20 octobre 2009

Salon infirmier 13 oct 2009 : discours de Madame BACHELOT- NARQUIN

Mesdames, messieurs,

Le salon infirmier appartient à ces rendez-vous que je me plais à honorer, comme en atteste ma fidélité depuis trois années.

J’y vois l’occasion privilégiée de vous exprimer, à vous qui exercez un métier qui est aussi une passion, l’intérêt que je porte à une profession pour laquelle j’ai une réelle admiration.

Cette année, je me réjouis tout particulièrement de vous rencontrer. L’an dernier, en effet, je vous avais dit que 2009 serait l’année des infirmières. J’ai tenu mes engagements et, si vous me le permettez, je voudrais revenir avec vous sur le chemin parcouru.

*

Premier chantier : je vous avais dit que nous mettrions en place le LMD. Nous y sommes.

La promotion d’élèves infirmiers qui a fait sa rentrée il y a un mois sortira en 2012 avec un diplôme d’Etat reconnu au grade de licence.

J’en ai conscience, ce calendrier était ambitieux et certains, je le sais, auraient préféré que nous attendions un an pour mettre en place cette réforme d’envergure.

Je crois que cette attente ne nous aurait pas été bénéfique. C’est la raison pour laquelle, avec le pragmatisme qui est le mien, j’ai voulu profiter de l’envie et de l’enthousiasme suscités, ainsi que du travail que nous avons mené.

Le nouveau référentiel a été validé et reconnu par l’université. Cette étape majeure réalisée, il nous fallait la concrétiser sur le terrain.

A cet égard, je tiens à nouveau à remercier les instituts de formation en soins infirmiers, directions et équipes pédagogiques qui se sont dépensées sans compter pour que le nouveau programme soit mis en place dans les meilleurs délais. Je veux également féliciter les infirmiers et les cadres des services qui vont être demain tuteurs, maîtres de stage, référents. Ainsi, ils vont perpétuer ce compagnonnage qui fait toute la richesse de la formation infirmière et que le monde universitaire a reconnu à sa juste valeur.

Je vous annonce d’ailleurs que le comité de suivi du LMD se réunira, pour la première fois, le 6 novembre, sous l’égide du ministère de la santé, avec vos représentants, professionnels et étudiants, et avec l’ensemble de nos partenaires : ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, régions, universités.

C’est donc bien l’ensemble de la filière infirmière qui va contribuer au succès de cette réforme. En la matière, comme toujours, je sais que je peux compter sur vous.

Parce que l’expérience est une richesse que nous devons valoriser, les infirmières qui n’auront pas suivi le nouveau cursus, c’est-à-dire les diplômées de 2011 et toutes celles qui les précédent, pourront suivre plus facilement qu’aujourd’hui, un cursus universitaire en master et en doctorat, pour celles qui le souhaitent.

Les conventions que les IFSI regroupés vont signer avec les universités permettront une meilleure connaissance réciproque des atouts des uns et des autres. Les universités vont pouvoir mesurer l’étendue de la formation délivrée par les IFSI aux infirmières et ceux-ci vont pouvoir approfondir les partenariats avec l’université.

Ensemble, nous allons définir les besoins de demain en pratiques avancées, et les universités proposeront, je le souhaite, les offres de masters correspondantes.

Ainsi, les liens tissés entre le monde infirmier et le monde universitaire bénéficieront à toutes les infirmières. Je m’en réjouis.

De fait, les infirmières spécialisées vont travailler, dans les prochaines semaines, en lien étroit avec mes services, à l’enrichissement de leur exercice afin que rapidement, nous ayons des infirmières anesthésistes, de bloc ou de puériculture de pratiques avancées, dont la pratique, les compétences et la formation auront été étendues. Ce n’est qu’un début, bien sûr, car nous devons explorer d’autres champs au travers des coopérations entre professionnels de santé.

Entendons-nous bien : il ne s’agit pas de multiplier les spécialités et de dévoyer les pratiques avancées.

Il s’agit, au contraire, de mieux répondre aux besoins de santé de la population. Et le champ est vaste.

De la même façon, j’ai chargé mes services de réfléchir aux moyens de mieux accompagner les infirmières qui souhaitent se lancer dans un doctorat, pendant leurs années de thèse et après. Car cette recherche infirmière qui aspire à se développer doit être nourrie et encouragée. C’est là tout le sens du programme hospitalier de recherche infirmière que j’ai lancé en septembre.

J’ai nommé Monique Rothan Tondeur, infirmière, professeur, titulaire de la chaire de recherche infirmière AP-HP EHESP, directeur du département de sciences infirmières et paramédicales à l’EHESP, comme présidente du comité de sélection de ce programme.

