31 mai 2008

Vidéos des auditions sur la mission d’évaluation de la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie


En cliquant sur le lien de l'assemblée nationale, ci-dessous, vous pouvez avoir accès aux auditions de la mission chargée d'évaluer la loi Léonetti. Passionnant.

http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/commissions-videos.asp


Mission d’évaluation de la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie

Mercredi 28 mai 2008

- Audition de M. et Mme Pierra
- Audition de Mme Marie de Hennezel, psychologue, auteur du rapport « La France palliative », septembre 2007


Jeudi 22 mai 2008
-
Audition de proches d’un patient de 39 ans atteint d’une sclérose latérale amyothophique (LSA)


Mercredi 7 mai 2008


- Audition de Mme Suzanne Rameix, maître de conférences au CHU Henri-Mondor,
université de Paris XII (département d'éthique médicale)


mercredi 30 avril 2008 :

- Audition de M. Alain Grimfeld, président du Comité consultatif national d'éthique
- Audition de M. Régis Aubry, président du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l'accompagnement

- Audition de Mme Marie–Frédérique Bacqué, professeur à l’université Robert Schuman à Strasbourg
- Audition de M. Guy Benamozig, psychanalyste, spécialiste du deuil en milieu hospitalier.


mercredi 16 avril 2008 :

- Audition de M. Axel Kahn, président de Paris V, généticien
- Audition de M. Patrick Baudry, professeur de sociologie à Bordeaux III
[Dossier]

Bonne lecture

Pascal Rautureau

30 mai 2008

« Acupuncture et chances de grossesse » Sciences et Avenir, mai 2008



Sciences et Avenir note que « l'acupuncture augmente notablement les chances de grossesse évolutives chez les femmes ayant recours à la fécondation in vitro ».
Le mensuel indique que « telle est la conclusion de sept études menées dans quatre pays occidentaux différents », parues dans le British Medical Journal.Le magazine explique qu’« il s'agit d'essais contrôlés randomisés, comparant des séances d'acupuncture vraie à des séances factices effectuées immédiatement avant ou après le transfert d'embryons chez plus de 1 300 femmes participant à des programmes d'assistance médicale à la procréation ».
Sciences et Avenir ajoute que « le nombre d'enfants viables est lui aussi plus important lorsque la FIV est associée à l'acupuncture ».

Revue de presse Médiscoop le 26 mai 08

29 mai 2008

« On sait pourquoi c’est si dur de rester mince »




C’est ce qu’indique Le Parisien, qui relaie une étude de chercheurs de l’Institut Karolinska, à Stockholm (Suède), parue dans Nature.

Le journal relève ainsi que « chez certains d’entre nous, [les régimes] n’ont guère de chances de marcher ! Car, quoi qu’on fasse, notre nombre de cellules graisseuses, dites aussi adipocytes, est non seulement défini pendant l’enfance, mais reste également constant toute notre vie ».

« Quelques kilos en moins n’y changeront rien : de nouvelles cellules se formeront inexorablement pour compenser celles perdues à coups de légumes verts et de sachets protéinés », poursuit le quotidien.


Le Parisien cite Peter Arner, coauteur avec Kirsty Spalding de l’étude, qui indique que « les cellules fixant la graisse, générées pendant et après la réduction de poids, ont besoin de s’enrichir rapidement en lipides. Ce qui explique, partiellement, pourquoi il est difficile de maintenir le poids auquel on est arrivé après avoir maigri ».


Le journal ajoute que « cette étude confirme que la majeure partie des adultes obèses l’est depuis l’enfance. Plus des trois quarts des enfants obèses le sont en effet restés une fois adultes, alors que seulement 10 % des enfants d’un poids normal sont devenus obèses par la suite ».


Le quotidien relève que « les adipocytes commencent à se développer plus tôt chez les obèses (vers l’âge de 2 ans) que chez les personnes d’un poids normal (entre 5 et 6 ans), et leur augmentation est 2 fois plus rapide chez les obèses, mais s’arrête aussi plus tôt (16 ans et demi contre 18 ans et demi chez les autres) ».

Le Parisien retient que « ces données inédites ouvrent de nouvelles pistes thérapeutiques contre l’obésité : il sera désormais question d’agir dès l’enfance pour limiter le nombre des adipocytes, ou dans l’âge adulte pour freiner le remplacement des cellules mortes par de nouvelles cellules ».


Le Figaro se penche aussi sur « l’étonnante capacité de renouvellement des cellules graisseuses ».

Le quotidien retient que « notre organisme fabrique chaque année autant de cellules adipeuses qu’il en perd. D’où la difficulté de maintenir son poids après avoir maigri ».



Revue de presse Mediscoop du 5 mai 08

28 mai 2008

Roselyne Bachelot veut "accroître les ressources des hôpitaux accueillant les défavorisés"

Le Monde indique que Roselyne Bachelot « a présenté de nouvelles mesures face aux difficultés financières des hôpitaux lors du Forum de l'hôpital public, qui se tient jusqu'au 30 mai à Paris ».
Le journal publie un entretien avec la ministre de la Santé, qui déclare qu’elle va « accroître les ressources des établissements ayant une proportion importante de bénéficiaires de la CMU, de l'aide médicale de l'Etat, du RMI ou qui sont sans solution de logement stable et durable ».
Roselyne Bachelot précise que ces mesures valent aussi pour les cliniques privées, « et notamment pour celles qui sont en situation de monopole sur un territoire et qui ont signé un contrat de service public », puis indique que « l'activité libérale à l'hôpital sera aussi davantage encadrée ».
La ministre ajoute que « l'hôpital de proximité a tout à fait son utilité. Et contrairement à ce que disent un certain nombre de personnes qui défilent derrière des banderoles, nous ne voulons pas tous les transformer en maisons de retraite. L'hôpital de proximité, c'est d'abord l'urgence, les soins courants et les soins de suite ».
Roselyne Bachelot déclare que « ce sont les problèmes de sécurité récurrents qui vont faire mourir ces établissements. […] C'est la politique de restructuration que je mets en œuvre qui peut sauver ces petits hôpitaux ».
Le Monde remarque cependant que « les CHU, déficitaires pour la plupart, craignent des suppressions d'emplois ».
Le journal s’interroge : « L’annonce d'un ajustement de la tarification à l'activité prenant mieux en compte la situation sociale des patients, sera-t-elle en mesure de calmer les inquiétudes des hospitaliers ? ».
Le Figaro observe également dans ses pages saumon que « Bachelot promet davantage de ressources aux hôpitaux accueillant des patients précaires ».Le quotidien note que « la mesure sera mise en œuvre en 2009 », et ajoute que « les cas les plus lourds seront mieux tarifés ».
La Croix retient de son côté que « les établissements hospitaliers devront apprendre à coordonner leur offre de soins », tandis que Les Echos titrent un article sur l’activité libérale des médecins hospitaliers qui « va être «encadrée» ».
Le journal cite Roselyne Bachelot, qui a déclaré : « Peut-on admettre qu’un patient doive attendre plus d’un mois pour une intervention à l’hôpital et qu’il lui soit proposé de la faire très rapidement s’il a recours au secteur privé, dans ce même hôpital ? ».
Revue de presse mediscoop le 28 mai 08

21 mai 2008

YouTube - Louise Gareau, infirmière de combats

YouTube - Louise Gareau, infirmière de combats:

"Louise Gareau, infirmière de combats"

Les infirmières ont la parole "on ménage beaucoup les docteurs mais on ne ménage jamais les infirmières !"

Message de nos collègues canadiennes :

Bonjour,

Voici un livre intéressant pour toutes les infirmières.

