l’état aux patients âgés.

« Au moins un quart des médicaments doivent être coupés »Trop fortement dosées ou trop gros, les gélules et autres comprimés conduisent en effet à des accidents graves dits « iatrogènes » : des fausses routes et des accidents vasculaires cérébraux chez ces patients souvent handicapés par des troubles de la déglutition ou des syndromes confusionnels. Liés à une mauvaise absorption des médicaments, ces problèmes sont deux fois plus fréquents chez les plus de 65 ans que chez les autres patients.


« On galère, soupire Marie-Claude Guelfi. Couper un comprimé en deux, ça passe, mais en quatre, ça devient compliqué ! Certains sont friables… Et puis ça nous donne un boulot fou : au moins un quart des médicaments doivent être coupés. » Sans parler du mortier, tant utilisé par les infirmières qu’elles en ont des pathologies au poignet ! « Elles pulvérisent tout ça là-dedans, souvent tous les médicaments en même temps, et incorporent aux soupes et aux yaourts… qui ne sont pas finis. Les doses ne sont donc pas totalement absorbées. Bref, on perd en efficacité », déplore-t-elle.

Ces pratiques soulèvent beaucoup de questions, tant au niveau de l’administration des médicaments, de leur conditionnement ou de l’adaptation des posologies. Un tel système, pour le moins artisanal, peut-il continuer à exister sans un guide des bonnes pratiques professionnelles ? Le comprimé était-il vraiment sécable avec la même dose de chaque côté ? Récemment évoquées à l’Académie de médecine, ces questions font l’objet d’une étude en cours à la faculté de Paris-V. Le but ? Que l’industrie pharmaceutique prenne davantage en compte les besoins spécifiques de cette population âgée, celle qui consomme le plus de médicaments, en commercialisant des dosages plus adaptés à leurs besoins. Comprimés dispersibles dans l’eau, patchs, conditionnement à l’unité permettant d’avoir le nom du médicament sur chaque cachet… Autant de solutions qui permettraient d’éviter 60 % des accidents.


Le Parisien
le 09.08.2008

05 août 2008

« Le dossier médical contesté par le comité d'éthique » Le Figaro, La Croix


Le Figaro fait savoir que le Comité consultatif national d'éthique, « saisi par Roselyne Bachelot », « met en cause le principe même du dossier médical personnel ».

Le quotidien indique que le Comité « estime que «le DMP, tel qu'il est proposé, ne permettra pas d'atteindre le but poursuivi, à savoir d'associer une meilleure coordination des soins conduisant à l'amélioration de leur efficience et de leur qualité, avec une meilleure utilisation des dépenses de santé pour un coût identique ou diminué» ».

« Il soutient que le DMP, dans sa conception actuelle, ne peut être adopté pour chaque citoyen à l'échelle nationale, mais pourrait être proposé notamment dans certaines conditions aux personnes volontaires, atteintes de maladies nécessitant l'intervention de nombreux professionnels », poursuit le journal.


Le Figaro explique que « pour le comité d'éthique, le DMP tel qu'il est conçu présente certaines limites, notamment du fait de la possibilité de «masquage» d'informations par le patient, pourtant indispensable, car garante de sa liberté et de son autonomie ».

Le journal cite le CCNE, qui se demande « quelle serait l'utilité d'un dossier dont le titulaire aurait décidé d'effacer certaines informations qui pourraient être essentielles à sa prise en charge médicale ? ».

Le quotidien remarque par ailleurs que « si le malade est inconscient, le médecin peut s'arroger le droit de «bris de glace», c'est-à-dire de consultation de son dossier, sauf si le patient s'y était opposé lorsqu'il était conscient ».


Le CCNE estime que « le masquage et l'opposition au bris de glace sont des expressions d'un principe d'autonomie dont le respect peut, le cas échéant, aller à l'encontre de l'intérêt du patient ».

Le Figaro relève enfin que selon le Comité d’éthique, « en dépit des précautions prises par les concepteurs de programmes informatiques, des possibilités de subtilisation de données confidentielles existent ».

Le journal estime que « cette charge contre le dossier médical personnel pourrait lui être fatale ».


La Croix retient pour sa part que selon le CCNE, le DMP « «dans sa conception actuelle ne peut être adopté pour chaque citoyen à l’échelle nationale», car «son coût de mise en œuvre est très élevé» ».

Le quotidien observe que le projet « est actuellement en panne ».


Revue de presse Mediscoop du 13 juin 08

30 juin 2008

« Les longues maladies dans le collimateur de la Sécu »

Le Parisien, Libération, Le Figaro économie, La Croix, Le Monde, L’Humanité, La Tribune, Les Echos

Le Parisien constate en effet que « les propositions du patron de la Sécu, Frédéric Van Roekeghem, ont déclenché une jolie tempête », hier.

« Pour économiser 250 millions d'euros en 2009, il propose en effet que la Cnam ne rembourse plus qu'à 35 % au lieu de 100 % certains médicaments liés aux ALD et de modifier les critères d'accès à la prise en charge à 100 % », rappelle journal.

Le quotidien remarque que « le recadrage ne s'est pas fait attendre. «Il n'y a aucune remise en cause du remboursement à 100 % des affections longue durée», a immédiatement réagi Eric Woerth, ministre du Budget ».

Le Parisien relève que « près de 8 millions de personnes souffrent d'une trentaine de pathologies graves dûment listées par la Sécu. […] Avec une progression de 4 % par an, leur nombre passerait à... 12 millions de personnes à l'horizon 2015, selon les projections de la Cnam. Un choc pour la Sécurité sociale, qui peine toujours à réduire son déficit »

Le journal ajoute qu’« en 1992, les ALD représentaient la moitié des remboursements maladie. On en est à 60 % aujourd'hui, et ce chiffre ne cesse d'augmenter ».

Le quotidien note qu’au siège de la Cnam, on précise que « beaucoup de médicaments de confort sont mis dans la catégorie à 100 % alors qu'ils n'ont qu'un service médical rendu faible. Ce sont ces médicaments qui ne seraient plus remboursés qu'à 35 %, les mutuelles prenant en charge le reste ».

Le Parisien observe : « Encore faut-il que celles-ci soient d'accord. Pour faire passer la note, la Sécurité sociale leur propose en échange de baisser le prix de certains médicaments ».

Le journal relève que « du côté des associations de patients, on fait aussi la grimace », puis indique qu’« on s'alarme bien davantage de l'autre suggestion du directeur de la Cnam : «Réserver le bénéfice des ALD aux pathologies véritablement longues et coûteuses» ».

Le quotidien livre les propos de Gérard Raymond, président de l'Association française des diabétiques, qui déclare qu’« on va exclure 650 000 à 700 000 diabétiques, alors que cela ne va rapporter que 50 millions d'euros par an d'économies. C'est absurde et dangereux ».

La Croix retient pour sa part que « la Sécurité sociale vise les affections de longue durée », et note que « politiquement, le sujet est explosif ».

Le Figaro économie aborde les « tempêtes sur les projets d’économies de la Sécu », relevant que « l’assurance-maladie provoque un tollé ».

L’Humanité titre sur sa Une que « pour soigner la Sécu, ils saignent les malades », tandis que Libération parle de Sécurité sociale « en cure de déremboursement ».

Les Echos notent que « même limitée, la réforme suscite de vives réactions ».