J’invite les équipes qui ont des projets de recherche et toutes celles et ceux qui militent depuis des années pour son développement à proposer leurs dossiers.

De la faculté à vous mobiliser, de la qualité de ces dossiers, dépendra en effet la pérennité de ce dispositif, et plus largement, l’essor d’une discipline.

La balle est, si j’ose dire, dans votre camp. A travers ces actions, je souhaite que nous disposions demain d’infirmières docteurs capables de créer la filière de soins infirmiers que j’appelle de mes vœux.

Cela passe par la recherche hospitalière, cela passe par des thèses dans des écoles doctorales existantes, qui sont exigeantes, prônent l’excellence, et se sont construites progressivement, comme la santé publique. Pour tout cela, j’ai besoin de vous, de candidats motivés et de très haut niveau, afin de convertir de manière fructueuse l’intérêt bienveillant des universités en intérêt à agir et à créer, à terme, une filière de soins infirmiers.

Deuxième chantier : je m’étais engagée à ce que nous lancions la négociation sur la revalorisation des infirmières.

J’entends par là les discussions sur les nouvelles grilles de l’ensemble des corps de la catégorie B et, bien sûr, l’accès des infirmiers à la catégorie A pour toutes celles qui le voudront.

Cette négociation, nous l’avons engagée en juin dernier, et je souhaite qu’elle se conclue par la signature d’un protocole à la fin de cette année.

La mise en œuvre de cette réforme s'appuie sur une discussion approfondie avec vos organisations syndicales. En effet, les enjeux sont très importants, tant pour votre évolution et pour celle de notre système de santé que sur le plan financier. Votre nouveau statut sera porteur d'une revalorisation réelle, et d'exigences nouvelles.

Nous en avons tous conscience, c’est du passage en catégorie A, de la reconnaissance des compétences, des responsabilités et de l’expertise des infirmières qu’il s’agit. C’est une étape décisive, qui marquera durablement l’histoire de votre profession.

Troisième chantier : je m’étais engagée à lancer une mission sur les cadres hospitaliers, et au premier chef les cadres de santé. Le 11 septembre dernier, Chantal de Singly m’a remis un travail remarquable, par l’ampleur de la concertation qui a été menée et par la justesse de l’analyse.

J’étudie actuellement les 36 propositions que formule son rapport, et je vous ferai part de mes premières conclusions prochainement.

Néanmoins, je peux d’ores et déjà vous dire que je souscris au fait que les cadres doivent être davantage impliqués dans les décisions de l’hôpital.

Par ailleurs, comme pour l’ensemble des infirmiers, la formation des cadres manageurs et formateurs doit être revue, compte-tenu de l’évolution de leurs missions. En cohérence, leurs responsabilités doivent être valorisées.

Ce terme de responsabilité, précisément, caractérise bien votre profession.

Aujourd’hui encore, face à la pandémie grippale, c’est bien à votre sens des responsabilités, à votre professionnalisme et à votre générosité que je fais appel. Parce que vous prenez soin au quotidien des patients, j'ai souhaité réunir toutes les conditions pour faciliter la vaccination contre la grippe A H1N1. Vous êtes, comme tous les professionnels de santé, particulièrement concernés. Je souhaite que vous puissiez vous protéger mais aussi protéger ceux qui vous entourent. Je vous demande donc de participer activement à la campagne de vaccination qui va commencer dans les prochaines semaines. Je compte sur vous.

Vous le voyez, comme je m’y étais engagée, l’année 2009 est celle de la mise en œuvre des grands chantiers, qui feront l’avenir de votre profession.

C’est dans cette voie que nous allons poursuivre, pour une meilleure reconnaissance de votre métier, qui doit faire votre honneur et votre fierté.

Je vous remercie.

13 octobre 2009

« Les aliments diététiques passés au crible »

Le Monde note que « l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu, jeudi 1er octobre, à la Commission européenne, un avis scientifique qui devrait contribuer à déterminer si les qualités revendiquées par les aliments diététiques et les compléments alimentaires sont scientifiquement avérées ».
Le journal indique que « l'EFSA a examiné 523 allégations de santé concernant plus de 200 aliments et composants, tels que les vitamines, les minéraux, les fibres alimentaires […]. Ces allégations concernent, entre autres, des valeurs nutritionnelles telles que : "light", "riche en fibres" ou "renforce les défenses naturelles de l'organisme" ».
Le Monde relève que « les évaluations se sont révélées favorables pour un tiers des propriétés vérifiées », principalement pour les « allégations qui concernent les fonctions des vitamines et des minéraux, les fibres alimentaires, les acides gras destinés à maintenir le niveau de cholestérol et les chewing-gums sans sucre destinés à préserver la santé dentaire ».
« En revanche, la moitié des allégations ont reçu un avis défavorable par manque d'information concernant la substance. C'est le cas des bactéries "probiotiques" et des substances botaniques »,
remarque le quotidien.