Clip sur youtube annonçant le livre Louise Gareau - Infirmière de combats de Bernard Roy aux PUL http://www.youtube.com/user/PressesUL

Au plaisir, FAIRE CIRCULER

Bernard Roy - auteur du livre "Louise GAREAU - infirmière de combats"

Nicole Ouellet, professeure
Directrice des programmes de 2e cycle en sciences infirmières
Département des sciences infirmières
Université du Québec à Rimouski
300, allée des Ursulines
Rimouski, Québec
Canada, G5L 3A1
Nicole_Ouellet@uqar.qc.cahttp://www.uqar.qc.ca/sciencesInfirmieres/

Association nationale du droit Infirmier - - 6 décembre prochain à la Cité des Congrès de Nantes




Madame, Monsieur,
Chèr(e)s collègues,

L’association nationale du droit infirmier réunit le 6 décembre prochain à la Cité des Congrès de Nantes, les infirmières et infirmiers de France autour de la question de leur responsabilité juridique liée au nouveau champ de leurs pratiques professionnelles.

La profession infirmière est en pleine mutation : naissance de l'Ordre infirmier - intégration des études dans le cursus Licence Master Doctorat et reconnaissance de nouvelles pratiques et d'un droit de prescription qui posent la question des responsabilités tant ou civil qu'au pénal.

Cette initiative, une première en France, portée par et pour les 498 782 infirmières et infirmiers, se veut la réponse au besoin devenu urgent d'une clarification sur les questions essentielles des compétences des infirmières, de leurs droits, et devoirs et des risques associés à leurs pratiques.

La 1ère journée nationale de la responsabilité infirmière, sur le thème « Sécurisation & Optimisation des Pratiques » cherche précisément à sensibiliser et former aux conséquences juridiques des évolutions qui touchent la profession infirmière. Cette journée s’adresse principalement aux infirmiers et infirmières de tout statut mais également à l’ensemble des professionnels de la santé et à tous les intervenants du système de santé en France.

Au sein de cette journée, sous forme de séances plénières ou ateliers, nous avons sollicités des intervenants de qualité pour vous présenter entre autres la perspective historique du rôle infirmier dans l’évolution des soins, le champ d’application de la responsabilité infirmière, les nouvelles pratiques infirmières et leurs responsabilités associées ainsi qu’une analyse comparée avec l’Europe.

Je vous invite à venir nombreux à assister à cette première journée et vous remercie de diffuser largement ce message à vos collègues infirmières et infirmiers ou étudiants infirmiers.
Vous trouverez toutes les informations utiles sur notre site internet :
www.droit-infirmier.fr

Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Je vous prie d’agréer, chèr(e)s collègues, nos sincères salutations.

Laurence VENCHIARUTTI
Présidente
06 79 53 08 19
congres@droit-infirmier.fr

Association nationale du droit Infirmier - 6 décembre prochain à la Cité des Congrès de Nantes




Madame, Monsieur,
Chèr(e)s collègues,

L’association nationale du droit infirmier réunit le 6 décembre prochain à la Cité des Congrès de Nantes, les infirmières et infirmiers de France autour de la question de leur responsabilité juridique liée au nouveau champ de leurs pratiques professionnelles.

La profession infirmière est en pleine mutation : naissance de l'Ordre infirmier - intégration des études dans le cursus Licence Master Doctorat et reconnaissance de nouvelles pratiques et d'un droit de prescription qui posent la question des responsabilités tant ou civil qu'au pénal.

Cette initiative, une première en France, portée par et pour les 498 782 infirmières et infirmiers, se veut la réponse au besoin devenu urgent d'une clarification sur les questions essentielles des compétences des infirmières, de leurs droits, et devoirs et des risques associés à leurs pratiques.

La 1ère journée nationale de la responsabilité infirmière, sur le thème « Sécurisation & Optimisation des Pratiques » cherche précisément à sensibiliser et former aux conséquences juridiques des évolutions qui touchent la profession infirmière. Cette journée s’adresse principalement aux infirmiers et infirmières de tout statut mais également à l’ensemble des professionnels de la santé et à tous les intervenants du système de santé en France.

Au sein de cette journée, sous forme de séances plénières ou ateliers, nous avons sollicités des intervenants de qualité pour vous présenter entre autres la perspective historique du rôle infirmier dans l’évolution des soins, le champ d’application de la responsabilité infirmière, les nouvelles pratiques infirmières et leurs responsabilités associées ainsi qu’une analyse comparée avec l’Europe.

Je vous invite à venir nombreux à assister à cette première journée et vous remercie de diffuser largement ce message à vos collègues infirmières et infirmiers ou étudiants infirmiers.
Vous trouverez toutes les informations utiles sur notre site internet :
www.droit-infirmier.fr

Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Je vous prie d’agréer, chèr(e)s collègues, nos sincères salutations.

Laurence VENCHIARUTTI
Présidente
06 79 53 08 19
congres@droit-infirmier.fr

15 mai 2008

Résultats des élections départementales de l'ordre infirmier

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à la listes des élus, départements par départements

https://election-ordre-infirmier.fr/

Nous félicitons les membres de l'association qui se sont présentés aux élections :

Laurence VERANI - PARIS
Marceline HONVAULT - PARIS
Isabelle EL-KHIARI - Essonne
Anne-Marie VERDIER - Val de Marne



Pascal Rautureau - Association IDEES

29 avril 2008

L’agressivité et soins infirmiers : nouvelle journée thématique de l'association IDEES le 16 mai 08

L’ agressivité, un concept ambigu à différencier de la violence.

  1. Mécanismes mis en place dans les phénomènes d’agressivité et de violence.
  2. Les mécanismes de défense. Systèmes d’adaptation.
  3. L’agressivité dans ses expressions : Du conflit au passage à l’acte
  4. Lieux, situations, facteurs favorisant l’émergence de l’agressivité :Illustration clinique : agressivité aux urgences.
  5. Gestion de la crise : Faire face et prendre en charge la personne en phase d’agressivité
    Communiquer, maintenir le lien
  6. Clinique infirmière : l’apport du modèle de l’adaptation de ROY
  7. La prévention : repérage des signes, attitudes fondamentales
  8. Et le soignant : gestion des tensions émotionnelles, prévention de l’épuisement professionnel

Les limites de la prise en charge soignante : acceptabilité pour soi

Intervenant : Jacques BERENGUER
Cadre infirmier supérieur – Service des urgences – Hôpital Bicêtre – (94)

Vendredi 16 Mai 08 de 9 h 30 à 14 h 00

IFSI - Salpêtrière
G.H Pitié Salpêtrière
47 Bd de l’hôpital 75013 PARIS

Déjeuner possible sur place

Confirmation de votre présence souhaitée par émail :

idees@cegetel.net ou sur notre répondeur : 06.07.15.00.80

25 avril 2008

25/04/2008 - 13,73% de participation aux élections de l’ordre infirmier


À Paris, Thierry Amouroux (595 voix) crée la surprise en devançant Michelle Bressand (469 voix). Le vote électronique pour désigner les conseillers départementaux de l’ordre infirmier a pris fin le 24 avril à midi, sur un chiffre de 68 370 votants, soit 13,73% de participation.Dans le secteur libéral, 15 504 électeurs ont pris part au vote (21,31%), un taux supérieur aux salariées du public (12,64%) et aux salariées du privé (11,91%).
À Paris, les chiffres de la participation étaient très bas. Les salariées du public, notamment, ont boudé le scrutin (4,93% de participation) ; la participation n’atteint que 7,24% chez les libérales et 5,78% chez les salariées du privé.
Toujours à Paris, Thierry Amouroux, président du SNPI-CFE-CGC, syndicat favorable à l’ordre infirmier, a créé la surprise en devançant Michelle Bressand, coordinatrice générale des soins et activités paramédicales de l’AP-HP.Michelle Bressand (469 voix) arrive quatrième, derrière Thierry Amouroux (595 voix), Philippe Delmas, cadre expert à l’hôpital Cochin (517 voix) et Régine Clément, présidente de l’
Association pour l’ordre des infirmiers et infirmières de France (505 voix).Christophe Debout, président de l’Association nationale française des infirmières et infirmiers diplômés ou étudiants, candidat en Haute-Savoie, est également élu.«
Ces élections sont un succès, réagit Thierry Amouroux. Le taux de participation dépasse de deux points celui obtenu chez les kinés, alors qu’il n’y avait pas eu cette bataille monstrueuse de la part de leurs syndicats. À Paris, en revanche, le taux de participation est décevant. »
La palme de la participation revient au département de l’Indre pour le collège du public (30,75%), au territoire de Belfort pour le collège libéral (47,62%) et à l’Ariège pour le secteur privé (31,82%), note le SNPI-CFE-CGC sur son site Internet.
Espace infirmier.com le 25/04/08
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Ordre National Infirmier