La Tribune constate également que « le plan d’économies provoque un tollé », et indique que Roselyne Bachelot « a annoncé hier sur France 2 que le gouvernement tranchera «vers le 15 juillet» sur les propositions de l’assurance-maladie ». (Rapport de l'assurance-maladie à télécharger sur le site du Figaro)

Revue de presse Mediscoop le 25 juin 06

26 juin 2008

« Les militants pro-euthanasie se déchirent »


Le Parisien constate en effet que « le principal mouvement pro-euthanasie, l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, est le théâtre depuis quelque temps de grosses divisions ».
Le journal indique qu’« après la démission de plusieurs responsables, c’est désormais au tour de son vice-président, Gilles Antonowicz, de quitter le navire ».
Le quotidien remarque que l’avocat « dénonce les dérives de cette association ».
Le Parisien livre les propos de Gilles Antonowicz, qui déclare notamment : « Je ne suis plus du tout d’accord avec la ligne de l’ADMD. Il y a toujours eu deux courants au sein de l’association. Ceux qui, comme moi, sont pour l’euthanasie en fin de vie dans le cas de maladies incurables. Et ceux qui sont pour le droit au suicide assisté, quel que soit l’état de le personne qui le demande ».
« Depuis l’arrivée de Jean-Luc Romero [nommé à la tête de l’association en septembre 2007], le second courant a pris le dessus », poursuit l’avocat.Le quotidien relaie la réaction de Jean-luc Romero, qui déclare que « ce conflit idéologique est une fausse excuse » et « est plutôt une affaire de gros sous ». Gilles Antonowicz répond de son côté que « ce n’est pas une question d’argent ».

Revue de presse Mediscoop du jeudi 26 juin 2008

16 juin 2008

« Le donneur d'organes n'était pas mort »


Le Monde revient sur une page sur ce « dossier qui suscite émotion et réflexion chez les professionnels de la réanimation médicale et chez les responsables chargés de la bioéthique ».

Et qui « les oblige à se demander quels critères objectifs permettent de dire à partir de quand un malade sur lequel on pratique une réanimation peut être considéré comme un donneur d'organes ».

Le journal relève en effet que « début 2008, à Paris, un homme âgé de 45 ans présente, sur la voie publique, tous les symptômes d'un infarctus du myocarde massif. […] Intervention quasi immédiate du SAMU, qui confirme le diagnostic ».
Le Monde indique qu’« une réanimation est mise en oeuvre moins de 10 minutes après l'accident cardiaque. Elle ne permet pas d'obtenir une reprise spontanée des battements du coeur. La présence voisine du groupe hospitalier de La Pitié-Salpêtrière, où l'on peut pratiquer une dilatation des artères coronaires, fait que les médecins choisissent de poursuivre les manoeuvres de réanimation durant le transport en urgence vers le service spécialisé ».

Le quotidien note qu’« à l'arrivée, le coeur ne bat toujours pas et […] l'équipe des cardiologues estime que la dilatation coronarienne n'est techniquement pas réalisable. Les médecins commencent dès lors à considérer leur patient comme un donneur potentiel d'organes ».

Le Monde remarque qu’après 1h30 de massage cardiaque « sans résultat apparent », les chirurgiens devant pratiquer les prélèvements d'organes « ont la très grande surprise de découvrir que leur patient présente des signes de respiration spontanée, une réactivité pupillaire et un début de réaction à la stimulation douloureuse ».

Le journal cite le compte rendu d'une réunion du groupe de travail sur les enjeux moraux des prélèvements d'organes "à coeur arrêté" au sein de l'"espace éthique" de l'AP-HP, qui note qu’« après plusieurs semaines émaillées de complications graves, le patient marche et parle, les détails concernant son état neurologique ne sont pas connus ».

Le quotidien note que « plusieurs autres réanimateurs […] évoquent des situations "où une personne dont chacun était convaincu du décès survivait après des manoeuvres de réanimation prolongées bien au-delà des durées habituelles" ».
Le Monde relève qu’« un tel cas n'aurait pas pu survenir avant 2007, quand la pratique des prélèvements "à coeur arrêté" n'était pas autorisée en France ».

Le journal cite l'Agence de la biomédecine, qui précise pour sa part que ce cas « est celui d'un patient pour lequel la mort n'a jamais été constatée », et qui indique que « cette pratique est instaurée depuis plusieurs années dans un certain nombre de pays étrangers ».

Le Monde relève qu’en France, depuis 2007, « le programme expérimental de prélèvement "à coeur arrêté" a permis de disposer d'une soixantaine de greffons supplémentaires.

Revue de presse Mediscoop du 11 juin 08

« 230 millions d'euros pour les soins palliatifs »

Le Figaro constate que « 3 ans après l'adoption de la loi Leonetti sur les droits des patients en fin de vie, la France accuse encore un important retard d'accompagnement des derniers moments des malades et du soulagement qui pourrait leur être apporté ».

« Dans ce contexte, le plan de Nicolas Sarkozy pour le développement des soins palliatifs était attendu avec une certaine impatience », remarque le journal.


Le quotidien indique qu’« aujourd'hui, [le chef de l’Etat] en dévoile les contours lors de sa visite au centre hospitalier de Bourges où le fonctionnement des équipes mobiles de soins palliatifs a été jugé exemplaire par l'Élysée ».

Le Figaro explique que « le premier objectif […] est de doubler la prise en charge des malades en soins palliatifs d'ici à […] 2012. 200 000 malades pourraient ainsi bénéficier de cette prise en charge ».
Le journal ajoute que « l'accompagnement se développera également grâce à la création de 75 équipes mobiles - elles sont actuellement 337 - capables d'intervenir dans les hôpitaux comme dans les maisons de retraite ou à domicile et des réseaux «soins palliatifs» ».

Le Figaro remarque que « ce déploiement de moyens et d'installations, chiffré à 230 millions d'euros et financé par la franchise médicale, devrait permettre de réduire les fortes inégalités régionales en matière de soins palliatifs. Mais il insiste aussi largement sur la diffusion de la culture des soins palliatifs ».

Le Parisien relève également, sur une page, que « le président promet de débloquer 230 millions d'euros, notamment pour augmenter le nombre d'unités de soins palliatifs. […] Pour l'instant, il n'en existe que 90 dans l'Hexagone, une dizaine de départements en sont dépourvus ».

Le quotidien se penche sur le cas d’une patiente de l'USP de l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne), qui « souffre d'un cancer très agressif », puis livre les propos du Dr Sylvain Pourchet, chef de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital, qui constate que « peu de gens connaissent la possibilité qu’offrent les soins palliatifs ».


Libération note aussi que « Sarkozy sort son plan «soins palliatifs », et relève que ce « plan s’inscrit totalement dans la logique actuelle que résume le Dr Régis Aubry, responsable du comité de suivi du développement des soins palliatifs ».

Le praticien a ainsi déclaré que « la course aux moyens n’est plus à l’ordre du jour. L’urgence est de réfléchir à un changement de culture. […] C’est la formation, et la formation encore et toujours. Et bien sûr la formation contre la douleur où il reste bien des progrès à réaliser ».

La Croix consacre aussi près d’une page à ce plan pour « des soins palliatifs hors des murs de l’hôpital », qui « vise à multiplier par deux l’offre ».

Revue de presse Mediscoop le 13 juin 08

L’appel ordinal pour défendre le décret d’actes infirmiers

L’ONI a été créé pour défendre les usagers et la qualité des soins qui leurs sont dispensés : le niveau départemental étant aujourd’hui le seul opérationnel, la voix des élus départementaux doit se faire entendre. C’est le sens de l’appel du Conseil Départemental de Paris.