Revue de Presse Mediscoop du mardi 13 octobre 2009

29 septembre 2009

« Choisissez les bons gels hydroalcooliques »

Sur fond de grippe A, Le Parisien constate que « les gels hydroalcooliques ont détrôné les lunettes de soleil dans presque tous les sacs à main ».
« Mais le prix ne doit pas être le critère d’achat. C’est la composition qui compte »,
remarque le journal, qui indique que « l’Afssaps précise quelle norme et quels composants garantissent que le gel est réellement capable de tuer le virus H1N1 ».
Le Parisien explique ainsi que « si l’étiquette mentionne que le gel a été testé selon la norme NF EN 14476, cela signifie que le produit est capable de tuer facilement le H1N1 ».
Le quotidien ajoute que « si la bonne norme n’est pas indiquée, vérifiez que le gel contient au moins 60% d’alcool ».
Le journal note en outre que « sur Internet, de nombreux produits vantent les pouvoirs désinfectants de la rose sauvage, du citron bio ou de la bergamote. Contre un virus capable de survivre plusieurs jours sur une poignée de porte ou une rampe de métro, mieux vaut se tourner vers les solutions chimiques recommandées par l’Afssaps ».
Le Parisien cite enfin Catherine Desmares, directrice de l’Afssaps, qui estime qu’« il est vraiment préférable que les enfants se lavent les mains bien correctement à l’eau et au savon liquide ».
Le quotidien annonce par ailleurs que « les complémentaires santé financeront en partie la campagne de vaccination contre la grippe A, dont le coût devrait avoisiner le milliard d’euros ».
Le journal précise que celles-ci « devraient mettre sur la table entre 270 et 300 millions d‘euros. Leur contribution devrait être rendue officielle jeudi ».

Revue de presse Mediscoop du mardi 29 septembre 2009

07 septembre 2009

"L’heure des repas influe sur la prise de poids »


C’est ce que titre Le Figaro, notant que « pour prévenir l'obésité, il faut manger sainement, mais aussi à la bonne heure ».
Sandrine Cabut aborde ainsi des travaux de chercheurs américains parus dans Obesity, coordonnés par Fred Turek (neurobiologiste à l'université de Chicago, Illinois) : « Selon leurs expériences réalisées chez des souris, se nourrir très tard, à l'heure où l'on est censé dormir, pourrait contribuer singulièrement à une prise de poids, indépendamment de la composition du repas ».
La journaliste indique que « les chercheurs ont comparé deux groupes de souris soumises au même type d'alimentation (plutôt riche en graisses) mais à des horaires différents. Les unes étaient nourries sur la période de 12 heures correspondant à leur cycle naturel d'éveil (la nuit, puisqu'il s'agit d'animaux nocturnes), les autres pendant leur période habituelle de sommeil ».
Sandrine Cabut constate qu’« après 6 semaines de ce régime, les premières avaient augmenté leur poids de 20%, les secondes de 48% ».
Les auteurs de l’étude estiment qu’« une meilleure compréhension du rôle du rythme circadien sur la régulation du poids pourrait avoir des implications importantes dans la lutte contre l'épidémie actuelle d'obésité ».
Sandrine Cabut livre la réaction du Dr Alain Delabos, nutritionniste à Rouen, qui remarque que « l'important en nutrition, c'est de savoir manger le bon aliment, en bonne quantité, et, ce qui est le plus essentiel, au bon moment. […] Le petit déjeuner et le déjeuner sont des repas prévisionnels ou provisionnels. Le dîner est un repas complémentaire, il doit être léger. On pourrait même s'en passer ».
La journaliste souligne toutefois que « pour d'autres nutritionnistes et chercheurs, les bases scientifiques sur le sujet ne sont pas encore assez solides pour des applications en nutrition humaine ».
Sandrine Cabut note que Claude Gronfier, chronobiologiste à l'Inserm (Lyon), « pointe des faiblesses de l'étude. D'abord, son effectif est limité, et ces souris sont soumises à un régime particulier, très riche en graisses ».
Le spécialiste relève de plus : « On les force, ces souris, à manger à un “mauvais” moment, et on les expose également à de la lumière, ce qui peut contribuer à désynchroniser l'horloge biologique ».

Mediscoop le 04/09/09

02 septembre 2009

Supervisions infirmières et analyse de pratique

Cher(e)s collègues,

Nous avons le plaisir de vous communiquer les prochaines dates de nos supervisions infirmières (groupe d'analyse de pratique). Celles-ci nous permettent, depuis six années, d'enrichir notre pratique clinique infirmière et de donner du sens à quelques situations de travail éprouvantes ou incompréhensibles.
Nous serions heureux d'élargir notre groupe et nos échanges avec vous.
Nous vous proposons donc, une séance d'essai avant tout engagement.