1 infirmier (ère) = 1 voix

Les dates des élections : 24 avril 2008 : Conseils Départementaux
25 juillet 2008 : Conseils Régionaux
25 novembre 2008 : Conseil NationalRésultats
Pour les élections des Conseils Départementaux d’avril 2008, il a été enregistré par les DDASS :3.348 candidatures pour 1.868 postes de titulaires- dont 1.826 candidatures dans le "collège du secteur public" pour 874 postes de titulaires- dont 529 candidatures dans le "collège du secteur privé" pour 574 postes de titulaires- dont 993 candidatures dans le "collège du secteur libéral" pour 420 postes de titulaires.
Sur 498 020 inscrits, il y a eu 68 370 votants soit un taux de participation de 13,73 %.Ce pourcentage est à pondérer car il y a eu 61 247 courriers comportant les identifiants et mots de passe qui ne sont jamais arrivés à leurs destinataires.
Participation par collèges : - Libéraux : 15 504 votants sur 72 767 inscrits soit 21,31%- Salariés du privé : 14 310 votants sur 120 144 inscrits soit 11,91%- Salariés du public : 38 556 votants sur 305 109 inscrits soit 12,64%
Taux de participation par départements : Consulter le document
Résultats complets à partir du 25 avril 2008 sur le site : https://election-ordre-infirmier.fr/
Site de l'Association Nationale Française des Infirmières et Infirmiers Diplômés et Etudiants (ANFIIDE) le 25/04/08

21 avril 2008

Election de nos représentants pour l'Ordre infirmier : prennons nos responsabilités

Cher(e)s collègues,

Il vous reste encore quelques jours pour élire nos représentants départementaux de l'Ordre infirmier (dernier jour le jeudi 24 avril).
Dans les principes fondateurs, l'Ordre infirmier est chargé de désigner un groupement professionnel chargé de coordonner, de surveiller et maintenir l'éthique et la déontologie de la profession d'infirmier, ainsi que de protéger les acquis historiques et de maîtriser un niveau de revenu des dits professionnels.
Il se charge également de représenter la population des professionnels sur le plan administratif et juridique.

Ne laissons pas les autres professions décider de notre avenir ! Votez pour avoir un ordre représentatif et porteur de la parole infirmière, par des infirmières.

Le vote se fait en ligne sur le site suivant : https://election-ordre-infirmier.fr ou 01 70 95 51 35 avec code personnel que vous avez reçu à votre domicile.

Missions de l'ordre
  • Regroupe obligatoirement tous les infirmiers
  • Veille aux principes d'éthique, de moralité, de probité et de compétence
  • Prépare le code de déontologie
  • Assure la défense et l'honneur de la profession
  • Etudie les questions qui lui sont soumises par le ministre concernant l'exercice de la profession
  • Participe, en coordination avec la Haute Autorité de Santé, à la diffusion des règles de bonnes pratiques et organise leur évaluation
  • Participe au suivi de la démographie IDE , à la production de données statistiques et étudie l'évolution prospective des effectifs au regard des besoins de santé
  • Accomplit ses missions par l'intermédiaire des conseils départementaux, régionaux et du conseil national de l'ordre

Chacun des trois : Ordre, associations et syndicats a son propre rôle :


Ordre : « Garantir au public des prestations de qualité dispensées par des professionnels qualifiés et compétents agissant selon des règles déontologiques »


Associations : rôles d'experts, sociétés savantes, conseils, selon leur objet statutaire.


Syndicats : défense de l'intérêt des professionnels (conditions de travail, statuts, rémunérations,...) Ils pourront s'appuyer sur des argumentaires solides, travaillés avec les associations et l'ordre.


Bien à vous tous

Pascal RAUTUREAU
Association IDEES
2 A rue de Beaulieu
91650 BREUILLET
Email : idees@cegetel.net

18 avril 2008

Avez-vous voté ? Election des conseillers départementaux de l'ordre infirmier entre le 9 avril et le 24 avril 08 ?

Le 18 Avril 2008 - (APM International) : La participation de la profession infirmière à l'élection de leurs conseillers départementaux de l'Ordre infirmier n'atteignait mercredi soir, à mi-scrutin, que 7% au niveau national, a-t-on appris jeudi auprès du comité technique d'organisation des élections.
Mais les premiers résultats, après une semaine de vote, sont très décevants, puisque seuls 36.000 infirmiers avaient participé, mercredi soir, au scrutin, qui se déroule exclusivement par voie électronique, sur un site internet sécurisé (election-ordre-infirmier.fr/).
Les taux de participation varient fortement selon le département ou le secteur d'exercice des professionnels, a constaté l'APM à partir de données de vote arrêtées mardi à 14 h et dont elle a eu copie.Globalement, la mobilisation semble plus élevée du côté des 73.000 libéraux, avec un taux moyen de participation oscillant autour de 8,6%, selon les calculs de l'APM.Pour les 304.000 salariés du secteur public, la participation est d'un peu plus de 6,2%.
Sur 120.000 salariés du privé, le taux s'élève à 5,8%.2,7% A PARISA Paris, qui concentre 21.000 infirmiers du public, 6.000 salariés du secteur privé et 2.000 libéraux, le taux de participation plafonne à 2,7%, dont 2% à peine pour les hospitaliers.
La plus forte mobilisation revient aux électeurs libéraux et hospitaliers de Corse-du-Sud, avec respectivement 17,7% et 16,25% de participation.
"C'est une catastrophe", résume Régine Clément, présidente de l'Association pour un Ordre des infirmières et infirmiers de France (Apoiif), jointe jeudi par l'APM.
"Cela s'explique très bien par le déploiement d'énergie des syndicats de salariés contre l'Ordre infirmier", estime-t-elle, évoquant un "matraquage" à coups de tracts et d'affiches dans les services hospitaliers. Certains syndicats de salariés, notamment la CGT et Sud santé-sociaux, qui manifestent régulièrement leur opposition à l'instauration d'ordres pour les professionnels de santé en établissement, avaient appelé mercredi dernier à un boycott des élections, rappelle-t-on.
Pour Régine Clément, il n'y a "rien à reprocher" au ministère de la santé, que ce soit au niveau des moyens ou du nombre de personnes engagés dans l'organisation des élections.Interrogée sur l'impact de l'envoi des courriers avec les appels à candidature en pleine période de vacances scolaires (entre le 22 février et le 10 mars, ndlr), elle reconnaît toutefois qu'il y a eu des "dysfonctionnements", y compris dans l'envoi des codes personnels pour voter, qui ne sont pas tous arrivés à destination.
En effet, les courriers destinés aux hospitaliers étaient adressés aux établissements dans lesquels ils exercent, alors que nombreux sont ceux qui n'avaient pas mis à jour leur situation auprès des directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass), qui gèrent le répertoire Adeli, alors même qu'ils avaient pu changer d'établissement depuis la dernière mise à jour de leurs coordonnées.
Régine Clément met également en cause les directions d'établissement ainsi que les directeurs des soins, qui n'auraient pas tous informé les infirmiers des élections."Nous allons être élus. Mais nous aurions souhaités être légitimés", regrette Régine Clément, qui est elle-même candidate, et qui redoute une faible participation globale à l'issue du scrutin.
LA FNI DEFEND LA MISE EN PLACE DE L'ORDRE
De son côté, la Fédération nationale des infirmiers (FNI) a déploré jeudi dans un communiqué "la vision partisane et caricaturale développée par l'intersyndicale de circonstance mise en place par les syndicats Sud santé, CFDT, FO et CGT afin de saboter les élections à l'Ordre infirmier".
"Les missions de l'Ordre ne se réduisent pas à établir les règles déontologiques de la profession et à sanctionner les professionnels qui les enfreindraient", estime-t-elle, affirmant que l'Ordre sera "garant du champ de compétences des infirmières et infirmiers et garantira donc à l'usager une même qualité et sécurité de soins indépendamment du type d'exercice de l'infirmière".
La FNI juge qu'il est "encore temps de sortir d'une opposition stérile entre syndicats et Ordre, leurs missions respectives [étant] parfaitement complémentaires", les syndicats étant chargés de "la défense du travail" et l'Ordre de "la défense du métier au service de l'usager".
Infirmiers.com le 18 avril 08

07 avril 2008

« Soins palliatifs : état de carence généralisée »


Le Monde, Le Parisien
Le Monde observe à son tour que « la mort récente de Chantal Sébire relance le débat sur l'accompagnement de patients en "fin de vie" ».