Considérant que le rapport de la HAS sur « les conditions de nouvelles formes de coopération entre professionnels de santé » souhaite révolutionner l’encadrement juridique des professions réglementées (et particulièrement celle des infirmières) pour « dépasser l’approche nécessairement restrictive d’une liste d’actes autorisés par profession pour évoluer vers une logique de mission », et propose « d’éviter que la référence aux actes constitue le mode exclusif d’autorisation d’intervention des infirmiers » (p 33) en souhaitant la « perte d’importance du décret d’actes » (p 34), qui encadre et réglemente strictement les conditions d’exercice de notre profession, et garantit par là même au patient de recevoir des soins de qualité,

Considérant que sur ce dossier la Haute Autorité de Santé (HAS) a abandonné sa rigueur méthodologique habituelle :
- Consultation publique de la HAS de 286 répondants anonymes
- Experts choisis par la HAS, où les représentations infirmières sont cruellement absentes
- Experts chargés de valider au titre de la HAS des documents élaborés par eux-mêmes au titre de la DHOS
- Etats Généraux de l’Organisation des Soins (EGOS) qui se sont passés des avis des infirmiers

Considérant les propos tenus par le Cabinet de la Ministre, retranscris dans la dépêche APM (Agence de Presse Médicale) du 6 juin 2008, où le ministère de la santé confirme sa volonté de transformer le décret d’actes en décret décrivant les missions des infirmiers, ce qui supposerait une modification du code de la santé publique pouvant intervenir dans le cadre de la loi "santé, patients et territoires" qui sera présentée à l’automne,

Considérant la publication en août 2005, de deux textes permettant la mise en œuvre des épreuves de vérification des connaissances des aides opératoires et aides instrumentistes, bénévoles ou indépendantes (décret n°2005-975 du 10/08/05 et son arrêté) pour régulariser la situation des chirurgiens du privé qui font tenir le rôle d’aide opératoire et aide instrumentiste à leur épouse ou à leur secrétaire pour des raisons financières, en lieu et place d’IBODE,

Considérant les propos tenus lors de la journée nationale de la chirurgie organisée par la Fédération hospitalière de France (FHF) le 20 juin 2007, sur la réduction du nombre des IADE et IBODE, et la création de "techniciens de blocs opératoires" pour remplacer des IBODE, demande régulièrement reprise par les chirurgiens qui siègent dans les groupes de travail de ministère sur la VAE des IBODE et l’évolution des métiers hospitaliers,

Considérant les propos tenus dans "Hôpitaux Magazine" d’octobre 2007 par la Conseillère technique à la DHOS (Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins) qui indique (page 26) « faut-il créer de nouveaux métiers dans le domaine de la santé ? La distance importante entre le niveau exigé pour les études médicales et celui des études des paramédicaux laisse envisager des niveaux intermédiaires, dans des domaines différents, qui permettraient de donner à des professionnels des compétences pour exercer des activités utiles aux personnes »,

Considérant, pour le maintien à domicile des personnes, la création de métiers du social formés en quelques jours ou quelques semaines, mais néanmoins autorisés à distribuer des médicaments, sans qu’elles en aient les compétences, à l’exemple des auxiliaires de vie, (formation de 3 mois contre 3 ans et demi après le bac pour les Infirmiers),

Considérant l’annonce du plan Alzheimer par la chargée de mission à la DHOS, le 27 mai 2008, lors d’Hôpital Expo, selon laquelle la DHOS préfère créer de nouveaux métiers pour assurer la coordination des soins et se doter "d’assistants de gérontologie", nouveau concept n’existant dans aucun pays européen.

Considérant qu’il n’y a aucune urgence à modifier de manière précipitée (et aussi définitive) notre Décret d’acte, dont la dernière réactualisation date du 29 juillet 2004, à moins qu’il ne s’agisse de légiférer avant la mise en place effective de l’Ordre National des Infirmiers, l’élection du premier Conseil National de l’ONI étant programmée pour le 25 novembre 2008,

Le Conseil Départemental de l’Ordre Infirmier de Paris :

- condamne cette perte d’importance du décret d’actes, donc la disparition de toute référence à des actes techniques et du contour définit de l’exercice illégal de la profession d’infirmier, ce qui rendrait possible toutes les dérives, en permettant à ce que des personnes non qualifiées puissent désormais pratiquer des soins infirmiers.

- dénonce cette volonté de créer de nouveaux métiers moins qualifiés et moins rémunérés pour des raisons uniquement comptables, au détriment de l’intérêt et de la sécurité du patient : brader ainsi les soins infirmiers n’est pas la meilleure solution pour concilier les impératifs d’économies de la santé, avec les droits du patient à se faire soigner par du personnel qualifié et de qualité.

- estime que le ministère veut faire passer à la « va vite » une réforme qui menace directement l’exercice même de notre profession et par là même l’intérêt des patients, avant de laisser le temps à notre profession de s’organiser par elle-même, via la création du Conseil de l’Ordre des Infirmiers,

- demande donc à la Ministre de retirer cette réforme de son projet de loi « Patients, Santé et territoire » (dite loi Bachelot), qui doit être soumis au vote du Parlement d’ici l’automne prochain,

- invite des autres Conseils Départementaux de l’ONI à se prononcer sur cette réforme, à communiquer leur position, à intervenir auprès des parlementaires de leurs départements, et à écrire au Conseil d’Etat pour informer des dangers de cette mesure. L’ONI a été créé pour défendre les usagers et la qualité des soins qui leurs sont dispensés : le niveau départemental étant aujourd’hui le seul opérationnel, la voix des élus départementaux doit se faire entendre.

- souhaite que les infirmières écrivent au ministère et à leurs parlementaires pour empêcher la disparition de ce garde-fou qui interdit à des personnes non titulaires d’un diplôme d’infirmier de prodiguer des soins infirmiers, et garantit par là-même aux patients de recevoir des soins de qualité.



Envoyé par ordre.infirmier75 à Association IDEES le 15 juin, 2008

05 juin 2008

« On attend encore trop aux urgences »


C’est ce que constate Le Parisien sur sa Une, notant que « 16 millions de personnes ont été admis l'an dernier dans l'un des 625 services d'urgences ».

Le journal relève que selon un sondage TNS Sofres pour la SFMU (Société francophone de médecine d'urgence), dévoilé aujourd’hui lors du deuxième congrès des urgentistes, à Paris, « 91 % [des Français] disent accorder une confiance massive aux structures d'urgences de soins ».

« Mais, quand on les interroge sur ce qui cloche, ils ne pointent que l'attente, ils sont 46 % à souligner âprement ce problème... », poursuit le quotidien.

Le Parisien remarque que « pourtant, la situation s’est sensiblement améliorée depuis 10 ans dans beaucoup d’établissements », et note que « les médecins urgentistes veulent dire stop aux idées reçues tout en revendiquant le rôle essentiel qu'ils jouent au sein de l'hôpital ».Le journal se penche sur la « médicalisation de services d'urgences, la généralisation du «réflexe» 15, la création de parcours de soins propres à chaque maladie, l’apparition d'une spécialité «médecine de l'urgence»... ».


Le quotidien indique que « pour faire connaître cette organisation complexe, les médecins présentent au congrès leur nouveau concept, le «juste soin» ».Patrick Goldstein, président de la SFMU, déclare à ce sujet : « Il faut que les patients sachent que notre but est de les emmener au bon endroit et au bon moment, même s'il faut faire des kilomètres. Ils gagnent du temps et des chances de survie. C'est ça le juste soin, adapté et efficace ».


Le Parisien livre en outre les propos du Pr Bruno Riou, chef du service des urgences à la Pitié-Salpêtrière (Paris), qui note que « les urgences sont les piliers du bon fonctionnement de l’hôpital », et indique qu’améliorer le temps d’attente « ne passera pas forcément par une augmentation des lits, mais par une meilleure gestion de ceux déjà existants ».


Revue de presse Mediscoop du mercredi 04 juin 2008

04 juin 2008

"Les Mots des derniers soins" - La démarche palliative dans la médecine contemporaine


Les Mots des derniers soins
La démarche palliative dans la médecine contemporaine

Quels soins donne-t-on à un malade qui va mourir ? Et que dit-on que l'on fait ? Que dit-il, lui, qui est placé dans l'incertitude profonde de son sort ? L'entend-on ? Comment l'entendre ? Et que lui répondre ? Bien souvent les questions qui se posent à l'approche de la mort sont laissées au non-dit. Et les silences se creusent entre pudeur et impuissance, respect et fuite, compréhension et angoisse.

Pour briser le silence, sans imposer un discours, ce livre manifeste une attention originale : en donnant largement la parole aux soignants et aux malades, il rappelle inlassablement la dissymétrie de leurs situations, insurmontable par principe. Mais ce faisant, il interroge ce qui se dit de part et d'autre, libérant ainsi une autre voie, celle de l'écoute comme possibilité et foyer de relations porteuses de sens.