Bonne rentrée à toutes et à tous

Pascal RAUTUREAU- Association IDEES


Supervisions infirmières et analyse de pratique


Objectifs : Accompagnement de la pratique clinique infirmière.

Public : Infirmier(e)s, cadres, étudiant(e)s infirmier(e)s

Programme : Analyse de situations cliniques permettant une prise de conscience quant à l’investissement personnel dans le cadre professionnel, puis une meilleure capacité à le gérer.
Discussion autour d’une situation qui questionne et/pose problème. (soignant -> patient, soignant -> soignant, soignant -> famille, soignant -> institution)
Repérage des mécanismes en jeux avec le groupe et hypothèse proposée par le superviseur.

Dates : 14 Septembre 09 – 12 octobre 09 – 9 novembre 09 – 14 décembre 09
(les séances de 2010 seront communiquées ultérieurement) de 18 h 00 à 20 h 00

Séance d’essai gratuite sur demande , ensuite nous demandons un engagement pour l’année 2009-2010.

Durée : Deux heures, une fois par mois de septembre 09 à juin 10 (10 séances par an )

Nombres de participants : Dix à quinze participants. Le groupe est constitué en début d’année avec possibilité d’intégration en cours d’année sur demande.

Lieu : Hôpital Pitié Salpetrière Bd de l’hôpital Paris 75013 – Bâtiment Antonin Gosset

Intervenant : Richard PEEL - Psychologue clinicien

Tarif : 15€ /séance (après une séance d’essai, un engagement pour l’année vous sera demandé)

Règlement en trois fois soit : 50 € en septembre 08, février 09 et juin 09

Confirmation de votre présence souhaitée

Email : idees@cegetel.net ou sur notre répondeur 06.80.00.80.10

27 août 2009

Enquête de la SRLF-SFAR et Espace Ethique de l’AP-HP auprès de professionnels de santé

Une enquête de la SRLF-SFAR et Espace Ethique de l’AP-HP, visant à connaître l’opinion de tous les soignants sur les modalités de la campagne de vaccination contre le virus A (H1N1), a lieu jusqu’au 06 septembre prochain.

Cette enquête :

Vise à recueillir votre avis sur certains aspects liés aux priorités dans la mise en place d’un programme de vaccination contre le virus A/H1N1v et la préparation à une probable vague épidémique
Comporte 2 parties : "les priorités" et "votre profil"
Se fait depuis ce questionnaire individuel en ligne, anonyme
Requiert une participation de 10 minutes environ


Les résultats de cette consultation seront mis en ligne sur les sites de l’Espace éthique / AP-HP (www.espace-ethique.org/fr/gr...), de la SFAR (www.sfar.org), et de la SRLF (www.srlf.org)

Pour participer : cliquer ici

Mot de passe : h1vaccins

02 juin 2009

12 Juin 2009 : Prochaine journée thématique de l'association IDEES

Entrée gratuite sur inscription

Culture hospitalière et citoyenneté

Usagers et professionnels de santé : une difficile alliance

  • Au temps où les usagers n’existaient pas
  • L’émergence du concept « d’usagers » : origine et bataille de mots
  • Des chartes et des lois pour lui donner « corps » et « droits »
  • A l’hôpital, la difficile présence du « tiers »
  • Le « mouvement associatif en santé » aujourd’hui : entre force à l’extérieur et suspicion à l’intérieur

Quid alors de possibles partenariats ?

Intervenant :

Chantal DESCHAMPS

Médiatrice en santé

Vice-présidente de la commission nationale

d’agrément des associations d’usagers de la santé

Vendredi 12 juin 09 de 9 h 30 à 13 h 30

Centre de Formation Continue du Personnel Hospitalier (CFCPH)

IFSI- Salle A (algéco extérieur IFSI)

Enrichissement des soins infirmiers - Association IDEES

G.H Pitié Salpêtrière

47 Bd de l’hôpital 75013 PARIS

Déjeuner possible sur place

Confirmation de votre présence souhaitée par émail :

idees@cegetel.net ou sur notre répondeur : 06.07.15.00.80

Avicenne : le 9 juin 09 Santé et vie quotidienne dans les foyers de travailleurs migrants

Grand témoin - Costa Gavras * réalisateur

Journée migrant : Santé et vie quotidienne dans les foyers de travailleurs migrants

Organisé par l'hôpital Avicenne
Mardi 9 juin 2009 de 9 h à 17 h
Hôpital Avicenne
125, rue de Stalingrad - 93000 Bobigny
Tél. : 01 48 95 55 55