Marie de Hennezel
Le journal rappelle sur une page que « fin 2007, une étude sur les soins palliatifs en France a été remise par la psychologue Marie de Hennezel au ministère de la santé. Elle dresse un tableau édifiant ».

Le quotidien parle ainsi d’un « état de carence généralisée », observant que ce texte « établit l'existence d'inégalités profondes dans l'accès aux soins palliatifs, ainsi que de difficultés majeures et récurrentes dans la diffusion de la culture des soins palliatifs ».« Il conclut enfin que les sources actuelles de financement de ces activités ne sont aucunement à la hauteur des missions et des enjeux ; et ce, alors même qu'il faut compter avec les effets pervers des nouveaux systèmes de tarifications hospitalières qui n'ont de cesse de privilégier la réduction des durées d'hospitalisation », poursuit Le Monde.

Le journal cite Marie de Hennezel, qui remarquait notamment que « beaucoup ignorent ce que la loi [Leonetti] leur permet de faire. Ils persistent à croire que l'ultime solution pour apaiser les souffrances en fin de vie consiste à abréger la vie ».

Le Parisien observe de son côté qu’« une semaine après sa disparition, le mystère plane encore sur les causes du décès de Chantal Sébire. […] Seule certitude révélée par l’autopsie : cette femme de 52 ans […] n’est pas morte «naturellement» ».

Le journal cite le Dr Jean-Louis Béal, chef de l’unité des soins palliatifs (CHU de Djion), qui observe que « l’affaire a parfois été présentée comme celle d’une médecine bornée qui ne veut rien savoir, enfermée dans ses certitudes. Ce n’est pas ce qui s’est passé. […] A la fin, Chantal Sébire ne voulait être soignée que par homéopathie ».


Revue de presse Mediscoop du mercredi 26 mars 2008

02 avril 2008

Jean-Marie Le Guen, président du conseil d´administration de l´AP-HP


Le député socialiste Jean-Marie Le Guen, vice-président de l´Assemblée nationale, a été nommé par le maire de Paris, président du Conseil d´administration de l´Assistance publique hôpitaux de Paris (AP-HP).
La place, qui échoit traditionnellement aux maires des grandes villes, lui revient en tant que nouvel adjoint aux questions de santé de Bertrand Delanoë. Il succède à ce poste au conseiller de Paris (PC) Alain Lhostis.
Vice-président de l´office parlementaire d´évaluation des politiques de santé, Jean-Marie Le Guen, médecin de formation, est responsable des questions de santé pour le groupe socialiste à l´Assemblée nationale et membre titulaire du Haut Conseil pour l´avenir de l´assurance maladie.

Egora.fr le 25 mars 08

« Euthanasie : vers la fin d’un tabou » Libération, La Croix





Libération observe sur 4 pages qu’« après l’émotion suscitée par la mort de Chantal Sébire, le débat sur la législation de la fin de vie n’est plus tabou ».Le quotidien remarque qu’« il y a, de tous côtés, un souci de parler au plus près des pratiques et des situations qui restent en suspens. Les opinions restent néanmoins partagées ».


Libération publie notamment le témoignage d’un médecin, Régis Aubry, président du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et chef de service au CHU de Besançon.


Le praticien déclare entre autres : « Quoi qu’on fasse, il existera toujours des exceptions. Je suis toujours surpris que devant ces situations, on pense d’abord aux réponses avant de savoir quelle est la question. Nous, acteurs, devons travailler à bien définir ce qu’est une exception. Et nous devons nous demander s’il peut toujours y avoir des réponses à y apporter ».


Le Dr Aubry ajoute : « Je suis effrayé de voir combien nous sommes capables de fabriquer et de faire adopter des lois, mais combien nous restons incapables de les faire connaître et de les appliquer »


Libération note par ailleurs que « samedi, les enfants de Chantal Sébire [...] ont demandé aux médias de «les laisser faire leur deuil dans la paix, la dignité et l’intimité» ».La Croix observe également que « la famille de Chantal Sébire appelle au respect ».


Le journal note que « le décès de la mère de famille […] n’a pas clos le vif débat sur la fin de vie soulevé par son histoire. Durant tout le week-end, les déclarations, prises de position et émissions de télévision se sont poursuivies ».




Revue de presse mediscoop du mardi 25 mars 2008

La douleur reste insuffisamment prise en charge chez le nouveau-né hospitalisé




Les nouveau-nés (NN) hospitalisés subissent quotidiennement de nombreux actes plus ou moins invasifs, entraînant un mélange inextricable de douleur, d’inconfort et d’anxiété. Malgré une prise de conscience remontant à une vingtaine d’années (1), ils ne bénéficient toujours pas, dans l’ensemble, d’une lutte contre la douleur iatrogène (« procédural pain ») satisfaisante.
Une enquête récente, par questionnaire, illustre cet état de fait (2).En 2005, L McKechnie et M Levene ont interrogé, par courrier, les cadres infirmiers des 243 unités néonatales (UNN) du Royaume Uni, sur les cinq thèmes habituels de la lutte contre la douleur chez le NN : la ventilation assistée, l’intubation trachéale (hors urgence), les affections douloureuses, la période post-opératoire, et les « petits gestes » (prélèvements sanguins, cathétérismes veineux, etc).
Le taux de réponses a été de 79 %. Sur les l92 UNN ayant répondu, 30 % (n=57) assuraient des soins de réanimation (niveau 3), dont ⅓ (n=19) des soins post-opératoires.
Laissons de côté les affections douloureuses, comme l’entérocolite ulcéro-nécrosante et la hernie inguinale étranglée, où la douleur ne peut être qualifiée de iatrogène.
Pour la ventilation assistée et l’intubation trachéale non urgente, une sédation-analgésie était préconisée dans, respectivement, 78 % (n=149) et 70 % (n=135) des UNN –y compris les UNN de niveau 1 et 2, avant un transfert-, mais pas toujours formalisée par écrit. La morphine, le fentanyl et, spécificité locale, l’héroïne, étaient les principaux antalgiques utilisés. Pour l’intubation, le morphinique était souvent associé à un curarisant (!), et parfois à l’atropine.
Etonnamment, le contrôle de la douleur postopératoire ne motivait des directives que dans 14 des 19 UNN médicochirurgicales, et des écrits qu’une fois sur deux. La morphine était le produit de première ligne, mais d’autres morphiniques, le paracétamol, l’ibuprofène et le midazolam étaient aussi employés.
Quant aux mesures visant à prévenir la douleur provoquée par les « petits gestes » usuels, elles n’étaient conseillées que dans 35 % des UNN (n=67) et écrites que quatre fois sur cinq. Les solutions sucrées et les petits moyens étaient utilisés par 33 % des UNN et les crèmes anesthésiques par 12 % d’entre elles, parfois sans limite inférieure de terme.
On peut regretter l’absence de questions sur l’évaluation de la douleur et discuter la fiabilité de déclarations faites par une seule personne par UNN, mais le constat général dressé par cette enquête est sans appel : en dépit de progrès certains, la lutte contre la douleur liée aux actes médicaux chez le nouveau-né reste insuffisante au Royaume Uni –comme probablement dans la plupart des pays occidentaux-, notamment en ce qui concerne les « petits gestes ».La vraie question est de comprendre pourquoi l’évaluation et le traitement de la douleur sont inconstamment intégrés dans les soins néonataux.