De ces rapprochements de paroles et des multiples hésitations des soignants à définir leurs actes et leurs objectifs, il ressort que la mission même de la médecine demande à être repensée afin de fonder une « médecine de l'incurable », appelée à orienter la prise en charge d'un nombre grandissant de patients âgés ou malades chroniques pour lesquels la médecine n'a pas de certitude ou n'a plus d'espoir de guérison.

Un livre inhabituel donc, et d'autant plus nécessaire pour tous les acteurs du soin, à la fois immergés dans le pragmatisme de leur travail et confrontés à l'intime d'une existence unique exposée à l'épreuve abyssale de sa mort.

Langue français
Éditeur Les Belles Lettres
354 p. Index. Bibliographie. (2008)
ISBN-10 2251430199
ISBN-13 978-2-251-43019-5
Prix 21,00

03 juin 2008

On achève bien nos vieux !




Ce livre est un cri de colère et de révolte, le témoignage vivant d’un homme qui nous fait partager l’horreur, les souffrances et les émotions d’une maison de retraite banale. Jamais la vérité n’avait ainsi été dite.

Depuis plus de vingt-cinq ans, Jean-Charles Escribano est infirmier, au service des personnes âgées dépendantes. Sa compétence en organisation des soins est reconnue de tous.


Un jour de 2000, il est recruté dans un nouvel établissement. Très vite, son travail devient un combat quotidien : obtenir qu’on respecte les pensionnaires en actes et en paroles (que le personnel les vouvoie, tout simplement !), qu’on tienne leurs chambres propres et eux avec, qu’on veille à ce qu’ils mangent chaud...

02 juin 2008

Délais et durées d’action des doses de secours opioïdes chez les patients cancéreux

Par Laurent Labrèze (Bordeaux) Article commenté : Opioids for cancer breakthrough pain: a pilot study reporting patient assessment of time to meaningful pain relief.
Zeppetella G J of Pain and Symp Manag 2008 (35): 563-67.
Quel est le délai d’action moyen et la durée d’action des opioïdes à libération immédiate utilisés quotidiennement par les patients cancéreux souffrant de douleurs chroniques nociceptives ? Telle est la question posée pour cette étude rétrospective anglaise ayant concerné une cinquantaine de patients cancéreux (poumon, sein, prostate).
Ils ont été répartis en cinq groupes de 10 en fonction du traitement des ADP (accès douloureux paroxystiques) : morphine, oxycodone, hydromorphone, méthadone et fentanyl. L’évaluation de l’efficacité a été faite par une échelle de soulagement à 11 points (0 à 10). Les sites douloureux les plus fréquents étaient la région lombaire, le dos, le thorax, l’abdomen et la ceinture scapulaire.
Le nombre moyen d’ADP est de 4 par jour (de 1 à 8). La durée moyenne des ADP était de 35,2 min (de 15 à 60). Soixante huit pour cent apparaissaient soudainement, 57% étaient décrits comme sévères et 59% d’entre eux étaient imprévisibles.
La dose moyenne de libération immédiate (LI) utilisée était de 18% de la dose LP. Le délai d’action efficace des LI était de 31 min (de 5 à 75 min). Le délai d’action du fentanyl transmuqueux est apparu comme étant significativement plus rapide que les autres produits. Aucune différence significative n’a été retrouvée en termes de délai entre la morphine, l’oxycodone et l’hydromorphone.
La méthadone était significativement plus rapide que la morphine. Comme le souligne l’auteur, cette étude souffre de plusieurs biais. Le nombre de patients inclus dans chaque groupe est insuffisant et l’étude est rétrospective. Mais elle met en évidence (et confirme) que ces inter-doses sont mal utilisées ou incomplètement par les patients qui tendent, dans la grande majorité des cas, à attendre le dernier moment (douleur devenant sévère à très sévère) pour prendre leur produits LI. Si bien qu’il est difficile de dire si la sédation de la douleur est due à l’inter-dose ou à la résolution spontanée de l’épisode. Comme conclut l’auteur, de nouvelles études utilisant une « titration » préalable sont nécessaires pour faire la part des choses. Une homogénéisation des groupes par les sites douloureux est aussi nécessaire.

Date de publication : 28-05-2008

« Mort sur facture » en Suisse - Le Nouvel Observateur, numéro 2273


Le Nouvel Observateur livre sur 2 pages un reportage sur « l’aide au suicide » en Suisse.
Un reportage réalisé à Zurich, où « l'association Dignitas promet une fin «digne», mais aussi expéditive. Une demi-heure pour passer de vie à trépas. Une activité légale et hautement lucrative », note le magazine.
Le Nouvel Observateur remarque que « la Suisse est l'unique pays au monde qui autorise l'aide au suicide. Quatre associations en ont fait leur mission. Mais Dignitas est la seule qui accepte massivement les étrangers », et « réclame la coquette somme de 6 000 euros à tous ceux qui veulent quitter ce monde ».
L’hebdomadaire s’interroge : « La Suisse, paradis du suicide ? Ou enfer ? ».
Le magazine note ainsi que « là-bas, le tourisme de la mort atteint le rythme d'un nouvel arrivant tous les deux, trois jours et commence à faire grincer des dents. Politiques, magistrats, ils sont de plus en plus nombreux à réclamer «une vraie loi» sur l'aide au suicide ».
Le Nouvel Observateur indique en effet que « les textes helvétiques sont plutôt sommaires. Juste trois ou quatre lignes dans le Code pénal. […] Même si une sorte de «jurisprudence» s'est mise en place (les postulants doivent être lucides, atteints d'un mal incurable et suffisamment valides pour boire eux-mêmes le barbiturique), la voie est ouverte aux apprentis sorciers ».
L’hebdomadaire relève que faute de local depuis l’été dernier, les deux dernières personnes « aidées » par Dignitas ont rendu l’âme « sur un parking ».Le magazine constate par ailleurs qu’« aussi incroyable que cela puisse paraître, Ludwig A. Minelli [le fondateur de l’association] a décidé de remplacer le pentobarbital par le suicide au gaz. Ou plus exactement, par l'étouffement avec un sac en plastique rempli d'hélium. «L'intérêt» ? Pas besoin de prescription médicale ».
Le Nouvel Observateur note que « plus de la moitié des Suisses sont désormais opposés à ce tourisme de mort ».
Revue de presse Mediscoop du vendredi 30 mai 2008

01 juin 2008

Info de l'A.R.S.I (Association de Recherche en Soins Infirmiers)

Bonjour

Nous vous informons que l’A.R.S.I (Association de Recherche en Soins Infirmiers) va changer de siège social. A compter du 01 juin 2008 : La nouvelle adresse sera :
A.R.S.I (Association de Recherche en Soins Infirmiers)
109, Rue Negreneys
31200 – TOULOUSE –
Tel : 05.61.47.27.31
Les cordonnées internet restent identiques :
http://www.arsi.asso.fr
guy.isambart@arsi.asso.fr

Afin de mieux vous informer, l'ARSI crée une lettre d'information trimestrielle réservée à ses adhérents. Celle ci vous renseigne sur les activités de l'association, les différentes manifestations et congres nationaux et internationaux sur la recherche. Cette lettre sera envoyée par courriel aux adhérents à jour de leur cotisation. L'adhésion à l'association permet également de bénéficier de tarifs préférentiels pour les formations et journées d'étude. Si vous désirez adhérer à l’ARSI, il vous suffit de nous faire parvenir le bulletin
http://www.arsi.asso.fr/adh.doc
avec votre règlement de 30,5 euros.