Télécharger le programme ici

12 mai 2009

Journée internationale des infirmières : l’Ile-de-France tournée vers l’avenir

Ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville
Ministère de la Santé et des Sports
Préfecture de la région Ile-de-France
Direction Régionale Des Affaires Sanitaires et Sociales d’Ile-de-France

Communiqué de Presse

Mardi 12 mai 2009
Journée internationale des infirmières : l’Ile-de-France tournée vers l’avenir

Alors que la journée internationale des Infirmières célèbre leur rôle central dans l’innovation en santé, la DRASSIF souhaite mettre en lumière les actions entreprises par cette profession en Ile-de-France1.
En effet, leur implication dans l’amélioration du système de soins étant primordial, les pouvoirs publics sont engagés dans la valorisation de ce métier tandis que les professionnels se mobilisent autour de projets résolument tournés vers la qualité des soins apportés aux patients.

Un plan régional infirmier 2008- 2013.

En collaboration avec le Conseil régional, l’Agence Régionale de l’hospitalisation et la DRASS d’Ile-de-France ont élaboré un plan régional infirmier afin de répondre aux futurs besoins de recrutement et d’attirer les jeunes vers cette profession.

Conçu autour de trois grands axes : renforcer l’attractivité du métier auprès des jeunes et valoriser l’appareil de formation, accompagner les étudiants durant le parcours de formation et enfin, fidéliser les diplômés en Ile de-France, le Plan infirmier s’appuie sur la mobilisation des professionnels des établissements et des IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) qui multiplient les rendez-vous avec les jeunes afin de faire connaître leurs métiers. De nombreux forums et journées portes ouvertes sont ainsi organisés tout au long de l’année dont l’un organisé par le CRIPP2, acteur régional pour l’information des jeunes et des informateurs relais.

Des pratiques avancées en soins infirmiers

D’autre part, les professionnels se mobilisent aussi pour échanger sur leurs expériences et valoriser les pratiques innovantes en Ile-de-France. Ainsi, dans la même lignée que la journée internationale des infirmières intitulée : « Servir la collectivité et garantir la qualité: les infirmières s'engagent pour des soins innovants », la journée régionale des Directeurs des soins du 27 mai3 a pour thématique « Les pratiques avancées ». Des expériences telles que le suivi infirmier de patients atteints de sclérose en plaques au sein d’un réseau de soins, l’accompagnement à l’allaitement maternel ou le suivi de patients atteints de plaies chroniques illustreront ces innovations dans la qualité des soins. Enfin, les résultats d’une étude exploratoire régionale permettront de mesurer la contribution des infirmiers à l’amélioration du système de soins.
La Journée internationale est l’occasion de rappeler la diversité des actions entreprises par les infirmières en collaboration avec les pouvoirs publics ce qui témoigne de leur implication et de la vitalité du système de soins francilien, résolument tourné vers l’avenir.

Contact presse, DRASS Ile-de-France : Henriette Wembanyama : 01 44 84 22 14
dr75-communication@sante.gouv.fr

1 79 653 infirmiers sont en exercice en Ile-de-France dont 78% de salariés hospitaliers et 9% d’infirmiers libéraux.
(Insee, 1er janvier 2008)
2 CRIPP : Centre Régional d’Information sur les Professions Paramédicales
3 Journée Régionale des Directeurs de soins, 27 mai 2009, plus d’information sur www.ile-de-France.sante.gouv.fr

01 mai 2009

« Vive les infirmières ! »


Le Monde

Sandrine Blanchard estime dans Le Monde qu’« il y a vraiment quelque chose qui cloche dans notre système libéral de santé. Dès qu'un gouvernement tente de mieux organiser l'accès aux soins, il est accusé d'être un ennemi de la liberté. Comprenez liberté d'installation et liberté de pratiquer des dépassements d'honoraires ».
La journaliste rappelle que « tandis que les médecins libéraux bataillent, avec succès, pour que l'on ne touche pas à ces "deux piliers", les infirmières libérales sont, depuis ce week-end, les premiers professionnels de santé à ne plus pouvoir s'installer librement ».
Sandrine Blanchard note ainsi que les infirmières « ont accepté, en contrepartie de revalorisations tarifaires légitimes au regard de leurs honoraires (qui ne subissent jamais de "dépassements"), de corriger leur mauvaise répartition sur le territoire. […] L'information n'a pas fait la "une" des journaux ».
« Elles ne pourront s'installer dans les zones "surdotées" qu'à condition de compenser le départ d'une de leurs collègues et, à l'inverse, bénéficieront d'aide pour aller dans les zones "sous-dotées". Cela paraît simple et de bon sens, mais apparemment impossible à réaliser pour les médecins libéraux »,
remarque la journaliste.
Sandrine Blanchard observe en outre qu’en matière de dépassements d’honoraires des médecins, « dont la hausse continue est montrée du doigt dans des rapports de la Cour des comptes et de l'Inspection générale des affaires sociales, il n'est plus question d'y toucher ».
« Pendant ce temps, ce sont les patients qui trinquent »,
estime la journaliste, ajoutant que « tant que le système ne sera pas régulé en termes de tarifs et de répartition géographique des professionnels, le coût de la santé augmentera et les inégalités territoriales d'accès aux soins continueront à s'aggraver ».