Les auteurs estiment que l’appréciation de la douleur chez le NN nécessite une formation intensive, à la fois théorique et pratique, des soignants, qui est à recommencer à chaque mouvement de personnel.


Dr Jean-Marc Retbi
1) Anand KJS, Hickley PR : Pain and its effect in the human neonate and fetus. N Engl J Med 1987 ; 317 : 1321-1329 2) McKechnie L, Levene M : Procedural pain guidelines for the newborn in the United Kingdom. J Perinatol 2008 ; 28 : 107-111

Jim.fr le 26/03/08

« Lignes à haute tension – Attention danger » Le Parisien


Ce sont les gros titres du Parisien, qui observe en Une que « les personnes habitant près des lignes à haute et très haute tension sont davantage atteintes de maladies graves ».Le journal se penche ainsi sur l'enquête menée par les chercheurs du Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem), qui « affirme que l'on trouve davantage de maladies graves (dont des cancers) et des gênes dans la vie courante (irritabilité, maux de tête, insomnie) chez les personnes habitant tout près de ces lignes ».

Le quotidien remarque qu’« en 2001, d'autres études avaient déjà classé «potentiellement cancérigènes» les rayonnements électromagnétiques émis par les lignes à haute tension, lorsque l'on est à moins de 300 m de distance ».« Mais, par la suite, d'autres travaux, souvent financés par EDF, étaient arrivés à des conclusions plus rassurantes », note Le Parisien.

Le journal se demande « qui croire » et relève qu’« en l'état actuel des connaissances sur ce sujet très sensible, et malgré une campagne de lobbying menée dans le passé par la filière électrique, il paraît étonnant que l'on continue à construire des maisons neuves sous les lignes ou à quelques dizaines de mètres ».

Le quotidien aborde la « campagne de lobbying intensif » de la filière de l'électricité, relaie « l'inquiétude de ceux qui vivent sous les pylônes », et livre un entretien avec la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui déclare que « ces rayonnements posent problème et on est loin de tout savoir sur cette question ».

De son côté, le Dr Pierre Le Ruz, directeur scientifique du Criirem, parle de « scandale de santé publique méconnu ».

Revue de presse Mediscoop du 21 mars 08

31 mars 2008

Elections à l'ordre infirmier : Candidats aux élections des Conseils Départementaux de l'Ordre des Infirmiers

Du 9 au 24 Avril, les infirmiers vont pouvoir voter par bulletin électronique afin d'élire les conseillers départementaux de l'ordre infirmier.
Ils auront le choix entre 3 348 candidats enregistrés sur les listes des DDASS.
Infirmiers.com vous propose de consulter dès aujourd'hui la liste des candidats classée par département.
Pour certain d'entre eux, vous pourrez consulter leur fiche de présentation.

Antoine HURON infirmier.com

26 mars 2008

Maisons des adolescents

La ministre de la Santé cite l’AP-HP comme modèle.



La ministre de la Santé Roselyne Bachelot-Narquin s’est rendue à la maison des adolescents « Casita » (Centre d’accueil, de soins, et d’interventions thérapeutiques pour adolescents) de l’hôpital Avicenne suite à la présentation du plan « Santé des jeunes » en Conseil des ministres le 27 février dernier.

Ce plan prévoit, entre autres, la construction de maisons des adolescents similaires à la « Casita » d’ici 2010 dans tous les départements.Rappelons que l’hôpital Avicenne s’est doté en 2004 de la « Casita » dans le but d’avoir une approche globale, tenant compte aussi bien des aspects médicaux, sociaux et culturels des jeunes.



Cette structure, créée par le Pr Marie-Rose Moro, a la particularité d’offrir une prise en charge pluridisciplinaire des adolescents, avec notamment un service d’accueil pour des soins psychologiques et psychiatriques.


Elle propose également des prises en charge transculturelles dans plusieurs langues, des actions d’accompagnements scolaire, éducatif, social, juridique et de prévention basés sur un réseau de professionnels (l’Éducation nationale, le Conseil général, le Tribunal de grande instance…).


La prise en charge des adolescents fait partie des priorités de l’AP-HP comme en témoignent les structures adaptées telles que la « Casita » ou encore la maison de Solenn à l’hôpital Cochin.


Chaque année, l’AP-HP accueille plus de 20 000 jeunes âgés de 12 à 19 ans.



Informations communiquées 26 mars 2008 par le département de la communication interne de l’AP-HP.

17 mars 2008

Le 8e Congrès de la Société Française d’Etude et de Traitement de la Douleur


Le 8e Congrès de la Société Française d’Etude et de Traitement de la Douleur se déroulera à Strasbourg du 19 au 22 Novembre 2008 sur le thème « Douleur et Travail ».

Le choix de ce thème correspond au souhait de notre Société de sensibiliser l’ensemble des soignants et des acteurs sociaux sur les difficultés que rencontrent les patients douloureux chroniques dans l’accomplissement de leur travail professionnel et sur les implications de cette problématique sur les propositions thérapeutiques faites à ces patients.
Ce sujet nous est apparu d’autant plus important à aborder que dans la dernière enquête épidémiologique de la SFETD, 62 % des patients douloureux chroniques consultant dans les structures « douleur » avaient moins de 60 ans et que pour les patients présentant des douleurs neuropathiquues 65 % étaient en arrêt de travail depuis plus d’un an, arrêt dû tant au retentissement de leur douleur qu’à leurs difficultés e reprendre leur activité professionnelle antérieure.

Au cours des différentes sessions de la plénière du Congrès seront successivement abordés :

• les facteurs ergonomiques et/ou psychologiques responsables de troubles ou de pathologies algogènes au cours du travail,
• les évaluations et les concertations nécessaires pour faciliter la réinsertion voire le reclassement professionnel,
• l’incidence des effets indésirables des traitements à visée antalgique sur les capacités de travail et leurs conséquences médico-légales,
• la reconnaissance de la douleur dans la législation du travail.
Comme chaque année, outre la séance plénière et les ateliers thématiques spécifiques consacrés au thème « Douleur et Travail », le Congrès vous permettra aussi de participer selon votre choix :
• à l’un des 3 cours supérieurs : systèmes opioïdes, douleur de l’enfant et de l’adolescent, douleur-travail et soins infirmiers
• aux actualités scientifiques présentant des travaux récents de recherche fondamentale ou linique,
• aux séances posters,

• aux symposia proposés par l’industrie pharmaceutique.
Je vous invite également à soumettre vos propositions de communication écrite (poster) par le formulaire électronique que vous trouverez sur notre site www.sfetd-douleur.org voire, si vous avez une proposition pour animer un atelier sur le thème « Douleur et Travail », de faire part
de votre projet à mathieu.dousse@wanadoo.fr.
En espérant que chacun trouvera dans le programme de ce congrès intérêt, matière à réflexion et plaisir à échanger ses expériences, la SFETD et moi-même nous réjouissons de pouvoir vous accueillir à Strasbourg.