L'ARSI propose également deux nouvelles formations :
Aider les soignants à développer des compétences dans l’accompagnement des personnes atteintes de maladies chroniques
http://www.arsi.asso.fr/fcaccom.htm
Et
Tuteurs, professionnels de terrain et étudiants : la relation d’accompagnement en stage
http://www.arsi.asso.fr/fctut.htm

Le pré programme (sous réserve de modifications) de nos prochaines journées d’étude sur le thème : « Discipline infirmière et Sciences humaines : savoirs intégrés ou connaissances juxtaposées » est en ligne
http://www.arsi.asso.fr/jearsi.htm

Jeudi 22 Janvier 2009
- 8 h 30 - 9 h 15 Accueil des participants
- 9 h 15 - 9 h 30 Présentation des journées d'étude
• Ljiljana JOVIC, Présidente de l'ARSI.
- 9 h 30 - 11 h 00 Construction des sciences et des disciplines scientifiques
• Intervenant pressenti Dominique VINCK, Professeur, Université Pierre Mendès-France, Grenoble
- 11 h 00 - 11 h 30 Pause
- 11 h 30 – 12 h 30 Sciences humaines, sciences de l’homme : intérêts et limites Jean François DORTIER, Rédacteur en chef de la Revue Sciences Humaines
- 12 h 30 - 14 h 00 Repas libre
- 14 h 00 – 15 h 30 L’intégration des sciences humaines dans les sciences infirmières (liens avec les pratiques/la praxis) Christophe DEBOUT, Président de l’ANFIIDE et du GIPSI
- 15 h 30 - 16 h 00 Pause
- 16 h 00 – 16 h 30 Présentation de recherche :
- 16 h 30 - 17 h 00 Présentation de recherche :

Vendredi 23 Janvier 2009
- 8 h 30 - 9 h 00 Accueil des participants
- 9 h 00 - 10 h 30 Connaissances, savoirs et disciplines scientifiques : comment transformer les connaissances en savoirs. Approche épistémologique. Paul MENGAL Professeur et Roberto POMA Maître de conférence, Université Paris 12 - Val de Marne, Créteil
- 10 h 30 - 11 h 00 Pause
- 11 h 00 - 11 h 30 Présentation de recherche :
- 11 h 30 - 12 h 00 Présentation de recherche :
- 12 h 00 - 12 h 30 Présentation de recherche :
- 12 h 30 - 14 h 00 Repas libre
- 14 h 00 - 14 h 30 Processus de conceptualisation et théorisation dans la pratique et la pédagogie des soins infirmiers - Processus de transposition des concepts dans les soins infirmiers : comment un concept devient-il opératoire ?
- 14 h 30 – 16 h 00 Approche du processus à partir de quelques concepts-clés : Développement et déclinaison de quelques concepts-clés fondamentaux dans les soins infirmiers : soigner et prendre soin (care et caring), corps et corporéité, empathie, …..)
- 16 h 00 - 16 h 30 Clôture des journées Ljiljana JOVIC, Présidente de l'ARSI

31 mai 2008

Vidéos des auditions sur la mission d’évaluation de la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie


En cliquant sur le lien de l'assemblée nationale, ci-dessous, vous pouvez avoir accès aux auditions de la mission chargée d'évaluer la loi Léonetti. Passionnant.

http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/commissions-videos.asp


Mission d’évaluation de la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie

Mercredi 28 mai 2008

- Audition de M. et Mme Pierra
- Audition de Mme Marie de Hennezel, psychologue, auteur du rapport « La France palliative », septembre 2007


Jeudi 22 mai 2008
-
Audition de proches d’un patient de 39 ans atteint d’une sclérose latérale amyothophique (LSA)


Mercredi 7 mai 2008


- Audition de Mme Suzanne Rameix, maître de conférences au CHU Henri-Mondor,
université de Paris XII (département d'éthique médicale)


mercredi 30 avril 2008 :

- Audition de M. Alain Grimfeld, président du Comité consultatif national d'éthique
- Audition de M. Régis Aubry, président du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l'accompagnement

- Audition de Mme Marie–Frédérique Bacqué, professeur à l’université Robert Schuman à Strasbourg
- Audition de M. Guy Benamozig, psychanalyste, spécialiste du deuil en milieu hospitalier.


mercredi 16 avril 2008 :

- Audition de M. Axel Kahn, président de Paris V, généticien
- Audition de M. Patrick Baudry, professeur de sociologie à Bordeaux III
[Dossier]

Bonne lecture

Pascal Rautureau

30 mai 2008

« Acupuncture et chances de grossesse » Sciences et Avenir, mai 2008



Sciences et Avenir note que « l'acupuncture augmente notablement les chances de grossesse évolutives chez les femmes ayant recours à la fécondation in vitro ».
Le mensuel indique que « telle est la conclusion de sept études menées dans quatre pays occidentaux différents », parues dans le British Medical Journal.Le magazine explique qu’« il s'agit d'essais contrôlés randomisés, comparant des séances d'acupuncture vraie à des séances factices effectuées immédiatement avant ou après le transfert d'embryons chez plus de 1 300 femmes participant à des programmes d'assistance médicale à la procréation ».
Sciences et Avenir ajoute que « le nombre d'enfants viables est lui aussi plus important lorsque la FIV est associée à l'acupuncture ».

Revue de presse Médiscoop le 26 mai 08

29 mai 2008

« On sait pourquoi c’est si dur de rester mince »




C’est ce qu’indique Le Parisien, qui relaie une étude de chercheurs de l’Institut Karolinska, à Stockholm (Suède), parue dans Nature.

Le journal relève ainsi que « chez certains d’entre nous, [les régimes] n’ont guère de chances de marcher ! Car, quoi qu’on fasse, notre nombre de cellules graisseuses, dites aussi adipocytes, est non seulement défini pendant l’enfance, mais reste également constant toute notre vie ».

« Quelques kilos en moins n’y changeront rien : de nouvelles cellules se formeront inexorablement pour compenser celles perdues à coups de légumes verts et de sachets protéinés », poursuit le quotidien.


Le Parisien cite Peter Arner, coauteur avec Kirsty Spalding de l’étude, qui indique que « les cellules fixant la graisse, générées pendant et après la réduction de poids, ont besoin de s’enrichir rapidement en lipides. Ce qui explique, partiellement, pourquoi il est difficile de maintenir le poids auquel on est arrivé après avoir maigri ».


Le journal ajoute que « cette étude confirme que la majeure partie des adultes obèses l’est depuis l’enfance. Plus des trois quarts des enfants obèses le sont en effet restés une fois adultes, alors que seulement 10 % des enfants d’un poids normal sont devenus obèses par la suite ».


Le quotidien relève que « les adipocytes commencent à se développer plus tôt chez les obèses (vers l’âge de 2 ans) que chez les personnes d’un poids normal (entre 5 et 6 ans), et leur augmentation est 2 fois plus rapide chez les obèses, mais s’arrête aussi plus tôt (16 ans et demi contre 18 ans et demi chez les autres) ».

Le Parisien retient que « ces données inédites ouvrent de nouvelles pistes thérapeutiques contre l’obésité : il sera désormais question d’agir dès l’enfance pour limiter le nombre des adipocytes, ou dans l’âge adulte pour freiner le remplacement des cellules mortes par de nouvelles cellules ».


Le Figaro se penche aussi sur « l’étonnante capacité de renouvellement des cellules graisseuses ».

Le quotidien retient que « notre organisme fabrique chaque année autant de cellules adipeuses qu’il en perd. D’où la difficulté de maintenir son poids après avoir maigri ».