Mediscoop du 30 avril 09

08 avril 2009

« La greffe n’est pas qu’une affaire de médecin »

L’Humanité revient sur la greffe du visage et des deux mains, réalisée sur un patient ce week-end à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, et note qu’« au-delà de l’exploit chirurgical et logistique, les associations rappellent que la greffe n’est pas qu’une affaire de médecin ».
Le journal relève que « la prouesse technique est bien évidemment à saluer, mais le Pr Laurent Lantiéri lui-même rappelle que «ces deux greffes n’ont été possibles que parce qu’il y a la générosité et l’altruisme des patients et de leurs familles ».
Le quotidien remarque en effet que « ce qui bloque les greffes aujourd’hui, ce ne sont pas les contraintes techniques mais le manque de donneurs ».
L’Humanité souligne que « le manque d’information et la confusion qui en découle ressortent lors d’événements comme cette double greffe. L’exploit des chirurgiens, s’il est salué par tous au nom du patient, semble faire peur à certains. Des porteurs de carte de donneur sont même revenus sur leur décision après cette nouvelle ».
Le journal livre les propos de Marie-Claire Paulet, présidente de l’association France ADOT, qui « reconnaît que la greffe du visage «pose des questions d‘éthique», mais rappelle que l’on peut de son vivant choisir les organes que l’on veut donner ou pas ».
De son côté, La Croix s’interroge : « Y a-t-il une limite au nombre d’organes que l’on peut greffer en même temps ? ».
Le journal pose la question au Pr Lantiéri, qui déclare que « les seules limites aux greffes multiples sont en quelque sorte celles de notre imagination ! ».
Le chirurgien explique que « celles-ci sont immunologiquement mieux tolérées que les greffes simples. […] En un premier temps, l’organisme réagit très vigoureusement, mais comme il se trouve en contact avec beaucoup de cellules étrangères en même temps, il se dit : s’il y en a tant, c’est que cela doit m’appartenir. Cela crée de la tolérance ».
Laurent Lantiéri indique que « la limite aux greffes multiples est donc plutôt d’ordre technique. […] Reste la question de la réappropriation du corps : le patient va-t-il s’habituer à avoir plusieurs organes externes, donc visibles, d’origine étrangère ? ».
Le spécialiste constate en outre que « le dernier facteur limitant la possibilité de greffes est le manque de donneurs », et déclare : « J’aimerais convaincre les familles de l’importance de donner la vie par-delà la mort ».

Revue de presse Mediscoop du 08/04/09

03 avril 2009

La cotisation au Conseil National de l’Ordre des Infirmiers est fixée

Paris, le 3 avril 2009

Construire l’avenir de la profession

En créant l’Ordre des infirmiers, le législateur a souhaité confier à une institution indépendante toutes latitudes pour lui permettre d’assurer la promotion et la défense de l’ensemble de la profession infirmière, quelle que soit sa pratique, son mode d’exercice, sa région. Afin de garantir son indépendance, d’assurer ses missions et d’assumer son fonctionnement, une cotisation annuelle est fixée. La cotisation est obligatoire pour tous les infirmiers et infirmières en exercice.

Après une journée d’échange avec les 100 présidents de départements, et les 23 présidents de régions, le montant de la cotisation a été voté par les conseillers nationaux ordinaux. Il est fixé à 75 euros par an, en séance de ce jour.

Ce montant va permettre de mettre en place une structure ordinale au service de tous les infirmiers, pour l’excellence des soins et d’engager rapidement le chantier fondateur de la profession : l’élaboration du code de déontologie.

L’Ordre porte également le projet de réforme « Licence, Master, Doctorat » et veut valoriser la filière en sciences infirmières, à l’instar des modèles européens et francophones.

Dans le cadre du projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires, dont les débats reprendront en mai au Sénat, la structure ordinale entend défendre et faire reconnaître les fonctions et les responsabilités croissantes des infirmières et infirmiers. L’Ordre est également l’interlocuteur officiel de la Haute Autorité de Santé, notamment sur le thème de la coopération entre les professionnels de santé.