Docteur Jean Bruxelle
Président de la SFETD

Organisation du Congrès : Adeline JAHAN, Philippe BRÉGAINT
SFETD 2008 / Colloquium
12, rue de la Croix-Faubin
75011 PARIS
Tél : +33 1 44 64 15 15
Fax : +33 1 44 64 15 16
douleur@colloquium.fr

12 mars 2008

Plus un placebo est cher, plus il serait efficace


Le Monde

Le Monde aborde la « conclusion déroutante à laquelle parvient une étude » publiée dans le JAMA.
Le journal relaie en effet ce travail mené par une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology, qui a recruté « 82 volontaires pour tester un nouvel analgésique aux caractéristiques proches de la codéine. En réalité, un placebo ».
Le Monde explique que « les participants sont divisés en deux groupes : les plus chanceux se voient remettre une pilule à 2,50 dollars, les moins heureux le même cachet, présenté en réduction à 0,10 dollar. Tous ont en revanche la joie de subir des séries de décharges électriques pouvant aller jusqu'à 80 volts ».
Le quotidien poursuit : « Les participants sont invités à quantifier leur peine. Résultat, 85 % des bénévoles du groupe ayant ingurgité la pilule à 2,50 dollars notent une réduction de la douleur, contre seulement 61 % pour ceux qui ont avalé le médicament en promotion ».
Le Monde cite Dan Ariely, docteur en économie comportementale, qui a dirigé l'étude, qui précise que « le prix n'est qu'une des variables du marché, au même titre que l'emballage ou la marque, qui peuvent accentuer l'effet placebo ».Dan Ariely note que « pour la pilule à 0,10 dollar, c'est davantage le fait qu'elle soit en promotion que son prix qui a influencé les participants ».
Le quotidien cite Jean-François Bergmann, spécialiste de thérapeutique à l'hôpital Lariboisière, à Paris, qui remarque lui aussi que « la façon dont un médicament est donné participe pleinement à l'effet pharmacologique. Il doit l'être avec conviction ».
Le Monde observe que « l'étude ouvre dans tous les cas de nombreuses perspectives », notamment en ce qui concerne les génériques et « la mauvaise perception dont ils souffrent ».

Revue de Presse Mediscoop du vendredi 07 mars 2008

La mode est à la « Wii-thérapie »


Courrier International numéro 905


Courrier International note en bref que « la console de jeu Wii pimente le travail des patients dans un nombre croissant de centres de rééducation, au Canada, aux Etats-Unis ou en Allemagne ».

Le magazine observe ainsi que « les simulations sportives rompent la monotonie des exercices de musculation ou de coordination ».L’hebdomadaire cite Ben Rucks, directeur du service de rééducation au Riley Hospital, dans le Mississippi, qui remarque que « la Wii sollicite tout le corps, l’équilibre et la coordination des mains et des yeux. C’est un outil idéal pour les victimes d’infarctus ».


Courrier International relève de plus qu’à l’hôpital de Herrin, dans l’Illinois, « on note que l’adversaire virtuel crée une émulation qui absorbe le patient et lui fait oublier l’aspect fastidieux et souvent douloureux du travail ».


Revue de Presse Mediscoop du vendredi 07 mars 2008

Epilepsie et générique


En 2007, des cas de déséquilibre de la maladie épileptique ont conduit l’Afssaps à mener une évaluation des génériques des médicaments antiépileptiques. Les Commissions nationales de Pharmacovigilance et d’AMM ont été sollicitées dans le cadre de cette évaluation.


Elles ont conclu que le lien entre les récidives de crise d’épilepsie et la prise de médicaments génériques n’a pu être établi. Néanmoins, avant la prescription d’un générique de médicament antiépileptique, l’Afssaps recommande aux professionnels de santé, une information approfondie du patient traité et la nécessité de s’assurer que cette prescription ne suscite pas chez lui d’anxiété particulière.
http://afssaps.sante.fr

L'AP-HP fête ses 50 ans


Le site Internet dédié au Jubilé est en ligne !
Vous y trouverez :
- Le programme événementiel du Jubilé par hôpital et par thématique.
- La liste des hôpitaux participants et les initiatives proposées
- Une présentation de 50 ans du centre hospitalier universitaire d'Ile-de-France (les figures du Jubilé, les premières médicales, la recherche, la médecine française à l'étranger,…)
Au fil de l’année, vous y retrouverez l’actualité du mois, le calendrier des développements sur le programme, les communiqués de presse.
A vos clics sur :
http://jubile.aphp.fr

10 mars 2008

Le sac à main, « un vrai nid à microbes »


Libération remarque qu’« un mail circule ces jours-ci d’un poste de travail à un autre, en soulevant des haut-le-cœur. L’«information» anxiogène et gerbogène du moment concerne les sacs à main des femmes. Ces contenants qu’on trimballe partout seraient des nids à cochonneries (staphylocoques, salmonelles, bactéries en tout genre…) ».


Le journal note ainsi qu’« on les pose par terre dans la rue, la voiture, le métro et aussi sur les carrelages des WC quand il n’y a pas de crochet. Et une fois rentrées chez soi, on les jette sur la table de la cuisine, sur le plan de travail, voire sur un lit ».

Le quotidien se penche sur ces « laborantins du laboratoire Nelson de Salt Lake City [qui] auraient découvert, sur le sac d’une célibataire fréquentant des boîtes de nuit, des traces d’excrément et de vomi… ».

Libération s’interroge : « Lard ou cochon ? », et livre la réaction de Gilles Brücker, professeur de santé publique.

Le journal indique que « pour l’infectiologue, les risques qu’un sac à main déclenche des infections sont quasi nuls. Sauf, peut-être, auprès de malades immunodéprimés ».


« Pas de danger, donc. Les hypocondriaques peuvent toujours investir dans un crochet portatif qui se clippe sur le rebord d’une table pour éviter de poser leur sac par terre », remarque le quotidien.

Revue de presse Mediscoop du 6 mars 08

04 mars 2008

Ordre infirmier : Entretien avec Regine Clément, présidente de l'APOIIF



Pourquoi vous et votre association avez milité pour la création d’un Ordre infirmier, alors qu’il existe déjà de nombreuses associations et syndicats et des structures où la profession infirmière est représentée ?


Certes beaucoup d’associations existaient, mais aucune n’avait vocation à œuvrer à la création d’un Ordre. L’ APOIIF (Association pour un Ordre des Infirmières et Infirmiers de France) n’a été créée que dans ce seul objectif. En effet, la nécessité d’une structure ordinale représentative de la profession nous est apparue au début des années 2000, au moment où on commençait à parler de pénurie médicale, où la moitié des écoles d’infirmières fermait et où on passait aux 35 heures avec les problèmes que cela a soulevé à l’hôpital. Le premier élément déclenchant de la réflexion a été les discussions sur le transfert des compétences (je préfère d’ailleurs parler de transfert de tâches). L’examen des expériences de transfert montrait qu’elles ne pouvaient pas être reproduites parce qu’elles s’appuyaient sur des individus : derrière, il n’y avait ni formation, ni reconnaissance de la compétence acquise, ni évolution salariale.
Deuxième élément déclenchant : la nouvelle gouvernance à l’hôpital. Alors qu’il arrive que, dans certains services, les infirmières produisent les trois quarts des soins, les professionnels de santé autres que les médecins (notez bien que je ne dis pas paramédicaux) n’ont aucune place au conseil exécutif local : nous devons appliquer des décisions, concernant l’organisation des soins, prises d’en haut sans qu’il y ait eu discussion ni négociation.
Par ailleurs se posait le problème d’une représentation, dans certains domaines (comme les questions de formation, d’organisation des soins, de pratiques et de responsabilités professionnelles…) pour toute notre profession. Par exemple, quand un sujet doit être traité entre le ministère, il a le choix de recourir à une des 250 à 300 associations ou syndicats, qui malgré tout n’arrivent pas à être représentatives de toute la profession, quand on sait, par exemple, que seulement 4 % des infirmières salariées sont syndiquées.
Enfin, au niveau européen, de très nombreux dossiers concernant les infirmières n’ont pas pu être discutés avec les infirmières françaises, alors que nous sommes le pays où existe le plus grand nombre d’infirmières, parce qu’il n’y a aucune structure commune, aucun Ordre, pour nous représenter.
La profession a donc besoin d’être représentée par un Ordre qui parle d’une seule voix, tout en tenant compte de toutes ses facettes. Les dossiers urgents à traiter sont nombreux : évaluation, analyse et validation des pratiques professionnelles, transfert de tâches, validation des acquis et de l’expérience, diplômes universitaires (LMD : licence master doctorat), etc… A ce propos, la profession ne peut pas accepter que les étudiants en soins infirmiers puissent, aujourd’hui, obtenir leur diplôme avec 6 sur 20 de moyenne, redoubler trois fois et avoir la possibilité d’interrompre leurs études pendant cinq ans, puis de les reprendre au même niveau sans évaluation préalable. C’est brader notre profession et mettre en danger la qualité des soins. Ça n’est pas parce que nous manquons d’infirmières qu’il faut faire tout et n’importe quoi.