Revue de presse Mediscoop du 5 mai 08

28 mai 2008

Roselyne Bachelot veut "accroître les ressources des hôpitaux accueillant les défavorisés"

Le Monde indique que Roselyne Bachelot « a présenté de nouvelles mesures face aux difficultés financières des hôpitaux lors du Forum de l'hôpital public, qui se tient jusqu'au 30 mai à Paris ».
Le journal publie un entretien avec la ministre de la Santé, qui déclare qu’elle va « accroître les ressources des établissements ayant une proportion importante de bénéficiaires de la CMU, de l'aide médicale de l'Etat, du RMI ou qui sont sans solution de logement stable et durable ».
Roselyne Bachelot précise que ces mesures valent aussi pour les cliniques privées, « et notamment pour celles qui sont en situation de monopole sur un territoire et qui ont signé un contrat de service public », puis indique que « l'activité libérale à l'hôpital sera aussi davantage encadrée ».
La ministre ajoute que « l'hôpital de proximité a tout à fait son utilité. Et contrairement à ce que disent un certain nombre de personnes qui défilent derrière des banderoles, nous ne voulons pas tous les transformer en maisons de retraite. L'hôpital de proximité, c'est d'abord l'urgence, les soins courants et les soins de suite ».
Roselyne Bachelot déclare que « ce sont les problèmes de sécurité récurrents qui vont faire mourir ces établissements. […] C'est la politique de restructuration que je mets en œuvre qui peut sauver ces petits hôpitaux ».
Le Monde remarque cependant que « les CHU, déficitaires pour la plupart, craignent des suppressions d'emplois ».
Le journal s’interroge : « L’annonce d'un ajustement de la tarification à l'activité prenant mieux en compte la situation sociale des patients, sera-t-elle en mesure de calmer les inquiétudes des hospitaliers ? ».
Le Figaro observe également dans ses pages saumon que « Bachelot promet davantage de ressources aux hôpitaux accueillant des patients précaires ».Le quotidien note que « la mesure sera mise en œuvre en 2009 », et ajoute que « les cas les plus lourds seront mieux tarifés ».
La Croix retient de son côté que « les établissements hospitaliers devront apprendre à coordonner leur offre de soins », tandis que Les Echos titrent un article sur l’activité libérale des médecins hospitaliers qui « va être «encadrée» ».
Le journal cite Roselyne Bachelot, qui a déclaré : « Peut-on admettre qu’un patient doive attendre plus d’un mois pour une intervention à l’hôpital et qu’il lui soit proposé de la faire très rapidement s’il a recours au secteur privé, dans ce même hôpital ? ».
Revue de presse mediscoop le 28 mai 08

21 mai 2008

YouTube - Louise Gareau, infirmière de combats

YouTube - Louise Gareau, infirmière de combats:

"Louise Gareau, infirmière de combats"

Les infirmières ont la parole "on ménage beaucoup les docteurs mais on ne ménage jamais les infirmières !"

Message de nos collègues canadiennes :

Bonjour,

Voici un livre intéressant pour toutes les infirmières.

Clip sur youtube annonçant le livre Louise Gareau - Infirmière de combats de Bernard Roy aux PUL http://www.youtube.com/user/PressesUL

Au plaisir, FAIRE CIRCULER

Bernard Roy - auteur du livre "Louise GAREAU - infirmière de combats"

Nicole Ouellet, professeure
Directrice des programmes de 2e cycle en sciences infirmières
Département des sciences infirmières
Université du Québec à Rimouski
300, allée des Ursulines
Rimouski, Québec
Canada, G5L 3A1
Nicole_Ouellet@uqar.qc.cahttp://www.uqar.qc.ca/sciencesInfirmieres/

Association nationale du droit Infirmier - - 6 décembre prochain à la Cité des Congrès de Nantes




Madame, Monsieur,
Chèr(e)s collègues,

L’association nationale du droit infirmier réunit le 6 décembre prochain à la Cité des Congrès de Nantes, les infirmières et infirmiers de France autour de la question de leur responsabilité juridique liée au nouveau champ de leurs pratiques professionnelles.

La profession infirmière est en pleine mutation : naissance de l'Ordre infirmier - intégration des études dans le cursus Licence Master Doctorat et reconnaissance de nouvelles pratiques et d'un droit de prescription qui posent la question des responsabilités tant ou civil qu'au pénal.

Cette initiative, une première en France, portée par et pour les 498 782 infirmières et infirmiers, se veut la réponse au besoin devenu urgent d'une clarification sur les questions essentielles des compétences des infirmières, de leurs droits, et devoirs et des risques associés à leurs pratiques.

La 1ère journée nationale de la responsabilité infirmière, sur le thème « Sécurisation & Optimisation des Pratiques » cherche précisément à sensibiliser et former aux conséquences juridiques des évolutions qui touchent la profession infirmière. Cette journée s’adresse principalement aux infirmiers et infirmières de tout statut mais également à l’ensemble des professionnels de la santé et à tous les intervenants du système de santé en France.

Au sein de cette journée, sous forme de séances plénières ou ateliers, nous avons sollicités des intervenants de qualité pour vous présenter entre autres la perspective historique du rôle infirmier dans l’évolution des soins, le champ d’application de la responsabilité infirmière, les nouvelles pratiques infirmières et leurs responsabilités associées ainsi qu’une analyse comparée avec l’Europe.

Je vous invite à venir nombreux à assister à cette première journée et vous remercie de diffuser largement ce message à vos collègues infirmières et infirmiers ou étudiants infirmiers.
Vous trouverez toutes les informations utiles sur notre site internet :
www.droit-infirmier.fr

Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Je vous prie d’agréer, chèr(e)s collègues, nos sincères salutations.

Laurence VENCHIARUTTI
Présidente
06 79 53 08 19
congres@droit-infirmier.fr

Association nationale du droit Infirmier - 6 décembre prochain à la Cité des Congrès de Nantes




Madame, Monsieur,
Chèr(e)s collègues,

L’association nationale du droit infirmier réunit le 6 décembre prochain à la Cité des Congrès de Nantes, les infirmières et infirmiers de France autour de la question de leur responsabilité juridique liée au nouveau champ de leurs pratiques professionnelles.

La profession infirmière est en pleine mutation : naissance de l'Ordre infirmier - intégration des études dans le cursus Licence Master Doctorat et reconnaissance de nouvelles pratiques et d'un droit de prescription qui posent la question des responsabilités tant ou civil qu'au pénal.

Cette initiative, une première en France, portée par et pour les 498 782 infirmières et infirmiers, se veut la réponse au besoin devenu urgent d'une clarification sur les questions essentielles des compétences des infirmières, de leurs droits, et devoirs et des risques associés à leurs pratiques.

La 1ère journée nationale de la responsabilité infirmière, sur le thème « Sécurisation & Optimisation des Pratiques » cherche précisément à sensibiliser et former aux conséquences juridiques des évolutions qui touchent la profession infirmière. Cette journée s’adresse principalement aux infirmiers et infirmières de tout statut mais également à l’ensemble des professionnels de la santé et à tous les intervenants du système de santé en France.

Au sein de cette journée, sous forme de séances plénières ou ateliers, nous avons sollicités des intervenants de qualité pour vous présenter entre autres la perspective historique du rôle infirmier dans l’évolution des soins, le champ d’application de la responsabilité infirmière, les nouvelles pratiques infirmières et leurs responsabilités associées ainsi qu’une analyse comparée avec l’Europe.

Je vous invite à venir nombreux à assister à cette première journée et vous remercie de diffuser largement ce message à vos collègues infirmières et infirmiers ou étudiants infirmiers.
Vous trouverez toutes les informations utiles sur notre site internet :
www.droit-infirmier.fr

Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Je vous prie d’agréer, chèr(e)s collègues, nos sincères salutations.

Laurence VENCHIARUTTI
Présidente
06 79 53 08 19
congres@droit-infirmier.fr

15 mai 2008

Résultats des élections départementales de l'ordre infirmier

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à la listes des élus, départements par départements

https://election-ordre-infirmier.fr/

Nous félicitons les membres de l'association qui se sont présentés aux élections :

Laurence VERANI - PARIS
Marceline HONVAULT - PARIS
Isabelle EL-KHIARI - Essonne
Anne-Marie VERDIER - Val de Marne



Pascal Rautureau - Association IDEES

29 avril 2008

L’agressivité et soins infirmiers : nouvelle journée thématique de l'association IDEES le 16 mai 08

L’ agressivité, un concept ambigu à différencier de la violence.