Il entend aussi honorer au mieux sa mission d’entraide et de solidarité au service des infirmiers.

Les élus ordinaux vont s’adjoindre les services d’une équipe professionnelle qualifiée afin de mettre en oeuvre les missions légales de l’Ordre : maintenir l’éthique de la profession ; promouvoir la compétence des infirmiers ; contribuer à la qualité et à l’évolution de la réglementation par ses avis et propositions ; s’assurer de la qualité individuelle et collective des soins, de la diffusion des règles de bonnes pratiques et de la pertinence des conseils donnés ; réguler l’accès à la profession par l’inscription au tableau et suivre la démographie infirmière.

Par son choix le Conseil National de l’Ordre des Infirmiers, après une étude budgétaire précise a fixé cette cotisation calculée au plus juste de ses objectifs. Il entend répondre à son ambition d’être porteur de ses missions et de faire des professionnels infirmiers de vrais acteurs du système de santé de notre pays en toute indépendance.

Présidence

Contact presse

Tél. : 06 10 83 47 13

Courriel : ordre-infirmier.national@orange.fr

25 mars 2009

« La liste noire de la malbouffe »


Le Point, numéro 1905

Le Point consacre un article au livre que vient de sortir le Dr Laurent Chevallier, consultant en nutrition attaché au CHU de Montpellier, qui « explique comment survivre au désastre nutritionnel annoncé ». (« Les 100 meilleurs aliments pour votre santé et la planète », éditions Fayard)
Le magazine relève en effet que « chaque année en France, la malbouffe provoque 3 fois plus de morts que le tabac et 50 fois plus que les accidents de la route. Elle est en partie responsable de 30 % de nos cancers, de nos 500 000 insuffisants cardiaques, de 2 millions de diabétiques et de 8 millions d'obèses. Effarant ».
Le Dr Chevallier déclare ainsi : « Je tire la sonnette d'alarme parce que, lors de mes consultations, je suis confronté tous les jours aux victimes de la malbouffe ».
« Notre nourriture n'est plus adaptée à nos gènes. Non seulement on y a ajouté des substances chimiques mais on l'a bourrée de mauvais gras pas cher à produire, hypercalorique comme l'huile de palme. Et surtout de sucre et de sel »,
poursuit le praticien.
Laurent Chevallier ajoute : « N'ayons plus la naïveté de croire que si des ingrédients étaient nocifs on ne les trouverait pas dans les magasins. Régulièrement, des produits que nous avons consommés pendant des années sont retirés du marché ».
« La preuve, selon lui, que l'on nous met sur la table des aliments mal évalués »,
observe Le Point, qui se penche sur ces « marqueurs de malbouffe », « des ingrédients faciles à repérer sur l’étiquette, qui doivent faire office d’épouvantails ».
Le magazine conseille notamment : « Passez-vous des sodas, thés glacés et boissons aromatisées », ou encore : « Ne faites pas vos courses le ventre vide ». L’hebdomadaire explique que « grâce à un phénomène appelé «alliesthésie», le fait d’être rassasié anesthésie l’attirance pour les aliments. De quoi éviter les achats compulsifs ».

Revue de Presse Mediscoop du mercredi 25 mars 2009

17 mars 2009

Le Conseil de Paris a adopté son budget prévisionnel

Communiqué de presse du 16 mars 2009
Le Conseil de Paris a adopté son budget prévisionnel


Le département qui comporte le plus infirmières confirme ainsi qu’une cotisation annuelle de trente euros est viable pour le fonctionnement de l’Ordre des Infirmiers.

Le Conseil Départemental de l’Ordre des Infirmiers de Paris a adopté son budget prévisionnel lors de sa réunion du 5 mars 2009. L’aspect recettes sera fonction du montant de la cotisation, et de la part de celle-ci attribuée au niveau départemental, éléments qui relèvent d’une décision que le Conseil National doit prendre début avril, après consolidation des budgets prévisionnels des Conseils départementaux et régionaux, et élaboration du budget prévisionnel du Conseil National.

La ventilation des dépenses du budget prévisionnel du CDOI de Paris correspond à :
- 40 % de frais de personnel (deux secrétaires)
- 16 % de loyer (60m2, plus charges, assurances, impôts locaux,…)
- 15 % de frais postaux (mailing, courriers règlementaires,…)
- 8 % pour le fonctionnement de la Commission de Conciliation
- 7 % pour l’achat de matériel de bureau (informatique, photocopieur,…)
- 5 % pour l’indemnisation des élus libéraux (participation aux réunions ordinales)
- 5 % pour l’achat de mobilier de bureau (tables, chaises, armoires,…)
- 2 % de frais de téléphone et d’internet
- 2 % pour les fournitures de bureau

Le département de Paris comporte près de 30.000 infirmières : 21.076 du secteur public, 6.192 du secteur privé, et 2.225 du libéral. Ce budget correspond à une dépense départementale de 13,39 euros par cotisant. Il faudrait donc que la quotte part départementale soit de 45 % si le montant de 30 euros était retenu pour la cotisation.