Imaginons qu’il existe un seul syndicat unissant la majorité des infirmières. L’Ordre est-il encore utile ?
Ordre et syndicats n’ont pas les mêmes missions. Elles ne sont pas opposées, mais complémentaires. Un exemple : l’Ordre, dans sa mission pour la formation infirmière, oeuvrera pour le système LMD ; mais on sait très bien que l’acquisition d’un diplôme universitaire doit être assortie d’une revalorisation salariale. Nous avons besoin des syndicats pour défendre cette dernière.
En réalité, les données des autres pays européens montrent que lorsqu’un Ordre infirmier devient puissant, les syndicats le deviennent aussi.

Imaginons à présent une faible participation aux élections ordinales. Quelles en seraient les conséquences ?


De toute façon il y aura un Ordre, puisque la loi et ses décrets d’application sont parus. Ceux qui auront été élus rapidement pourront se mettre au travail et prouver que la nouvelle structure ordinale est utile à la profession. Mais cette légitimité pourra aussi d’emblée d’écouler d’une forte participation des infirmières aux élections et de leur forte implication ultérieure aux travaux. C’est pour cela que nous voulons que toutes les infirmières soient informées du vote qui aura lieu en avril. Les infirmières libérales sont mieux informées, parce qu’elles ont des syndicats très actifs, ce qui n’est pas toujours le cas des salariées. Cela étant, dans tous les endroits où je passe, les infirmières que je rencontre, à l’occasion de conférences sur l’Ordre, sont très majoritairement convaincues de la nécessité de ce dernier. A elles de voter pour des personnes en qui elles ont confiance.

L’Ordre est élu. Quelles sont ses priorités de travail ? Le code de déontologie ?


A mon avis, la première priorité, c’est aussi le suivi démographique. Les données sont imprécises et nous évaluent, aujourd’hui, à près de 500 000. Pour réfléchir sur le nombre d’étudiants à former, nous devons savoir exactement combien nous sommes, comment nous sommes réparties sur le territoire et entre modes d’exercice, combien sont spécialisées. Nous avons besoin d’une vision précise de notre démographie. C’est possible puisque nous avons l’obligation d’inscription sur les fichiers ADELI.
Deuxièmement : le code de déontologie. Il existe déjà un code européen, présenté au Parlement européen, qu’il nous faudra adapter à la situation française.
Troisièmement : les pratiques professionnelles. Il nous faudra travailler à des conférences de consensus, avec nos autorités de tutelle et avec l’HAS.

Quel va être le rôle des élus ?


Ce premier mandat sera déterminant. Il y aura largement du travail pour tout le monde, à tous les niveaux, départemental, régional et national : mise en place et organisation de ces derniers, définition des priorités, travail sur les dossiers dont je viens de parler, identification des problématiques des professionnels et des usagers, réflexions sur les questions de formation et de recherche, d’entraide et de solidarité, mise en route des collaborations avec les interlocuteurs nationaux et étrangers.

Cela risque de leur prendre beaucoup de temps. Est il prévu de les dédommager financièrement ?


La réflexion sur d’éventuelles modalités d’indemnités doit avoir lieu. Mais je ne suis pas favorable à ce que les élus, qui représenteront notre profession, perdent le contact avec le terrain. Ma légitimité de cadre repose sur ma rencontre quotidienne avec les agents et la connaissance concrète de leurs difficultés. L’Ordre devra toujours rester une émanation du terrain infirmier et œuvrer pour ce dernier.

Quel sera le montant de la cotisation ?


Il ne faut pas, encore une fois, rester bloqué sur des faux problèmes. Cette cotisation, outre qu’elle sera la garantie de l’indépendance ordinale, reviendra à celles qui l’auront payée, au travers de la rétrocession à l’échelon départemental, pour ses actions locales, de l’essentiel de cette cotisation, comme le prouvent les exemples des principaux Ordres Infirmiers étrangers. Par ailleurs, l’importance du nombre des infirmières pourra permettre que le montant de cette cotisation soit minime, compris entre 20 et 40 euros.

Vous insistez sur l’image de marque de la profession infirmière. Pourtant, elle est très bonne auprès du grand public.


On nous aime, mais on ne nous traite pas comme des professionnelles. Je suis très fière d’être infirmière, professionnelle et responsable. Cette image doit aussi trouver sa correspondance dans la place qui lui revient, à tous les niveaux, au centre du système de santé français.

Serge Cannasse Infirmiers.com / Carnets de santé Février 2008

« Lors du travail de nuit, la lumière est préjudiciable »

Science et Vie numéro 1085

Science et Vie remarque que selon des experts du Centre international de recherche sur le cancer, « le travail effectué de nuit doit être considéré comme «probablement cancérogène» ».
Le magazine note que « les scientifiques estiment ce type de travail dangereux du fait de son action sur les rythmes circadiens, l’horloge biologique de notre organisme ».Le mensuel explique ainsi que la lumière artificielle « interrompt la production d’une hormone, la mélatonine, normalement fabriquée par le corps la nuit et capable de s’opposer au développement tumoral ».
« Ainsi, les personnes qui travaillent sous lumière artificielle de nuit peuvent avoir un taux de cette hormone plus bas que la normale, ce qui augmenterait chez elles le risque de développer un cancer », remarque Science et Vie.

Mediscoop le 14 fevrier 08

07 février 2008

Signer la pétition : On veut supprimer la formation clinique infirmière à l’AP-HP !

L’association IDEES (Infirmières Diplômées d’Etat Expertise en Soins) regroupe bon nombre d’infirmières qui ont été formées par le CFCPH (Centre de Formation Continue du Personnel Hospitalier) de l’AP-HP.

L’adéquation de cette formation à la réalité du terrain s’avère si juste que nous sommes indignés de sa non reconnaissance tant elle est essentielle pour maintenir une qualité relationnelle avec les malades.

Fermer le CFCPH et démultiplier cette formation dans les hôpitaux aurait un coût supérieur. De plus cela réduirait le partage des pratiques contrairement à ce dont nous avons pu bénéficier en central.

Imaginer que nos plus hauts responsables infirmiers laisseraient disparaître une structure en pleine capacité et forte de dix-sept années d’expérience avec une formation clinique si adéquate serait un non sens générateur de révolte légitime, car la clinique infirmière au quotidien n’est ni innée, ni pratico-pratique : elle se développe.

Une structure transversale dans l’AP-HP, c’est une opportunité d’échanges et de mutualisation qu’on ne peut laisser abattre.

Quel drame professionnel que d’oser penser supprimer un pilier de la formation continue, vital pour la qualité des soins et la vie au travail des infirmières !

Signons la pétition : afin de manifester auprès de nos hauts responsables infirmiers notre indignation quant à la suppression d’une formation qui élargit notre champ de compétences.

La pétition est en ligne sur ce blog http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1549

Le conseil d’administration
Association IDEES
Le 5 février 08

31 janvier 2008

L’AP-HP saborde la formation continue des soignants !

Allant à l’encontre des besoins de l’institution et des professionnels, la si mal nommée DDRH (Direction du Développement des Ressources Humaines) a décidé de fermer le CFCPH en 2008 et de réduire l’offre de formation continue des soignants.

Créée de toute pièce par l’équipe de Rose-Marie Van Lerberghe (l’ancienne Directrice Générale, nommée pour faire des coupes sombres dans les hôpitaux parisiens) la DDRH (Direction du Développement des Ressources Humaines) s’est attaquée progressivement à la formation des soignants : fermetures de plusieurs IFSI, surchargeant ainsi les effectifs de ceux qui restent (d’où des problèmes de stage, avec parfois plus d’étudiants que d’IDE) années après années, réduction de l’offre de formation continue des soignants sur le coeur de métier.