  1. Mécanismes mis en place dans les phénomènes d’agressivité et de violence.
  2. Les mécanismes de défense. Systèmes d’adaptation.
  3. L’agressivité dans ses expressions : Du conflit au passage à l’acte
  4. Lieux, situations, facteurs favorisant l’émergence de l’agressivité :Illustration clinique : agressivité aux urgences.
  5. Gestion de la crise : Faire face et prendre en charge la personne en phase d’agressivité
    Communiquer, maintenir le lien
  6. Clinique infirmière : l’apport du modèle de l’adaptation de ROY
  7. La prévention : repérage des signes, attitudes fondamentales
  8. Et le soignant : gestion des tensions émotionnelles, prévention de l’épuisement professionnel

Les limites de la prise en charge soignante : acceptabilité pour soi

Intervenant : Jacques BERENGUER
Cadre infirmier supérieur – Service des urgences – Hôpital Bicêtre – (94)

Vendredi 16 Mai 08 de 9 h 30 à 14 h 00

IFSI - Salpêtrière
G.H Pitié Salpêtrière
47 Bd de l’hôpital 75013 PARIS

Déjeuner possible sur place

Confirmation de votre présence souhaitée par émail :

idees@cegetel.net ou sur notre répondeur : 06.07.15.00.80

25 avril 2008

25/04/2008 - 13,73% de participation aux élections de l’ordre infirmier


À Paris, Thierry Amouroux (595 voix) crée la surprise en devançant Michelle Bressand (469 voix). Le vote électronique pour désigner les conseillers départementaux de l’ordre infirmier a pris fin le 24 avril à midi, sur un chiffre de 68 370 votants, soit 13,73% de participation.Dans le secteur libéral, 15 504 électeurs ont pris part au vote (21,31%), un taux supérieur aux salariées du public (12,64%) et aux salariées du privé (11,91%).
À Paris, les chiffres de la participation étaient très bas. Les salariées du public, notamment, ont boudé le scrutin (4,93% de participation) ; la participation n’atteint que 7,24% chez les libérales et 5,78% chez les salariées du privé.
Toujours à Paris, Thierry Amouroux, président du SNPI-CFE-CGC, syndicat favorable à l’ordre infirmier, a créé la surprise en devançant Michelle Bressand, coordinatrice générale des soins et activités paramédicales de l’AP-HP.Michelle Bressand (469 voix) arrive quatrième, derrière Thierry Amouroux (595 voix), Philippe Delmas, cadre expert à l’hôpital Cochin (517 voix) et Régine Clément, présidente de l’
Association pour l’ordre des infirmiers et infirmières de France (505 voix).Christophe Debout, président de l’Association nationale française des infirmières et infirmiers diplômés ou étudiants, candidat en Haute-Savoie, est également élu.«
Ces élections sont un succès, réagit Thierry Amouroux. Le taux de participation dépasse de deux points celui obtenu chez les kinés, alors qu’il n’y avait pas eu cette bataille monstrueuse de la part de leurs syndicats. À Paris, en revanche, le taux de participation est décevant. »
La palme de la participation revient au département de l’Indre pour le collège du public (30,75%), au territoire de Belfort pour le collège libéral (47,62%) et à l’Ariège pour le secteur privé (31,82%), note le SNPI-CFE-CGC sur son site Internet.
Espace infirmier.com le 25/04/08
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ordre National Infirmier

1 infirmier (ère) = 1 voix

Les dates des élections : 24 avril 2008 : Conseils Départementaux
25 juillet 2008 : Conseils Régionaux
25 novembre 2008 : Conseil NationalRésultats
Pour les élections des Conseils Départementaux d’avril 2008, il a été enregistré par les DDASS :3.348 candidatures pour 1.868 postes de titulaires- dont 1.826 candidatures dans le "collège du secteur public" pour 874 postes de titulaires- dont 529 candidatures dans le "collège du secteur privé" pour 574 postes de titulaires- dont 993 candidatures dans le "collège du secteur libéral" pour 420 postes de titulaires.
Sur 498 020 inscrits, il y a eu 68 370 votants soit un taux de participation de 13,73 %.Ce pourcentage est à pondérer car il y a eu 61 247 courriers comportant les identifiants et mots de passe qui ne sont jamais arrivés à leurs destinataires.
Participation par collèges : - Libéraux : 15 504 votants sur 72 767 inscrits soit 21,31%- Salariés du privé : 14 310 votants sur 120 144 inscrits soit 11,91%- Salariés du public : 38 556 votants sur 305 109 inscrits soit 12,64%
Taux de participation par départements : Consulter le document
Résultats complets à partir du 25 avril 2008 sur le site : https://election-ordre-infirmier.fr/
Site de l'Association Nationale Française des Infirmières et Infirmiers Diplômés et Etudiants (ANFIIDE) le 25/04/08

21 avril 2008

Election de nos représentants pour l'Ordre infirmier : prennons nos responsabilités

Cher(e)s collègues,

Il vous reste encore quelques jours pour élire nos représentants départementaux de l'Ordre infirmier (dernier jour le jeudi 24 avril).
Dans les principes fondateurs, l'Ordre infirmier est chargé de désigner un groupement professionnel chargé de coordonner, de surveiller et maintenir l'éthique et la déontologie de la profession d'infirmier, ainsi que de protéger les acquis historiques et de maîtriser un niveau de revenu des dits professionnels.
Il se charge également de représenter la population des professionnels sur le plan administratif et juridique.

Ne laissons pas les autres professions décider de notre avenir ! Votez pour avoir un ordre représentatif et porteur de la parole infirmière, par des infirmières.

Le vote se fait en ligne sur le site suivant : https://election-ordre-infirmier.fr ou 01 70 95 51 35 avec code personnel que vous avez reçu à votre domicile.

Missions de l'ordre
  • Regroupe obligatoirement tous les infirmiers
  • Veille aux principes d'éthique, de moralité, de probité et de compétence
  • Prépare le code de déontologie
  • Assure la défense et l'honneur de la profession
  • Etudie les questions qui lui sont soumises par le ministre concernant l'exercice de la profession
  • Participe, en coordination avec la Haute Autorité de Santé, à la diffusion des règles de bonnes pratiques et organise leur évaluation
  • Participe au suivi de la démographie IDE , à la production de données statistiques et étudie l'évolution prospective des effectifs au regard des besoins de santé
  • Accomplit ses missions par l'intermédiaire des conseils départementaux, régionaux et du conseil national de l'ordre

Chacun des trois : Ordre, associations et syndicats a son propre rôle :


Ordre : « Garantir au public des prestations de qualité dispensées par des professionnels qualifiés et compétents agissant selon des règles déontologiques »


Associations : rôles d'experts, sociétés savantes, conseils, selon leur objet statutaire.


Syndicats : défense de l'intérêt des professionnels (conditions de travail, statuts, rémunérations,...) Ils pourront s'appuyer sur des argumentaires solides, travaillés avec les associations et l'ordre.


Bien à vous tous

Pascal RAUTUREAU
Association IDEES
2 A rue de Beaulieu
91650 BREUILLET
Email : idees@cegetel.net

18 avril 2008

Avez-vous voté ? Election des conseillers départementaux de l'ordre infirmier entre le 9 avril et le 24 avril 08 ?