A l’unanimité, le CDOI de Paris :
- a décidé de n’indemniser que les élus libéraux (les élus salariés peuvent participer aux réunions ordinales sur leur temps de travail)
- souhaite partager des locaux avec le CNOI et le CROI d’Ile de France par souci d’économies (mutualisation des frais au prorata de la surface occupée)

Le 30 mai 2008, lors de sa première réunion, le CDOI de Paris avait adoptée à l’unanimité la motion suivante : « Le Conseil Départemental de Paris s’engage à soutenir une cotisation ordinale d’un montant raisonnable pour l’ensemble des infirmiers, tout en garantissant l’indépendance et l’autonomie de l’ordre. Nous demandons au conseil national que cette cotisation annuelle soit de 30 euros. »
http://www.conseil-de-lordre-infirmier-de-paris.com/?p=448

14 mars 2009

« L'accès aux traitements antidouleur encore trop rare » dans le monde

Le Monde note en effet que « selon l'OMS, 80 % des habitants de la planète n'ont pas suffisamment accès aux soins palliatifs, et des dizaines de millions de personnes […] endurent chaque année de terribles douleurs ».
Le journal relève que « dans la plupart des cas, ces souffrances pourraient être soulagées, de manière efficace et à faible coût, par l'administration de substances opiacées, notamment de morphine. Mais celle-ci fait en général défaut dans les pharmacies comme dans les lieux de soins ».
Le quotidien constate notamment qu’« en Afrique, 32 pays ne bénéficient pratiquement d'aucune distribution de morphine. A Mexico, ville de 18 millions d'habitants, on ne la trouve que dans 9 pharmacies et hôpitaux ».
Le Monde cite l'association Human Rights Watch, qui remarque qu’« un grand nombre de pays ne considèrent pas les soins palliatifs et le traitement de la douleur comme des priorités en matière de santé ».
Le journal précise : « Au coeur du problème : les lois sur le contrôle des stupéfiants et leur mise en application, qui compliquent souvent inutilement l'accès aux analgésiques à base d'opiacés. A quoi s'ajoute, parfois, la force de l'habitude ».
Le Monde relève ainsi qu’« au Kenya, par exemple, les médecins voient si souvent leurs patients mourir dans la douleur qu'ils pensent que c'est ainsi qu'on doit mourir ».
Le quotidien observe que « certains pays semblent toutefois parvenir à briser ce cercle vicieux », se penchant sur le cas de la Roumanie, où la médecine palliative est devenue « un modèle pour plusieurs pays ».

Revue de presse Médiscoop du vendredi 13 mars 2009

10 mars 2009

« Endoscopie : les infirmières font aussi bien que les médecins »


Le Figaro relève qu’« en Grande-Bretagne, les infirmières réalisent des endoscopies digestives. […]

Une étude montre qu’elles obtiennent d’aussi bons résultats que les praticiens ».

Le journal rappelle en effet qu’outre-Manche, « pour diminuer la pression pesant sur les médecins et réduire les délais d’attente, les pouvoirs publics ont décidé il y a quelques années d’autoriser notamment des infirmières à réaliser des endoscopies digestives hautes (œsophage, estomac) et des sigmoïdoscopies évaluant la partie inférieure du côlon et le rectum ».
Le quotidien explique que selon deux études parues dans le British Medical Journal (enquête MINueT réalisée auprès de 1 800 patients), « les infirmières peuvent sans risque pour leur patient réaliser ce type d’examen ».
Le Figaro remarque notamment que « pour l’endoscopie haute, les résultats ont été considérés comme normaux dans 30 % des cas par les médecins et 18 % par les infirmières. Pour la sigmoïdoscopie, ces taux sont respectivement de 45 et 34 % ».
Le journal ajoute que « l’examen des vidéos a permis d’observer que les infirmières sont plus minutieuses lorsqu’elles examinent l’estomac et l’œsophage. En revanche, l’analyse économique globale semble indiquer que l’endoscopie effectuée par les médecins est d’un coût légèrement inférieur à celle pratiquée par l’infirmière ».
Le quotidien observe qu’« en France, malgré une réflexion en cours de la Haute Autorité de santé [et] la pénurie de praticiens […], la délégation de certains actes médicaux à des infirmières suscite une certaine réticence ».

Revue de presse Mediscoop du 09 mars 09