L’AP-HP compte trois centres de formation continue :
  • le CFTA pour le personnel administratif,
  • le CFTO pour le personnel ouvrier et technique,
  • le CFCPH pour le personnel soignant.

C’est ce dernier que la DDRH veut faire disparaitre en septembre 2008. Ces dernières années, les départs de formateurs n’ont pas été remplacés, ce qui a entraîné mécaniquement une baisse du nombre de formations organisées. Et en parfaite mauvaise foi, on leur reproche une baisse d’activité ! Comme quoi, "quand on veut tuer son chien, on l’accuse d’avoir la rage" !

Voici une partie des formations du CFCPH supprimées par la DDRH en 2008 :
  • prévention de l’épuisement professionnel (66 stagiaires en 2007)
  • écoute, relation d’aide auprès des personnes atteintes de maladies graves ou chroniques (28 stagiaires en 2007)
  • maladie d’Alzheimer (28 stagiaires en 2007) prévention et soins aux personnes atteintes d’obésité (33 stagiaires en 2007)
  • prévention et soins aux personnes atteintes de diabète (32 stagiaires en 2007)
  • infirmier, aide soignant : apprendre à mieux travailler ensemble (24 stagiaires en 2007)


Certes, la part consacrée par l’AP-HP à la formation continue reste largement supérieure à l’obligation réglementaire, mais de plus en plus de formations institutionnelles ou règlementaires imputent ce budget, aux dépends des besoins des professionnels sur leur coeur de métier.


Chacun peut ainsi constater dans la liste ci-dessus que c’est ce qui tourne autour des pratiques de soins qui est sacrifié, car non rentable. Mais il est vrai que les priorités nationales (cancer, Alzheimer, obésité, diabète) ne sont guères mieux traitées par les bureaucrates de la DDRH !


Pourquoi le démantèlement d’une structure centrale qui a démontré son efficience ? Partout on nous parle de mutualisation des moyens, et d’un seul coup nous avons une "exception culturelle" ? Et comme par hasard, sur les 3 centres, seul celui des soignants est visé !


Le CFCPH : c’est un centre de compétences collectives qui nous permet d’être meilleurs, c’est un lieu de "culture AP-HP" qui nous ouvre les horizons, pour aller au delà des pratiques internes de notre hôpital, et s’enrichir de l’expérience des autres sites, c’est le symbole de l’enrichissement des pratiques infirmières, où IDE peut acquérir les savoirs et les outils débouchant sur des consultations infirmières, une meilleure prise en charge des patients.


Alors que la tendance est de se concentrer sur le fait d’exécuter le strict nécessaire, dans l’urgence, faute de temps, il devient indispensable de redonner du sens à l’exercice infirmier, afin d’avoir un projet global qui motive.


Si l’institution veut maintenir la qualité et la sécurité des soins dans un contexte de démographie médicale de plus en plus tendue, l’AP-HP doit au contraire augmenter les moyens du CFCPH pour déboucher sur une expertise soignante et un renforcement significatif des compétences des professionnels (apprentissage des savoir-faire, capacité à acquérir l’expertise technique tout en préservant la capacité de polyvalence).


La formation continue doit s’organiser dans une logique d’acquisition progressive des compétences et d’expertise, d’adaptation aux situations, avec le développement du raisonnement clinique, de l’éducation à la santé et de l’éducation thérapeutique, de la gestion des risques. Il s’agit de développer un "rapport intelligent à la connaissance", de savoir analyser, formaliser, transmettre. Tout ceci n’est possible que par une mutualisation sur l’AP-HP, certainement pas au niveau des sites ou des pôles, qui n’ont pas la taille critique.

http://www.syndicat-infirmier.com/

25 janvier 2008

Droits des malades et fin de vie (Loi Léonetti) Dr Bernard DEVALOIS - 25 janv.08 - Association IDEES - "Extraits de la conférence"

Nouveautés en matière législative depuis 10 ans (Cliquer sur la vidéo)

Loi de 99 dite sur les soins palliatifs

Loi 2002 dite sur le droit des patients et l’amélioration de la qualité des soins

Loi de 2005 dite sur les droits des patients et la fin de vie

La loi Léonetti pose le droit pour les malades à ne pas subir une obstination déraisonnable et le devoir pour les professionnels de santé de ne pas imposer aux malades une obstination déraisonnable

Elle pose les conditions de limitation ou d’arrêt des soins de maintien en vie dans les situations d’obstination déraisonnable (soins inutiles, disproportionnés).

La loi Léonetti

Obstination thérapeutique déraisonnable : Tableau d'aide à la réflexion (1)

Tableau d'aide à la réflexion (2)

23 janvier 2008

Les patients ne sont pas des marchandises comme les autres



Paris, le jeudi 17 janvier 2008 – Certains se souviennent peut-être qu’en l’an 2000 de notre ère, l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) avait conçu l’ambition de doter tous les patients qu’elle accueillait dans ses établissements d’un bracelet d’identification, comportant nom, prénom, date de naissance, numéro d’identification et un code barre.


Déjà à l’époque, le souci de la sécurité était invoqué pour justifier cette évolution. Cependant, le projet avait été massivement rejeté par les professionnels de santé, qui avaient mis en avant les nombreux enjeux éthiques soulevés par une généralisation de ces bracelets, dont l’opportune utilisation ne paraît évidente que face aux personnes totalement incapables de décliner leur identité (nourrissons, patients atteints de démence, etc.).
Sécurité
Sept ans après cette première fronde qui avait incité l’AP-HP à renoncer à son programme, l’hôpital Saint Louis semble aujourd’hui décidé à généraliser ces bracelets d’identification.


Les réticences restent cependant nombreuses et sont notamment relayées par le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI), qui, entre autres, diffuse une pétition contre le recours systématique à ces bracelets. Si l’établissement justifie sa décision par un souci de sécurité et rappelle que le temps passé par chaque soignant auprès d’un même malade devrait dans l’avenir être de plus en plus réduit en raison de la « mutualisation des ressources humaines au niveau des pôles », le SNPI dénonce pour sa part un système qui tend à transformer les patients en « objet de soins ». « Lorsqu’une personne hospitalisée est capable de décliner son identité, lui demander de "s’étiqueter" revient à la nier en tant que personne » peut-on lire sous la plume de l’organisation.

« J’ai déjà un numéro d’identification tatoué »


Les arguments du SNPI sont nombreux et reposent parfois sur des expériences douloureuses, déjà observées dans le cadre de l’expérimentation du dispositif. Le syndicat remarque ainsi que le bracelet d’identité renvoie au « bracelet du prisonnier » et plus généralement à l’idée d’un « marquage ». Ainsi, une patiente aurait demandé à l’infirmière si elle était obligeait de porter un bracelet en raison de sa séropositivité.


La « chosification » des patients est également dénoncée à travers l’image renvoyée par le code barre : « Peut-on imaginer que traiter une personne hospitalisée comme un objet de consommation ne modifie pas la relation soignant /soigné ? » demande l’organisation. C’est toute la relation de confiance entre le professionnel de santé et le patient qui apparaît être remise en cause par ces bracelets d’identité selon l’organisation qui affirme également que l’infirmière elle-même est « instrumentalisée » par cette nouvelle tâche. Enfin, et n’hésitant pas à s’aventurer sur des terrains de comparaison parfois dangereux, le syndicat rapporte cette douloureuse anecdote. Une jeune infirmière qui avait choisi d’appliquer les consignes de la direction aurait un jour été confrontée à un vieil homme hospitalisé qui lui aurait répondu au moment où elle lui demandait de mettre son bracelet :


« Mademoiselle, je n’ai pas besoin de votre bracelet, j’ai déjà un numéro d’identification tatoué ».


A.H.
Copyright © http://www.jim.fr/ Publié le 17/01/2008