Le 18 Avril 2008 - (APM International) : La participation de la profession infirmière à l'élection de leurs conseillers départementaux de l'Ordre infirmier n'atteignait mercredi soir, à mi-scrutin, que 7% au niveau national, a-t-on appris jeudi auprès du comité technique d'organisation des élections.
Mais les premiers résultats, après une semaine de vote, sont très décevants, puisque seuls 36.000 infirmiers avaient participé, mercredi soir, au scrutin, qui se déroule exclusivement par voie électronique, sur un site internet sécurisé (election-ordre-infirmier.fr/).
Les taux de participation varient fortement selon le département ou le secteur d'exercice des professionnels, a constaté l'APM à partir de données de vote arrêtées mardi à 14 h et dont elle a eu copie.Globalement, la mobilisation semble plus élevée du côté des 73.000 libéraux, avec un taux moyen de participation oscillant autour de 8,6%, selon les calculs de l'APM.Pour les 304.000 salariés du secteur public, la participation est d'un peu plus de 6,2%.
Sur 120.000 salariés du privé, le taux s'élève à 5,8%.2,7% A PARISA Paris, qui concentre 21.000 infirmiers du public, 6.000 salariés du secteur privé et 2.000 libéraux, le taux de participation plafonne à 2,7%, dont 2% à peine pour les hospitaliers.
La plus forte mobilisation revient aux électeurs libéraux et hospitaliers de Corse-du-Sud, avec respectivement 17,7% et 16,25% de participation.
"C'est une catastrophe", résume Régine Clément, présidente de l'Association pour un Ordre des infirmières et infirmiers de France (Apoiif), jointe jeudi par l'APM.
"Cela s'explique très bien par le déploiement d'énergie des syndicats de salariés contre l'Ordre infirmier", estime-t-elle, évoquant un "matraquage" à coups de tracts et d'affiches dans les services hospitaliers. Certains syndicats de salariés, notamment la CGT et Sud santé-sociaux, qui manifestent régulièrement leur opposition à l'instauration d'ordres pour les professionnels de santé en établissement, avaient appelé mercredi dernier à un boycott des élections, rappelle-t-on.
Pour Régine Clément, il n'y a "rien à reprocher" au ministère de la santé, que ce soit au niveau des moyens ou du nombre de personnes engagés dans l'organisation des élections.Interrogée sur l'impact de l'envoi des courriers avec les appels à candidature en pleine période de vacances scolaires (entre le 22 février et le 10 mars, ndlr), elle reconnaît toutefois qu'il y a eu des "dysfonctionnements", y compris dans l'envoi des codes personnels pour voter, qui ne sont pas tous arrivés à destination.
En effet, les courriers destinés aux hospitaliers étaient adressés aux établissements dans lesquels ils exercent, alors que nombreux sont ceux qui n'avaient pas mis à jour leur situation auprès des directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass), qui gèrent le répertoire Adeli, alors même qu'ils avaient pu changer d'établissement depuis la dernière mise à jour de leurs coordonnées.
Régine Clément met également en cause les directions d'établissement ainsi que les directeurs des soins, qui n'auraient pas tous informé les infirmiers des élections."Nous allons être élus. Mais nous aurions souhaités être légitimés", regrette Régine Clément, qui est elle-même candidate, et qui redoute une faible participation globale à l'issue du scrutin.
LA FNI DEFEND LA MISE EN PLACE DE L'ORDRE
De son côté, la Fédération nationale des infirmiers (FNI) a déploré jeudi dans un communiqué "la vision partisane et caricaturale développée par l'intersyndicale de circonstance mise en place par les syndicats Sud santé, CFDT, FO et CGT afin de saboter les élections à l'Ordre infirmier".
"Les missions de l'Ordre ne se réduisent pas à établir les règles déontologiques de la profession et à sanctionner les professionnels qui les enfreindraient", estime-t-elle, affirmant que l'Ordre sera "garant du champ de compétences des infirmières et infirmiers et garantira donc à l'usager une même qualité et sécurité de soins indépendamment du type d'exercice de l'infirmière".
La FNI juge qu'il est "encore temps de sortir d'une opposition stérile entre syndicats et Ordre, leurs missions respectives [étant] parfaitement complémentaires", les syndicats étant chargés de "la défense du travail" et l'Ordre de "la défense du métier au service de l'usager".
Infirmiers.com le 18 avril 08

07 avril 2008

« Soins palliatifs : état de carence généralisée »


Le Monde, Le Parisien
Le Monde observe à son tour que « la mort récente de Chantal Sébire relance le débat sur l'accompagnement de patients en "fin de vie" ».

Marie de Hennezel
Le journal rappelle sur une page que « fin 2007, une étude sur les soins palliatifs en France a été remise par la psychologue Marie de Hennezel au ministère de la santé. Elle dresse un tableau édifiant ».

Le quotidien parle ainsi d’un « état de carence généralisée », observant que ce texte « établit l'existence d'inégalités profondes dans l'accès aux soins palliatifs, ainsi que de difficultés majeures et récurrentes dans la diffusion de la culture des soins palliatifs ».« Il conclut enfin que les sources actuelles de financement de ces activités ne sont aucunement à la hauteur des missions et des enjeux ; et ce, alors même qu'il faut compter avec les effets pervers des nouveaux systèmes de tarifications hospitalières qui n'ont de cesse de privilégier la réduction des durées d'hospitalisation », poursuit Le Monde.

Le journal cite Marie de Hennezel, qui remarquait notamment que « beaucoup ignorent ce que la loi [Leonetti] leur permet de faire. Ils persistent à croire que l'ultime solution pour apaiser les souffrances en fin de vie consiste à abréger la vie ».

Le Parisien observe de son côté qu’« une semaine après sa disparition, le mystère plane encore sur les causes du décès de Chantal Sébire. […] Seule certitude révélée par l’autopsie : cette femme de 52 ans […] n’est pas morte «naturellement» ».

Le journal cite le Dr Jean-Louis Béal, chef de l’unité des soins palliatifs (CHU de Djion), qui observe que « l’affaire a parfois été présentée comme celle d’une médecine bornée qui ne veut rien savoir, enfermée dans ses certitudes. Ce n’est pas ce qui s’est passé. […] A la fin, Chantal Sébire ne voulait être soignée que par homéopathie ».


Revue de presse Mediscoop du mercredi 26 mars 2008

02 avril 2008

Jean-Marie Le Guen, président du conseil d´administration de l´AP-HP


Le député socialiste Jean-Marie Le Guen, vice-président de l´Assemblée nationale, a été nommé par le maire de Paris, président du Conseil d´administration de l´Assistance publique hôpitaux de Paris (AP-HP).
La place, qui échoit traditionnellement aux maires des grandes villes, lui revient en tant que nouvel adjoint aux questions de santé de Bertrand Delanoë. Il succède à ce poste au conseiller de Paris (PC) Alain Lhostis.
Vice-président de l´office parlementaire d´évaluation des politiques de santé, Jean-Marie Le Guen, médecin de formation, est responsable des questions de santé pour le groupe socialiste à l´Assemblée nationale et membre titulaire du Haut Conseil pour l´avenir de l´assurance maladie.

Egora.fr le 25 mars 08

« Euthanasie : vers la fin d’un tabou » Libération, La Croix





Libération observe sur 4 pages qu’« après l’émotion suscitée par la mort de Chantal Sébire, le débat sur la législation de la fin de vie n’est plus tabou ».Le quotidien remarque qu’« il y a, de tous côtés, un souci de parler au plus près des pratiques et des situations qui restent en suspens. Les opinions restent néanmoins partagées ».


Libération publie notamment le témoignage d’un médecin, Régis Aubry, président du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et chef de service au CHU de Besançon.


Le praticien déclare entre autres : « Quoi qu’on fasse, il existera toujours des exceptions. Je suis toujours surpris que devant ces situations, on pense d’abord aux réponses avant de savoir quelle est la question. Nous, acteurs, devons travailler à bien définir ce qu’est une exception. Et nous devons nous demander s’il peut toujours y avoir des réponses à y apporter ».


Le Dr Aubry ajoute : « Je suis effrayé de voir combien nous sommes capables de fabriquer et de faire adopter des lois, mais combien nous restons incapables de les faire connaître et de les appliquer »


Libération note par ailleurs que « samedi, les enfants de Chantal Sébire [...] ont demandé aux médias de «les laisser faire leur deuil dans la paix, la dignité et l’intimité» ».La Croix observe également que « la famille de Chantal Sébire appelle au respect ».


Le journal note que « le décès de la mère de famille […] n’a pas clos le vif débat sur la fin de vie soulevé par son histoire. Durant tout le week-end, les déclarations, prises de position et émissions de télévision se sont poursuivies ».




Revue de presse mediscoop du mardi 25 mars 2008

La douleur reste insuffisamment prise en charge chez le nouveau-né hospitalisé